Episode Transcript
[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelques scènes Tournées dans mon salon sans prétention Bonjour à tous et à toutes, bienvenue à ce nouvel épisode de Ciné-Histoire.
Pardonnez peut-être la moins bonne qualité du micro, ça vient en partie d'un autre micro que j'utilise, mais également du fait que je suis un peu grippé, enrhumé, donc...
Jade aussi est tombée au combat, donc elle se représente la semaine prochaine à l'émission, mais on la salue quand même. Aujourd'hui à l'émission, quand même un gros programme. On va parler du film Kairos, nouveau long métrage de Jennifer Aileen. D'ailleurs, on va l'avoir en entrevue vers midi 30 sur nos ondes.
Une projection spéciale du film aurait dû avoir lieu lundi dernier.
Mais en raison de l'incendie au centre-ville, il a dû être reporté le 22 mai, vendredi prochain.
Donc il sera de passage à Sherbrooke pour dialoguer avec le public.
On vous parle également aujourd'hui de Diamant, nouveau long-métrage italien de Ferzan Ostepec.
C'est pas facile à prononcer, mais bref, un film italien sur la création de costumes et puis la dynamique d'un atelier de couture pour des costumes en cinéma ou théâtre. Bref, voilà.
Il y a quelques nouveaux films qui prennent l'affiche ce week-end, notamment Les Enfants de la Résistance.
Je ne l'ai pas vu, malheureusement.
C'est un film de Christophe Baratier, qui se passe durant l'occupation allemande. On suit l'aventure, je crois, d'un village qui ne veut pas collaborer à l'invasion nazie. Donc, c'est ça. On suit un peu ces dynamiques familiales-là. Ça met envie d'être artiste, notamment. ça m'a envie d'être Lucas Hector, Pierre Deladon-Chan, Gérard Junod, bref, c'est ça.
Je ne l'ai pas vu, donc je ne peux vous en parler, mais ça me semble tout assez bien.
Sinon, il y a une projection spéciale ce soir.
une projection spéciale mais il y a des films qui restent à l'affiche toute la semaine c'est le 40e anniversaire de Top Gun et pour l'occasion il y a un programme double de Top Gun ce soir dès 18h30 donc où il y aura Top Gun et Top Gun 2 et c'est ça si je ne m'abuse je crois que Top Gun restent à l'affiche toute la semaine.
Les deux Top Gun et Top Gun Maverick restent à l'affiche toute la semaine si jamais vous voulez les voir sur grand écran.
Intéressant quand même, je ne sais pas si je vais y aller parce que malheureusement j'ai regardé Top Gun Maverick il y a deux semaines je pense, par pur hasard, en tout cas tout juste avant que cet événement soit annoncé.
donc c'est ça je sais pas même si je crois qu'il vaut la peine d'être vu sur grand écran je sais pas si je vais me risquer j'irais peut-être voir l'original à l'extérieur du programme double donc à voir sinon il ya un nouveau film également film d'horreur qui prend l'affiche obsession donc ou obsession en anglais film de curry barker avec Michael Johnson, notamment Cooper Tomlinson.
Ça raconte l'histoire d'un garçon qui a un kick sur quelqu'un, son collègue je crois, et qui achète un jouet énigmatique et amusant qui promet d'exaucer des vœux, mais à sa grande surprise, après Après une courte période où ses voeux sont exaucés et où ça va bien, les événements dévoilent les côtés obscurs et imprévisibles de son amoureuse.
Je crois que la critique est somme toute positive de ce film-là. Honnêtement, j'ai vu quelques trucs passer sur Letterboxd et ça me semblait positif. Tant mieux.
Ça sort un peu de nulle part un film d'horreur, mais bon, il y en a tout le temps.
On a tout le temps ici et là, au moins une ou deux fois par mois, donc il n'y a pas de temps pour du cinéma d'horreur.
Mais c'est ça, donc c'est pas mal les nouveautés de cette semaine.
C'est amorcé il y a quelques jours le Festival de Cannes, donc il y a quelques films qui ont été projetés déjà et dont les critiques sont sorties, notamment le film d'ouverture de la Vénus électrique de Pierre Salvadori, je crois. avec Pio Marmaille, Anaïs Demoustier, Gilles Lelouch également.
Ça a l'air assez intéressant pour vrai comme film.
Quand même des bonnes critiques aussi. Le film n'est pas en compétition, c'est vraiment juste le film d'ouverture.
Probablement que c'est un des films qui va nous arriver assez bientôt ici au Québec. Sinon, il y a eu notamment La vie d'une femme de Charlene Bourgeois-Taquet. Il y a eu le nouveau film de Jane Schoenbrun, Teenage Sex and Debt at Camp Miasma, qui a quand même plu au public américain, mais peut-être un peu moins au public international.
quand le film va prendre l'affiche. C'est la même réalisatrice que I Saw the TV Glow qui avait quand même connu un bon succès critique et même commercial un petit peu.
Il y a eu le nouveau film de Asghar Farhadi qui malheureusement ne rallie pas la critique. Histoire parallèle avec une grosse distribution française Isabelle Huppert, Vincent Kessel, Pierre Niné.
Virginie Fira également.
Je crois que c'est le premier film français du cinéaste iranien qui avait fait notamment A Separation, mais ne rallie pas la critique. Contrairement à Fatherland notamment, nouveau film de Pavel Pavlikovski. Ça faisait un petit moment qu'il n'avait pas fait de films.
Je me demande si ça faisait pas même 10 ans, peut-être 8 ans. Son dernier étant Cold War, il s'était fait connaître aussi en international avec Ida.
Le film est un deux médias film et vraiment semble plaire grandement à la critique. Bien hâte de le voir. Fatherland avec Sandra Uller. C'est un film qui s'intéresse à l'auteur... c'est lequel?
Thomas Mann. Thomas Mann et sa fille Erika qui entreprennent un voyage en voiture à travers une Allemagne divisée en deux camps. Donc l'Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.
Pevlikovski qui renoue avec le noir et blanc, qui l'a fait connaître dans ses deux précédents projets, avec le film d'époque également.
Proposition très attendue qu'on aura probablement l'occasion de voir peut-être à la fin de cet été, peut-être cet automne, je ne sais pas trop.
Mais c'est pas mal le film qui est le plus apprécié jusqu'à maintenant sur la croisette. Sinon ben, c'est ça, ça fait pas mal le tour de la... si on veut, des nouvelles cinématographiques. On a eu l'annonce que le tournage de Batman partie 2 s'était entamé. Même chose pour le nouveau film de Pascal Plante, Les filles du roi. Donc c'est des belles nouvelles comme toujours.
Peter Jackson qui a reçu une palme honorifique au festival de Cannes.
Conan O'Brien aussi, qui a été annoncé comme animateur pour une troisième année consécutive de la prochaine cérémonie des Oscars. Je ne sais pas si c'est lui qui aura le mandat de célébrer la centième édition dans deux ans, donc ce sera intéressant à suivre. Mais voilà, c'est pas mal ce qui fait le tour de l'actualité cinématographique. On aura un peu plus tard à l'émission également Maxence Gagné qui nous parle du film The Vanishing, film néerlandais de 1988. Donc très très bon, très très belle découverte de mon côté.
Et si le temps le permet, on pourra parler peut-être d'un nouveau numéro, en fait du numéro de mars des cahiers du cinéma. Donc voilà, c'est ce qui vous réserve à l'émission d'aujourd'hui. On s'en va en pause publicitaire et au retour, je vous présente le film Diamant. Restez là.
Un jour, je vais faire un film Une des nouveautés cette semaine est le film de 2024, mais qui arrive finalement ici au Québec, Diamanti ou Diamant en français.
Film italien de Ferzan Ostepec, je ne sais pas si je le prononce comme il faut.
Un film, comme l'affiche l'indique, qui donne une grande place au costume dans son histoire, mais aussi dans le film, si on veut. Donc, on suit l'histoire.
Ça se passe comment?
en deux volets, même si principalement ça se passe dans les années 70. Mais le film s'ouvre sur la terrasse de la maison de campagne de Fersan, un réalisateur, donc on comprend que c'est peut-être le réalisateur de ce film-là, qui procède à une lecture de son nouveau scénario avec ses actrices fétiches. Un scénario qui a comme sujet les La relation entre deux sœurs, Alberta et Gabriela, qui dans les années 70 à Rome dirige un atelier de costumes pour le cinéma et le théâtre.
Donc le film se présente un peu comme une espèce de... je ne sais pas si je l'appellerais film choral parce qu'il y a quand même deux personnages principaux, mais une espèce d'exploration de cet écosystème-là, de cet atelier, parce qu'on retrouve là peut-être une dizaine de femmes avec des situations qui leur sont propres. Et puis, évidemment, Alberta et Gabriela sont au cœur. D'un côté, Alberta est une femme qui qui mène cet atelier-là d'une main de fer pour réaliser un contrat pour un film d'époque, un contrat dont les délais sont quand même assez serrés et la commande assez lourde. Et puis la deuxième, Gabriela, donc, qu'on sent un peu...
fragilisée peut-être par une histoire de famille qu'on va découvrir tout au long du film et puis on voit qu'elle est devenue alcoolique puis qu'elle prend des mauvaises décisions mais il y a aussi toute cette fresque de personnages là je vous présente pas nécessairement les actrices parce que sauf erreur il n'y en a pas vraiment qui sont connus ou en tout cas que j'avais vu dans d'autres films importants mais C'est ça, donc il y en a une notamment qui vit de la violence conjugale, une avec une histoire avec sa nièce qui est manifestante et qui se réfugie un peu dans cet atelier-là. Et puis, comme je le mentionnais, la place est laissée Peut-être pas assez à mon goût, bien honnêtement. Je m'attendais à ce que ce soit peut-être un peu plus, mais est laissé au costume, tant dans l'histoire qu'on veut nous raconter que dans le film qu'on regarde. Parce qu'il y a toute cette histoire d'essayer de construire une robe d'époque, mais qui est originale, moderne et qui fait ressortir un peu les traits de caractère du personnage qui va la porter. Bref.
Un film intéressant, je crois qu'il va plaire à certains, ne serait-ce que par son... je ne sais pas si je serais prêt à l'appeler un slow burn, un rythme quand même un peu plus lent, mais il se passe souvent quelque chose, parce que vu qu'on a une multitude de personnages, il y a beaucoup de situations différentes, puis on prend quand même un plaisir à voir ces réels... ces relations-là évoluées dans le temps.
J'avoue quand même avoir peut-être été un peu moins interpellé par les enjeux du film ou même par son aspect semi-métal. Je pense pas que le personnage qui interprète Ferzan soit joué par le réalisateur lui-même. Mais il y avait cet aspect-là un peu méta qui ne me parlait pas, en tout cas qui n'ajoutait pas grand-chose de plus à l'histoire, ne serait-ce que pour relier peut-être le caractère personnel du film que le réalisateur veut faire.
C'est ça, un film qui m'a laissé peut-être un peu sur ma faim. Oui, il y a des belles robes, mais ça prend du temps avant qu'on les voit.
Puis finalement, vers la fin, On nous la donne, donc tant mieux, mais... C'est ça, j'aurais souhaité peut-être... J'ai l'impression qu'un film, par exemple, comme Phantom Thread, qui abordait la haute couture et tout, nous faisait peut-être un plus beau étalage de différents costumes, ou en tout cas, de la démarche créative derrière la création, donc, de ces costumes.
On l'a ici, on l'a à travers un personnage qui qui est celle qui amène la commande auprès de l'atelier. On comprend que c'est une... une designer ascarisée qui a travaillé sur, bon, probablement les gros films italiens de ces années-là, les films de Visconti, que ce soit Ludwig, que ce soit Le Guépard, bref, c'est ça. Il y a une tradition, je crois, dans le cinéma italien, dans la haute couture italienne, pour les costumes, même les décors aussi.
On s'attaque plus aux costumes dans ce film-là. Mais c'est ça, je crois que...
Ce qui a fait que j'ai été peut-être un peu moins interpellé, c'est que j'avais l'impression d'avoir déjà vu ces petites histoires-là ou ces petites vignettes-là ailleurs, et peut-être mieux exécutées ailleurs aussi.
Ça enlève rien, je crois, aux talents des actrices du film qui sont vraiment très très bonnes. C'est ça, c'est une histoire de violence conjugale. On l'a déjà exploré, je pense, dans d'autres contextes. C'est peut-être un peu mieux, un peu plus développé. Même chose pour l'aspect peut-être un peu tyrannique de ce type de métier.
C'est ça, même l'aspect méta qui a déjà été mieux exploité. Bref, c'est ça, c'est un film qui me laisse un peu sur ma faim, mais qui a quand même des bons éléments. Puis...
qui vaut la peine, je crois, d'être vu. Je ne sais pas exactement ce qui fait qu'il arrive maintenant au Québec, après deux ans, être sorti, mais je crois qu'il a été un assez gros succès en Italie, ce qui a fait qu'il s'est exporté dans d'autres marchés.
Donc, c'est ça, si vous voulez voir, parce qu'on n'en a pas souvent, quand même, à la Maison du cinéma, ou même dans le cinéma québécois, on n'en a pas souvent des films Italiens qui viennent, on a beaucoup plus des films français évidemment, donc c'est souvent ceux qui ont gagné des prix dans des festivals prestigieux qui finissent par traverser l'Atlantique. Celui-là, c'est pas le cas, donc c'est ça, ça permet de voir une facette différente peut-être du cinéma italien.
Donc allez voir ça, allez voir ça, Diamants de Fernan Ostepec qui prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma.
j'ai déjà Kairos, c'est le nouveau long-métrage de la réalisatrice Jennifer Aileen qui revient après 6 ans, après son dernier long-métrage qui était Impetus, qui pour la petite histoire est probablement la première projection que Jade et moi ayons vue avec présence de l'équipe du film à Sherbrooke ici en 2018, Pascal Bussière et Jennifer Aileen je crois qui étaient présentes. Un film qui Je ne savais pas trop comment le prendre, je ne savais pas dans quoi je m'embarquais nécessairement. Impetus, je parle, et non pas Kairos. Impetus qui avait vraiment une vocation un peu plus expérimentale, une démarche documentaire, fiction, avec des interprétations quand même assez intenses d'Emmanuel Schwartz et de Pascal Bussiard, mais qui... En 2018, je crois que ma cinéphilie était peut-être pas aussi développée qu'elle l'est maintenant. Ce qui fait que je savais pas trop quoi faire de ce film-là. Et je me demandais un peu ce qu'elle allait nous réserver avec Kairos. Est-ce que ça allait être une autre proposition expérimentale? Est-ce que... Parce que ça donnait l'impression du moins que le film allait plus verser vers la fiction. que vers le documentaire en regardant les bandes-annonces ou même l'affiche, la merveilleuse affiche, allez voir ça, elle est très originale, très très stylée.
Et puis oui, c'est vraiment une proposition beaucoup plus accessible et beaucoup être très bienveillante. Je trouve qu'on en manque un peu de bienveillance au cinéma.
C'est facile de parler de ce qui va mal, mais nous faire sentir bien tout en n'offrant pas nécessairement ce que j'appellerais un un film grand public.
Il y a quand même beaucoup de choix artistiques où on sent que c'est un film d'auteur qui ne suit pas une recette mais qui pourtant nous fait vivre les émotions d'un film grand public donc j'ai vraiment trouvé ça très brillant. On suit l'histoire de Manu qui est interprété encore une fois par Emmanuel Schwartz qui est de retour au Québec après un an de tournage en Pologne et puis qui s'interroge un peu sur sa pertinence en tant qu'acteur, une carrière qui bat de l'aile un petit peu.
On sent qu'il aime la philosophie, puis il se retrouve, en fait, il se fait offrir l'animation d'une émission de nuit dans une station de radio communautaire et il va accepter le poste et il va en profiter donc pour faire un mélange de, c'est ça, d'émissions philosophiques et de lignes ouvertes, ce qui va laisser place, en fait, à des belles rencontres, des rencontres, je n'appellerais pas ça virtuelles, un petit peu dématérialisées peut-être, c'est-à-dire une rencontre au téléphone, mais pas nécessairement face à face. Mais des très bonnes rencontres et puis des très bonnes réflexions aussi sur... À un certain moment, Manu va se rendre compte que la plupart des personnes qu'il appelle, ce sont des personnes immigrantes, des gens qui ont quitté leur pays. Ça va altérer un peu son émission, ses sujets et tout. Puis il va vraiment entrer en dialogue avec ces personnes-là. pour comprendre leur réalité, pour comprendre un peu leur vision du monde et tout ça.
Et ce qu'il laisse, c'est ça, donc place à un film, oui, philosophique, mais très bienveillant. On sent que le thème central est la solitude, mais une solitude qui doit passer, en tout cas pour se régler, qui doit passer par la rencontre vers l'autre, vers... C'est ça, un dialogue, peu importe la forme que ça prend. Ici ça prend la forme d'une tribune radiophonique de nuit.
Mais c'est vraiment un film très intéressant et j'ai beaucoup aimé aussi la façon dont Montréal est filmé. Un film qui se passe principalement la nuit.
Donc il y a des très très beaux plans.
de Montréal, la nuit, moi je suis un grand fan de tous les paysages urbains, la façon dont on filme la ville, et ici ce l'est vraiment très bien fait, très original, même des coins, tu sais souvent on va filmer les mêmes affaires quand on dit que L'action se passe à Montréal, on a pas mal tout le temps les mêmes landmarks. Ici, j'avais l'impression d'être à l'occasion ailleurs. Ça pourrait être une grande ville.
Ça pourrait être New York, ça pourrait être Chicago, ça pourrait être une autre grande ville que Montréal. Et j'ai vraiment aimé comment c'était filmé. Et évidemment, j'ai tout aimé de la performance d'Emmanuel Schwartz qui...
On le voit peut-être un peu moins qu'avant, j'ai l'impression, mais il est toujours un acteur très investi et puis sans compromis. Et puis c'est ça, même s'il y a peut-être moins besoin de se laisser aller que dans... d'autres performances qu'il a déjà livrées, on sent quand même qu'il a ce rôle à coeur-là et qu'il cerne bien ce personnage-là.
Je n'ai honnêtement que des bons mots pour Kairos que je vous recommande. Évidemment, je travaille à la radio depuis six ans, donc j'aime toujours les films qui abordent ça d'une quelconque façon. Il n'y en a pas beaucoup au Québec qui abordent la question de la radio.
Donc, juste pour ça, ça m'a un peu plus plu, peut-être. Mais c'est vraiment dans sa bienveillance, dans ces témoignages-là aussi qu'on a des personnes immigrantes qui vont faire.
C'est ça, c'est des très beaux témoignages, des très belles réflexions qu'on retrouve là-dedans. Je crois quand même qu'il faut avoir le goût de...
de se prêter au jeu, peut-être, de nous-mêmes se poser les questions que le film pose à ses personnages, si on veut.
Il y a quand même des concepts théoriques ou des concepts philosophiques qu'on retrouve ici, qui pourraient peut-être déplaire à certaines personnes, mais qui, moi, qui n'ai pas non plus le plus grand fan de philosophie, ou en tout cas, tu sais, qui n'en consomme pas. En tout cas, je ne lis pas beaucoup de philosophes ou d'écrits à ce sujet.
Ça m'a quand même, ça m'a paru assez accessible, somme toute.
Donc, c'est ça, je vous le recommande vraiment chaudement ce Kairos. Et puis, on va aller s'entretenir justement avec la réalisatrice Jennifer Ailin pour voir un peu qu'elle a été peut-être les dessous de son processus créatif et c'est ça le message qu'elle voulait livrer à travers son nouveau long métrage qui prend l'affiche aujourd'hui à la maison du cinéma et qui sera également en projection spéciale le 22 mai prochain. C'est une projection qui devait avoir lieu ce lundi, ben lundi dernier, mais avec l'incendie qu'il y a eu au centre-ville, l'événement a été remis à plus tard. Donc oui, ce sera après la sortie du film, mais je vous recommande chaudement d'assister à cette projection-là du 22 mai prochain. C'est un vendredi, donc c'est toujours une belle journée, ou en tout cas un beau moment pour aller au cinéma. Donc voilà, Kairos de Jennifer Allen prend l'affiche aujourd'hui.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et puis j'ai avec moi au bout du fil la réalisatrice donc de Kairos, Jennifer Alleyne. Bonjour, ça va bien?
[00:25:13] Speaker B: Ben oui, ça va très bien. Et vous?
[00:25:15] Speaker A: Oui, ça va super bien. Merci. D'abord, félicitations pour ce nouveau film qui est votre premier long métrage quand même en quelques années. Moi, pour l'anecdote, une des premières projections avec équipe du film que j'avais vu, c'était pour Impetus en 2018, je crois déjà.
Quelque chose comme ça.
C'était un petit peu avant que je démarre cette émission-là. J'en étais peut-être à mes débuts un peu de cinéphile.
Et puis, j'avais hâte de voir votre nouveau projet qui m'a beaucoup plu. Pas juste parce que ça touche évidemment l'univers de la radio, mais aussi parce qu'il y a des super belles réflexions.
Et évidemment, Emmanuel Schwartz, un de mes acteurs favoris aussi. Juste un peu de contexte peut-être pour nos auditeurs. Kairos, le titre, vient du terme grec qui signifie «moment opportun». Pouvez-vous peut-être nous en dire un peu plus sur ce concept et ce qu'il représente pour Manu, le personnage principal incarné par Emmanuel Schwartz?
[00:26:19] Speaker B: Oui.
Le kairos, c'est un mot grec qui veut dire le temps opportun, le moment qu'il faut saisir parce qu'il passe et ne repasse pas. C'est un peu le cartédième, si on veut.
Et dans le cas du film, en fait, c'est aussi le fait que dans la vie, il y a des opportunités qui nous arrivent et on les saisit ou pas.
Et Emmanuel va donc incarner le personnage de Manu, qui est un acteur qui est un peu en pleine crise existentielle, qui revient d'un long exil d'un an à l'étranger, qui essaie de retrouver sa place Et les auditions ne sont pas fructueuses et il a un peu de mal à se réinsérer dans le milieu du jeu.
Et finalement, par hasard, un caillera se présente à lui. On lui offre d'animer une émission de radio nocturne dans une radio communautaire. C'est quelque chose qu'il n'a jamais fait.
prendre le risque et il va accepter ce poste-là, qui est une ligne ouverte, donc, où il va entendre toutes sortes de gens l'appeler et il va être comme mis en contact avec une nouvelle communauté. Donc, il sort de sa zone de confort, mais comme parfois, quand on ose, quand on se lance et qu'on sort de notre zone de confort, finalement, on découvre une part de soi qu'on ne soupçonnait pas. C'est un peu ce qui lui arrive.
[00:27:45] Speaker A: Vous avez révélé en entrevue que c'est un film qui s'est écrit principalement pendant la pandémie, puis on le ressent, pas de façon péjorative ou rien, mais d'une certaine façon parce que le film aborde entre autres la solitude urbaine, une certaine crise identitaire, mais aussi le désir et le besoin d'interaction sociale, peu importe la forme. Ici, ça prend justement la forme d'une tribune de nuit philosophique. à la radio.
D'où vous est venue l'idée de tourner ça autour de la radio ou d'avoir voulu raconter ces rencontres-là par le biais de la radio qui, par nature, est peut-être moins cinématographique des fois. Elle repose plus sur le son que sur les images.
[00:28:32] Speaker B: C'est vrai.
Peut-être que ça vient vraiment de l'expérience de la COVID, quand j'étais seule chez moi et que les seuls échanges humains venaient soit de téléphone ou de la radio, un peu aussi par les écrans. Mais moi, je suis vite devenue saturée des écrans.
Donc, je me promenais aussi la nuit dans la ville à regarder toutes ces fenêtres illuminées, toutes ces solitudes qui... Là, on était tous coupés les uns des autres.
Il y avait un grand isolement, puis je prenais la mesure, en fait, des bienfaits du lien humain. Puisqu'on en était coupés, je prenais... Vraiment, là, je me disais, mais mon Dieu, c'est notre nourriture, c'est notre... Je suis un peu comme une plante, et c'était mon eau, quoi. Le fait de pouvoir, tout d'un coup, prendre une marche avec quelqu'un, puis reconnecter avec nos semblables. Et donc, c'est inspiré de cette expérience-là.
et aussi du fait qu'Emmanuel, qui est un comédien avec qui j'avais travaillé avant pour Impetus, que je retrouvais, il m'a en fait lui-même, au milieu de la pandémie, envoyé un petit message texto en me disant «j'écoute un podcast de philosophe existentialiste, donc je pense à toi». Et je me dis «on n'a peut-être pas fini». Et ça a été un déclencheur extraordinaire, j'ai comme senti son désir de retravailler, de recalaborer, Et moi, ça tombait pile, ça a vraiment été un kairos, ça aussi. Et je me suis dit, mon Dieu, extraordinaire, mon acteur, chéri, que j'aime tellement, qui exprime ce désir-là. Et je me suis dit, peut-être qu'en m'inspirant aussi, comme je partage effectivement un goût pour les questions existentielles, on va dire, peut-être plus que la philosophie, oui, mais je ne suis pas du tout férue en philosophie, Mais les questions existentielles, ça, je pense que c'est au cœur de nos vies. Puis la pandémie était un moment où on a eu du temps. On a eu du temps pour réfléchir à ces questions-là. Où est-ce qu'on en est dans notre vie? Est-ce qu'on fait le métier qu'on veut? Il y a tellement de gens qui ont changé de branche pendant cette période-là, qui ont remis en question un peu leur choix. Donc le film est imprégné de ça.
Et l'émission de radio, ça permettait, au fond, de lancer ces questions-là. Je me suis dit, le personnage pourra échanger sur ces questions-là avec ses concitoyens, avec toutes ces âmes solitaires qui l'entourent.
[00:31:00] Speaker A: Mais justement, je trouve que l'un des points forts du film, ce sont ces témoignages-là des auditeurs de l'émission. Presquemment des personnes immigrantes aussi, des témoignages que vous aviez récoltés lors d'un précédent projet, mais que vous avez décidé d'incorporer ici.
Vous n'êtes pas étrangère à mêler un peu le documentaire et la fiction, vous qui avez baigné justement dans ces deux milieux-là.
Qu'est-ce qui vous intéresse dans cet alliage-là? Qu'est-ce qui nourrit votre démarche?
que cet alliage entre le documentaire et la fiction?
[00:31:33] Speaker B: Oui, l'hybridité un peu de cette... dans la forme, c'est une volonté, je pense, de... de traduire, en fait, l'importance de la réalité, même dans la fiction, et combien elle nourrit.
Et je trouve que, des fois, de montrer les ficelles de ça, c'est-à-dire, par exemple, en ayant Emmanuel, qui, dans le film, s'appelle Emmanuel Schwartz, on reste très à la frontière, là, du personnage, qu'est-ce qui nourrit le personnage, c'est quand même aussi beaucoup ce que porte l'acteur. Et je ne dis pas qu'il n'y a pas moyen de faire des magnifiques compositions et qu'un acteur ne peut pas se transformer. Mais moi, je trouve ça intéressant de me nourrir beaucoup des collaborateurs avec qui je travaille et tous ceux que j'ai approchés pour le film, que ce soit sur l'épaule de la rue Saint-Jacques ou Théodore Tellerain, et tout ça, je suis allée chercher des éléments qui font partie de leur essence.
Et donc oui, c'est un film de fiction, mais qui est très, très nourri par le réel aussi.
Et de la même façon, on avait tout un tournage principal avec une équipe, des drones, un équipement très sophistiqué, mais Je n'ai pas pu m'empêcher de partir aussi, un peu comme quand j'ai fait la course Destination Monde, avec ma petite caméra, en solo, à travers la ville, pour aller glaner des scènes qui donnent un peu le pouls de la ville, qui nous font sentir cette pulsation de la ville qui ne dort pas.
Et j'avais envie d'aller chercher des images, on peut dire documentaires finalement, mais donc très, très réelles, et de les marier dans le tournage plus...
plus fictif.
Et pour moi, il n'y a pas d'hierarchie, en fait, des matériaux. Si une image est porteuse d'une émotion, elle a sa place dans le film. Peu importe qu'elle soit... qu'elle ait pris son origine dans un matériau de recherche, en tournage, en repérage, je vais jamais arriver d'intégrer des toutes premières images filmées comme ça, qui portent peut-être le premier élan, tu sais, ou le premier regard qui se pose sur quelque chose, qui va ensuite tout le style du film par la suite. Donc c'est ça, tout est matière.
[00:33:50] Speaker A: Vous avez peut-être déjà un peu répondu à l'avance, mais je veux prendre la peine quand même de souligner ça, parce que je crois que Montréal n'a jamais, ou en tout cas, n'a rarement été aussi bien photographié de nuit que dans votre film.
Vous mentionnez l'utilisation de drones et tout ça, ou cette approche un peu plus documentaire, mais comment est-ce que vous avez donc approché visuellement, puis je dirais même musicalement, parce que souvent ces scènes nocturnes sont accompagnées de chansons, de musiques.
Donc, comment est-ce que vous avez approché cet aspect urbain du film-là, qui fait ressortir un concept que tout le monde qui a déjà habité une grande ville ressent, c'est-à-dire une espèce de, je sais pas, solitude urbaine, l'absurdité d'être entouré de plein de gens, mais de se sentir quand même seul.
[00:34:35] Speaker B: Exactement, la multitude des solitudes, c'était un peu le... L'idée, c'était, dès le départ, en fait, au tout début, je voulais que la caméra adopte le point de vue des ondes radio qui sillonnent comme ça à travers les édifices et qui aperçoivent parfois des fragments d'humanité dans des appartements, dans des intérieurs.
Il y avait cette question aussi, effectivement, de se laisser porter sur les ailes de cette caméra-là par la musique. comme si le film, tout d'un coup, devient aussi un peu un poème impressionniste. On glande des petites portions d'humanité.
Et la musique, c'est drôle parce que, bon, j'écoute beaucoup de musique et souvent, je découvre des pièces tout à fait éclatées ou différentes.
En écoutant la radio nocturne des différentes radios étudiantes ou à Radio-Canada, les émissions de nuit, souvent, ils ont une liberté. Ils peuvent diffuser des musiques plus rares. Et moi, je puise beaucoup à ces radios-là pour me nourrir et pour continuer à découvrir des morceaux des artistes.
Et donc, j'ai fait une trame sonore qui reflète un peu l'éclectisme du personnage qui, dans son émission, passe de sonate à, tout d'un coup, un morceau de loco-locas.
Il y a l'identité de Montréal avec plusieurs musiciens de la scène locale qui sont aussi représentés. Il y a Betty Bonifaci, c'est ça, les Locolocas et autres. Et donc, je voulais que ça participe du portrait de Montréal, si on veut que le film fasse une ode.
C'est presque une ode à Montréal.
Voilà.
[00:36:23] Speaker A: Encore une fois, félicitations pour ce film-là que j'ai vraiment beaucoup aimé.
Je le recommande à tout le monde. Le film prend l'affiche aujourd'hui, mais vous serez donc vendredi prochain. Ça a dû être remis.
Vous deviez être de passage à Sherbrooke lundi dernier. L'incendie, évidemment, au centre-ville a perturbé les plans. Donc vendredi prochain, le 22, vous serez à la Maison du cinéma pour échanger avec le public sur votre film.
Jennifer, merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous parler de votre nouveau film Kairos, et vraiment bon succès pour la suite. Merci beaucoup.
[00:37:04] Speaker B: Merci infiniment. Merci, j'ai très hâte d'être à Sherbrooke.
[00:37:07] Speaker A: À bientôt.
[00:37:08] Speaker C: Merci.
[00:37:09] Speaker A: Un jour je vais faire un film C'est maintenant l'heure d'accueillir notre chroniqueur invité Maxence Gagné. Salut Maxence, ça va bien?
[00:37:31] Speaker C: Très bien, toi?
[00:37:33] Speaker A: Oui, ça va bien, merci.
Aujourd'hui, ben, là, nous on se parle beaucoup avant les enregistrements et tout ça, puis je sais que depuis un certain temps tu t'intéresses un peu à la culture néerlandaise pour diverses raisons, mais c'est ce qui a mené peut-être à ta suggestion d'aujourd'hui de vanishing du réalisateur... Oups, je l'ai pas ici.
[00:37:59] Speaker C: Georges Slusser. Je sais pas si je le prononce correctement.
[00:38:03] Speaker A: Qui est pas très connu, on s'entend peut-être un peu moins que d'autres réalisateurs néerlandais qui ont fait le saut à un certain moment à Hollywood. Mais je sais pas si tu veux nous parler un peu de ta suggestion d'aujourd'hui.
[00:38:16] Speaker C: Moi c'est un film que j'ai découvert un peu parce que là, comme tu l'as dit, je m'intéresse au cinéma néerlandais puis à apprendre un peu le néerlandais. C'est un film que j'ai découvert en consultant des listes des plus grands films néerlandais. Puis c'est pas mal des listes.
plus conventionnel que mes goûts, je dirais, parce que c'est pas mal rempli de tous les films de Paul Verhoeven des années 80, que j'ai tous vus maintenant aussi.
Mais ce film-là, bon, c'est... Ce film-là, bien, j'ai décidé d'en parler parce que ça m'a marqué, parce que j'ai voulu... J'ai voulu simplement le revoir.
Ce n'est pas un film d'un réalisateur qu'on connaît de tant que ça.
Même aux Pays-Bas, Josh LeSerre a fait The Vanishing, qui est vraiment un classique là-bas, un des films les plus acclamés.
Il y a eu une tentative de carrière aux États-Unis qui a été un peu avortée.
Il y avait un projet avec River Phoenix, River Phoenix, il y en a qui le savent, mais il est décédé en 93.
Quelques autres films, pas mal d'autres films aux Pays-Bas et en Europe, mais qui n'ont pas la même stature, qui ont juste une centaine de votes sur Letterboxd. Moi, j'essaie de m'intéresser plus à sa carrière dans le futur.
Ça va quand même un peu... C'est ça, c'est un film qui m'a intéressé d'abord parce que je le voyais fréquemment citer dans les listes des films néerlandais les plus importants. Puis aussi, j'en parle parce que je trouve que c'est un trailer... Je dirais pas forcément...
Mais je pourrais dire innovateur. Assez audacieux et assez différent de ce qu'on a vu dans les années 80-90 à Hollywood.
C'est pour ça que j'en parle. Sinon, moi je parle beaucoup de films que je pense apportent une plus-value, qui vont en dehors des sentiers bâtis.
C'est lui qui en fait partie. Pour aller dans le synopsis, pour une fois là c'est assez simple, j'ai l'impression que des fois c'était difficile de résumer des films, mais là j'espère que je vais pas avoir trop de difficultés à le résumer celui-là.
Donc c'est à propos d'un couple, de Rex et Saskia, Ils s'en vont faire un voyage de vélo en France, qui est comme, pour la note, très populaire au pays. L'accès, tu sais, faire du vélo.
Je pense qu'à Amsterdam, il y a plus de vélos que de voitures.
[00:41:10] Speaker A: Ouais.
[00:41:11] Speaker C: C'est très populaire. Bon, ils font une halte à une station-service, je pense que c'est pour remplir un boudon d'essence, mais bon, c'est plus un procédé scénaristique que d'autres choses, rendu là.
Donc, ils vont débarquer tous les deux de la voiture, un peu pour se reposer. Saskia rentre dans le dépanneur pour aller chercher des breuvages, des boissons gazeuses. Puis simplement, elle ne va pas revenir. Rex va l'attendre à côté de la voiture pendant quelques minutes.
Elle ne va pas revenir. Il va rentrer dans le dépanneur, essayer de la chercher là, de la chercher dans la pelouse à côté du dépanneur.
puis pas la trouver. Puis là, on fait comme un fast forward de trois ans où Rex, bien, il a pas abandonné sa quête pour la chercher. D'ailleurs, je trouve ça bizarre que ça soit, genre, que le fait qu'il continue à enquêter trois ans plus tard soit comme, vu comme une anomalie.
J'aime, il me semble qu'il y a quand même pas mal de cas en tout cas au Québec où des fois, le monde enquête ou se préoccupe plus longtemps d'une disparition. Là, c'est vu qu'en tout cas, on peut pas.
[00:42:20] Speaker A: Je pense que c'était... Moi aussi, on dirait que, pas que ça me choquait, mais que ça me surprenait qu'ils tiennent autant le morceau. Surtout peut-être parce que c'était juste parce que ça avait l'air d'être une copine.
sans plus là, tu sais, dans le sens qu'on pense à des disparitions, des fois c'est des parents versus leur enfant, fait que c'est sûr qu'ils cherchent un peu plus longtemps ou en tout cas toute leur vie là, mais tu sais, on dirait qu'il y avait peut-être un peu moins d'attachement, surtout qu'au début du film, on les voit un peu, en tout cas, se pogner en bon québécois.
Fait que c'est peut-être sur tout ça, mais bon, je te laisse poursuivre sur ton synopsis.
[00:43:00] Speaker C: Bref, il va continuer à s'y débrouiller. Elle a cherché à mettre des affiches dans les rues, à aller à la télévision pour essayer de médiatiser le cas. Puis, à force de faire ça, il va commencer à se faire harceler par un homme.
Pour lui, il est inconnu, mais un homme qui lui donne sans cesse des rendez-vous, puis qui… nos cadres, nos shows.
Puis en parallèle, nous on voit la vie de cet homme-là qui est comme le tueur et que c'est pas vraiment un spoiler parce qu'on le voit quasiment... En tout cas, on a des gros hints dès le début du film, dès la scène à la station-service que ce personnage-là est impliqué.
Et, donc, il s'appelle Raymond Lemorme, qui est comme, qui est assez un nom, Lemorme, qui est assez, disons... commun. Oui, bien, commun, mais je veux dire qu'il est aussi... qu'il est fit avec son style de vie, c'est un homme ordinaire. Ah, oui.
Il y a une femme, il y a deux filles, une maison à la ville et une aussi à la campagne. Il fait des rénovations, c'est un professeur de chimie, c'était quelqu'un d'assez bien intégré à la société.
Je pense que l'intérêt du film, ce n'est pas de démasquer. Là, on rentre un peu dans ce qui fait la particularité du film. C'est pas de démasquer le meurtrier.
Souvent dans les films, soit le meurtrier est dévoilé à la fin, soit au milieu quand le film essaie d'être un peu edgy. Mais là, lui, on le sait dès le début. Puis ce qu'on veut savoir, c'est... C'est ce qu'il a fait à Saskia. On l'apprend progressivement à travers des flashbacks, parce que la scène du dépanneur, on la voit vraiment depuis la perspective de Rex, dans l'obscurité. Tu n'as jamais essayé par la suite, parce que je suis un peu un maniaque. de poser le film et voir si on voyait vraiment des choses sur les photos ou en background. Il n'y a pas vraiment d'indices. Des fois, je pense dans Profondo Ressources, dans Dario Argento, si quelqu'un veut être plat, tu peux résoudre le film dans les dix premières minutes parce que tu vois vraiment le meurtrier dans le reflet d'un miroir. Mais là, juste les airs ne nous aident pas. Disons qu'on ne voit rien de particulier.
J'ai trouvé ça assez fort de connaître l'identité du tueur avant le résultat du crime.
C'est aussi quelque chose... C'est une norme, mais c'est aussi un peu... Ça risque d'être un peu anticlimatique. C'est pas pour rien que les films essaient d'éviter de faire ça.
Généralement, disons, ça attise plus la curiosité de montrer une conséquence, une conséquence un peu choquante, quelque chose de sensationnel, puis de retourner en arrière pour faire un Oudonit.
Puis ça risque aussi d'une certaine Je pense que c'est ce qui est le plus utile dans le film. Ça risque aussi d'assombrir le film. C'est un film qui...
Tout se passe à la pleine lumière du jour.
La plupart des scènes incluant le kidnapping, il n'y a pas vraiment de cues, des petites lumières de lampadaire vacillante, des choses comme ça. Je pense que ça nous demande aussi...
À quel point notre... Je sais pas comment expliquer, mais... À quel point on est prêts à assombrir le film pour, tu sais, comme Rex, assouvir notre curiosité morbide? Là-dedans, ça fait penser à des films, tu sais, comme Funny Games de Anne Hucker, qui sont comme... Est-ce que vraiment, genre, tu as le goût de voir quelqu'un souffrir? Genre, tu sais déjà vaguement ce qui est arrivé. Tu sais que la femme n'est pas vraiment en vie. Tu veux-tu vraiment en savoir le mois-dix après rendez-vous? Ça pose des questions comme ça. Puis le film, il prend un nombre, tu sais, un peu... C'est pratiquement 50 minutes. J'ai pas chronométré, mais la moitié de la durée du film, c'est ce que j'ai trouvé assez fort. Bon, je peux aller brièvement dans comment ça se passe, mais... À un moment donné, Rex rencontre le personnage de Bernard-Pierre Donadieu, Raymond.
Parce que finalement, il va arrêter nos shows. Il va embarquer dans la voiture et le personnage de Nadieu va tout lui expliquer.
Très, très froid. Je n'ai pas trouvé que c'était la partie la plus réaliste. Après ça, il va lui expliquer son motif. C'est drôle quand même qu'il l'a planifié jusqu'aux tout petits détails, sans choisir sa victime bien sûr.
Finalement, il n'y a rien qui s'est passé comme prévu, malgré l'intelligence du gars, je trouve ça quand même assez... On sait que c'est un professeur de chimie. On essaie de nous le faire passer pour un gars intelligent.
Tout est planifié. Il n'y a rien qui se passe comme prévu. C'est un peu par hasard qu'il tombe sur Saskia plutôt que sur une autre femme.
Mais bon, là j'ai dit, c'est un processus aussi, c'est un processus, disons, scénaristique, parce que disons, moi je comprends pas exactement quel genre de personne, c'est comme, ah oui, je vais embarquer dans la voiture avec le potentiel meurtrier de ma bombe, ça j'ai pas trop, t'sais on essaie de nous vendre que genre, si, s'il allait voir la police, personne le croirait, j'suis comme, ouin, j'suis comme, ouin, j'suis pas trop convaincu aussi.
[00:49:40] Speaker A: Ouais, ben moi aussi, c'est ça, il y a beaucoup de, sans dire d'incohérences, mais c'est ça, de choses qu'on escamote au passage. J'avais la question du 3 ans, de ne pas avoir lâché le morceau, qui toi, t'as peut-être un peu moins choqué, mais effectivement, je pense que Raymond mise beaucoup sur le fait que... Rex veut d'abord et avant tout savoir ce qui s'est passé et non pas retrouver la personne qui a fait l'enlèvement ou le meurtre ou en tout cas on sait pas trop c'est quoi.
Mais le film aussi, ben tu dis c'est ça que souvent ces procédés-là peuvent être un peu anticlimatiques.
Le film ne l'est pas à cause que finalement on apprend à la... ben c'est ça, la chute c'est un peu le... ben qu'on apprend ce qui s'est passé finalement pis qu'il va l'appliquer d'une certaine façon à l'autre personnage. Mais ça se veut aussi une grosse exploration, je pense, de la nature sociopathe du personnage de Raymond, quelqu'un sans émotions, qui est très... très méthodique, comme tu le mentionnais. Puis on dirait que même dans l'approche, c'est peut-être pour ça que le film a cette approche-là, tu sais, une approche très méthodique de nous montrer un peu chaque petit détail sans souci de peut-être l'aspect sensationnaliste de tout ça.
Je trouvais que ça reflétait justement L'absence de... Tu sais, ultimement, le personnage veut tester un peu ses limites en faisant ce type d'expérience là, mais ne cherche pas à...
à se venger de quelqu'un, à commettre un meurtre gratuit. C'est vraiment un film qui veut se tester lui-même, mais d'une façon très, très froide. Puis on dirait que dans la réalisation, ça reflétait un peu ça. C'est une enquête très, très froide. Il n'y a pas de retournement.
il enquête sur rien parce qu'il n'y a aucune piste, essentiellement, il y a une photo qui est prise et que ça adonne qu'il l'a prise au même moment.
[00:51:51] Speaker C: C'est ça qui est drôle, c'est même pas un bon enquêteur, tu sais, il commence à dire de la bullshit, du comme «Ah, peut-être qu'il y a des empreintes digitales sur les pièces de monnaie, je suis comme dehors des milliers de pièces de monnaie, tu vas vraiment chercher longtemps, si tu veux chercher, tu vas trouver quoi? Tu vas trouver comme un millier d'empreintes digitales, tu vas faire quoi avec ça?» Des fois, je trouve ça, ça me fait rire.
[00:52:12] Speaker A: Mais c'est ça, l'enquête n'est pas intéressante ultimement. Ça me fait penser un peu quasiment à Insomnia, que ce soit la version de Nolan ou la version suédoise. C'est une espèce de jeu de chat et de souris, mais dont le but c'est que un moment donné, l'un se retrouve à l'autre.
le vilain veuille raconter un peu ce qui s'est passé. En tout cas, ça m'a rappelé ça.
Puis les deux aussi. La version de Nolan est peut-être un peu plus, on va dire, spectaculaire ou en tout cas avec des scènes d'action un peu plus que celle de... Je ne me souviens plus comment il s'appelle le réalisateur, mais bref, le film suédois.
Mais c'est ça, ça m'a rappelé un peu ça à l'occasion.
Cette espèce de pas de deux là. Mais moi ce qui m'a surtout frappé c'est justement l'omniprésence du français dans un film néerlandais ou en tout cas cette juxtaposition-là du néerlandais et du français là. Je connais pas trop le background de du réalisateur, mais ça m'a quand même surpris.
Je sais pas si tu veux nous en glisser un mot, t'as pas la raison non plus, mais je pense que t'avais comme une analyse un peu de...
[00:53:29] Speaker C: Ouais, je peux en parler un peu à partir de ma perspective d'apprenant néerlandais.
Parce que je sais pas, je pense que c'est aussi basé sur un roman, peut-être un choix qui a été fait dans le roman, puis là je peux pas te dire pourquoi ça a été fait dans le roman.
Mais en tout cas, je peux y aller de mon interprétation, en tout cas.
Tu sais, moi je pense que... que l'on utilise le français dans ce film-là un peu comme, tu sais, un cue sonore pour tout ce qui est dangereux, parce que c'est la langue maternelle du tueur.
possiblement le premier à l'utiliser, là, si on exclut, genre, mettons, il y a pas tant de personnages dans le film, mais genre, les caissières ou l'émission de radio, ça se passe durant le Tour de France. Je pense qu'on l'associe très vite, genre...
au personnage de Bernard-Pierre Donadieu, tandis que le néerlandais, on va plutôt l'associer aux conversations que Saskia et Rex vont avoir ensemble. Après ça, il y a une autre amante, qui n'est pas très importante dans le film, mais Jean-Linoca, avec qui il y a aussi des conversations en néerlandais.
Je pense que...
Je pense que c'est ça. C'est aussi... C'est en premier lieu pour nous, parce que c'est ça qui arrive en premier dans le film, là.
À cause des flashbacks, là.
C'est la perte du néerlandais, parce que c'est ce qui a forcément disparu. Après ça, Rex, lui, il parle bien français. Il s'exprime en français pour la majorité du reste du film.
Ça montre que quelque chose a été brisé. C'est un peu la conséquence de l'élément déclencheur.
C'est la première des choses. On n'est plus dans un monde tout à fait familier pour Rex, même s'il s'exprime bien en français. Puis la deuxième chose, c'est que t'sais, une fois qu'on a ce cue sonore-là, puis qu'on retourne dans les... dans la première scène du bas... de la station-service.
Bon, cette fois-là, on la rejoue.
Ben, on la rejoue. Bon, t'sais, on la voit, mais à travers tout ce qui se dit, dans le fond, en français.
par opposition à ce qui était au début du film, qui était les conversions entre Rex et Saskia, elle qui était en néerlandais, bien là, quand on y retourne durant le flashback, c'est pratiquement exclusivement en français, parce que Saskia, une fois qu'elle est dans la station-service, qui s'exprime en français avec, mettons, la caissière, mais surtout avec son tueur, le personnage de Nadir. Je pense que c'est là que nous, quelqu'un qui saurait, ça ne doit pas être très fréquent, mais quelqu'un qui saurait, disons, Les deux langues, ben je pense... J'ai un peu, je le sais un peu, mais je ne connais pas beaucoup le néerlandais. Assez pour comprendre, genre peut-être un dixième de ce qu'ils disent.
Je dirais qu'on remarque tout de suite, ben tout de suite. En tout cas, est-ce qu'il y a quelqu'un qui est capable de remarquer, malgré que je ne comprends pas tout le néerlandais, que Saskia qui était avec Rex, tout d'un coup, genre, tu sais, elle pouvait des fois être sec ou ironique ou... Tu sais, mais en général, confiante.
Bien, dès qu'elle parle en français, elle devient, tu sais, hésitante, puis un peu, genre, quasiment plus enjouée qu'en néerlandais parce qu'elle a la possibilité de, disons, de s'améliorer ou de se pratiquer.
Puis elle remarque pas...
elle ne remarque pas rien d'anormal dans la manière dont le personnage de Donadieu lui parle. Moi, j'ai trouvé, peut-être parce que j'ai fait de la projection, parce que je vois des choses, mais tu sais, il parle d'une manière, Donadieu, qui est comme fin d'être normal. Tu vois que le gars, je ne sais pas, il y a quelque chose, comme une voix trop mielleuse, il y a quelque chose qui... qui ne fonctionnent pas tout à fait.
[00:58:02] Speaker A: Ce n'est pas pour rien, je pense que finalement Saskia c'est la quatrième ou cinquième femme sur laquelle on essaie de kidnapper, puis toutes les autres sont méfiantes, mais pas elle.
[00:58:16] Speaker C: C'est vraiment ça. Je pense que toutes les femmes francophones ne réussissent pas à les kidnapper sauf peut-être une. Juste avant Saskia, ça passe vraiment proche.
C'est plus à cause d'une bourde qui fait à lui, il réussit à se chloroformer lui-même, sa tentative avorte. Mais sinon, tous les autres avant, c'est comme «Ah, finalement, je préfère pas embarquer dans ta voiture, finalement, je vais marcher.» Mais pour Saskia, ce gars-là...
Je pense en fait que c'est même pire que le fait qu'il y ait une voix assez mielleuse, une élocution, il distingue bien ses mots.
Je pense que ça devrait lui envoyer un signal d'alarme à n'importe qui qui est très familier en français. Mais pour Saskia, dès le moment où elle est capable de comprendre quelqu'un parce qu'il ne parle pas, mettons, en argot ou whatever, Au contraire, ça lui inspire confiance quasi immédiate. Puis nous, évidemment, on voit ça, puis je pense que ça nous rend inconfortables parce qu'on sait déjà ce qui va se passer à ce moment-là. On connaît déjà le tueur. Fait que je pense que c'est ça.
C'est pour ça que je trouve que le film joue d'une manière intéressante avec les langues dans ce cas-là. Puis là, je sais pas c'est quoi la comp... Je la connais pas l'actrice. Son nom c'est Johanna Ter-stera.
Puis, je connais pas ses compétences en français, mais si elle a réussi, disons, à feindre d'avoir un français moins bon que ce qu'elle avait habituellement, je trouve ça quand même assez réussi. Puis je pense que c'est vraiment une des performances qui fait le film, avec celle de Nadieu. Je suis comme un peu moins fan de celle de Rex, mais ça passe quand même.
C'est juste un instinct. Je ne dis pas ça pour envoyer une flèche à l'acteur. Je ne sais pas.
Juste le personnage aussi, je le trouve bizarre.
[01:00:24] Speaker A: Oui, c'est ça. C'est le rôle surtout qui fait que...
[01:00:27] Speaker C: Je pense que c'est surtout que le film... Ce qui est intéressant, c'est qu'au début, le film est assez naturaliste dans le jeu des acteurs. Plus ça avance...
plus genre Rex devient un peu... C'est plus Rex exactement du début du film, il devient un peu hystérique. J'imagine que ça fonctionne aussi sur sa quête d'obsession.
À la moitié du film, il devient quasiment une espèce d'archétype psychologique qui... qui est juste fixé sur un seul but, c'est connaître la vérité, puis c'est rendu son personnage sans quasiment plus l'histoire. Peut-être que c'est ça qui... Ben Rex
[01:01:08] Speaker A: est un peu le spectateur, ultimement. Ouais, c'est ça. Il attend de se faire expliquer ce qui s'est passé, au même titre que nous, là. C'est vrai, c'est ça.
[01:01:17] Speaker C: La vedette du show, c'est vraiment... Tu penses que c'est donné à Dieu, là, dans tout.
Ouais.
[01:01:23] Speaker A: Vraiment, puis c'est vraiment une super belle découverte. Pour vrai, si vous êtes fan de... de film d'enquête ou en tout cas tu sais je sais pas si je peux l'appeler un thriller parce que ça n'a pas tant les codes d'un thriller mais tu sais c'est ça plus film d'enquête, de disparition et tout ça puis quelque chose d'un peu à côté de la track je pense que c'est une belle option c'était la grosse époque aussi les années 90 ben celui-là il est 88 mais le remake par le même réalisateur mais le remake américain est sorti en 93 je pense C'était les grosses époques, 80-90, de ce type. Encore aujourd'hui, c'est très populaire.
Je serais intéressé de voir le remake américain, ne serait-ce que pour voir à quel point est-ce que la froideur du personnage reste.
on sent quand même que c'est des codes de traits de cinéma européens, là, fait que, clairement, il y a des adaptations à faire pour le public américain,
[01:02:26] Speaker C: mais... Ouais, mais ça serait... effectivement, ça serait drôle, parce que c'est sûr que c'est... c'est... c'est... ben, comme... comme des trailers européens, là, ces films-là jouent sur les... jouent sur les ambiguïtés, des fois, bon, le personnage est assez... de donner à v'zieux, quand même, tu sais, à... Il est assez evil, mais il pourrait avoir l'air d'un... d'un homme normal. J'ai l'impression, dans le film américain, je me demande comme toi si ça va fonctionner, mais ils ont pris pour le tueur Jeff Bridges. Moi, je ne sais pas. Jeff Bridges, c'est déjà un acteur, tu sais, très... beaucoup, beaucoup plus connu que Donadieu, mais des fois... Pis j'm'écoute aussi Snatch, un gars que j'ai plus de difficultés à associer avec... Ouais. Avec un homme ordinaire, si on veut. Peut-être c'est parce que je connais trop bien l'acteur, mais bon, ça me... Ouais.
[01:03:19] Speaker A: J'imagine que c'est un peu ce que Seven va faire, mais quelqu'un comme Kevin Spacey à l'époque, pas aujourd'hui, a plus le casting d'un sociopathe homme ordinaire, mettons, que Jeff Bridges, sa grande gueule.
[01:03:37] Speaker C: Ouais, peut-être. C'est sûr que Kevin Spacey, avec American Beauty, il jouait ça... Ouais.
Parce que Seven, je trouve qu'il joue un peu trop psychopathe pour que je puisse dire qu'il était un homme ordinaire,
[01:03:47] Speaker A: mais... Ouais, c'est vrai, c'est vrai.
[01:03:49] Speaker C: Mais American Beauty, c'est sûr que le personnage est... en surface, c'est assez... c'est assez vraiment tout ce qu'il y a de plus boring, tout ce qu'il y a de plus plate, comme un peu comme... comme Raymond LeMonde, pis il donne adieu.
[01:04:05] Speaker A: Mais très belle découverte pour vrai, merci de l'avoir mise sur notre radar. Le film est disponible sur le Criterion Channel. D'ailleurs, il fait partie du catalogue de Criterion, des films, de leur répertoire. Très belle découverte encore une fois, on vous le suggère. Merci beaucoup Maxence de nous avoir présenté. de vanishing, ou tu veux-tu t'essayer au non néerlandais?
[01:04:27] Speaker C: Je peux essayer, je ne voulais pas pratiquer, mais je pense que en néerlandais, ça serait Spoorloos.
Je dois l'avoir massacré, mais bon, j'espère qu'il n'y a pas trop de personnes, pas trop de néerlandais qui écoutent ma prononciation.
[01:04:42] Speaker A: Merci beaucoup Maxence, puis on se reparle dans quelques semaines pour une autre chronique. Merci à toi.
[01:04:48] Speaker C: Merci. Merci.
[01:04:53] Speaker A: J'ai déjà écrit le script Et dans le scénario Il n'y a pas du tout de trajet C'est déjà tout pour cette émission de Ciné-Histoire. Merci beaucoup à Jennifer Allen. Allez voir Kairos, son nouveau long-métrage.
Vous ne le regretterez pas. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir nous parler, nous présenter ce film. La semaine prochaine sera possiblement notre dernière émission régulière parce que, ben, je pars en vacances. Et puis, ben, c'est ça, il y a un petit peu moins de sorties aussi à chaque semaine. Donc, il y a la mécanique des frontières qui va prendre l'affiche le 29, si je ne m'abuse, 29 mai.
En tout cas, je ne sais pas si on va être capable d'en parler d'ici là, mais il y a ce film-là quand même que j'attends avec impatience et que vous pourrez voir dans deux semaines. Sinon, il y a eu des annonces, un nouveau film de Louis Bélanger qui vient juste d'être annoncé quelques minutes avant qu'on commence l'émission. 125 rue du malaise ou rue des malaises peut-être. Bref, c'est ça, ça a l'air particulier. On verra ce qu'il nous réserve Louis Bélanger et Diane Robert et toute l'équipe. Donc c'est un film qui n'avait pas fuité jusqu'à présent, qui était quand même un secret bien gardé même si là on était dans la campagne promo un peu plus un peu plus intense dans les derniers jours, mais c'est ça, ce sera intéressant de voir où ça nous mène, ce film-là. Bref, voilà, on va probablement aussi, ben, on fera nos... on fera ce petit speech-là au pire de la semaine prochaine à l'émission, mais on va prendre probablement une pause de quelques semaines cet été aussi pour recharger les batteries, faire de la recherche, et puis, c'est ça, continuer...
de la préparation pour des trucs de cet automne, donc voilà, mais bon, on va se reparler d'ici là. De toute façon, merci beaucoup, allez voir ce soir, n'importe quel film, que ce soit Diamant, que ce soit Kairos, que ce soit Les Moutons détectives, on n'a pas parlé, mais ça a l'air que c'est bien bon, alors allez voir ça.
Mais c'est tout pour moi aujourd'hui à Ciné-Histoire, merci beaucoup et on se retrouve la semaine prochaine pour une autre émission de Ciné-Histoire. Salut!