Episode Transcript
[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelques scènes Tournées dans mon salon.
[00:00:26] Speaker B: Sans prétention Bon vendredi 13, vous êtes à l'écoute de Ciné-Histoire avec moi-même, Éjade, que vous avez entendue avec son C'est vrai, qu'il a réalisé pour la première fois à l'instant.
[00:00:39] Speaker C: Comment ça va, Éjade?
[00:00:40] Speaker A: Non, absolument pas. Je l'ai vu plusieurs fois cette semaine. Je l'oublie à chaque fois que je le vois.
Ça va, ça va.
[00:00:48] Speaker B: Ça veut dire qu'on va regarder Friday the 13th part 3 ce soir?
[00:00:52] Speaker A: C'est vrai, on avait déjà regardé les... Non, mais on a un Scream à regarder. Moi, ça fait plusieurs fois que je te demande de regarder Scream 3, parce qu'il y a le 7 qui s'en vient plus tard en février. Je ne sais pas si on va avoir le temps d'en écouter 4.
Mais on a le temps d'écouter 4 Scream.
[00:01:09] Speaker B: Ben oui, on écoute plus que 4 films par semaine habituellement.
Mais on a... Ben moi, j'en ai regardé pas mal des films.
Il est nommé nécessairement. J'ai eu quelques journées de vacances qui m'ont permis de regarder quelques films. Par quelques, c'est plusieurs, trop peut-être.
[00:01:26] Speaker A: Assurément trop.
[00:01:27] Speaker B: J'ai regardé «Éléphant» de Gus Van Sant, «Palme d'or».
[00:01:31] Speaker A: Tu l'avais déjà vu?
[00:01:32] Speaker B: Non, je ne l'avais jamais vu.
J'ai bien aimé. D'ailleurs, j'ai regardé News of the World. J'ai re-regardé News of the World, encore une fois. Bringing Out the Dead, de Martin Scorsese. J'ai bien aimé. Je ne sais pas si j'en ferais le sujet dans ma watchlist, d'une chronique que je faisais, soit dans ma watchlist ou sur les tablettes, mais j'ai bien aimé ce film-là, vraiment. Et qu'est-ce que j'ai regardé d'autre? Mon Dieu, j'ai regardé Branson, que j'ai re-regardé Branson.
Pas mal le rôle qu'il aurait... Je ne suis pas prêt à dire que c'est le rôle qui a lancé la carrière de Tom Hardy, parce qu'il y a joué dans le début des années 2000 dans Star Trek, mais c'est peut-être lui qui a lancé la vision qu'on a de Tom Hardy aujourd'hui, quelqu'un de... très cut et très... c'est ça, genre James Bond style, si on veut. Là-dedans, il y a une performance très dévouée qu'il a mis pas mal sur la map, puis après ça, bien, il s'est fait caster. Alors, bien, les affaires de Chris Nolan et tout ça, c'était pas mal.
J'avais pas beaucoup de souvenirs, mais j'y avais mis 4 étoiles sur 5, puis je l'ai laissé à 4 étoiles. Fait qu'il faut croire qu'il faut que je truste. mon instinct.
Bref, j'ai regardé bien des affaires, mais on en a regardé aussi pas mal pour l'émission d'aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui à l'émission, on va vous parler du film Ailleurs la nuit, qui était présenté en avant-première mercredi dernier.
Marianne Métivier et Amaryllis Tremblay étaient de passage en studio, donc je vais vous présenter également l'entrevue que j'ai réalisée avec elles.
Et on va vous parler du film, donc un film une proposition relativement atypique, un peu expérimentale, je crois, du cinéma québécois, ce qui est rare, peut-être, à un déploiement à aussi grande échelle. Habituellement, ça serait prêté peut-être à une sortie seulement à Montréal, mais là, je pense que ça surfe un peu sur la vague. Je pense qu'il a été présenté au TIFF ou en tout cas dans certains autres festivals, puis bref, c'est ça.
L'équipe était de passage à Sherbrooke, puis il a fait me prendre l'affiche là-bas aujourd'hui, donc voilà. On va parler également de Montréal-Mabel, qui ça aussi a été présenté... Est-ce que c'était à Cinémania ou au Festival du Nouveau Cinéma? Je me souviens plus, mais quelque part dans un festival de cet automne. Et puis là, ben, il prend officiellement l'affiche aujourd'hui, avec Joan Chen, qu'on connaît pour notamment Twin Peaks, The Last Emperor, quelques films de Ang Lee également, donc c'est ça.
On a vu également Pillian, qui ne prend pas l'affiche, malheureusement, à la Maison du cinéma, finalement, mais on va vous en parler. Il prend l'affiche à Montréal ailleurs, puis d'ailleurs, je pense qu'il a pris l'affiche...
[00:04:04] Speaker A: Mais la semaine prochaine, j'ai vu hier, à partir du 20, il me semble.
[00:04:08] Speaker B: Qui serait ça? Qui serait à la Maison du cinéma?
[00:04:09] Speaker A: Au Québec. Non, non, au Québec.
[00:04:11] Speaker B: Il a déjà été au Québec, mais là, je ne sais pas si... Parce que j'ai écouté, maintenant que je suis membre Patreon de Opération Beurre de Cinoche, Julien a recommencé à faire ses prédictions box-office, puis en tout cas parler du box-office, mais sur la plateforme Patreon. Puis «Pillion» était le film qui avait engendré, puis là, je ne me souviens plus si c'est au Québec ou en Amérique, probablement au Québec, mais le film qui avait engendré le plus de recettes par écran. Il y a eu un petit buzz sur Letterboxd aussi. Il est quand même très bien raté. On l'a vu et on a bien aimé parce que j'ai bien aimé.
[00:04:45] Speaker A: On en parlera tantôt.
[00:04:47] Speaker B: S'il nous reste du temps, on pourra parler peut-être de Wrecking Crew qu'on a vu aussi, mais on n'a pas beaucoup de bons mots à dire dessus.
[00:04:57] Speaker A: C'est pas vrai. On a des choses à dire.
[00:05:00] Speaker B: Oui, des choses à dire.
[00:05:01] Speaker A: Mais non, mais c'est pas... On verra.
[00:05:04] Speaker B: Mais surtout, tu nous as préparé ton topo sur «The Lost World» de l'écrit à l'écran.
Donc, tu as lu le roman et tu as visionné deux films adaptés du roman.
[00:05:14] Speaker A: Avec toi.
[00:05:14] Speaker B: Oui, tout ça. J'étais là aussi. Je pourrais discuter, mais bref, tu nous as préparé un petit quelque chose par rapport à tout ça. et puis ça on a le temps, je parlerai de revues de cinéma ou de n'importe quelle autre chose que j'ai regardée dans les temps derniers. On a vu un peu moins de nouveautés, mais là c'est la période où c'est plus des gros films qui sortent, donc on a moins d'envisionnements, des trucs comme ça. Il y a quand même d'autres films qui prennent l'affiche aujourd'hui, notamment...
[00:05:41] Speaker A: Pour Wuthering Heights.
[00:05:43] Speaker B: Wuthering Heights, effectivement, Demerol Fentanyl, avec Margot Robbie et Jacob Elordi, donc une réadaptation, réinterprétation du roman de Charlotte Bronte, un roman qui est assez populaire, je crois, dans la littérature de romance et tout ça.
Donc, si vous avez vu n'importe quoi d'Emerald Fennell, vous pouvez vous douter que c'est ça, c'est très dans l'air du temps, on va dire ça comme ça. Celle qui avait fait Saltburn et celle qui avait fait également... Promising Young Woman. Exactement.
[00:06:14] Speaker A: C'était son premier Promising Young Woman.
[00:06:16] Speaker B: Il a valu un Oscar quand même.
[00:06:18] Speaker A: Oui, mais j'avais tellement hâte de voir ce film-là, puis j'ai été comme... Je l'avais aimé, mais j'ai été un peu déçue quand même. Après ça, Saltburn, je pense que je n'aime pas ce qu'elle a fait, pour vrai.
Puis là, je n'arrête pas de voir des articles. Les Français, en tout cas, ont détesté Wuthering Heights.
[00:06:31] Speaker B: Les critiques ne sont pas très positives.
C'est ça, il y a celle du devoir qui n'est pas si mal, mais sinon... C'est ça, je pense que la presse, ils ont mis 5 sur 10.
J'ai hâte de le voir quand même. Toi, je sais que ça ne t'intéresse pas vraiment, mais moi, j'ai hâte de le voir.
[00:06:46] Speaker A: Non, parce que c'est le genre d'affaire que quand je faisais des recherches pour des classiques à lire, en fait, parce que je ne l'ai jamais lu, ça sortait beaucoup. Puis après, c'est parce qu'on disait aussi que c'est un roman super difficile, qui est vraiment plein de violence. Puis je ne suis pas dans ce mood-là, je n'ai pas envie. Quand tu voulais aller le voir, puis là, il sort pour la Saint-Valentin. Puis j'étais comme « oi, mais c'est pas le même qu'on me l'a vendu ». Mais finalement, c'est absolument pas. Elle s'est beaucoup écartée, je pense.
[00:07:10] Speaker B: Du propos. Ça doit être pire que les violences faites dans le livre, je peux pas croire. Mais en tout cas.
[00:07:16] Speaker A: On verra.
Elle a enlevé le personnage.
[00:07:18] Speaker B: Qui s'évissait.
[00:07:20] Speaker A: Ah oui? C'est une histoire d'amour un.
[00:07:24] Speaker B: Peu plate.
Je n'ai pas vraiment.
[00:07:27] Speaker A: Lu dessus. J'en ai.
[00:07:28] Speaker B: Lu 25.
Pour quelqu'un qui ne veut pas voir le film, je trouve que tu fais bien des recherches. Il y a aussi Crime 101.
Ah oui, enfin! Avec Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, un film de Bart Layton, qui a l'air d'être un espèce de throwback au film criminel, du film noir, des trucs comme ça, néo-noir.
des années 50-60.
Ça a l'air un peu long, deux heures et vingt, quand même, c'est substantiel, mais c'est ça, les critiques sont globalement positives, mais... quand.
[00:08:01] Speaker A: Même faibles. Mais ça aussi, t'sais, j'ai vu le trailer plusieurs fois au cinéma dans les derniers mois, puis à chaque fois, c'est sur papier exactement mon genre de film, puis la bande-annonce, elle réussit pas à me convaincre, puis peut-être qu'on va finir par le regarder, mais sur un streaming, puis... C'est pas quelque chose qui me tente tant que ça. Ruffalo est un agent quelconque, un enquêteur qui va enquêter sur lui. Il est dans Mars. C'est ça. Il y a du trafic et des vols. C'est.
[00:08:29] Speaker B: Pas mal. C'est assez de base. Si ça ne vous donne pas le goût d'aller le voir, je ne sais pas ce qui va vous donner envie. Sinon, il y a peut-être la sortie familiale de la semaine, deux semaines avant la semaine de relâche quand même.
Rêver plus haut, en français. Bien, il y a les deux, en tout cas. Donc, un bouc, une chèvre, qui joue au basket. C'est produit par Stephen Curry, qui est souvent considéré comme l'un des GOAT du basketball.
Donc, c'est un peu basé sur son histoire. Qu'est-ce que tu veux dire? Tu sais pas ce que ça veut.
[00:09:02] Speaker A: Dire, GOAT? Non, oui, oui, oui, tout à fait. J'ai pas la bonne image de Stephen Curry en tête, parce qu'il y a un... Comment il s'appelle, l'autre? Le.
[00:09:09] Speaker B: Roux, là.
Je.
[00:09:10] Speaker A: Sais pas. C'est pas ça.
[00:09:11] Speaker B: Son nom? Je sais pas. Mais bref, c'est le même studio qui était à l'animation des Spider-Man les plus récents, puis de K-Pop Demon Hunter. Ça promet... Je pense pas qu'il va... Un film familial, souvent, il reste à l'affiche quand même un bout. Je pense pas qu'il va avoir un gros premier box-office à son premier week-end. Mais il va rester là pendant un petit bout, je pense. Lui aussi, peut-être qu'on ira le voir.
La marmaille, qui sait?
Donc voilà, c'est pas mal les nouveautés qui prennent l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. Il y a l'autre film aussi, je pense que c'est Cold Storage, avec Joe Kearney, qui joue dans Stranger Things. Il y a Mason, bon, ça a l'air d'un film de comédie d'horreur, mais les critiques ne sont pas très bonnes. Il est à l'affiche au Galaxy, si jamais vous voulez aller le voir. mais juste en français. Fait que... c'est ça. Faites-vous du mal. Mais non, on juge pas. Mais voilà, donc c'est pas mal de tout. Sinon, au niveau de nouveautés, il n'y a pas eu une tonne de nouveautés. Il y a eu deux décès un peu tragiques. Un qu'on a beaucoup parlé, évidemment, James Van Der Beek, qui est mort des suites de son cancer au côlon qu'il avait depuis, je sais pas combien d'années, deux, trois ans. Et puis l'autre, c'est Bud Cord, qui était le Harold de Harold et Maude, mais qui a joué dans d'autres affaires aussi, mais qui était surtout connu pour ce rôle-là. Donc beaucoup étaient dans le cinéma des années 70.
Il a joué dans, c'était quoi donc, M.A.S.H. également de Robert Altman. Bref, c'est ça, il est mort à une soixante-dizaine d'années, là, je pense. Ça fait que voilà, deux départs regrettés. Ça va faire bien du monde à mettre au In Memoriam des Oscars dans quelques semaines.
C'est pas sûr qu'ils vont tous être là, mais il devrait être là, lui. Donc voilà, on s'en va pour ce publicitaire. Au retour, on vous parle un peu d'ailleurs la nuit, puis on écoute l'entrevue réalisée avec l'équipe du film.
[00:10:56] Speaker A: Restez là.
Un jour je vais faire un film Je ferai la prise de son.
[00:11:03] Speaker B: La réalisation Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, et puis maintenant, on vous parle du film Ailleurs la nuit de Marianne Métivier. C'est son premier long métrage.
Donc, elle avait fait également un court métrage qui était à la Léberlinale. Léberlinale, d'ailleurs, qui se passe en ce moment. C'est toujours au mois de février.
Donc, celle qui porte la pluie.
Elle travaillait d'ailleurs sur ce documentaire, sur ce court métrage-là, avec Amélie Stremblay, qui joue donc dans son le fameux long-métrage, qui se décline en deux ou trois histoires parallèles. Bien, pas parallèles.
[00:11:47] Speaker A: Oui, parallèles. Parallèles.
[00:11:48] Speaker B: Oui, oui. Parallèles.
[00:11:49] Speaker A: Et contigues. Mais parallèles.
[00:11:51] Speaker B: Et croisés. Oui, c'est ça.
Croisés, je pense que c'est un peu mieux. Donc, on suit d'abord le personnage de Camille Rutherford qu'on a vu dans «Anatomie d'une chute» un peu plus récemment, qui est une Française immigrée aux États... au Canada, pardon. qui était en ville, on comprend pas trop si c'est Montréal ou si c'était Paris, mais qui était en ville, puis là qui a été établie à la campagne. Elle est preneuse de son, et puis on va dire les premières 30-40 minutes se concentrent un peu sur elle, sur la relation qui s'effrite entre elle et son copain, qui est joué par Victor Treyes-Turgeon.
Puis il semble abriter aussi des...
des gens de passage, pas Airbnb, ça a l'air peut-être plus culture thing qu'Airbnb, mais c'est ça, donc il y a une des pensionnaires, on va appeler ça comme ça, qui l'a fait peut-être justement se réquestionner un peu sur sa relation avec son copain.
Sa pensionnaire tombe en amour aussi avec un fermier du coin qui s'appelle... c'est pas péjoratif, un agriculteur du coin qui est joué par Emil Schneider. Bref, c'est ça, cette première 30-40 minutes-là est très sonore, on va dire, comme approche. Le son est vraiment mis de l'avant et t'as un peu une...
Je ne sais pas. Une tentative de reconnexion envers la nature, mais d'un personnage qui est un peu en flottement, on dirait. C'est ce qui caractérise, je pense, tous les personnages principaux de ce film-là.
Ça, c'est la première trame. Il y a une deuxième trame avec deux immigrés des Philippines qui n'a une que c'est sa mère. J'ai l'impression qu'elle fait.
[00:13:32] Speaker A: Du ménage. C'est la mère des filles qui font du ménage chez des gens. plus riche.
[00:13:35] Speaker B: Qu'Elle, évidemment. On suit surtout la fille des deux. Puis là, on comprend qu'elles aussi sont immigrées, puis semblent aussi un peu entre deux chaises un peu, là, en transit. Puis peut-être un peu, on va pas dire nostalgique, mais, t'sais, s'ennuient de pas être aux Philippines avec le frère, en tout cas, le fils et le frère de l'une et de l'autre. Donc, t'sais, ça.
Le personnage un peu qui lit tout ça, c'est celui de Jeanne, qui est jouée par Amarillis Tremblay, qui est une étudiante aux études supérieures, qui fait un travail sur la pronouce de son. Désolé, je n'ai pas le nom du personnage, mais elle fait un travail sur la pronouce de son. Au début du film, elle est beaucoup par téléphone, se questionnait un peu sur sa démarche créative. On comprend qu'elle est pronouce de son, mais aussi qu'elle fait de l'art avec ça. Ce n'est pas nécessairement juste une pronouce de son de cinéma, mettons. Donc, elle se questionne un peu sur le processus créatif de l'autre. Et puis, à certains moments, on dirait qu'il y a comme un déclic. Elle a le goût, plutôt que d'écrire sur quelqu'un qui fait de l'art, elle a le goût d'elle-même faire quelque chose, que ce soit un documentaire. C'est l'approche qu'elle a. Mais elle aussi semble un peu en deux chaises, comme moi, à la fin de ma maîtrise.
Ça me tente pas de la finir, ça me tente de faire autre chose finalement. Ça fait que c'est ça. Ça fait qu'on suit un peu ces histoires-là, mais toujours dans une approche que je dirais un peu plus contemplative.
Tu sais, des plans très, très larges qui permettent juste... Des plans longs et larges qui permettent de... Bien, qu'on y dégage un peu ce qu'on veut, là. Tu sais, c'est-à-dire qu'il y a... Parfois, il y a beaucoup d'action qui se passe dans le plan, puis on regarde un peu où on veut.
Je pense que c'est comme un... C'est un film d'artistes, je vais dire comme ça. Il n'y en a pas beaucoup, surtout des films financés par les grosses institutions. Il n'y en a pas une tonne qui sortent par année de ces films d'artistes-là, que je dirais.
C'est pas qu'ils ne sont pas accessibles nécessairement, mais c'est qu'il y a une vision tellement claire et créative et une ambiguïté ou en tout cas une espèce de...
de place à interprétation qu'il n'y a pas dans la plupart des films qui sortent, des films québécois, mais même des films américains.
Même d'ailleurs, en les rencontrant en entrevue, j'avais l'impression de rencontrer des artistes, pas nécessairement juste des cinéastes ou pas juste des auteurs.
Des fois, il y a plusieurs approches, évidemment, au cinéma, on peut penser à du... ou des trucs comme ça qui lui aussi est très dans la philosophie des choses, puis de... Il y a une ligne directrice qui, pour lui, semble parfois claire, mais qu'après ça, on peut dégager tellement de choses différentes que c'est juste assez flou pour qu'on puisse interpréter ce qu'on veut, puis juste assez concret pour qu'on soit capable de le résumer, on va dire ça comme ça.
Tu sais, toi, je sais que peut-être t'as moins aimé.
[00:16:32] Speaker A: Cette approche-là.
Les amis, je regarde jamais les bonnes annonces. Pas vraiment avant qu'on regarde des films. C'est pas mal toi qui guide nos visionnements de fin de semaine.
Ce film-là, il a commencé pendant la première partie, celle avec la preneuse de son.
C'est pas mal l'entièreté de ce segment. J'avais l'impression que c'était un documentaire parce qu'il y a une espèce d'authenticité qui n'est pas un jeu nécessairement avec les acteurs qu'on regarde. C'est eux, ils habitent dans leur petite maison en campagne. Il y a de quoi dans la façon dont c'est présenté. Il y a un rapport au son qui est super important, qui devient quasiment fusionnelle avec la nature. On la voit comme vraiment s'imprégner des lieux où elle se trouve. Puis j'étais comme bon, on regarde la démarche d'une artiste justement dans ce domaine-là. Puis après ça, t'as les conversations téléphoniques avec la fille qui fait un mémoire. Tout ça pour moi, ça fitait dans un esprit documentaire.
À un moment donné, je ne sais plus ce qui s'est passé, mais j'ai fait « Ah ben finalement, ce n'est pas tant ça ». Mais je n'ai pas de tripé sur ce que ça donne.
C'est très vide d'un point de vue sonore, justement.
Il n'y a pas beaucoup de texte dans le film. C'est très contemplatif.
Et ce n'est pas full, mon genre. J'ai eu de la misère à rester dedans.
Puis là, c'est ça, il y avait le documentaire qui n'était pas un documentaire, mais ce n'est pas grave. Moi, je trouvais que ça ressemblait à un documentaire quand même. Puis après ça, j'étais comme « OK, mais si ce n'en est pas un, c'est quoi l'histoire que tu es en train de nous raconter? » Parce qu'il n'y a pas grand-chose à quoi on peut s'accrocher, je trouve.
Je trouvais qu'il manquait d'explications peut-être.
Oui, peut-être que Terrence Malick, c'est super clair dans sa tête, mais il faut que ça le soit à l'écran aussi. Ici, je n'ai pas l'impression que ce l'est tout le temps.
J'ai eu la misère à comprendre ce qu'on essayait de nous présenter et de faire.
Ultimement, je pense que la lenteur de tout ça et la contemplation, ça ne me rejoint pas vraiment.
Non, je n'ai pas trouvé ça. extraordinaire, malgré que c'est peut-être vraiment bon pour des gens qui s'y intéressent d'un point de vue plus artistique. Mais moi, ça me rejoint pas tant, puis les notes que j'ai vues sur Letterboxx sont quand même aussi assez dispersées.
[00:19:07] Speaker B: C'est très en escalier, tout ça.
Ben, ouais, pas en escalier, mais en tout cas, c'est divisé, mais... Ça monte et descend, là.
Moi...
Tu sais, je comprends tous tes points aussi. Puis tu sais, je pense que dans ce genre de film-là, on dirait que c'est quasiment mieux de savoir un peu ce qu'on s'en vient voir plutôt que de juste rentrer dedans. Tu sais, moi, je le savais un peu. J'avais lu une entrevue avec elle, avec Marianne Métivier, dans la séquence. Tu sais, je savais un peu dans quoi je m'embarquais. Parce qu'on dirait effectivement les films un peu plus contemplatifs que je vais voir, puis que je sais pas que ça va être ça.
Tu sais, si en...
Ça ne respecte pas vraiment une structure narrative classique.
Puis on dirait que ça crée... On a comme... On s'est créé un peu des attentes de voir cette structure-là un peu partout, à 20 minutes, il se passe de quoi, puis là, ça va affecter le reste du film. Il n'y a pas ça ici. Puis effectivement, je pense de ne pas savoir que c'est dans ça qu'on s'embarque, ça peut être, à mon avis... On peut décrocher facilement puis avoir de la difficulté à rembarquer, surtout dans la deuxième partie où on change complètement de décor, on change complètement de personnage.
on embarque dans une autre histoire, à la.
[00:20:18] Speaker A: Limite, comme si c'était deux courts-métrages. Mais c'est ça, puis il y a ça aussi, c'est qu'on coupe complètement. Il y a Jeanne qui fait un lien entre les trois, mettons, mais entre les deux, puis elle-même, mais on revient jamais, t'sais, aux premières, t'sais, c'est fini, puis on y retourne pas, puis je suis comme, mon Dieu, mais c'est... Mais non, mais qu'est-ce que je suis en train de... C'est pas mauvais, c'est juste pas moi. C'est pas venu me chercher, moi. Mais ce qui empêche pas que le film, au niveau du son justement, il est vraiment super bien fait parce que c'est ça son but. Il y a des affaires à aller chercher dedans, mais c'est.
[00:20:51] Speaker B: Pas venu me chercher moi là-dedans.
C'est ça, je parle vraiment des artistes, soit des artistes visuels, parce qu'on parle beaucoup du son, mais au niveau de l'image aussi, je trouve que c'est très travaillé et très soigné.
Moi, c'est ça, je suis un peu entre les deux. Je suis très cartésien, puis la poésie, ou en tout cas, la philosophie dans les films vient habituellement un peu moins me chercher.
L'aspect sonore est venu me chercher. Je travaille d'une radio, je côtoie le son tout le temps. Je trouve que le son est important au cinéma et qu'on ne lui donne peut-être pas tous les crédits qu'il mérite. Puis je suis comme juste arrivé au niveau aussi de ma cinéphilie où j'ai le goût d'être challengé plus souvent, puis comme de sortir une fois de temps en temps de ce moule-là bien établi, surtout quand on écoute cinq, six films par semaine, puis que c'est toujours à peu près la même histoire, même des fois, littéralement, dans la.
[00:21:38] Speaker A: Même semaine, c'est deux.
[00:21:39] Speaker B: Histoires pareilles. Ça arrive quand même. Ça fait que, tu sais, je suis rendu au point où comme j'ai le goût de sortir... D'avoir de quoi être différent. C'est ça. Je comprends effectivement que c'est pas non plus pour tout le monde, mais je suis content qu'il existe, puis j'ai hâte de voir vers où sa carrière va aller, à Marianne Métivier, premier film. Ça n'a pas l'étoffe d'un premier film. En tout cas, je trouve que c'est très... Je ne sais pas comment le dire. La vision est très claire de ce film-là pour un premier film. Ça ne me semble pas brouillon. On dirait que c'est quelqu'un qui a vraiment la maîtrise de tous les aspects du film. qui a fait ça, ça fait que... C'est ça, j'ai vraiment hâte de voir où sa carrière va aller. Effectivement, c'est ça, il faut arriver, je pense, avec une certaine... C'est ça. Compréhension de ce qu'on s'en va voir, mais après ça, je pense que... Puis c'est un film aussi qui est... Bien là, il est trop tard pour vous inviter à l'avant-première, mais je pense que c'est un film qui prête peut-être à la discussion après le film, qui le fait vivre un peu plus longtemps, parce que le regarder tout seul, je sais pas trop... On dégage nos propres affaires, mais ultimement, C'est des films aussi, dans la contemplation, qui nous laissent le temps de réfléchir à nos affaires, à whatever, faire des parallèles avec nos vies, si ça adonne.
En tout cas, c'est ça. J'ai vraiment l'impression de regarder un film d'artiste, puis je le dis positivement, mais il faut juste savoir un peu dans quoi on s'embarque, je pense, puis arriver là avec une certaine curiosité ou en tout cas un certain désir de ne pas se faire raconter une histoire...
C'est ça, donc allez voir ça, Ailleurs la nuit.
On va aller écouter justement la réalisatrice et l'une des actrices du film nous parler de ce fameux film et on va revenir après pour d'autres critiques de films restés des nôtres.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et puis maintenant j'ai la chance de m'entretenir avec l'équipe du film Ailleurs la nuit qui était de passage à Sherbrooke plus tôt cette semaine pour l'avant-première du film. Donc j'ai avec moi la réalisatrice Marianne Métivier et l'actrice Amaryllis Tremblay. Bonjour.
[00:24:01] Speaker C: À vous deux.
[00:24:01] Speaker D: Vous allez bien? Très.
[00:24:02] Speaker B: Bien, merci. Merci de nous accueillir. Oui, merci de prendre le temps d'arrêter en studio ici.
D'abord, félicitations pour ce film que j'ai vraiment beaucoup aimé, qui est un premier long-métrage aussi de ton côté, mais qui n'est pas votre première collaboration. On en reparlera tout à l'heure. D'abord, ma première question irait du côté de Marianne.
Évidemment, le film a une histoire quand même assez singulière. Je serais curieux de t'entendre sur d'où est venue cette idée-là, d'où s'est.
[00:24:30] Speaker C: Parti ce projet, d'ailleurs, la nuit.
En fait, les premiers balbutiements me sont venus quand j'étais entourée de grosses roches dans les calanques, donc pas chez moi.
Puis je me posais beaucoup de questions par rapport à mon mode de vie. J'ai souvent fait des rencontres qui m'avaient quand même marqué sur comment les gens pouvaient se déplacer puis s'ancrer à un lieu.
Puis j'aimais bien l'idée d'installer le film dans deux paysages distincts, qui étaient celui de la campagne puis de la ville.
La campagne parce qu'il y avait un sentiment qui m'attirait beaucoup dans l'idée de pouvoir être plus connectée à la nature, à une forme de décroissance, de ralentir un peu, ce qui amène parfois aussi une forme d'isolement, puis des fois des connexions, si on veut, avec la réalité. Puis, d'une autre part, bien, j'adore les villes parce que ça permet des rencontres un peu au hasard, éphémères. Bien, il y a aussi des liens plus profonds, puis une forme de collectivité, puis de mouvements.
Donc, j'avais comme envie de mettre en contraste ou en dualité différents personnages qui ont une relation qui n'est pas la même au déplacement, à l'enracinement, puis de se les mettre un peu en parallèle malgré les contextes de vie et.
[00:25:44] Speaker B: Privilèges qui diffèrent de chacun d'eux. Parce qu'effectivement, dans le film, il y a une multiplicité de lieux, tu le mentionnes, campagnes et villes, de personnages aussi, de réalités qui sont différentes, mais qui se font un peu écho à travers le film. L'idée d'aérer, le désir peut-être d'être ailleurs semble les unir.
Le film emprunte une structure quand même narrative à laquelle on est moins habitué, je crois, tant dans le cinéma québécois que dans le cinéma, même peut-être un peu plus proche du cinéma européen de ce temps-ci. Comment as-tu pu mettre de l'avant ces parallèles-là que tu essaies de tracer en travers tes personnages? Soit avec le scénario, soit avec les aspects techniques. On sait que le son et l'image sont très importants. Comment as-tu voulu mettre en.
[00:26:32] Speaker C: Image et en son ces parallèles-là?
Bien, en fait, il y a un autre lieu aussi dans le film qui est peut-être celui plus des souvenirs ou du rêve puis de la mémoire. Puis je crois que ça, c'est un pont qui est quand même fort entre tous les lieux puis les personnages.
Puis évidemment, bien, un des aspects formels qui les lie beaucoup, c'est le son qui a une importance.
une grande importance dans le film. Le film commence avec une voix, avec un personnage qui enregistre des sons, donc qui invite le spectateur à écouter.
Puis tout le long du film, il y a ces vibrations-là qui sont un mélange des fois en fragments, des fois un peu plus posés. Puis je pense que c'est ces ondes-là qui viennent vraiment lier tous les personnages puis les lieux. Ça, c'était une façon de le faire. Puis après, c'est sûr qu'on a vraiment voulu lier les lieux par l'image aussi. Donc, vraiment faire des plans larges, assez fixes, dans lesquels on pouvait voir les personnages évoluer dans leur environnement.
Puis, des fois aussi, couper ce rythme-là avec d'autres procédés. On a quand même expérimenté avec beaucoup de choses.
Donc, même s'il y a des plans qui sont un peu plus sans lenteur, je pense que c'est quand même un film qui est vraiment immersif, puis qui a vraiment plein de.
[00:27:44] Speaker B: Surprises aussi, à plein de niveaux. Amaryllis, de ton côté, tu interprètes le personnage de Jeanne qui est quasiment un peu le liant de tous ces personnages-là aussi. Tu es la seule qui est impliquée avec tous les personnages. Peux-tu nous décrire un peu ce personnage-là et comment.
[00:28:00] Speaker D: Est-Ce que toi tu l'as approché?
Jeanne, elle étudie le travail de l'artiste sonore qui est Marie.
Elle est à la maîtrise en or, le film ne dit pas c'est quoi, mais elle fait son travail sur le travail d'une autre artiste.
Puis c'est comme si au début du film, elle se donne à fond là-dedans et tout, mais à un moment donné, il y a comme un appel qui arrive qui est vraiment fort de faire ses propres projets, faire son propre documentaire. Donc devenir une artiste elle-même plutôt que de juste s'intéresser à des artistes, donc je pense que... En tout cas, pour moi, c'était comme un truc central de Jeanne.
Mais oui, je trouve ça le fun qu'elle soit comme un peu celle qui... qui est un peu une intruse. Ça se dit-tu une intruse? Je suis pas sûre. Une intruse, en tout cas.
Quand on est à la campagne, c'est comme une voix qui appelle tout le temps, qu'on sait pas trop c'est qui, pis à un moment donné, elle apparaît même, pis c'est comme pas trop rapport parce qu'elle est pas dans le même lieu que les autres personnages.
Pis après ça, ben là, on la retrouve, pis là, elle nous amène, elle nous fait découvrir Eva et Melita, qui sont les personnages des deux, ben les deux migrantes philippines.
Donc c'est le fun, c'est vraiment le fun. C'est comme un honneur de.
[00:29:20] Speaker B: Lier des mondes apparemment séparés, ensemble. Vous vous retrouvez donc après ton court-métrage précédent.
Vous aviez travaillé ensemble. C'est comment, elle est avec nous en ce moment, mais c'est comment de travailler avec Marianne? T'as quand même de l'expérience que ce soit à la télé ou au cinéma et tout ça.
Tu qualifierais.
[00:29:42] Speaker D: Comment son approche à la réalisation?
Je pense que Marianne, elle voit des qualités ou des énergies chez les gens. Puis c'est à cause de ces choses-là qu'elle est caste, donc qu'elle est choisie dans son film. Puis après ça, elle fait juste essayer de donner liberté à ça, donc à l'énergie qu'elle a choisie.
devant la caméra, donc je dirais que c'est comme ça qu'elle travaille, parce que je me sens.
[00:30:11] Speaker C: Souvent comme si je jouais pas.
Oui, puis si je peux rajouter, bien, t'sais, à Marguerite, on avait collaboré sur Celle qui porte la pluie, puis très rapidement, à l'écriture, je la visualisais vraiment pour le rôle de Jeanne. Fait que je lui ai offert le rôle assez rapidement. Elle a lu les premières versions du scénario.
Elle a même été impliquée dans le processus d'audition, donc elle a donné la réplique à plusieurs autres comédiens. Puis, ben oui, en fait, j'imaginais beaucoup Amaryllis dans ce rôle-là. Donc, j'avais pas envie que nécessairement elle se transforme. J'avais envie de puiser un peu dans sa propre vie ou dans ses habitudes.
Donc, par exemple, dans le film, il y a une séquence de kung fu.
Ça, c'est Amaryllis, à cette époque-là, qui est en fait dans les parcs.
Le flip phone qu'elle utilise, c'était le sien aussi. Donc, plein d'ajouts qui m'ont.
[00:30:59] Speaker B: Aussi nourrie pour construire ce personnage-là.
Comme le film a justement cette approche un peu flottante si on veut, quelle place est-ce qui est donnée à l'improvisation dans une scène? Est-ce que vous êtes resté fidèle vraiment au scénario de départ ou si vous avez essayé de... de créer quelque chose, ou même est-ce que le film s'est réécrit un peu au montage par la suite? Comment ça s'est passé? Peut-être.
[00:31:22] Speaker C: Plus l'aspect de tournage, vous deux?
Honnêtement, il n'y a pas eu énormément d'improvisation.
C'était quand même assez précis ce que je voulais.
Donc c'était assez découpé, scénarisé, mis en scène de cette façon-là. Après, on s'est adapté évidemment avec les lieux de tournage.
Aussi, un autre truc, c'est qu'on n'avait pas le luxe d'avoir énormément de temps, donc souvent on devait faire les scènes assez rapidement, donc peut-être qu'on aurait pu plus explorer sur le coup, mais ça n'a pas été une possibilité.
Après, au montage, oui, il y a eu quand même beaucoup de changements. Rien par rapport à la structure que je voyais déjà depuis le début en deux parties, en deux temps, plus des scènes qui ont été enlevées. Je pense que ce qui est particulier des fois avec écrire des scénarios puis vouloir avoir les sous pour les faire, surtout pour un film comme celui-ci, j'ai l'impression qu'au fil des dépôts, des fois, j'écris plus de choses ou plus de dialogues pour être bien comprise, puis pour être un peu plus claire.
Puis après ça, j'ai souvent tendance à enlever des éléments.
Puis même s'ils sont enlevés du film final, je pense qu'ils ont vraiment nourri les actrices, les acteurs pour construire leur personnage, ou même juste pour... C'est des choses qui ont disparu, mais qui appartiennent quand même au film, même si elles ne sont plus dans le montage final.
Donc je dirais que c'est surtout des.
[00:32:41] Speaker B: Choses qui ont été enlevées, finalement.
Pour un premier film, c'est ça, c'est quand même assez, je ne veux pas dire ambitieux, mais justement, ce n'est pas le type de projet, on dirait, qui est financé facilement pour un premier film.
Vous êtes allé aussi en coproduction, je pense, en semi-coproduction aux Philippines, je crois. Comment ça s'est passé, qu'est-ce que ça a apporté au film, puis est-ce que ça a.
[00:33:05] Speaker C: Représenté son look des filles aussi?
En fait, j'ai eu la chance d'être vraiment bien accompagnée par ma productrice Geneviève Gosselin, qui a vraiment cru en le projet dès le début.
Puis je pense qu'avec le court-métrage que j'avais fait, qui annonçait un peu le type de cinéma, puis qui avait quand même fait un beau parcours en festival, je pense qu'il y a eu quand même confiance des institutions pour financer le film assez rapidement.
Après, on a dû quand même défendre certains aspects du film.
Mais non, je trouve que c'est encourageant aussi pour les jeunes cinéastes de voir qu'on peut faire des films aussi qui sont un peu différents, qui n'ont pas nécessairement les mêmes schémas narratifs classiques.
Puis après, c'est Geneviève qui était... Tu sais, moi, au début, j'écrivais, puis j'avais un peu peur d'écrire des scènes aux Philippines, puisque je me disais, est-ce que ça va être possible de le faire?
Puis Geneviève était comme, bien, écoute, on va essayer de faire une copro avec les Philippines, avec la France, puis il y avait aussi des comédiennes françaises. Puis finalement, ça n'a pas été officiellement une co-pro juste parce que c'est une question de ratio, de financement, mais on a vraiment reçu une bourse du Film Council des Philippines.
Donc, ça a été vraiment un bel honneur de pouvoir, pour un premier film, collaborer avec des actrices là-bas, de pouvoir tourner aux Philippines, puis de vraiment faire une collaboration à deux pays. Puis, tu sais, moi, mes origines sont mixtes aussi. Ma mère vient des Philippines. mon père est Québécois, donc ça faisait beaucoup de sens pour moi de pouvoir, tu sais, de combiner.
[00:34:25] Speaker B: Ça dans un premier long métrage. Le film, et je pense que c'est voulu, laisse évidemment respirer un peu le récit, que ce soit avec la longueur de certains plans, avec le cadrage, tu mentionnais le trailage, beaucoup de plans fixes, puis par moments, justement, une absence de dialogue. Dans quel état d'esprit est-ce que tu souhaites que les spectateurs viennent voir ton film? Et puis, je rajouterais peut-être, comment souhaites-tu qu'ils qu'il l'apprécie. Est-ce que tu veux qu'il se laisse porter un peu par ses aspects un peu plus philosophiques, métaphysiques? Est-ce que tu veux qu'il essaie de décoder les symboles? Comment est-ce que tu... Je veux pas emprunter le mindset là, mais dans quel mindset est-ce que tu veux que les spectateurs.
[00:35:07] Speaker C: Et spectatrices viennent voir ton film?
Je pense qu'il faut une certaine ouverture et un certain laisser-aller.
C'est vraiment un film qui est dans les vocations, qui fait appel au sens, à l'intangible, à l'intuition.
Je pense qu'il y a plein de choses pour toutes sortes de spectateurs. Ce qui est intéressant, c'est que ça invite vraiment au spectateur à s'engager dans le film, puis à être présent, puis à trouver un peu les échos qui lui font appel. Donc, je dirais pas qu'il y a de réponses à trouver.
Puis c'est plus, ouais, essayer de voir comment peut-être chacun se place par rapport à... son ancrage, son engagement, comment il se lie aux choses qui l'entourent, comment lui écoute le monde. Ça lui permettrait peut-être de faire une petite introspection s'il veut ou sinon c'est juste un trip aussi parce que c'est vraiment immersif et il y a plein de belles choses dans le film.
Mais à Mark Niss je pense que toi aussi tu pourrais.
[00:36:10] Speaker D: Rajouter un petit quelque chose là-dessus.
En tout cas, comment j'ai envie d'inviter les gens à venir voir le film, c'est en disant que c'est une expérience qui... Le cinéma, on l'a toujours rapproché au rêve, mais je pense que moi particulièrement, les deux fois où j'ai vu le film, ça a vraiment fait comme un effet de...
de rêve éveillé qui m'a fait vivre des sensations, des fois des émotions, des fois des états. Mais je trouvais ça beau, en fait, qu'on soit amené à vivre ça. C'est comme un genre de voyage intérieur, je sais pas.
[00:36:46] Speaker B: Trop quoi. Fait que j'ajouterais ça. Non, non, mais c'est très bien. Je pense que c'est ce qui est positif de ce type de cinéma-là, c'est qu'on va chercher un peu... de nos propres sensibilités. Moi, par exemple, c'est vraiment le travail du son qui est venu me chercher. Je travaille dans une radio et ça fait six ans que je côtoie le son au quotidien. Habituellement, le son au cinéma a tendance à s'effacer, à se laisser oublier, tandis que là, il est très mis de l'avant avec la question de la réappropriation de la nature.
de la nature en général. Moi, c'est plus ça qui est venu me chercher dans ce film-là.
Est-ce que tu dis que t'es un peu en continuité avec ton précédent court-métrage? Est-ce que tu dirais que l'esthétique que t'es en train de développer, tu vas la poursuivre dans le futur, ou si elle se prêtait bien au récit que tu voulais raconter, mais que tu veux explorer d'autres choses.
[00:37:40] Speaker C: Éventuellement? Comment tu vois la suite?
En ce moment, je travaille déjà sur un documentaire. Je suis en montage et j'ai fait un peu les deux films en parallèle.
C'est un film très différent, mais en même temps, il y a quand même des échos thématiques. Il y a une façon quand même de filmer qui pourrait s'apparenter.
Pour la suite, c'est sûr que je vais faire des choses différentes, mais je pense que j'ai envie aussi de continuer à creuser certaines choses que j'ai déjà commencé à faire, c'est sûr.
Mais c'est sûr que ça va rester dans une lignée de.
[00:38:15] Speaker B: Cinéma d'auteur qui explore des choses.
Est-ce que tu as des influences, des cinéastes vers qui tu regardes pour soit t'inspirer ou je ne sais pas.
Quels sont les films ou les cinéastes ou les acteurs, actrices qui vous inspirent au quotidien?
Dans une émission de.
[00:38:33] Speaker C: Cinéma là-bas. On va parler cinéma.
Ces temps-ci, il y a beaucoup de cinéastes femmes que j'adore, puis on n'en parle pas assez, donc je vais commencer avec elles.
C'est sûr que Claire Denis, c'est quand même une inspiration, quand je pense à Beau travail, le côté formel, du montage, des images, de la narration, ou même 35 hommes, quelque chose d'un plus intimiste, vraiment des beaux personnages, mais comme une poésie qui est vraiment inhérente au film.
Après, tous les films de Kelly Richard sont fantastiques.
Certain Women, le triptyque, avait quand même un peu inspiré, même si c'est vraiment un autre genre de cinéma, mais l'espèce de, c'est ça, plusieurs personnages féminins qui se côtoient, puis qui... Lucrécia Martel, pour le travail du son, je pense à La Cineaga.
Après, c'est sûr que j'adore le cinéma de l'Asie du Sud-Est, donc à Pichapong, c'est une grande influence. Tsai Ming-Lang aussi.
Carlos Regadas aussi pour le film, ça a été quand même marquant. C'est sûr que quand je vois des films qui offrent un peu quelque chose que j'ai jamais vu, ça me fait vraiment tripper. Autant des films très sensibles, j'écoute toutes sortes de films, mais ceux qui m'inspirent le plus pour ma pratique, je pense que c'est quand on essaye un nouveau langage, quand on me propose autre chose, c'est vraiment là où... Il y a un film que j'ai vu l'année passée qui s'appelle The Human Surge 3.
Puis.
[00:40:13] Speaker D: C'Est pas un... Oui, je l'ai vu.
[00:40:14] Speaker C: Parce que tu me l'avais recommandé. Il n'y a pas de deux, il y a de Human Search, puis il y a de Human Search 3. Puis c'est un cinéaste qui s'appelle Eduardo Williams.
Puis c'est un film d'errance où tu tues des personnages dans plusieurs pays.
C'est magnifique, c'est filmé avec comme des caméras 360. C'est vraiment immersif. Puis j'avais jamais rien vu comme tel, puis ça, ça m'a vraiment fascinée.
Donc je cherche toujours ce genre de film-là. Mais après, des films super sensibles comme Certain Women aussi ou...
Il y en a plein. Il y en a trop.
Mais ça, ça serait ceux du.
[00:40:49] Speaker B: Moment qui me viennent en tête. Je.
[00:40:52] Speaker D: Ne sais pas si tu veux... Moi, je regarde beaucoup de cinéma. J'aime beaucoup regarder les jeux, c'est sûr.
Je pourrais en nommer plein, mais je pense qu'une actrice que j'aime particulièrement tout le temps, c'est Tilda Swinton. C'est un peu évident. Si je me creusais la tête, j'en trouverais peut-être des françaises.
Puis au Québec, il y en a plein que j'admire aussi. Mais tu sais, si on parle d'une inspiration ou tout ça, j'aime bien Tilda Swinton parce qu'elle est comme libre d'identité. T'sais, j'ai l'impression que c'est une énergie qui prend des formes différentes selon le film, puis j'aime vraiment ça.
Un de mes films préférés, c'est Orlando, de Sally Potter. Puis.
[00:41:36] Speaker B: Elle, elle joue le personnage principal.
Oui, c'est ça. On la remarque toujours. Elle a une présence très forte à l'écran. Elle se met beaucoup en danger aussi, même si elle est un peu à la pérille de n'importe quelle critique, parce que je pense qu'elle a.
[00:41:51] Speaker C: Fait ses preuves.
[00:41:52] Speaker B: Avec le temps. Oui, c'est ça. On pense qu'elle a fait ses preuves.
En terminant, on a discuté un peu de ce qu'on veut que le public retire de tout ça, mais qu'est-ce qu'on peut espérer de ce film-là? Parce que là, maintenant, on va le laisser vivre, justement, dans la nature, comme ça. Qu'est-ce qu'on souhaite au.
[00:42:16] Speaker C: Film? Qu'est-ce qu'on souhaite, en terminant?
Bien, c'est sûr qu'on a envie qu'il soit vu, qu'il soit entendu.
Puis en plus, il y a des gens qui sont allés le voir, qui l'ont vu plus d'une fois à cause que c'est des gens de l'équipe et tout ça, puis qui disent que la deuxième écoute est encore meilleure. Donc si les gens vont aller le voir deux fois, ça sera encore mieux. Mais non, on a envie que les gens aillent le voir, ont envie de recevoir ces échos-là. C'est vraiment précieux.
pour nous de recevoir du feed-back, puis juste des échos et tout ça.
Hier, il y a quelqu'un dans la salle qui m'a envoyé des voice memos ce matin, parce qu'hier, elle avait besoin de me laisser déposer un peu le film, puis elle avait comme des pensées, puis elle me les a envoyées par voice memos, puis je trouvais ça vraiment beau, parce qu'il y a tout le rapport à la voix, l'enregistrement. Puis là, j'écoutais sa voix ce matin dans mon lit.
Puis je trouvais que c'était vraiment pouchant de recevoir ces pensées-là, tout à ça. Fait qu'hésitez pas à nous écrire, ça va nous.
[00:43:15] Speaker B: Faire plaisir de recevoir vos commentaires.
Il y aura sûrement quelques Q&A aussi à Montréal au cours du week-end. C'est un film qui prête à la discussion.
Vous êtes en tournée à Québec, à Sherbrooke, à Montréal.
Il faut aller le voir en salle parce que le travail sonore, le travail visuel vaut vraiment. le déplacement, puis après ça, les discussions aussi vont assurément, je pense, enrichir le film, la réflexion autour du film. Marianne, Amélie-Lysse, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me parler aujourd'hui. Bon succès pour la sortie du film « Ailleurs dans la nuit », qui prend l'affiche ici à.
[00:43:53] Speaker C: Sherbrooke, donc aujourd'hui.
[00:43:55] Speaker D: Merci beaucoup à.
[00:43:56] Speaker A: Vous deux. Merci.
[00:43:57] Speaker B: À toi. Merci à toi.
Et voilà merde.
Et voilà, merci. Mon micro ne s'est pas ouvert. Merci beaucoup à Marie-Lys Tremblay et Marianne Métivier. Allez voir Ailleurs la nuit. Maintenant, on va parler... Jeanne, tu dois aimer ça, je mets pas beaucoup de bandes-annonces. C'est qu'on a beaucoup de films qui sont en plusieurs langues, ça fait que ça se traduit mal à l'audio seulement. Mais on veut parler du film Montréal, ma belle. Un film de Xiaodan He, qui est une Chinoise qui habite à Montréal depuis le début des années 2000. qui a fait quelques films, beaucoup du côté documentaire, notamment Un printemps d'ailleurs, Touch of Spring en anglais. Et puis là, elle arrive du côté de la fiction pour raconter cette histoire d'immigration, encore une fois, d'immigration et de...
Multiculturalisme, si on veut. Multiculturalisme, être à cheval entre deux cultures. Évidemment, la culture chinoise et la culture québécoise.
En son centre, le personnage qui est interprété par Joan Chen. Mon Dieu, mon téléphone s'est fermé.
Attendez un petit peu.
Feng Xia, voilà.
C'est le personnage d'une mère de famille cinquantenaire, probablement, qui...
semble perdre un peu le fil de... bien, pas le fil, mais perdre un peu le contact peut-être avec ses enfants. On comprend que ses enfants sont pas nés... bien, il y en a un des deux qui est né à Montréal, mais l'autre qui est né en Chine. Ils parlent québécois, ils parlent français, alors que les parents, bien, on pourrait dire, s'entêtent, entre guillemets, à soit ne pas apprendre le français ou.
[00:45:54] Speaker A: En tout cas à ne pas le parler. Parce qu'ils le comprennent très bien, puis ils sont capables de.
[00:45:58] Speaker B: Faire des phrases, mais veulent pas, tout simplement. Puis on comprend qu'à travers, elle va vouloir se rapprocher justement de ses enfants en suivant des cours de français. Et on comprend qu'elle est comme en crise de la cinquantaine ou je sais pas trop, elle est en ménopause. C'est la scène d'ouverture essentiellement du film où on apprend que c'est ça là, elle a des problèmes de santé qui finalement sont la ménopause. Et puis donc, on dirait que tout ça l'amène à peut-être questionner la répression qu'elle et le système communiste de Chine lui ont imposée, entre guillemets, parce qu'elle est homosexuelle, donc elle est lesbienne, et puis elle décide finalement avec...
Je ne sais pas, une insatisfaction de son mari qui, lui, sa tête semble être plus en Chine qu'au Québec. Il a de la difficulté à trouver un emploi malgré tous ses diplômes. Ils ont un dépanneur, ce qui est assez typique.
Donc, lui, il semble un peu plus s'enfermer dans ces valeurs chinoises-là, tandis qu'elle, elle voit ses enfants s'émanciper au Québec et décide un peu de tenter le coup, de tenter l'expérience. Et puis, elle va se lier d'amour avec Charlotte Aubin, qui joue Camille dans le film.
Donc, c'est ça. On la suit un peu à travers cette exploration-là sexuelle, d'abord, avec une autre femme, mais aussi, on va dire, l'émancipation qu'elle vit, d'une certaine façon, elle rejette un peu, on va dire, Ben, c'est ça, les valeurs hétérosexuelles ou en tout cas les valeurs patriarcales du mariage pour essayer de s'adapter un peu au mode québécois ou en tout cas pleinement jouir des possibles de cette société québécoise-là, ce qu'elle ne peut absolument pas faire en Chine.
Donc, comme je mentionnais, John Chen joue le rôle principal. On l'avait vu dans Twin Peaks notamment, on l'a vu dans Lost Caution de Ang Lee. On l'a vu dans The Last Emperor de Bertolucci.
À ma connaissance, c'est son premier rôle en français ou en partie en français. Il y a quand même plus de répliques que j'aurais cru en français.
C'est clairement le point fort du film, je crois, son rôle et son personnage. Parce qu'il faut dire que c'est pas un film non plus exempt de défauts, je pense, tant au niveau peut-être du rythme. Le film est peut-être un petit peu long pour... for its own good, pour son bien. Puis au niveau peut-être de l'exécution de certains personnages secondaires. Donc, on dirait que c'est ça. C'est comme une fresque dont tous les morceaux tiennent pas nécessairement bien.
[00:48:46] Speaker A: Mais que le centre est solide au moins. Mais j'ai l'impression, tu dis personnages secondaires, mais je pense que c'est dans l'exécution vraiment technique du film qu'il y a des petits problèmes.
Je pense que ce qu'on voulait faire avec ce film-là, c'est quand même une histoire assez classique. Tantôt, quand tu disais qu'on en regarde des fois dans la même semaine, qui sont exactement la même chose, mais j'ai l'impression d'avoir vu ce film-là 20 fois.
Il n'y a pas de surprise. Je pense qu'on.
[00:49:12] Speaker B: Le sait déjà ce que ça va faire.
C'est le premier, peut-être, qui aborde au Québec.
[00:49:18] Speaker A: La communauté chinoise. C'est peut-être ça l'aspect nouveauté. C'est peut-être ça qu'il y a, ce film-là. Mais après, il y avait quand même quelques petits défauts au niveau de la technique, justement. On avait remarqué dans le film tous les figurants derrière les scènes, parce que les cadrages les incluent constamment.
au complet, puis on les voit vraiment beaucoup. Ce qui n'est pas nécessairement ça qu'on cherche à faire dans les films en général.
Tous les plans sont cadrés de.
[00:49:56] Speaker B: Façon à ce que ces personnes-là apparaissent complètement. Je sais pas si c'est voulu.
[00:50:01] Speaker A: Mais probablement pas.
Ça détourne l'attention d'un spectateur. Oui, un peu trop. Il se passe toujours quelque chose en arrière de l'action principale.
On le voit trop et ça agace l'œil un petit peu. Je trouvais dans le film... La trame est quand même répétée plusieurs fois au cinéma.
On a joué beaucoup sur des contrastes un peu trop marqués à mon goût. Il y a le personnage de leur fille qui est à l'université. Elle a 18 ans.
Elle parle français québécois sans aucun problème. Elle traduit pour ses parents quand ça ne leur tente pas.
Tu as le clash générationnel, il est là, il est super fort, il est vraiment présent.
Mais on sentait comme une espèce de... Il y a quelque chose de forcé là-dedans, dans leurs discussions familiales qui ne sont pas, à mon avis, organiques. Il y a de quoi qui se passe. On essaie vraiment de nous montrer à quel point ils ne pensent pas la même chose des sujets.
C'est quelque chose qu'on a vu beaucoup.
Je sais pas qu'est-ce que ça a à nous amener de plus, sauf peut-être le fait qu'ils sont chinois.
Mais on pourrait ramener ça à n'importe quoi. À la petite dernière, il y avait aussi un conflit religion.
Fait que j'ai de la misère à voir.
Puis celui-là non plus, ça a pas été quelque chose qui m'a... à ce point-là, malgré que l'idée est super bonne. Puis le personnage principal le joue bien. Charlotte Aubin, moins. Puis c'est quelque chose que j'avais remarqué dans la bande-annonce aussi. Je me disais, mon Dieu, mais déjà là, ça me fait quelque chose. C'était que c'est pas supposé de me faire. Puis après ça, dans le film, je me dis, crème, on dirait que là aussi, ils ont voulu vraiment prononcer l'écart entre le Québec, tu sais, profond, en joual, de monde qu'on parle pas comme ça dans la vraie vie, là, puis... puis son personnage à elle, il y a tout le temps quelque chose de trop... On veut trop nous montrer des choses, puis c'est peut-être mal exécuté parce que ça manque de subtilité ou de douceur. Les.
[00:52:12] Speaker B: Coins sont très carrés, puis on a comme...
Effectivement, c'est ça. Je partage la plupart de tes points aussi. Je pense qu'on va peut-être pas aussi profondément dans les thématiques que le film souhaite explorer qu'on devrait ou qu'on n'a pas vu ailleurs, disons. Effectivement, il y a peut-être moins cet aspect-là de nouveauté pour ceux qui suivent un peu plus le cinéma contemporain, mettons.
Puis oui, c'est ça. Effectivement, je pense quand même que le film... C'est rare que ça arrive à un personnage plus vieux, mettons. Habituellement, c'est plus un personnage adolescente ou jeune adulte.
Donc, il y a cet aspect-là qui était peut-être un peu plus intéressant.
Mais c'est ça, je pense qu'il y aurait eu moyen de titer un peu le récit pour nous faire...
avancer un peu plus vite. On sait un peu, après 20-25 minutes, on sait à peu près comment va se dérouler le film. C'est-à-dire qu'elle va tenter ses expériences ici et là, se lier d'amitié. Son mari va finir par découvrir un peu cet adultère, puis prendre On est relativement familier avec cette trame-là, donc on ne veut pas que ça s'éternise non plus. On veut soit avoir assez de substance pour justifier la longueur, ou sinon essayer de titer un peu et de travailler plus le jeu des acteurs.
l'étude de personnage de cette mère-là d'une cinquantaine d'années.
Tu sais, je trouve que c'est un film très libérateur qui va faire du bien, je pense, à des gens qui aiment ce type de récit-là, justement, soit de sortir du placard ou de, justement, se libérer un peu des mécanismes d'oppression de la société. Mais c'est ça, tu sais. Effectivement, je pense qu'un œil peut-être un peu moins affûté que nous, parce qu'on regarde tellement de films dans une année qu'à un moment donné, on finit par voir les ficelles dépassées, peut-être qu'un œil un peu moins affûté, ça te dérangera pas, effectivement, tant que ça. Mais nous, on l'a remarqué. Puis tu sais, je pense que c'est un film qui s'adresse un peu plus aux cinéphiles qu'à la population générale aussi. Tu sais, je sais pas quel type de distribution il va y avoir à l'échelle du Québec. Je sais pas s'il va y avoir beaucoup de rencontres, de discussions aussi. C'est le genre de film qui va être présenté dans des ciné-clubs ou des trucs comme ça. Tu sais, je pense que les discussions qui vont sortir de ce film-là sont plus intéressantes peut-être que juste prendre le film à Aziz.
Allez-vous faire votre opinion. Comme d'habitude, le film prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. On s'en va en bloc publicitaire. Au retour, on vous parle d'un autre film qui explore quasiment les mêmes thématiques, mais cette fois avec un peu plus de cuir et un peu moins d'années aussi. C'est ça, un accent.
[00:54:53] Speaker A: British. On vous en reparle dans quelques instants. Un jour je vais faire un film.
[00:54:59] Speaker B: Je ferai la prise de son La réalisation Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, et puis maintenant, on parle de ce que la critique du devoir...
[00:55:18] Speaker A: Bien, j'en sais pas comment le dire, là. L'appel la.
[00:55:20] Speaker B: Meilleure comédie romantique, si ça, tu voulais ça. Non, non, non. C'est qu'ils ont... La critique... La critique de la presse, donc, a intitulé sa critique...
[00:55:29] Speaker A: Dur.
[00:55:30] Speaker B: À queer. Je pense que c'était ça. OK. Au lieu de.
[00:55:34] Speaker A: Dur à queer.
[00:55:34] Speaker B: Parce que ça fait référence... À peu près. Oui, c'est ça.
La prémisse, je l'ai vraiment manqué. Je m'excuse. Mais bref, je veux parler du film Pillian de Harry Lytton, un film britannique qui met en vedette Alexander Skarsgård et Harry Melling ou Dudley Dursley, si vous avez regardé Harry Potter.
Qui est une romance.
[00:55:56] Speaker A: Homosexuelle, mais plus encore de domination, de BDSM. J'appellerais même pas ça une romance.
C'est une.
[00:56:05] Speaker B: Histoire de sobs et d'hommes. C'est ça, là. Donc, on suit Colin, un jeune homme timide, je ne sais.
[00:56:14] Speaker A: Pas trop à quel âge, une.
[00:56:14] Speaker B: Vingtaine.
[00:56:15] Speaker A: D'Années. Qui.
[00:56:15] Speaker B: Est joué par Alexander Skarsgard. Non. Je sais. Donc, qui rencontre donc Ray, un biker énigmatique et qui... décide de se rencontrer en quelque part, mais finalement, il va s'installer une relation de domination assez particulière entre eux deux. C'est une comédie, donc il faut le dire d'avance. Je ne pense pas que c'est un regard très naturaliste sur la chose. Je ne pense pas que c'est une pratique si partagée que ça ou qu'elle semble l'être dans ce film-là. Parce que si vous avez vu Série Noire, la série de François Détendu, dans cette série-là, il y a le East Gay Gang ou le Egg, qui sont une gang de moteurs gays. Ça ressemble un peu à ça, parce que les moteurs, ils sont tous gays et ils ont tous des personnes soumises à eux, quasiment des esclaves.
qui leur font à manger, qui se couchent à terre au lieu de dans le lit. Fait que c'est des relations un peu bizarres. Puis, c'est une prémisse qui a tout pour me plaire. Moi, j'aime ça, ce type de comédie-là. Un peu changoche, un peu décalé. Puis, même si j'avoue que le film va peut-être pas... Je vais pas dire aussi loin. Il va quand même relativement loin. Mais il va peut-être... Il se renouvelle peut-être pas assez pour être... pour rentrer, mettons, dans mes films préférés. Reste que...
Vraiment, le jeu du tandem principal est vraiment très, très bon.
Ça explore beaucoup de... Bien, c'est dur à dire, ces jeux, évidemment.
Ben, je dis évidemment. Ben oui, relativement évidemment parce que je pense que c'est clair qu'on est en couple, mais tu sais, je ne suis pas homosexuel, je ne suis pas dans cette communauté-là. Je me doute que c'est des pratiques vraiment très grotesques, puis mise en scène pour... un mélange de pour le rire et aussi pour étudier un peu l'ouverture.
[00:58:09] Speaker A: D'Un jeune homme timide vers une émancipation quelconque. C'est comme quasiment un coming of age.
Il est très dans sa coquille.
Ça.
[00:58:19] Speaker B: N'A pas rapport qu'il se pogne ce gars-là.
C'est un peu 50 Shades of Grey. C'est.
[00:58:24] Speaker A: Une relation de mentor-ish, mais aussi de dominant-dominé. C'est ça.
Tout le monde est consentant dans ce film-là, mais moi, il y a quelque chose qui vient me chercher dans mes valeurs.
Mais en même temps, on n'est pas là-dedans. Je ne sais pas comment ça se passe dans la vraie vie, mais il y a vraiment de quoi qui est venu.
[00:58:43] Speaker B: Clasher beaucoup avec ce que j'accorde au respect.
Il faut comprendre qu'il ne semble pas y avoir beaucoup d'amour entre ces deux personnages-là.
Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, mais dans ce que je m'imagine qui est des pratiques sado-maso, C'est ça, ça se case, mettons. C'est ça, ça se restreint pas mal à l'acte sexuel, tandis que là.
[00:59:09] Speaker C: C'Est dans toutes.
[00:59:09] Speaker A: Les facettes de la vie. C'est comme non-stop. Ils sont tout le temps ensemble.
[00:59:13] Speaker B: 7 jours sur 7, puis ça n'arrête plus. Quand ils ne sont pas ensemble, il y a une relation très claire. Je te texte une liste d'épiceries, puis tu vas faire une épicerie, puis tu vas me faire à souper. Il y a une relation vraiment de domination qui dépasse le jeu sexuel, mais qui est quand même intéressante d'observer d'un point de vue extérieur. En tout cas, moi, je plaindrais la situation de Colin, qui doit se prêter à tout ça, mais lui aussi semble y trouver quelque chose. Ce qui amène aussi, je ne sais pas ce qui est là pour... le développement de personnages, puis qu'est-ce qui est là pour le gag. À un certain moment, il invite son chum dans sa famille, puis là, il y a cette relation-là aussi de domination, mais avec les parents. Puis là, les parents, ils se fâchent de tout ça, puis ça crée une prise de bec, mais il va se raser les cheveux pour lui, il va changer beaucoup de traits de personnalité puis de traits physiques pour tout ça, puis là, tu sais, il va rencontrer d'autres personnes soumises aussi, puis ils vont jaser de leur expérience, fait que.
[01:00:14] Speaker A: Tu sais, il y a une partie romance. Mais ultimement, Colin va quand même passer à travers un développement le fun à suivre quand même, tu sais, parce que Colin début, Colin fin, c'est deux personnes complètement différentes, puis à la fin, bon, cette relation-là.
[01:00:28] Speaker B: Je peux vous dire que, bon, c'est.
[01:00:30] Speaker A: Ça. On ne peut pas trop le dire. On ne le dira.
[01:00:32] Speaker B: Pas. Mais Colin… Il y a une twist intéressante quand même que j'ai trouvé à la fin, même si j'aurais pu m'attendre que ça s'en aille là.
[01:00:38] Speaker A: Mais je trouvais que la twist était intéressante. Mais Colin va apprendre beaucoup sur lui-même aussi.
Ça a l'air d'être pas mal sa première expérience au début parce que les 10 premières minutes, Colin s'étouffe.
[01:00:52] Speaker B: Il n'a jamais rien.
[01:00:54] Speaker A: Fait de tout ça. Frustration dans une ruelle.
Et il n'est pas capable. Il apprend tout ça et il dit au début, fais ce que tu veux avec moi et tu peux m'apprendre n'importe quoi.
Je pense que le look de Skarsgård aide énormément aussi.
Mais c'est ça, puis c'est des motards aussi. C'est pas... Colin chante un petit groupe de... Je sais pas comment on appelle ça, mais dans des restaurants, avec des canotiers. Puis après ça, il se retrouve les cheveux rasés avec des motards. C'est comme c'est le jour et la nuit pour lui, mais va apprendre un peu. qu'est-ce qu'il aime, qu'est-ce qui est non négociable pour lui, puis, t'sais, à la fin du film, il dit, on me rase plus jamais les cheveux. Mais c'est ça, c'est plein de petites affaires comme ça. Il y a des moments super drôles dans le film, t'sais, voulu et non, là, il y a plein de choses. Mais c'est ça, moi, c'est que ça... ça avait me heurté en dedans, là, parce que... parce que ça devrait... si c'était confiné à la chambre, ce serait autre chose, mais là, ça l'est pas, puis j'ai vraiment de la difficulté à ce qu'on... le laisse tout nu à disposition sur une table de pique-nique dans le bois. C'est pas ça qui est ma vibe tant que ça non plus.
Il y a de quoi, mais après, il y a un petit moment dans le film, puis je trouve ça plate de dire que c'était mon moment préféré, parce que le rythme est complètement ailleurs, puis la relation entre les personnages est vraiment autre chose pendant comme 15 minutes. Puis c'était, à mon avis, la plus belle force du film, mais c'est absolument pas ça qu'ils veulent nous montrer. Fait que Collin, je sais pas où me positionner là-dedans, mais t'sais, j'ai ri quand même, mais je pense que c'était beaucoup plus confrontant pour moi, ce film-là. Puis c'est ça qui me disait, bien, s'il est pas content, il va s'en aller. Je trouvais, mais ça marche pas.
[01:02:40] Speaker B: Tout le temps comme ça non plus, là. Bien, moi, je trouve que ça a l'air de marcher comme ça dans leur relation, dans la vraie vie, peut-être, effectivement, ça marche pas toujours comme ça, mais les limites semblent être relativement claires ou en tout cas être... Il semble y avoir place à la discussion malgré tout. Mais non, moi aussi, tu sais, pour l'aspect ludique de la chose, tu sais, des récits, tu sais, je trouve beaucoup que... On en voit beaucoup de films à chaque année, là. Je le dis à chaque film, je pense. Mais, tu sais, d'avoir un film qui aborde ces thématiques-là, mais d'un angle complètement différent et nouveau, ou en tout cas rafraîchissant, pour moi, ça fait du bien, tu sais. C'est sûr, le coming-of-age, pas coming-of-age, mais faire un coming-out à ses parents, ou en tout cas, ses premières expériences sexuelles. Il y a comme, sur tous les films qui abordent cette thématique-là, ils sont 90% à être à peu près la même histoire, puis 10% à être différent. Puis ce film-là, «Pillian», rentre dans ce 10%. Ça fait que c'est toujours rafraîchissant. Après ça, c'est ça, toi, tes sensibilités, peut-être, ont été plus choquées. Moi, c'est l'humour très pince-sans-rire et très noir, justement, qui m'a beaucoup plu. Visuellement aussi, c'était intéressant. Il y a beaucoup de scènes de la nuit, mais c'est très esthétique, j'ai trouvé, comme film. Puis c'est ça, les performances sont vraiment très, très bonnes. Mais il faut le voir comme une espèce de... C'est pas réaliste. En tout cas, je pense pas qu'il faut le voir de façon réaliste. C'est quasiment comme une fable ou une... En tout cas, une espèce de récit comme ça. Une ellipse dans la vie de quelqu'un, puis après ça, il va revenir un peu dans le vrai monde, d'une certaine façon.
Bref, moi, ça m'a beaucoup plu, puis je vous le conseille.
Ça fait que Pelian, ça fait référence, Pelian. On.
[01:04:27] Speaker A: S'Est demandé parce que j'étais comme pas clair. Parce que je pense que si on était anglophone, il n'y aurait pas eu de questions à se poser, mais je l'ai présenté à quelqu'un d'autre qui se le demandait aussi. Mais Pelian, qui fait référence à le siège arrière sur une moto, ce qui a beaucoup de sens dans tout le film ce qui est, mais qu'on ne savait pas, puis qu'on s'est demandé qu'est-ce que ça voulait.
[01:04:46] Speaker B: Dire. Ça veut dire ça, spécifiquement. Ça fit. Ben oui, allez voir ça, probablement plus du côté de Montréal parce que le film ne prend pas d'affiche ici à Sherbrooke, du moins pas ce week-end, peut-être un autre week-end, qui sait. On s'en va pour ce publicitaire, publicitaire pardon. Au retour, Jade, je te passe le melon, c'est toi qui nous parle des films de Lost World. On.
[01:05:06] Speaker A: Revient, vous êtes toujours à l'écoute de Ciné-Histoire.
[01:05:19] Speaker B: Coller les uns aux autres sans n'en a-t-ion. Qui dit plus petites semaines, dit des dossiers spéciaux. Et puis, Jade, tu nous en as préparé un au courant des dernières semaines. Un sur The Lost World, ce roman de Arthur Conan Doyle, qui n'a pas juste écrit Sherlock Holmes. Il n'y a pas mal juste écrit Sherlock Holmes. Et des adaptations, évidemment. Certaines, parce.
[01:05:43] Speaker A: Qu'Il y en a eu quand même.
[01:05:44] Speaker B: Plusieurs. Il y en a pas mal, oui. Certaines.
[01:05:46] Speaker A: Adaptations cinématographiques qui en sont tirées. Vas-y, instruis-nous. J'y vais, j'y vais. Oui, bien c'est ça. Pour notre site web, je faisais ça de temps en temps. J'aimais ça comparer les romans et les films qui en sont découlés parce que ça rejoint deux de mes champs d'études, fait que pourquoi pas? Puis j'ai décidé de lire The Lost World parce que cette année, j'avais envie de lire... J'aime ça glisser justement des films dans mes lectures de l'année, puis des affaires que j'ai jamais lues, des classiques et tout ça.
J'avais envie de lire Jurassic Park, qui est aussi le monde perdu de Michael Crichton. Puis là, je me suis dit, je vais lire les deux, parce que c'est à peu près les mêmes thématiques et tout. Mais bon, j'ai commencé par Doyle. Crichton, c'est en 87, je pense.
Fait que j'ai commencé par Doyle. Fait que je plongeais là-dedans, il y a une couple de semaines, dans un format que j'avais rarement eu.
[01:06:41] Speaker B: Il y.
[01:06:41] Speaker A: Avait des dessins là-dedans, c'était immense.
Comme carré. Oui, puis c'était comme 200 pages, mais le roman en fait 450. Fait que c'était pas si facile que ça, mes 200. Puis, c'est ça. J'ai décidé de lire ça, puis après on a regardé ensemble justement le film « Muet » de 1925 et un film de 1960, puis je me suis dit qu'on allait comparer tout ça, regarder l'adaptation en tant que telle et tout. Fait que c'est quoi « Le monde perdu »? C'est un roman d'Arthur Conan Doyle qui est sorti en 1912. À cette époque-là, Doyle avait déjà écrit quand même beaucoup de Sherlock Holmes. Il a commencé en 1887.
Il y avait trois romans qui étaient déjà sortis, rendus là, puis quatre recueils de nouvelles.
Il a fait quatre romans au total, puis comme cinq ou six recueils de nouvelles, pour 56 nouvelles au total. Il en avait fait quand même pas mal. Ça faisait quasiment 20 ans qu'il était là-dessus.
Il était connu pour ça, mais là, il a décidé de casser ça et il voulait faire autre chose parce qu'il a été largement inspiré par plusieurs choses qui étaient de l'ère du temps, des années 10.
Je vais peut-être juste dire le court résumé de ça.
Dans le fond, il propose Doyle un récit d'aventure qui est comme quatre hommes qui vont se rendre en Amérique du Sud sur une espèce de plateau inaccessible où, Il y aurait, pas assurément, il y aurait apparemment de la vie préhistorique qui n'aurait jamais évolué parce que le plateau, personne ne peut y aller. Puis ils se disent, ça ne doit pas être le même climat, ça ne doit pas être les mêmes règles qui existent sur le plateau. Puis il y a le personnage, pas principal du film, mais un personnage de scientifique qui est le professeur Challenger.
qui d'ailleurs, Le Monde Perdu, c'est le premier des aventures de Challenger. Il y en a eu quatre ou cinq au total.
Challenger qui revient, au début du roman, Challenger revient d'un dernier voyage là-bas. Il aurait voulu ramener un spécimen de dinosaure ou peu importe, mais bon, ça n'a pas full fonctionné. Il revient avec comme juste une plume. Puis là, les gens sont comme, ben non, on ne te croit pas. Puis ça fait plusieurs fois qu'ils essaient de faire publier ces choses, qu'ils essaient de convaincre les autres, dont des collègues scientifiques aussi, mais personne ne croit que ça existe encore.
Fait que c'est ça. Fait que Doyle a été inspiré pour ce récit-là, premièrement de Jules Verne, entre autres, Voyages au centre de la Terre, des thématiques de... vers un autre monde ou vers de quoi, dans.
[01:09:16] Speaker B: L'Esprit scientifique.
Voyage au centre de la Terre, mais toutes ces affaires-là... C'était très dans l'air du temps des révolutions industrielles qui ouvrent des possibilités. On est à coloniser l'Amérique du Sud, l'Afrique. Oui, ça commence un petit peu avant, mais là, ça s'accélère un peu avec les moyens technologiques.
On cartographie encore plus la Terre, puis là, on se dit.
[01:09:41] Speaker A: Bien, il doit bien avoir de quoi, de bizarre en quelque part. Mais c'est ça, exactement.
Puis, justement, il y avait des découvertes archéologiques fin 19e, début 20e siècle. On découvre des civilisations disparues. On commence à explorer des lieux qu'on n'avait pas faits jusqu'ici. On cartographie énormément. Il a été inspiré par un homme qui s'appelle Perry Fawcett, qui est un explorateur, qui lui est allé en Amérique du Sud, puis qui dit qu'il a vu des animaux et des insectes qu'il n'avait.
[01:10:06] Speaker B: Jamais vus avant. Fait que.
[01:10:08] Speaker A: Là, mon dieu, il capote un peu. Ça devait être des dinosaures.
Il doit voir de quoi.
[01:10:13] Speaker C: Je peux faire.
[01:10:13] Speaker A: Avec ça. Et il a vu des Indiens blancs.
Oh là là.
Fawcett avait dit, dans ce qu'il a visité, il y a juste quelques verges qui ont été explorées, puis tout le reste demeure encore inconnu. Fait que là, c'est ça. Conan Doyle, il se peut plus. Il a vraiment le goût de faire de quoi avec ça.
En parallèle, il y a aussi des squelettes de dinosaures qui ont été découvertes par des paléontologues vers 1909, en Allemagne, je pense. Puis il y avait...
mais l'inspiration du plateau en tant que tel, j'ai vu une photo sur Wiki, qui est le mont Roraima.
[01:10:49] Speaker B: En Amérique du Sud, qui est vraiment... Ça ressemble un petit peu à ce que... Ça s'appelle un tepoui, je pense, les termes, ça fait que c'est vraiment une grosse formation rocheuse avec un toit plat, puis souvent, tu sais, c'est C'est haut, c'est pas accessible. C'est vrai qu'il y a des espèces qui se trouvent en haut, qui.
[01:11:07] Speaker A: Se trouvent pas en bas, mais c'est plus genre des microbes. comme...
[01:11:11] Speaker B: Mais c'est ça, parce que c'est pas.
[01:11:12] Speaker A: Les mêmes règles de l'atmosphère. Ils sont isolés du reste du monde.
La prémisse du roman, c'est isolés, mais qui ont figé dans le temps, dans le fond. Fait que là, ils décident d'aller explorer ça.
Le roman, dans le fond, est publié en premier sous forme d'un feuilleton pendant quelques mois, en 1912, pendant comme six mois, dans un journal quelconque. Puis, plusieurs années plus tard, Doyle va quand même dire que son personnage.
[01:11:43] Speaker B: Préféré de lui-même, c'est Challenger, puis pas Holmes.
Moi, ça.
[01:11:47] Speaker A: M'A surpris.
Ça, c'est juste pour la pub, parce qu'il est hipster. Non, mais on disait aussi, parce que quand on a regardé le film de 1925, Conan Doyle fait quand même une apparition au début du film, on le voit assis sur sa chaise, puis je me suis dit, mon Dieu, mais c'est-tu comme un personnage, Conan Doyle, ou c'est lui pour.
[01:12:04] Speaker B: Vrai? C'est vraiment lui, l'auteur. C'est pas une pratique qui est répandue. Non, on l'a plus faite vraiment, c'est sûr.
C'était pour réaffirmer un peu les liens entre ce qu'on va.
[01:12:14] Speaker A: Vous présenter, c'est le roman, même s'il y a certaines libertés finalement. Oui, mais aussi pour dire qu'il a vraiment beaucoup aimé le film de 1925. Il a tripé sur ce qu'ils ont fait, sur les effets spéciaux et tout. Il était très fier de ça. Ça a eu un énorme succès. Ça a inspiré tellement de choses après, dont justement Jurassic Park, mais King Kong aussi quelques années plus tard.
Il était très content de ce.
[01:12:39] Speaker B: Que ça a.
[01:12:39] Speaker A: Donné, il a voulu présenter son film aux gens. Comme Alfred Hitchcock. C'est un roman qui est plus de constat scientifique, beaucoup plus que d'aventure, parce qu'on n'est pas dans le beat de Jurassic Park, du tout dans le monde perdu. Oui, il y a des dinosaures où est-ce qu'ils s'en vont, mais il y a aussi une tribu d'Indiens, il y a des hommes singes, il y a comme une biodiversité qu'on n'a pas ailleurs, puis c'est aussi un continent qui n'est pas le leur, puis tout ça, parce que ça part en Angleterre, évidemment.
en bateau, il y a une montgolfière impliquée là-dedans.
On est plus dans l'exploration. Il n'y a pas comme un espèce de sentiment de danger nécessairement dans les aventures du roman. C'est très journal.
Mais c'est ça, exact. Ils sont comme plus témoins de cette vie-là qui semble ne pas avoir évolué autant que sur les autres continents.
Puis essayer de ramener ça pour prouver aux gens que ça existe, mais ça s'arrête un peu là. Tu sais, il n'y a pas comme... Tu sais, on.
[01:13:51] Speaker B: N'Est pas dans... Bien, il.
[01:13:52] Speaker A: Y a du danger, oui, mais comme... Un film narratif, une histoire... Ils regardent les dinosaures de loin. puis c'est ça, ils savent qu'il y a un étang avec des ptérodactyles, puis on ne s'approche pas trop de tout ça, puis le plateau justement demeure vraiment inexploré. Ils essaient de le cartographier justement, ils ont nommé le lac qu'ils trouvent dedans. Mais le roman est quand même victime de quelques erreurs qui sont dues à son époque, évidemment, parce que quand Händel a décrit les dinosaures avec les connaissances un peu réduites qu'il y avait à l'époque. Il dit l'aspect de leur peau, puis tout ça, puis il y en a qui ont des pustules partout. Mais pourquoi?
Puis les plumes, comment elles sont faites, puis tout ça, puis que ça ressemble à telle affaire, ce qui n'est pas... Mais c'est ce qu'il faisait en 1910.
C'est ça, puis il y avait aussi le fait qu'en Amérique du Sud, il y en a plusieurs qui disent, qui sont là, qui ne devraient pas s'y retrouver. Il n'y a pas cette recherche qui avait été faite, mais je pense qu'on peut lui pardonner pour l'époque où ça a été fait. Mais c'est un roman qui a eu un énorme succès et qu'on a voulu justement adapter ce qui a été fait pour la première fois en 1925.
Sauf que je suis d'avis, et je pense que tu le partages aussi, que l'adaptation stématographique de ce roman-là, c'est quand même un défi, parce qu'on veut respecter le matériel source, on veut pas trop déroger, mais en même temps, c'est que si on s'y colle un peu trop, il se passera rien dans le film. Puis là, qu'est-ce que tu veux faire? Développer tes personnages, leur psychologie, ou y aller full dans l'action, puis pas respecter? Fait que c'est comme... Parce qu'il y a pas tant de débite dans le film. Puis là, on a vu deux films je dirais carrément différent, là, sur le traitement. Tu sais, le film de 1925 a été réalisé par Harry Hoyt.
Premièrement, on va lui ajouter une intrigue amoureuse, ce qui n'était pas le cas dans le roman. En fait, dans le roman, le personnage principal, qui est Ned Malone, qui est un journaliste, décide de se joindre à cette expédition-là parce que la fille qu'il veut épouser lui dit qu'elle aime mieux les gars d'action, qui se mettent en danger. Fait que là, lui, il fait comme... Ben, c'est moi, ça! Fait qu'il s'en va là-bas, t'sais, ça n'a pas rapport. Puis, finalement, quand il revient, elle s'est mariée avec quelqu'un d'autre. Fait que... bon.
Fait qu'il repart en aventure. En fait, c'est ça dans le roman. Mais là, dans le film, on a ajouté d'autres personnages féminins pour créer.
[01:16:15] Speaker B: Une tension amoureuse. J'imagine que ça pogne beaucoup plus ça au cinéma. Ça crée un espèce de triangle.
[01:16:19] Speaker A: Aussi, parce que là, au groupe, va s'ajouter un autre personnage féminin.
Oui, mais c'est ça, c'est d'elle que je parlais, en fait, parce que sa blonde, Gladys, est là, dans le film, puis elle lui dit de partir, dans le fond.
Mais là, c'est ça, c'est qu'on rajoute la fille de Maple White, qui est un autre explorateur dans le roman, qui était un ami de Challenger, qu'il avait déjà croisé là-bas.
Au début du roman, quand Challenger revient, il y a le journal de Maple White avec des photos, avec des notes et tout ça. Il décide d'y retourner encore et quand il arrive avec tout le monde, il trouve le cadavre de Maple White. Dans le film de 1925, il y a la fille de Maple White qui est là. « Allez chercher mon père, il est prisonnier. » Il est encore là, il est prisonnier.
Ce qui n'existe pas dans le roman. Mais c'est ça, on aurait ajouté ça. Puis je pense qu'un des excellents points de ce film-là, c'est pour vrai la qualité des dinosaures qu'on retrouve, qui sont mieux que ceux du film de 1960.
C'est parce que c'est le premier film aux États-Unis à utiliser l'animation stop-motion.
combiner à des prises de vue réelles pour essayer de jumeler les deux, en fait, dans la même image. Parce que le gars qui a fait ces effets-là, c'est Willis O'Brien, qui a fait King Kong quelques années après, mais qui, avant ce film-là, avait fait des stop-motion, mais pas dans les mêmes images. Ça fait que là, c'est la première fois qu'il a essayé de peaufiner cette technique-là pendant plusieurs années, puis là, c'est la première fois que ça fonctionne.
Et pour vrai, les gens ont vraiment trippé là-dessus. Doyle avait présenté un screen test des effets d'O'Brien en 1922, trois ans avant.
Le lendemain, il y a eu un article de journal qui disait « si ce n'est pas des vrais dinosaures, Doyle doit être allé, mais s'il.
[01:18:14] Speaker B: N'Est pas allé, c'est vraiment une prouesse technique pas possible ». Ça a convaincu quand même. Finalement, le film est quasiment un peu ce que Jurassic Park a été. Parce que Jurassic Park, c'était la première modélisation en CGI de dinosaures. Fait qu'il y a un autre progrès technologique. Le stop motion a été utilisé après ça, je ne sais pas combien.
[01:18:32] Speaker A: De fois au cinéma, dans justement des films de monstres surtout, et dans bien d'autres affaires. Fait qu'il a comme ouvert une voie, vraiment le fun. Puis pour vrai, on l'a vu 100 ans plus tard, puis c'est des très beaux dinosaures. qui avait été inspirée de peinture d'un homme qui s'appelle Charles R. Knight, qui est un paléoartiste. Dans le fond, sa job, c'est de dessiner des dinosaures, mais je regardais ses peintures, c'est fresque, c'est immense, puis pour vrai, c'est super beau. Il y en a fait plein, puis ça a été repris dans plusieurs romans aussi, puis c'est aujourd'hui dans des musées, mais je pense pas que c'est exposé dans les musées, mais comme les murs des musées quand même, fait que c'est pas rien. Fait qu'il y avait quand même un solide background pour leur bibitte.
Fait que voilà. Puis, c'est le premier film qui a été présenté comme film dans des vols en avion.
[01:19:25] Speaker B: En 1925, j'imagine. Puis c'était full dangereux.
[01:19:29] Speaker A: Parce que c'était tellement flammable que... Oui, c'est ça. Ça prend un projecteur dans le temps, même s'il n'y avait pas de télé. Oui, mais c'est ça.
[01:19:35] Speaker B: Mais ça m'a surpris quand même, mais oui.
T'sais, imagine.
[01:19:37] Speaker A: Les avions de 1925 aussi, là. Je ne veux rien entendre avec le moteur, mais bon. Mais c'est le premier film à avoir fait ça, puis c'est ça. Et j'ai lu aussi, puis c'est quand même intéressant, il y a beaucoup d'éléments qui n'ont pas été publiés encore par rapport au film, des plans, des choses qui vont entrer dans l'domaine public en 1930, pas en 1930, en 2030. Ça fait que ça s'en vient quand même. Ça fait qu'on va pouvoir voir d'autres choses dans pas long. Mais tu sais, je pense que c'est ça. Ce film-là, a super bien fait les monstres, dans le fond, et il n'y avait pas beaucoup d'action. C'était à l'image du manque d'action du roman, dans le fond, mais on parlait beaucoup plus des personnages, on a ajouté justement cette intrigue amoureuse-là. Ça fait qu'on était beaucoup plus dans la psychologie des personnages dans celui-là, ce qui n'est pas du tout.
[01:20:25] Speaker B: Le cas du film de 1960, qui, lui, Colin, ça n'a pas bien été, tu sais. À l'époque, 1925 aussi, oui, ça commence à se perfectionner, le cinéma. Il y a des chefs-d'oeuvre d'expressionnisme allemand et tout ça, mais reste que c'est à peine 20 ans après le début, 30 ans théoriquement, après le début du cinéma.
Ça devait être assez juste voir des dinosaures pour justifier le billet d'entrée.
T'as pas tant besoin d'un drame de mœurs quand l'histoire, c'est un film d'aventure. On en a vu quelques-uns de films d'aventure de ces époques-là. «The Most Dangerous Game», «King Kong», je dis ces époques-là. C'est comme 3-4 ans après, 5 ans après. Mais c'est ça.
Je pense que juste de voir ça, on est dans le Georges Méliès, on est dans la fiction, dans la science-fiction, puis il n'y en avait pas beaucoup de films comme ça à l'époque, ou.
[01:21:25] Speaker A: Quand il y en avait, il était souvent un peu cheap, ou c'était quelqu'un d'un sou. Oui, c'est ça, puis ça ne l'est pas. Pour vrai, même 100 ans plus tard, ça fonctionne encore, puis il faut lui redonner.
[01:21:36] Speaker B: Justement, d'être sorti à son époque.
Ça doit être vraiment cool de voir ça en 1925. Le film est sur Tubi d'ailleurs.
[01:21:43] Speaker A: Plateforme de streaming gratuite. Fait que si vous voulez le voir, allez le voir là, Tubi. Ben voilà.
Après ça, on arrive au film de 1960 qui, lui, est réalisé par Irwin Allen.
Il achète les droits du roman, ce qui lui coûte 100 000 $.
Je pense qu'il y a une petite référence à ça dans le film aussi.
Ça lui.
[01:22:05] Speaker C: Coûte 100.
[01:22:05] Speaker A: 000 $. Il a demandé à O'Brien de faire l'animation pour son film aussi. Il voulait. Il avait une motivation de faire le même genre de truc. Puis là, quasiment 30 ans plus tard, c'est sûr que ça aurait été vraiment cool. Mais... Pas assez de budget, le studio, ça ne fonctionne pas. Finalement, ils ont utilisé des lézards, des bébés crocodiles et.
[01:22:28] Speaker C: Des iguanes auxquels.
[01:22:30] Speaker A: Ils ont attaché des casques avec des cornes.
Des collerettes pis des affaires. Et ça paraît. Oui, je sais.
C'est pas des beaux dinosaures. Par contre, on a des vues où t'as, t'sais, justement, un énorme iguane, t'sais, vraiment.
[01:22:46] Speaker B: De grandeur, super exagéré, qui regarde des personnages en bas sur la plage ou peu importe.
En fait, des jeux de perspective, t'sais, en filmant à deux plans, pis un peu comme des mat-paintings ou... Ben, pas des mat-paintings, mais de la surimposition, là. T'sais, ils ont réussi à faire de quoi?
De bizarre. ou d'exotique, on va dire ça.
[01:23:05] Speaker A: Comme ça. Mais on est loin des dinosaures. Il n'y en a pas un qu'on croit. Au début, le premier qu'on a vu, j'étais comme « Ah, mais ce n'est pas si pire quand même ». Puis là, après ça, j'ai regardé un peu plus et je me suis dit « Oui, mais il n'y a aucune bibitte ». C'est un vrai animal qui est juste placé dans un costume.
Ça fonctionne un peu moins bien.
Ici, on a changé plusieurs choses face à l'histoire pour se permettre plus d'action que dans le premier film, mais ils ont ramené aussi plein d'éléments qui n'avaient pas été abordés dans le premier film, dont la découverte de diamants sur le plateau. Tous les hommes repartent riches de leur expédition.
La présence des...
des deux hommes qui les aident, qui vont les trahir aussi, une espèce de vendetta par rapport à un des explorateurs qui est là, ce qui n'est pas nécessairement présent dans le premier.
Il y a une histoire d'amour encore, mais là avec, mon Dieu, la fille du boss de Ned, qui... son père a payé 100 000 pour qu'elle fasse partie de l'expédition, elle et son frère, et leur chien.
Vous savez, fouille-moi. Ça leur prenait encore une petite fille pour faire de quoi avec ça.
Il y a cette intrigue amoureuse qui se développe avec Ned et un autre gars là-bas. On soupçonne qu'ils sont déjà en relation et qu'elle veut l'épouser à cause de son titre.
Ça fait qu'il y a ça qu'on rajoute là-dedans.
On passe vraiment plus de temps avec la tribu d'Indiens dans ce film-là que dans le premier, mais il y a comme plus de bébites aussi. Il y a des plantes carnivores, il y a des grosses araignées géantes, il y a des lairs de grosses bébites. Puis là, ce qui me fait un peu penser, malgré.
[01:24:55] Speaker B: Que je ne m'en rappelle pas, mais à la série qu'il y avait.
[01:24:58] Speaker A: À Canal Family, genre de trois ans. Parce que ça, il y a eu d'autres adaptations aussi, dont cette série-là. On a rajouté plein d'affaires, on a ramené plus d'éléments, des aventures qu'il y avait dans le roman qu'on n'avait pas nécessairement dans le premier film. Mais il y a quand même aussi des affaires qui fonctionnent pas. On arrive, pas sur le plateau, mais proche, en avion.
Là, je sais pas si vous me suivez.
Si ta prémisse, c'est que le plateau, il est trop haut, puis que tu vois pas ce qu'il y a sur le top, puis qu'il.
[01:25:27] Speaker B: Y a une vie que tu... Si t'es en avion, je pense que ça fonctionne pas, parce que, tu sais... Quelqu'un l'aurait vu, mais t'en comprends pour qui que personne l'ait vu. Puis là, tu sais, aussi, il y a pas la question de.
[01:25:38] Speaker A: Comment est-ce qu'on escalade ça qui est présent dans le premier.
[01:25:40] Speaker B: Parce que là, l'avion s'écrase au sommet de ça. Bien, c'est ça, tu sais, fait que.
[01:25:44] Speaker A: Là, ce qui enlève... Il y aurait une moyen d'observer juste en restant dans l'avion, puis sans débarquer, là, mettons. Mais c'est ça, tu sais, ça enlève comme un gros... un gros morceau parce que dans le roman puis dans le premier film, c'est qu'ils montent sur un arbre, ils coupent l'arbre en fait, ce qui leur fait un pont.
Puis là, ils montent là-dedans, puis il y a quelqu'un qui pousse l'arbre, fait qu'ils sont pognés en haut. Fait que là.
[01:26:03] Speaker B: Il faut repartir de ça.
Fait que bon, c'est ça. Mais tu.
[01:26:06] Speaker A: Sais, c'est bon. Ça fonctionne plus ou moins. Je comprends pourquoi il n'y en a pas eu d'autres versions contemporaines. Parce que là, ça devient difficile de... Comment tu fais pour ne pas constater?
[01:26:17] Speaker B: Mais en même temps, Jurassic Park le fait un peu aussi en étant les îles protégées par l'armée, peu importe. Mais sinon, il faut en faire un film d'époque. Il faut remonter comme si on était dans les.
[01:26:28] Speaker A: Années 20 et qu'on ne savait pas que ça existe. C'est comme ce que King Kong de 2005 a fait. Oui, c'est ça, qui sont une équipe de films des années 30, justement. Mais bon. Fait que t'sais, j'avais lu dans mes recherches, justement, la réception de celui-là, t'sais, elle est vraiment pas bonne, pour vrai. Puis, pour avoir vu les deux, j'ai préféré celui de 1925 aussi.
Puis t'sais, on y a quand même reproché au film que c'était vraiment pas de bonne qualité, puis que c'était dommage si des gens qui connaissent pas le roman ni le film de 1925 Il voit que ça, mettons.
[01:27:02] Speaker B: Puis ça nuisait à l'histoire d'avoir juste ça comme référence. C'est harsh quand même, mais c'est pas de sa faute.
C'est ce qui s'inscrit peut-être un peu plus dans les films de monstres ou les films de série B de ces années-là. C'est 1960, fait qu'on est un peu au début des films de Roger Corman, puis des films un peu plus cheap. Puis Godzilla est sorti en 1954, ça fait qu'on est comme six ans après le début des films de monstres. Je pense que l'auditoire, je ne sais pas comment ils ont marketé le film à sa sortie. Je ne sais pas s'ils l'ont vraiment visé comme un espèce de film de ciné-parc de série B aussi vraiment. Ils ont fait la nouvelle adaptation de Lost World.
Mais c'est ça, clairement, elle rentre plus dans la catégorie des films.
[01:27:46] Speaker A: Cheap. Même s'il n'y a pas de chimes tout le temps.
Ici et là, il y a des beaux décors.
Ça fait très Gilligan comme décor.
Finalement, je pense que le roman est juste difficile à adapter pour conserver un peu son essence, mais faire de quoi de plus le fun, parce que ce n'est pas le roman qui est le plus dynamique non plus. Mais c'est ça. Après, il y a eu d'autres adaptations. Ça a ouvert la porte justement à tout le reste du genre. Ça a inspiré plein de choses. Puis après, c'est ça. Il y a eu d'autres téléfilms, une série qui avait joué à Canal Family. Je regardais le générique de la série, puis là, il.
[01:28:24] Speaker B: Y a comme des abeilles géantes. On est ailleurs complètement. Mais justement, qui ont vraiment expand l'univers de.
[01:28:33] Speaker A: La proposition.
Ça devient dur, je pense, de faire un film comme ça à ce temps que Jurassic Park existe. Ben, aussi. Oui, oui, tout à fait.
Pis justement, Crichton y avait écrit, parce qu'il y a quand même deux romans aussi, pis le 2 s'appelle The Lost World, justement, en hommage à ça.
Ça va être un autre que je vais essayer de lire cette année.
Je ne suis pas déçue de mon expérience, mais un peu quand même, parce que je m'attendais à plus d'action dans le roman, mais finalement, on n'est pas là. On est comme en observation, et ce n'est pas nécessairement ça que j'aurais voulu.
[01:29:07] Speaker B: Les films 1925, meilleur, je pense, mais encore une fois, pas parfait non plus.
Ça serait mon écrit-écran pour aujourd'hui. Le film de 1960 n'est pas disponible sur aucune plateforme pour maintenant.
Jusqu'à présent. Cherchez un peu plus loin sur internet.
Sinon, le film de.
[01:29:28] Speaker A: 1925 est disponible sur Tubi.
vous faire votre propre impression et le.
[01:29:34] Speaker B: Livre est maintenant rendu disponible à la bibliothèque. Oui, dans un format vraiment pas le fun à lire, mais allez-y.
Merci beaucoup Jade pour ce topo.
Bien hâte de voir quel sera le sujet de ton prochain écrit à l'écran. D'un autre côté, on s'en va en pause publicitaire et on revient dans quelques instants.
Avant de se laisser pour cette émission, je vais vous présenter le topo que j'ai fait de la revue séquence numéro 344, qui était pour l'automne quand même. Ça date un peu, mais il y a quelques films qui sont sortis à Montréal à l'automne et qui est séquence critique, qui vont prendre l'affiche ou qui ont pris l'affiche ou qui sont même encore à l'affiche.
Donc, c'est encore pertinent que je puisse la diffuser, mais je vais vous remercier d'être des nôtres également. Je te remercie, Jade, aussi de nous avoir préparé un aussi gros topo de t'être dévouée. Merci beaucoup à Marylis Tremblay et Marianne Métivier. Allez voir Ailleurs la nuit, allez voir également Montréal ma belle, allez voir Montréal Péline, pourquoi pas.
Puis la semaine prochaine, ça va être une émission un peu plus relax. Je ne sais pas si on aura le temps d'y aller, mais jeudi prochain, il y a Paul McCartney, Man on the Run, un documentaire qui va être présenté à la Maison du cinéma. Une journée seulement.
Je crois qu'il est prévu pour Disney+, relativement bientôt, mais je ne sais pas c'est quand. La semaine prochaine, c'est donc Lydia et le vaisseau des tempêtes dont je vais parler parce que je vais au visionnement de presse de lundi prochain. Donc, films d'animation, encore une fois, pour la famille, pour enfants, donc voilà. Mais sinon, il n'y a pas une tonne de sorties d'annoncées, du moins pour l'instant. On verra. Est-ce que ce sera une émission plus courte? Est-ce qu'on fera... On ne fera pas Relâche, mais est-ce que ce sera une émission plus courte? Est-ce qu'on fera un autre dossier spécial comme The Lost World? À voir. Mais c'est.
[01:31:38] Speaker A: Ça. Peut-être qu'on ramènera plus la partie histoire de Ciné-Histoire la semaine prochaine. Qui.
[01:31:43] Speaker B: Sait? Merci, Jade, d'avoir.
[01:31:44] Speaker A: Été là. Bien, toujours un plaisir. J'aime ça.
[01:31:45] Speaker B: Faire ça, mais ça me prend du temps. Oui, bien, c'est ça. Je peux pas en faire à chaque semaine. Non, non. C'est moi, maintenant, qui devrais préparer quelque chose. On s'en va écouter le... Bien, c'est ça, mon tour d'horizon du numéro 344 de séquence. Et on se dit à.
[01:31:59] Speaker A: La semaine prochaine. Merci. Bon week-end de Saint-Valentin. Allez voir des vues. Il y a que ça.
[01:32:03] Speaker B: Des vues. Bye. OK, bye.
Un jour, je vais faire un film Je ferai la prise de son La réalisation Je vous présente aujourd'hui les faits saillants du numéro 344 de la revue Séquence, la revue de cinéma, qui a en sa couverture une image très stylée du documentaire Shifting Baselines. D'ailleurs, il y a un gros topo sur ce film-là, une entrevue avec son réalisateur, Julien Ely. On a également une critique de Jonathan Kennell du film. Une entrevue très intéressante pour vrai avec le réalisateur qui est connu pour ses documentaires politiques évidemment, mais qui souvent il s'exile un peu à l'extérieur du Québec pour aller explorer ce qui se passe ailleurs. Puis Shifting Baselines, si vous ne l'avez pas vu, s'interroge en fait sur la course à l'espace et puis une réflexion aussi sur on va dire, les humains en général et notre propension à aller voir ailleurs alors qu'on est en train de détruire le ici. Donc, il y a une entrevue également avec la monteuse du documentaire J. Feng.
Donc, voilà.
Très bon documentaire que je vous conseille. Ils ont également mis une espèce de photoreportage, donc plein de photos tirées du documentaire ou sinon tirées de la production.
Ensuite, on passe à une critique du film Phoenix, qui est sorti un peu plus tôt cette année. Une critique également du film Le Train, le premier long-métrage de Marie Brassard en tant que réalisatrice. Elle a travaillé beaucoup au théâtre, évidemment. Elle est actrice. Il y a un entretien avec elle également pour voir un peu la direction qu'elle a voulu donner à ce projet-là, très très bon, qui se déroule dans les années 60 au Québec. Ensuite, on a d'autres critiques, mais il se crémait le danger parmi les montagnes et les ruisseaux. «The Finishing Scheme» de Wes Anderson, «Endless Cookie» également, «Eddington» et «La Mort n'existe pas». Ensuite, Daniel Racine nous propose son slam critique, je vous rappelle, il rédige ça à chaque numéro.
Un slam sur un film en particulier, cette édition-ci s'intéresse au film Children of Men de Alfonso Cuaron, partenarié avec Tank également, donc un article sur certains documentaires qui sont disponibles sur cette plateforme. On a un topo sur le plus récent festival de l'Ocarno, à l'automne dernier. Ensuite, on tombe dans des articles plus thématiques.
Il y en a un de Claire Vallade, « L'attrait des non-lieux et des mondes indéfinis au cinéma ». On s'intéresse à plein de films, notamment Manufactured Landscape, Atlantique de Maty Diop, Sur le rivage du monde de Sylvain L'Espérance, Pacification d'Albert Serra. Bref, c'est une exploration très intéressante de ces lieux indéfinis justement, donc des lieux reconnaissables mais indéfinis. Il y a un article ensuite de Jean Beaulieu qui s'interroge sur le tourisme et le cinéma, donc la façon dont ce tourisme est abordé, les principaux Ce ne sont pas les principales thématiques, mais peut-être à la fois l'impact que le tourisme a eu sur le cinéma et le cinéma sur le tourisme, donc très intéressant. Ensuite, on a Yves Laberge dans un article, on ne peut plus pertinent, pour une esthétique de la lenteur au cinéma. qui questionne un peu notre rapport au fait qu'on trouve certains films longs. Et pourquoi est-ce qu'on les trouve longs? Et est-ce que... bien, évidemment, ils ne prônent pas nécessairement un retour aux films des années 60-70, qui respiraient un peu plus, mais ils s'interrogent plus sur la raison des lenteurs et comment, nous, est-ce qu'on l'aperçoit en tant que public, en tant que cinéphile. Donc, vraiment très intéressant comme article. Camille Saint-Saëns nous propose un article, « Apprivoiser la mort aux confins de l'espace ». Elle cible certains films, notamment 2001, Odyssée de l'espace, Interstellar, The Martian, et s'interroge un peu sur la science-fiction pour aborder la mort.
Un très bon article, pour vrai, qui nous rappelle que...
Cette thématique-là est très liée à la science-fiction parce que le progrès qu'on veut faire nous rappelle un peu notre mortalité en tant qu'espèce et puis le fait qu'on veuille...
aller voir ailleurs encore une fois pour s'expliquer des choses, notre mortalité nous freine d'une certaine façon à tout ça, mais nourrit également ce désir d'aller voir ailleurs, donc vraiment très intéressant.
Louis-Jean Decaze, lui, a écrit un article « Écologie des images quand le cinéma murmure la fin du monde », donc ça intéresse aux films à nature un peu plus écologique et leur traitement. qui l'en font, qui en dit beaucoup peut-être sur nous, sur les êtres humains en général.
Jean-Pierre Siroit-Trahan, lui, a écrit un article sur Brian Wilson et les cinéastes, donc la façon dont la musique de Brian Wilson, ou plus spécifiquement des Beach Boys, est utilisée au cinéma, puis une petite réflexion également sur certains films qui ont porté sur les Beach Boys, sur Brian Wilson en particulier, donc voilà. Au niveau des recensions, on a deux recensions d'oeuvres. Donc, l'apparition dans les oeuvres d'art qui s'intéresse au cinéma, mais pas que.
Donc, le surnaturel au cinéma, vouloir montrer l'irréel. Donc, comment est-ce qu'on montre des apparitions, comment est-ce qu'on montre l'irréel dans différentes formes d'art. Et on a une recension du livre « La création de l'industrie du film au Québec » de Constance Dillet. Donc, un ouvrage probablement fondateur, phare, publié chez Septentrion, qui, justement, s'intéresse au début du cinéma ou de l'industrie du cinéma au Québec. Ensuite, il y avait un partenariat avec le Festival du Nouveau Cinéma où on présente certains courts-métrages qui vont y être présentés. Évidemment, le festival est terminé, mais ça peut être bon à mettre à sa watchlist. Il y a plusieurs autres festivals de courts-métrages qui s'en viennent. Il y a deux hommages, donc un à Suleyman Sissé et un à Michael Madsen. les deux qui se sont éteints à l'automne dernier. Et enfin, le dernier article qui porte toujours sur une scène en particulier d'un film, c'est le film « High Life » de Claire Denis, donc « Entre traumas et trous noirs », un autre film de science-fiction, un article rédigé par Jonathan Kennell. Donc voilà, c'est l'effet saillant.