Ciné-histoire - 6 février 2026

Episode 177 February 06, 2026 01:37:16
Ciné-histoire - 6 février 2026
Ciné-Histoire
Ciné-histoire - 6 février 2026

Feb 06 2026 | 01:37:16

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Show Notes

Cette semaine, on vous présente les nouveautés À travers tes yeux, Marsupilami, Fanon, L'âme idéale et Barbie Boomer! Maxence Gagné vient également nous présenter The Scarlet Empress (1934) de Josef von Sternberg!

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Episode Transcript

[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelque chose. [00:00:27] Speaker B: Bon vendredi midi à tout le monde. Bienvenue à l'émission Ciné-Histoire, 16e meilleure émission de cinéma au Québec. On est dans le top 20. [00:00:39] Speaker A: On est à 13 du podium. [00:00:41] Speaker B: Vous avez entendu la voix de Jade. Comment ça va Jade? [00:00:45] Speaker A: Ça va aussi bien que quelqu'un qui n'est pas allé au gym ce matin et cette semaine. On sort d'une semaine de virus familiaux. [00:00:53] Speaker B: Des choses qui arrivent. Il fait moins 40. On s'en cabane. [00:00:56] Speaker A: C'est pour ça que j'ai changé de place aussi, puis que je suis dos au soleil, ça me fait vraiment du bien. [00:01:02] Speaker B: Ça va paraître auprès de nos auditeurs et auditrices, j'en suis certain. Aujourd'hui à l'émission, gros programme, comme à notre habitude. On a regardé plein de nouveautés. Maxence Gagné qui fait son retour cette semaine et qui nous parle du film de Scarlet Empress de Josef von Sternberg, film de 1934 avec Marlene Dietrich. On avait vu un des premiers films hollywoodiens de... Ben, en fait, les deux premiers films hollywoodiens, je crois, de Von Sternberg, The Last Command, puis Underground, je crois. On se souvient moins... Non, Underworld, mais on se souvient moins du deuxième, là, The Last Command. [00:01:34] Speaker A: Oui, The Last Command est encore frais, quand même, l'autre... [00:01:37] Speaker B: C'était vraiment bon, oui. Donc, Cécile va venir nous parler de tout ça. On a regardé plusieurs nouveautés cette semaine. On va vous parler du film Barbie Boomer. qui sera présentée en projection spéciale à la Maison du cinéma le jeudi prochain. Donc, je vous en reparle de tantôt, mais sur une collectionneuse québécoise de Barbie. On va vous parler du film Marsupilami, donc nouveau projet de Philippe Lachaud, qui est une suite un peu au film de 2012, je crois, d'Alain Chabat. [00:02:08] Speaker A: C'est peut-être une suite ou un remake, finalement, parce que... [00:02:10] Speaker B: C'est pas un remake. C'est soit une suite ou soit un reboot, mais avec Jamel Debbouze dans les deux, qui joue le même rôle. D'après moi, c'est plus une suite, mais j'ai pas vu le premier. J'espérais peut-être... être capable de le voir pour cette semaine, mais ça n'a pas donné. C'est quand même dur à trouver, des films français, ça ne pleut pas sur les plateformes de streaming. Bref, on va vous parler de tout ça, une belle surprise, je pense, de notre côté. [00:02:38] Speaker A: J'ai ri, vraiment, vraiment beaucoup. [00:02:40] Speaker B: On va vous parler également de Fanon, le documentaire, pas documentaire, pardon, le film biographique sur Franz Fanon. militant anti-colonial et qui a milité beaucoup, évidemment, pour la libération de l'Algérie. Donc voilà, on va vous parler de ça tantôt. On va vous parler également de L'âme idéale, nouveau film d'Alice Vial avec Marguerite Lépine Blondeau et Jonathan Cowen. Donc, premier... Si je ne m'abuse, je pense que c'est le premier long-métrage de Magali Lépine-Blondeau en France. Donc, voilà. Et on vous parle également du documentaire À travers tes yeux de Brigitte Poupard et... Et mon dieu, de sa fille aussi, désolé, j'ai trop d'onglets d'ouvert un peu partout. Mais bref, c'est ça, un documentaire que j'ai vu quand même un petit moment. Mais Fabiola Pierre-Monty et Brigitte Poupard. Donc, ouais, c'est ça, des commentaires, j'ai vu le début du mois de janvier, qui est, à ce jour, mon film préféré de 2026. Donc, je vous parle de tout ça tantôt. Donc, vous le voyez, on a un gros programme, on a même, en tout cas, je sais pas, je vais avoir le temps de parler d'une revue de cinéma, sinon ce sera pour la semaine prochaine. Mais un très gros programme nous attend cette semaine. On commence avec quelques petites nouvelles. Il y a pas une tonne de nouveautés. dans le monde de nouveautés, de nouvelles marquantes dans le monde du cinéma. Aujourd'hui, il y a eu un article de Marc Cassivy qui s'intitule « Quand le cinéma ne captive plus ses étudiants ». J'avais vu ça passer, je ne sais pas si c'est dans Le Petit Coin Beurré ou un groupe Facebook sur le cinéma, ou ailleurs, mais que les jeunes, même les jeunes au cinéma, ont de la difficulté avec l'attention, donc qui détestent de plus en plus les films longs et qui ont peine à garder leur concentration le temps d'un film, même les étudiants en cinéma. donc ce qui peut être problématique pour la suite. Donc il crée un gros article, j'ai pas eu le temps de le lire malheureusement au complet, mais il s'est entretenu avec des chercheurs, avec des profs en cinéma également, qui constatent effectivement ce changement, puis je pense qu'on le constate même. [00:04:54] Speaker A: Nous aussi. Oui, puis ça me fait penser, je sais pas si c'est dans le même article probablement, il est. [00:04:59] Speaker B: Sorti aujourd'hui? Oui, il est sorti. [00:05:01] Speaker A: Ce matin. mais j'avais vu vraiment récemment qu'on parlait d'une espèce de nouvelle tendance à produire des films faciles à scroller sur ton sel en. [00:05:13] Speaker B: Même temps. C'est la. [00:05:14] Speaker A: Tactique Netflix. Oui, mais comme que ça existe. On est rendu, parce qu'on le fait tous, mais comme c'est rendu un créneau. Ça m'avait quand même... Des. [00:05:24] Speaker B: Films qui overexposent, qui te rappellent les éléments que tu as vus plus tôt ou que tu les aies manqués. C'est ça, c'est comme on est pris dans un engrenage où on ne fait plus confiance au public. se désintéresse un peu, ou en tout cas, veut juste un bruit de fond. Est-ce qu'on veut faire du cinéma pour du bruit de fond? Je ne. [00:05:45] Speaker A: Sais pas. Oui, mais avec des choses qu'on connaît. Je le ferais sur The. [00:05:48] Speaker B: Office, mais pas... Moi, je ne le ferais jamais, ultimement. Puis, tu vois que je fais des efforts pour ne pas le faire, même que je t'impose certains efforts pour ne pas le faire. Ça ne marche pas toujours. On n'a pas acheté la. [00:06:01] Speaker A: Petite boîte avec le cadenas et. [00:06:03] Speaker B: Le chrono. On n'a pas besoin si on laisse dans notre poche la petite boîte. C'est dur de la laisser. Ton sel ne rentre pas dans ta poche. C'est plus compliqué. Bref, vous irez lire ça sur le site de la presse. Il y a eu un autre article également sur les performances un peu décevantes du cinéma québécois en 2025 au box-office. Un box-office en baisse, on parle d'un recul de 5 par rapport à l'année précédente, le passé des recettes. Là, c'est le box-office québécois, mais total, incluant les films américains, pas juste des films québécois. Mais il est passé de 150 millions à 142 millions, ce qui est quand même... C'est pas si pire, mais. [00:06:42] Speaker A: C'Est ça qui est quand même... Je m'attendais à plus steep. [00:06:44] Speaker B: Comme débarque, mais... Ouais, mais pour le cinéma québécois en particulier également, les recettes de 10 millions cette année sont les plus basses depuis celles de 2016, où on avait fait 8 millions. Donc, je pense que c'était... Attends un petit peu. En 2024, il avait fait 18 millions, donc quasiment une baisse de 50 %. En même temps, il n'y a pas eu de gros films québécois dans la dernière année. Il y a peut-être eu Qualifuri, Menteuse, mais même menteuse de fait, je pense trois fois moins que le premier. Je ne sais pas ce que ça va donner. La meilleure récolte pour le cinéma québécois, c'était en 2017. avec 20 millions. Donc, pour les films québécois, c'est quand même pas rien. Tu sais, c'est ça, il y a de fait 2,6 millions, je pense, menteuses, le qu'on dit ici. Puis sinon, bien, le plus gros film... Ah, je l'ai pas. Je l'ai pas. Le plus gros film... En tout cas, pas rapidement comme ça, mais bref, c'est une chose que je constate... bien, que je constate moyennement, là. C'est-à-dire qu'il y a pas eu de gros films Marvel non plus cette année, l'année prochaine. Cette année, ça devrait être une grosse année. Avengers, Doomsday, puis Dune 3 qui vont sortir. Il y a au moins un Pixar qui va sortir. L'année dernière, Zootopia. Ben l'année dernière. Il y a quelques mois, Zootopia est devenu le film qui a fait le plus d'argent de l'histoire de Disney Animation. Donc 1,6 et approche de 1,7 milliard. Je pense qu'il est dans le top 20 ou en tout cas pas loin du top 20. C'est ça, c'est pas qu'il n'y a pas de film qui ramasse pas d'argent, mais c'est ça, peut-être qu'il y a moins de... de grosses productions, même Avatar a déçu un petit peu. Bref, c'est ça. Le box-office est fascinant, comme. [00:08:24] Speaker A: Dirait Julie Bernatchek. C'est pas ta phrase. [00:08:27] Speaker B: Ouais, c'est ça. Mais c'est ça. Sinon, il y a quelques autres nouveautés qu'on n'aborderait pas cette semaine parce que c'est surtout des films d'horreur puis des suites. Je partais d'un peu trop loin pour parler de Les Inconnus 3. qui fait suite aux Inconnus 2 et Inconnus 1. En fait, c'est une trilogie qui est sortie en deux ans, je pense. Trois films en deux ans de Strangers, en anglais. Ce sont des films d'horreur. [00:08:54] Speaker A: Un peu génériques. C'est ça qui n'est pas le Strangers avec Liv. [00:08:56] Speaker B: Tyler de 2007-2008. Non, non, non. C'est vraiment une trilogie qui est la première. Je pense qu'elle est sortie en 2024, fin 2024 ou début 2025, quelque chose comme ça. Fait que c'est ça, c'est une gang de gens qui font des crimes, puis là, faut que tu portes un masque, puis tu dois faire la même. En tout cas, c'est des affaires qui me parlent moyennement, je t'avoue, puis là, faire du rattrapage sur deux films qui me parlent moyennement pour te parler du troisième, qui est probablement le pire des trois, si je me. [00:09:24] Speaker A: Fie aux critiques. Puis si je regarde juste les noms sur IMDb, ça doit être pas le même cast à chaque fois. Ah, mais quoi que, un et deux, oui, mais trois, ça a l'air. [00:09:33] Speaker B: D'Être pas ça. Je sais pas. Mais bref, il y avait ça et il y a un deuxième film d'horreur qui s'appelle Whistle, ou Sifflet maudit, en français, donc qui suive l'histoire de lycéens qui trouvent un vieux sifflet aztèque. Ils découvrent qu'en soufflant dans l'objet, le son terrifiant qui les met va convoquer leurs futurs morts pour les traquer. Fait que c'est ça. Je sais pas... Il y a Daphne Keene qu'on a vu dans His Dark Material, dans le Dogen et tout ça. Sophie Nélisse, donc pourquoi pas. Mais à passer, il n'y a pas Nick Frost, mais je ne pense pas qu'il y ait un gros rôle. Un film de Colin Hardy qui avait réalisé The Nun, le premier. Et c'est pas mal ça. Bref, pas des grosses vues, mais c'est ça. Janvier-février, c'est un bon moment habituellement pour des films d'horreur. Je ne sais pas combien il a coûté à faire, mais s'il a coûté 4 millions et qu'il en fait 10, il est déjà rentable. C'est ça, c'est pas mal les autres nouveautés qui prennent la fiche, à part celles qu'on va vous parler aujourd'hui à l'émission. Mais avant tout, on va aller en pause publicitaire. Vous êtes toujours à l'écoute de Ciné-Histoire sur les ondes de CFA, qu'on revient dans quelques instants pour vous parler d'À travers tes yeux, un documentaire. [00:10:39] Speaker A: De Brigitte Poupard. Un jour je vais faire un film Je ferai la prise. [00:10:44] Speaker B: De son La réalisation Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et puis maintenant, bien, je veux vous parler d'un documentaire de Brigitte Poupard qui signe son deuxième film en quelques mois. Elle avait fait Où sont les âmes? Où vont les âmes? Désolé, je n'ai pas d'ouvrière. Où vont les âmes? Donc, qui est sorti à l'automne dernier. qui était un film de fiction, mais cette fois, on est du côté documentaire et on peut pas, en fait, être plus personnel que ce sujet-là. En fait, on suit la fille adoptive de Brigitte Poupard, donc Fabiola, qui a maintenant une vingtaine d'années et qui se demande... C'est une enfant d'origine haïtienne, et elle se demande un peu à quoi aurait pu ressembler sa vie si... Elle était restée dans sa famille d'origine, elle était restée en Haïti, un pays évidemment qui est en crise, on dirait, continuelle depuis je ne sais pas combien d'années, au moins 15-20, donc c'est ça. Puis ça, c'est la prémisse de base pour un documentaire qui prend du temps peut-être à prendre son élan, mais qui vaut le détour juste pour les dernières 30 minutes, qui sont vraiment qui récompense le visionnement. Pas que la première heure est difficile à regarder nécessairement, on est peut-être plus dans, on va dire, élaborer un peu ce que sera cette quête, parce qu'en fait, c'est qu'on retrouve Fabiola qui essaie de retrouver sa mère biologique avec, évidemment, l'aide de Brigitte Poupard, et pour essayer de se. [00:12:25] Speaker C: Reconstruire un. [00:12:26] Speaker B: Peu, Je sais pas, de questionner un peu son identité. Le film commence avec des témoignages soit de Fabiola ou de son psy qui est impliqué dans le processus. Pas de secret professionnel ici. Quand c'est à la demande du client, je pense que c'est peut-être mieux dit. Puis le psychologue... on va dire, dresse un portrait général des enfants adoptés d'autres nationalités, puis des fois du sentiment d'imposteur, pas d'imposteur, mais de pas pleinement appartenir à une ou l'autre des cultures, que ce soit la culture d'adoption ou la culture d'origine. Et puis, on sait aussi, au moment où Brigitte Poupard adopte Fabiola, donc au début des années 2000, c'était, je ne veux pas dire tendance, ce n'est pas ce que je veux dire, mais il y a comme eu des vagues d'adoption d'enfants de différentes nationalités. Il y a eu beaucoup d'enfants justement. [00:13:19] Speaker A: Haïtiens ou africains. Je pense que son personnage dans Catherine ne le faisait pas. [00:13:26] Speaker B: Aussi comme... Oui, il le fait aussi, et c'est sa. [00:13:28] Speaker A: Fille, c'est Fabiola. Ah. [00:13:29] Speaker B: Bon, ben voilà. C'est ça, ils ont comme fait un peu miroir avec ça, parce que c'est ça Brigitte Poupard, on ne l'a pas mentionné, mais c'est une actrice aussi, googlez-la si vous ne la connaissez pas. Mais bref, c'est ça, il y a eu des vagues, il eu y beaucoup a d'adoptions d'enfants asiatiques également, suivant les Bold People, la crise... au Vietnam, après ça, les enfants, la politique de l'enfant unique en Chine, bref, c'est ça. Il y a eu comme des vagues, on va dire, d'adoption massive d'occidentaux envers d'autres pays, puis, bien, c'est ça. Ça s'inscrit un peu là-dedans. Donc, comme je mentionne, le début se veut un peu... Bon, on retrouve Faviola qui est comme un cheval entre deux cultures et puis qui est pour, je sais pas, essayer de... quasiment un procédé thérapeutique, va vouloir faire ce documentaire-là et documenter le fait de retracer sa mère biologique. Heureusement, parce qu'on ne sait jamais trop pourquoi les parents donnent leurs enfants en adoption, des fois ça peut être parce que Je ne sais pas, il y a trop d'enfants ou peu importe, ils ne sont pas capables de subvenir à leurs besoins. Des fois, ça peut être des enfants qui sont nés de relations extra-conjugales qu'on veut régner. Des fois même, ça peut être des kidnappings, ce qui est assez rare, ce qui est assez commun en Haïti. Donc, on ne sait jamais trop qu'est-ce qui va se passer. Puis, le documentaire aussi s'ouvre sur... Désolé, ça fait un petit moment que je ne l'ai pas vu. Je crois que c'est la tante, la sœur en fait de sa mère biologique qui réussit à recontacter Brigitte Poupard pour dire, c'est-tu possible d'avoir des nouvelles de Fabiola? Parce que dans le contrat, ou peu importe, c'était qu'on est supposé avoir des mises à jour comme à chaque année ou des affaires de même. Ce que Brigitte Pouparde ne savait pas, en fait, c'est que les compagnies d'adoption, désolé, c'est pas les termes officiels, mais ceux qui organisaient ce type d'adoption-là disaient, il faut absolument pas avoir de contact avec la famille d'origine, il faut rien faire, il faut pas essayer, ils vont vous demander de l'argent, ils vont faire... Ça fait qu'il y a comme... c'était comme un documentaire qui parle du personnel, mais qui touche quand même plusieurs facettes aussi, même, on va dire, quasiment du colonialisme, c'est un peu, t'sais, d'aller... Puis Brigitte Poupard le mentionne, t'sais, à l'époque, c'était bien vu un peu d'adopter des enfants d'autres nationalités, puis on dirait qu'aujourd'hui, c'est moins chose commune, mettons, ou en tout cas, il y a peut-être plus de réflexions qui sont posées sur comment ne pas dénaturer ou essayer de... de blanchir, entre guillemets, justement l'enfant pour le couper de sa culture d'origine puis de le rentrer dans le moule québécois. Bref, ce film-là va aborder un peu ces thématiques-là par la bande, mais toujours en restant près de l'expérience personnelle. Là où je dis où les dernières 30 minutes sont intéressantes et très... le visionnement, c'est que Fabiola va rencontrer sa mère biologique et va expliquer justement pourquoi sa mère l'a donnée en adoption. Puis c'est une belle rencontre, un peu Pas de tragique comique, mais elle ne parle pas créole, Fabiola, parce qu'elle est grandie au Québec, mais sa mère ne parle pas français non plus. Donc, elle assiste un peu à ce témoignage-là, mais un peu décalé parce qu'elle est à côté, mais il n'y a pas de traducteur dans. [00:16:43] Speaker A: La pièce nécessairement. C'était ma. [00:16:44] Speaker B: Prochaine question, non? [00:16:45] Speaker A: On traduit après. En sous-titres. [00:16:49] Speaker B: Mais pour nous. Elle l'apprend un peu par la bande. Il y a ce décalage-là où elle se fait raconter une histoire qu'elle ne peut pas décoder dans l'immédiat. Quand elle a fini par la décoder, ça prend une toute autre couche. On apprend aussi qu'elle n'a pas l'âge qu'elle pensait avoir. Parce qu'elle a dû mentir. La mère, pour la donner en adoption, a dû mentir sur l'âge de son enfant. Parce qu'après trois ans, je pense qu'un des enfants a plus de trois ans, il n'avait pas le droit de les donner en adoption. Donc, elle a menti en disant qu'elle avait presque 3 ans quand elle en avait comme 5, je pense, quelque chose comme ça. Fait qu'elle a comme 2 ans de plus dans la vraie vie. Fait que t'sais, il y a plein de révélations, puis ça se termine en fait sur le lendemain de cette rencontre-là. Désolé, je spoil un peu le film, mais t'sais... C'est que... t'sais, c'est un documentaire ultimement, mais c'est que... Je peux pas vraiment aborder ces thématiques-là sans le mentionner, mais bref, elle va rencontrer aussi sa famille élargie. Puis ça prend une toute autre tournure quand, vers la fin de ce documentaire-là, qui a commencé un peu avant la pandémie, il y a eu la pandémie après, qui a fait qu'elle ne pouvait pas nécessairement retourner voir sa famille ou peu importe. Puis après ça, pendant et un peu après la pandémie, les violences se sont accentuées également. en Haïti, ce qui fait que physiquement, elle ne peut pas retourner là-bas non plus parce que c'est dangereux. Bref, il y a plusieurs couches là-dedans très intéressantes, mais ce qui est vraiment... C'est ça, ça aurait pu aller d'un côté ou de l'autre, il aurait pu ne jamais retrouver la mare biologique, auquel cas, probablement qu'il n'aurait pas fait de documentaire, ou en tout cas, il aurait tourné l'angle un peu différemment. Donc, il y a comme une certaine forme de happy ending, mais qui est quand même relativement triste, puis on se dit, c'est un cas parmi d'autres, mais ça a dû arriver, ou en tout cas, c'est potentiellement la même histoire qui s'est produite à des... des dizaines de milliers de personnes également qui ne savent pas parce qu'ils n'ont peut-être pas repris contact avec leur famille biologique. Mais c'est ça, il y a beaucoup de choses qu'on explore. On explore aussi la société haïtienne ou en tout cas les violences qu'ils ont en Haïti en ce moment. Il y a des entrevues avec des gens qui ont donné des enfants en adoption des fois ou qui sont eux-mêmes des enfants adoptés. Donc vraiment un documentaire qui est très touchant, puis qui fait la trame que je souhaite que plusieurs films fassent, c'est-à-dire de partir du personnel puis de tirer des leçons un peu plus grandes, ou en tout cas des réflexions un peu plus grandes, un peu plus universelles. En tant que parent, évidemment, bien, c'est sûr que c'est... c'est déchirant de voir, justement, ces rencontres-là ou, en tout cas, la situation que la mère a dû vivre, mais également que l'enfant doit subir, d'une certaine façon, puis même aussi cette rencontre-là entre les deux mères, parce que Brigitte Poupard est avec Fabiola, puis ils vont rencontrer, après avoir demandé, justement, ils vont rencontrer, les deux mères vont se rencontrer. Donc, il y a comme plusieurs niveaux de... d'un moment touchant qui, je ne sais pas ce que Fabiola en retire ultimement, je ne sais pas si ça la mêle plus ou si ça complexifie un peu son identité ou si finalement ça a été thérapeutique et ça a permis de, on va dire, appaiser certains questionnements qu'elle avait, mais c'est vraiment un documentaire très touchant qui va susciter, je pense, beaucoup de réflexion et beaucoup de discussion, si vous n'y allez pas tout seul, évidemment. Vraiment très intéressant, comme je le mentionnais, c'est vraiment mon coup de coeur de cette année jusqu'à présent. Jade, si tu veux meubler un. [00:20:29] Speaker A: Peu de table. Je te vois en train de. [00:20:31] Speaker B: Préparer ton cellulaire. C'est parce qu'elle a le micro. Pour présenter une bande-annonce. Mais dis-moi, de quel film est-ce que tu aimerais qu'on... Mais bref, ça je termine vite vite à travers tes yeux. Ça par l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma de Brigitte Poupard. Vraiment très, très bon. De quel film tu. [00:20:47] Speaker A: Voudrais. [00:20:47] Speaker B: Qu'On parle? Marsupilami. Ah oui, directement. Marsupilami. J'ai fait mes recherches avant, avant de diffuser la bande-annonce. Je vais juste en diffuser une partie, en fait, parce qu'il y a comme deux gags visuels après, ça ne sert pas à grand-chose. Mais oui, je vous envoie tout de suite, DJ, je vous envoie la bande-annonce de Marsupilami et on en parle dans quelques instants. Je dois partir en Amérique du Sud pour faire une croisière. Il y a un piège? Ils m'ont ramené un colis en France. Il y a moins de contrôle en. [00:21:19] Speaker A: Bateau qu'en avion. Il y. [00:21:21] Speaker C: Avait un piège. Il y. [00:21:24] Speaker B: A trois règles. Règle numéro un. Ne jamais ouvrir le colis. C'est quoi ça? [00:21:34] Speaker C: Le mars sublime. [00:21:36] Speaker B: Règle numéro deux. en prendre le. [00:21:40] Speaker A: Plus grand. [00:21:41] Speaker C: Soin. J'ai eu! [00:21:45] Speaker B: Règle numéro 3. Être le plus discret possible. Hola, ¿qué tal? Si tu y vas avec ta femme et ton fils, on passerait. [00:21:57] Speaker A: Plus d'un connu-tout. Le premier qui rigole, il se. [00:22:03] Speaker B: Prend une tapette. Non, mais tu vas là de quoi? Le marché plumier est extrêmement convoité. On est à la recherche d'un animal, jaune, à taches noires. Si quelqu'un a des infos sur cet animal, qu'il lève la main. Donc, Marsupilami. La bande-annonce est quand même très représentative du. [00:22:35] Speaker A: Film, je crois. Mais c'est difficile à rendre parce qu'il vous manque l'animal. C'est un animal. [00:22:44] Speaker B: Vraiment tellement cute. Très mignon. C'est d'ailleurs probablement pour ça qu'on fait un nouveau film après celui de 2012. d'Alain Chabat, qui... Alain Chabat, évidemment, un grand comique français. Mais parce que le Marsupilami de la version 2012, il fait. [00:23:01] Speaker A: Dur en mots. Ah, pour vrai, j'ai pas poussé. [00:23:03] Speaker B: À le chercher. En tout cas, tu y revois. Mais donc, Marsupilami, nouveau long métrage de Philippe Lachaud. Il est plus connu en France qu'au Québec. C'est alors que ce film-là est à l'image de ses autres films en termes de comédie. Beaucoup de slapstick, beaucoup de gags visuels, puis... Des interprétations très nerveuses, un film très rythmé, très soutenu. C'est lui qui avait fait « Babysitting », c'est lui qui avait fait « Alibi.com » et « Alibi.com 2 ». Je sais qu'à un certain moment, on riait du deuxième au Québec parce qu'on se disait tous « C'est quoi ce film-là? Alibi.com 2? » Ben c'est ça, il n'est pas sorti d'ailleurs qu'à Montréal. Mais c'est ça, donc... Sans dire que j'y allais de reculons, je m'attendais un peu comme la BD duquel le film est tiré, que ce soit justement un film un peu plus familial. grand public et un peu moins une bonne comédie d'adulte, si on veut. Puis il y a vraiment eu les deux, parce qu'on l'a regardé avec notre fils. On s'est dit, tant qu'à faire, on va tester sur. [00:24:06] Speaker A: Un humain, un enfant humain, donc de 3 ans, bientôt. [00:24:10] Speaker B: 4. Qui a beaucoup apprécié, dès le moment, avec la bibitte. Ils ne sont pas. [00:24:15] Speaker A: Si nombreux que ça. Ils sont tous dans la deuxième moitié. C'est ça, c'est long avant qu'il arrive, mais après, tu sais, je le regardais, il y. [00:24:21] Speaker B: Avait toujours un petit sourire en coin, il aimait ça beaucoup. Il nous en a reparlé plusieurs fois après le film. Est-ce qu'on peut regarder Marsupilami? Donc il faut croire que c'est ça, ça plaît quand même à un certain public. Donc vous l'avez entendu un peu dans la bande-annonce, on suit un homme, je ne sais pas si je dis son nom de personnage, ça va ajouter. [00:24:40] Speaker A: Au ridicule, David Dicoule. [00:24:43] Speaker B: Qui est mandaté par un chef bancaire. C'est. [00:24:48] Speaker A: Son boss, là. Jean Renaud, dans le film. Donc, d'aller. [00:24:51] Speaker B: Chercher... Il travaille dans un zoo, là, il faut le dire. Oui, c'est ça. Et puis, il est mandaté par son patron d'aller chercher une boîte mystérieuse en Amazonie. Et puis, d'amener sa famille pour avoir l'air un peu plus incognito. Il fait le vol en avion, mais il doit revenir en bateau. [00:25:05] Speaker A: Parce que je m'imagine les douanes sont moins pires en bateau. Il a dit qu'il y avait moins de contrôle sur un bateau. Ça passe mieux de faire une croisière en famille. Puis famille qui pue ensemble d'ailleurs. Il est divorcé d'avec sa femme, puis c'est la fête de son garçon. Il se réunit-tu là pour... Puis la. [00:25:21] Speaker B: Famille dit oui. Ils en vont faire une croisière en famille. Parce qu'évidemment, c'est facile de garder un animal sauvage en boîte sur un bateau. Mais bref, c'est ça, on retrouve Jamel Debbouze, qui jouait également dans le film de 2012, Pablito Camaron, et qui est un peu... ben, il veut aussi s'approprier le marsupilami, il y a des vilains également qui veulent l'avoir, puis entre temps, la créature va se lier d'amitié avec l'enfant, donc d'une certaine façon. La. [00:25:54] Speaker A: Famille voudra... bien pas le garder, mais en tout cas ça. En même temps, c'est qu'on annonce aux petits que c'est son cadeau de fête, ce qui n'était pas. [00:26:01] Speaker B: La chose à faire. Ce n'est pas un bon parenting advice. Non, mais ce. [00:26:05] Speaker A: N'Est pas un film. [00:26:06] Speaker B: Qui fait l'éloge d'être des bons parents. Non, pas tant, non. Mais c'est ça ce qui nous a surpris peut-être, c'est les bonnes jokes qu'il y a là-dedans. Soit des jokes d'humour physique, à un certain moment, bien dans la bande-annonce, cette blague-là. On va la dire, mais Jade, elle se peut pas à chaque fois qu'elle voit la scène. Elle le rit dans la bande-annonce, elle le rit quand on a regardé le film, puis là, elle est en train de rire silencieusement au micro. Il y a une scène où quelqu'un qui ressemble étrangement à Brendan Fraser, mais qui joue un musicien brésilien là-bas, puis... La voiture, bien, la famille a un accident de voiture et puis il est pas capable de sortir de la voiture, donc lui il arrive pis il va donner des coups de poing dans les vitres pour briser la fenêtre et puis sortir les gens. Fait qu'il brise pour la femme, pour l'enfant, pis quand il arrive au gars qui a sa fenêtre baissée, ben il fait juste le puncher d'en face. C'est très burlesque, très slapstick, on s'entend. Mais il y a de quoi quand même qui fonctionne dans ce film-là, pis il y a plusieurs gags comme ça à un certain moment, encore une fois c'est dans la bande-annonce, Certains moments, c'est ça, ils jouent à Je te tiens par la barbichette avec l'enfant pis là, le marsupilami fait juste comme punch un enfant qui... qui... en tout cas, se pète la face dans le mur. T'sais, c'est ça, moi j'ai dit dans ma critique sur Letterboxx là, faudrait que je le ressorte exactement. Donc... Ce que j'ai dit, c'est si pour vous, un gorille qui tombe sur une balançoire à bascule et qui catapulte un enfant sans qu'il y ait de conséquences graves. [00:27:34] Speaker A: Ce n'est pas drôle. [00:27:34] Speaker B: Alors ce film n'est pas pour vous. C'est un peu ça. C'est comme une série un peu de sketch. Oui, il y a une trame narrative, ce n'est pas juste des sketchs, mais c'est comme une série de scènettes comiques qui n'ont pas vraiment d'impact de l'une à l'autre. Puis c'est une vraie scène, vraiment, un gorille qui tombe sur... Puis là, l'enfant se fait catapulter à l'autre bout, puis la scène d'après. [00:27:54] Speaker A: Tout le monde est correct, puis on passe à autre chose. J'ai de la difficulté à me contenir, mais le film, il va de gag comme ça, mais dans la répétition aussi, puis de l'humour qui passe en toute... toutes subtilités, des petites lignes de dialogue qui sont lancées et qui n'ont aucun effet. [00:28:15] Speaker B: Mais qui sont tellement chargées. Et là, je n'ai plus d'exemples. Ce qui est un peu pensé à Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre, c'est très l'humour d'Alain Chabat. des petites lignes lancées comme ça, puis on passe à autre chose après. Fait qu'il. [00:28:29] Speaker A: Y a ça, il y a du un peu plus burlesque. Puis c'est comme pas clair dans le film, à moins que je l'aie manqué, mais le personnage principal va amener aussi un autre employé du zoo, qui est comme une espèce de gardien, qui est la personne la plus niaise. [00:28:42] Speaker B: Qu'On va rencontrer dans une vie. En tout cas, ils font... C'est comme. [00:28:48] Speaker A: Lui, il met tout le monde dans les pires situations possibles. Là, ils font un faux appel de la radio Énergie, comme s'ils avaient gagné une croisière, parce qu'ils l'amènent pour je ne sais pas quelle raison. Puis ils demandent au téléphone, ils disent, c'est quoi votre station de radio préférée? Puis là, ils nomment une autre radio. Puis ils disent, oui, mais je vous rappelle qu'on est à Énergie. C'est quoi votre radio préférée? Puis là, il en dit une autre encore. Puis c'est. [00:29:11] Speaker B: Ça, le gars, il n'est pas là. Mais ça passe comme... C'est Julien Arrouty qui le joue, qui avait joué dans tous les autres films de Philippe Lachaud également. Je sais pas s'ils font partie. [00:29:21] Speaker A: De la même troupe, mais bref, des collaborateurs de longue date. Mais t'sais, c'est pas mon style d'humour d'habitude, mais on a regardé la bande-annonce puis j'étais plus capable, puis après ça, j'étais quand même down de regarder le film. Ce qui m'a surpris, par contre, c'est que oui, il y a tout ça, notre gars a beaucoup aimé aussi, puis de l'autre. [00:29:39] Speaker B: Côté, il y avait énormément de call pour. [00:29:42] Speaker A: Adultes, mais en... On n'est pas... Des jokes sexuels, un peu. Oui, mais vraiment. Puis plus que dans les films d'animation où c'est des petits clins d'oeil que les enfants... Là, les enfants ne comprennent pas le jeu. Mais c'est beaucoup plus gros et beaucoup plus pour nous que ce l'est habituellement. Puis ça, ça m'a un peu dérangée, pour vrai, comme on n'en avait pas besoin dans quelque chose qui fonctionnait déjà. Mais bon, je comprends pourquoi c'est là, mais c'était pas nécessaire. C'est ça, faut pas s'attendre à grand chose. La trame est assez classique, on sait exactement ça va être quoi le film. C'est justement son humour qui fonctionne vraiment bien, je trouve. Ça fait un divertissement super léger qui m'a fait énormément de bien. C'est le fun d'avoir de quoi... de temps en temps aussi pour le cerveau. [00:30:31] Speaker B: Dans ce qu'on regarde. Puis ça, c'était un très bon exemple. Soft, mais de qualité. [00:30:35] Speaker A: Je trouve même l'animation. [00:30:37] Speaker B: La modélisation du marsupilami est très réussie. Puis il est cute. Il est beau, beau, beau. Oui, c'est ça. Puis c'est vraiment une surprise. Je ne pensais pas être le public cible de ce film-là et finalement je l'étais. En tout cas, je l'étais en partie. Fait que juste ça, c'est mieux qu'un autre film de Franck Dubasco. Je sais pas trop quoi. Ils sont un peu plus génériques peut-être, celui-là. C'est pas de l'humour qu'on retrouve tant que ça dans le cinéma français ou en tout cas celui qui se rend jusqu'ici au Québec. Mais oui, très belle surprise. Je vous conseille d'y aller. Je sais pas comme... vers quel âge. [00:31:13] Speaker A: Amener les enfants, mettons. Peut-être 3-4 ans. [00:31:16] Speaker B: C'Est un peu jeune. 3-4, c'est un peu jeune, c'est ça. 6-7. [00:31:19] Speaker C: Je sais pas. [00:31:20] Speaker A: 6-7 à 14-15, puis après ça, les adultes. Je sais pas. Fait que tout le monde, finalement. Mais à partir de... Non, mais 3-4, c'est un peu jeune aussi parce que le film, il est un peu long avant de démarrer, puis il y a pas tant de moments avec la bubitte, finalement. C'est ça, fait que c'est... Puis des fois, j'avais peur qu'ils perdent l'intérêt, parce que quand il se passe rien, mais c'était... J'imagine bien dosé, parce qu'il était. [00:31:43] Speaker B: Là, il était bien investi. Bon, tu me parles de. [00:31:45] Speaker A: Bande-Annonce. Non, non, c'est une publicité, je ne sais pas quoi. Il était quand même bien investi et il a beaucoup apprécié son expérience. Mais j'imagine qu'à partir de C-7, en effet, ça doit être bon. Et les adultes vont l'aimer aussi parce. [00:31:56] Speaker B: Que c'est niaiseux comme film. J'ai passé un très bon moment. Ouais c'est ça, t'sais les... vraiment t'sais vraiment throwback aux comédies rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr L'interlocuteur du colonisé est le gendarme ou le soldat. Le monde colonisé est un monde coupé en deux. Vous ne les connaissez pas. Elles sont dangereuses. Vous croyez que vous allez changer la. [00:32:42] Speaker C: Nature des Nord-Africains? Ce sont des hommes comme vous. [00:32:44] Speaker B: Et moi. Comment. [00:32:45] Speaker A: Vous voulez changer les choses, ici en Algérie? Ici comme ailleurs. Monsieur Fanon. [00:32:49] Speaker C: Je travaille avec vous. On dit. [00:32:50] Speaker A: Que vous ouvrez des brèches dans une psychiatrie coloniale complètement. [00:32:52] Speaker B: Dépassée. Vous allez apprendre à vivre avec eux mieux avec vous. Hé, laisse-moi! Hé, laisse-moi! Si. [00:32:59] Speaker A: Vous défendez des Algériens, ils vont faire un dossier contre vous. On n'a pas eu le droit de se. [00:33:04] Speaker C: Défier. Il y a enfin une chance. [00:33:05] Speaker B: Que ça change ici. Arrêtez avec vos théories et vous confondez la. [00:33:14] Speaker A: Médecine avec la. [00:33:14] Speaker B: Révolution. Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission. l'aventure ou la trahison. Donc, Fanon, pour les non-initiés peut-être, parce que ce n'est pas une figure qui est si connue, je pense, du grand public. Elle est un peu plus pour, on va dire, les historiens ou les politologues, parce que Franz Fanon, c'est cette personnalité qui a beaucoup milité pour la décolonisation de l'Afrique, en particulier de l'Algérie. mais de l'Afrique en général. Bref, les écrits qu'il a faits, notamment Les Derniers de la Terre, c'est devenu des ouvrages de référence pour les études postcoloniales et justement d'indépendance. Ça a même eu des répercussions au Québec ici dans, on va dire, le FLQ, le mouvement pour l'indépendance et tout ça. C'est une réalisation de Jean-Claude Barney. qui avait fait quelques films sur un réalisateur guadeloupéen, Antillais, comme l'était Fanon également, c'est un Antillais qui après ça est allé... exercer la médecine psychiatrique en Algérie. C'est pas Alger, mais en tout cas, je ne me souviens plus de la ville exactement. Barney est quand même connu pour avoir travaillé tôt dans sa carrière avec Mathieu Cassevis et Vincent Cassel sur La Haine. Donc, il avait travaillé, je pense, au casting, mais il avait fait les trois ensembles à court métrage avant. Donc, un film qui... Et suit donc Frantz Fanon, je dirais jusqu'à sa mort, mais ultimement on passe beaucoup de temps sur son passage en Algérie et la rédaction des Derniers de la Terre, justement, qui est très didactique, très académique. Vous l'avez entendu, je pense, dans la bande-annonce, des phrases qu'on dirait que des personnages ne disent pas, mais qui sont tirées de livres. d'un côté peut-être déplorable, d'une certaine façon, parce que ça rend le film... Ça renforce le fait que c'est pas un film si grand public que ça prétend l'être, peut-être. Parce que, t'sais, dans sa construction, c'est très classique, c'est très bon, puis, t'sais, la reconstitution de l'Algérie des années 50-60 est vraiment très bien faite. D'ailleurs, le film a pas été tourné en Algérie, parce que c'était plus compliqué. Ils l'ont tourné en Tunisie. Mais il y a quand même un lien entre Fanon et la Tunisie, là, vers la fin de sa vie. Bref, vous irez faire vos recherches au pire. Oui, c'est déstabilisant parce qu'on n'a pas l'impression d'avoir accès à des vrais personnages, puis plus à des gens qui lisent des thèses ou des trucs comme ça, mais je me dis qu'il n'y a jamais eu de films qui ont été faits sur lui. Il faut commencer en quelque part, puis je pense qu'ils ont voulu surtout mettre en valeur le message ou, on va dire, sa philosophie plus que l'humain, dernière, tout ça. Ça s'explique d'une certaine façon, je pense. Alexandre Bouillé, qui joue Franz Fanon, c'est une révélation. Je pense que c'est son premier rôle au cinéma, puis il est quand même un peu plus âgé, dans la fin trentaine. Il est... Il a l'air un peu distant ou froid ou hésitant, mais je pense ultimement que ce n'est pas vraiment son jeu plus que la nature du scénario qui voulait ce type d'interprétation-là. Moi, j'ai été familier quand même un petit peu avec l'univers de Frantz Fanon. J'ai étudié en histoire. J'ai beaucoup étudié aussi l'histoire de l'Afrique du Sud, de l'Afrique en général aussi. Ça fait que j'ai été familier avec plusieurs des concepts qui sont là. Mais on dirait que le film, c'est pas sur pied dansé. Il veut être un film grand public, mais ses dialogues ne reflètent pas un film grand public, ou même ses situations. Ce qui fait que moi, j'ai quand même aimé ça, mais les critiques sont globalement assez mitigées en ce moment. Ce que j'ai aimé, c'est vraiment aussi... Le jeu, puis la construction, on va dire, oui classique, mais quand même bien réussie, qui est faite là. Mais quand je dis, mettons, « c'est pas ce qu'est le pied dansé », il y a des phrases pas possibles, comme on a entendu dans la bande-annonce, justement. puis même, à certains moments, des extraits du roman qui sont montrés à l'écran. Même chose, quand il écrit son roman, il ne l'écrit pas vraiment, il le dicte à sa femme qui prend les notes, ce qui est comme une façon détournée de nous montrer qu'il est en train de l'écrire. Il y a quand même certaines maladresses, puis après ça, t'as le côté grand public qui embarque où là, mettons, il y a clairement de la discrimination dans l'hôpital psychiatrique où il se trouve. On les met quasiment en prison, ceux qui sont... quand ils trouvent un manteau un peu plus grave. Puis là, ils disent non, non, il faut les intégrer à nous, il faut les faire participer. Puis là, ils jouent au soccer. Puis là, ils réussissent à comme, on va dire... se soigner ou en tout cas trouver une certaine forme d'équilibre à travers leur maladie mentale. Il y a comme des scènes clairement tirées de films grand public, mais dans un film où on dirait que les dialogues sortent d'une thèse. C'est un peu difficile, mais moi j'ai quand même aimé ça et je pense que des gens qui sont initiée, on va dire, au mouvement postcolonial. Je pense que ça va leur parler quand même. En tout cas, si on arrive à certaines bases, je pense que ça peut être intéressant de voir l'origine de cette base-là. Mais c'est ça, je pense que quelqu'un qui va là et qui ne sait pas qui est Frantz Fanon, je ne sais pas à quel point on va ressortir grandi. En tout cas, il faut être prêt mentalement à se faire expliquer des concepts des phrases très philosophiques et très idéologiques dont on n'a peut-être pas toutes les clés. Encore une fois, je le dis, c'est la première adaptation que moi je connais. C'est le premier film sur Franz Fanon où c'est lui le personnage principal. Donc, il faut bien commencer à quelque part. Est-ce qu'à un moment donné, on pourra juste explorer une certaine partie de sa vie ou en tout cas essayer de de faire quelque chose d'autre. Le film, il s'y explore une dizaine d'années de sa vie, donc... C'est ça, mais c'est pas... Je pense que le film aurait pu être bonifié en ayant peut-être l'impression que ce sont des humains et non pas des livres parlants. Tu sais, il y a des scènes où, je sais pas, il a son premier enfant, puis comme... il continue à dire des phrases un peu philosophiques. C'est comme... C'est pas très humanisant, on va dire, mais je pense que l'idée... En tout cas, les théories qu'il a amenées sont plus importantes que peut-être l'humain derrière lui. Puis je lisais aussi qu'il n'y a pas une tonne d'archives qui existent sur Frantz Fanon non plus, en dehors des écrits qu'il a publiés, fait que peut-être que c'était plus dur d'aller rejoindre. le côté humain, puis on n'a pas voulu tomber trop dans prendre des libertés de comme bon, mais il aimait ça faire du vélo. Je sais pas, mais c'est ça. Je pense que personne ne savait trop sur quel pied danser. Moi, j'aimais ça, mais ultimement, je pense que ce n'est pas pour tout le monde. Fait que renseignez-vous, puis allez le voir après à la Maison du cinéma si ça vous intéresse. Fanon de Jean-Claude Barney, ça prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. On s'en va en. [00:40:42] Speaker C: Pause publicitaire. Au retour, on vous parle. [00:40:43] Speaker A: De l'âme idéale avec Magali Lépine-Blondeau. Un. [00:40:48] Speaker B: Jour je vais faire un film J'ai. [00:40:51] Speaker C: Déjà écrit le script Et dans. [00:40:55] Speaker A: Le scénario Il n'y a pas du. [00:41:00] Speaker B: Tout de tragédie C'était hier soir. Je suis. [00:41:03] Speaker A: Tombée en scooter. Ça va? Je pense qu'il faut aller aux urgences là. Non non merci. T'es comment? Il était charmant. Je vous l'ai déjà dit, moi j'ai raccroché. Mais raccroché de quoi? Des hommes, des histoires. Promettez-moi de ne jamais renoncer. [00:41:17] Speaker B: À la tendresse. Vous savez ce qu'il faut? De quoi faire. [00:41:21] Speaker A: Des strips. J'ai des vêtements que je peux enlever, si c'est vraiment nécessaire. [00:41:25] Speaker B: J'adore. Et quand tu loupes ta garde, toi? C'est un bon souvenir, apparemment. Le bus, devant vous, a freiné. [00:41:36] Speaker A: D'Un coup. C'est un. [00:41:37] Speaker B: Accident grave. Moi, je veux comprendre l'enchaînement des. [00:41:39] Speaker A: Faits. Pourquoi vous dites grave? Il y a quand même eu un mort. Je comprends pas ce qui m'arrive. Ma. [00:41:52] Speaker B: Mère veut y aller, moi, elle aussi. J'imagine qu'elle m'a transmis le truc. J'ai pas. [00:41:58] Speaker A: Envie de te quitter. C'est vraiment comme ça que t'as envie d'être. [00:42:04] Speaker B: Aimée? On s'en fout des gens. C'est avec toi que je suis bien. L'âme idéale, nouveau premier long-métrage d'Alice Vial qui avait fait beaucoup de courts-métrages auparavant. Ça met en vedette Magali Lépine-Blondeau dans son premier rôle en France et Jonathan Cohen qui est pas mal l'acteur comique de l'heure. D'ailleurs, il va jouer et réaliser et produire et peu importe, le prochain Astérix. Donc, il est d'os travaux, donc en live action. Ça promet. Mais c'est lui-même. [00:42:58] Speaker A: Qui joue... Non, c'est Philippe. [00:43:00] Speaker B: Lachaud qui joue Astérix, le gars de Marsupilami. Parfait, on va y aller. C'est ça, donc... c'est un peu, je veux pas dire un remake de Ghost. Non, non. [00:43:12] Speaker A: Non, non. J'ai dit que je. [00:43:13] Speaker B: Veux pas dire un remake de Ghost. Ben, tu l'es pas tout court. Parce que c'est sûr que les gens, c'est ça qu'ils vont penser en premier. Ça raconte l'histoire d'une femme qui est médecin aux soins palliatifs. [00:43:24] Speaker A: Donc auprès. [00:43:24] Speaker B: Des personnes mourantes, et qui a également le don de voir... Les morts. Les morts, mais les morts qui n'ont pas accepté la mort. Je sais pas si c'est 100 des morts qu'elle voit, parce qu'il y en aurait plus que ça, C'est comme ceux qui flottent un peu sur terre et qui ont. [00:43:41] Speaker A: Besoin de comprendre ou d'accepter le fait qu'ils sont morts avant de passer. Il a le y concept d'œuvre inachevée qui est très présent dans les morts au cinéma. Elle est un peu là-dedans. Elle va. [00:43:51] Speaker B: Les aider à réaliser leurs dernières choses. C'est pour ça qu'elle les voit. Ceux qui en ont, parce qu'il y en a aussi que c'est juste le fait d'accepter la mort, de voir son corps qui est là. Ça les fait partir. Mais bref, on retrouve la scène d'ouverture, en fait, c'est elle avec son copain. Puis là, elle voit une autre personne. C'est la famille de ce copain-là. Elle voit une autre personne qui est là. Puis finalement, elle. [00:44:13] Speaker A: Comprend que c'est quelqu'un qui est mort. C'est la sœur de son copain. Ce. [00:44:16] Speaker B: Que nous, on ne sait pas. Au début, c'est. [00:44:17] Speaker A: Une scène très anxiogène. Oui, on l'apprend quand même un petit peu rapidement. Oui, mais c'est une scène où tu te dis, mon Dieu, la famille ne la lâche plus. Tout le monde n'arrête pas de se poser des questions et tout le monde parle un par-dessus l'autre, mais c'est parce. [00:44:28] Speaker B: Qu'Il y en a un personnage qui n'est juste pas là en réalité. Elle a le don de les faire accepter ça et de les faire passer vers l'au-delà. Mais ce qui fait aussi qu'à chaque fois qu'elle mentionne ce fait-là à des gens, les gens. [00:44:42] Speaker A: Font comme « oh, elle est folle et elle lâche ». Elle est très seule. Sa. [00:44:46] Speaker B: Mère faisait ça aussi et ça a causé des frictions au sein de son couple. Elle a été internée. Elle essaie de ne pas se faire interner, mais en même temps travaille dans un hôpital en soins palliatifs. C'est la place où tu croises le plus souvent des morts. mais aussi la place où il ne faut pas que tu aies l'air bizarre parce que sinon ils vont te taguer facilement. Alors là, ce qui arrive c'est qu'il y a un accident dans lequel elle est impliquée et puis il y a quelqu'un qui lui vient en aide et cette personne-là finalement, il est mort, mais il ne sait pas qu'il est mort et puis elle non plus, elle ne le sait pas sur le coup, mais elle va l'apprendre rapidement. Puis elle va essayer pendant un certain moment. Après. [00:45:24] Speaker A: Elle s'en va du cachet, mais elle trouve pas la bonne façon de lui apprendre. Mais c'est parce qu'elle tombe en amour avec lui assez instantanément aussi, là. Fait qu'au début, elle veut juste profiter de ça. Puis à un moment donné, c'est parce qu'ils peuvent pas juste aller prendre des marches, puis qu'il se passe rien. Ils sont dans un taxi, puis il y a juste une conversation d'un sens. Puis lui, il comprend pas pourquoi personne lui parle, personne lui répond, puis tout ça. Puis il peut pas toucher aux objets. Fait qu'elle. [00:45:47] Speaker B: Essaie de le protéger beaucoup, puis à un moment donné, elle a peu le choix. Oui, c'est ça. Puis lui, on comprend qu'il a un peu un projet inachevé, c'est-à-dire celui de jouer sa musique devant public. [00:45:59] Speaker A: Il y avait une gig pour la jouer, puis finalement, il est mort la veille. Devant public, mais ultimement, de la faire découvrir à ses parents aussi. C'est une petite relation. [00:46:07] Speaker B: Conflictuelle avec ses parents, puis il voulait qu'ils sachent qu'il était bon dans quelque chose. Donc le film se veut donc une comédie romantique, un peu surnaturelle, qui m'a... au début me laissait un peu perplexe, puis que finalement j'ai bien apprécié. Honnêtement, je pense que l'histoire, la chimie entre les deux est assez bonne pour que j'oublie pas mal toutes ces incohérences. Il y en a quand même pas mal, des incohérences. À un certain moment, Jonathan Cohen me prend dans ses bras pis la lève des airs. On se demandait, bon, OK, mettons, parce que personne ne les voit, les fantômes, donc comment est-ce que ça se peut? Ou, tu sais, comme, mettons, il n'ouvre pas des portes ou des affaires. [00:46:47] Speaker A: De la mère, mais à un moment donné, il passe des objets, il me semble. J'ai pas souvenir d'objets, mais oui, effectivement, il apprend, puis ça n'a pas de sens. Puis une scène dans le film nous montre vraiment ce que ça donne pour les gens qui la voient, elle, être avec lui, dans le fond, pendant qu'elle fait du karaoké. Puis c'est quand même triste, parce qu'au début, ils sont ensemble, puis ils chantent du Garou et Céline. Puis après ça, on. [00:47:08] Speaker B: Voit de l'autre côté, puis c'est ça. Elle a l'air un peu saoule alors que... C'est ça, mais le but du film n'est pas vraiment cette histoire surnaturelle et plus... on va dire, le récit d'amour impossible par excellence, parce. [00:47:23] Speaker A: Qu'Elle sortira pas qu'un fantôme, contrairement à. [00:47:26] Speaker B: Mon fantôme d'amour, Ghost. Mais c'est ça, donc... Mais la question est abordée, quand même. Oui, oui, la question est abordée. Donc, c'est ça, moi, ça m'a beaucoup plu parce que je crois que ces deux acteurs-là rehaussent vraiment la qualité du film. Il y a certaines scènes où je me disais, ah, ça, ça fonctionne moyen, ou ah, t'sais, ils vont... l'histoire va être assez intéressante. Puis oui, à un certain moment, plus le film avance, surtout dans la dernière demi-heure, je sens qu'il y a des vrais moments d'émotion. Puis on dirait qu'on oublie le fait qu'il y a du surnaturel là-dedans. Je lisais également dans le dossier de presse, parce qu'à un certain moment, on se questionnait à savoir si tu... À un moment donné, elle l'avoue. ce don-là à un collègue. Puis on se disait, bon, comment est-ce que ça va être perçu auprès d'autres personnes? Puis ça a l'air que c'est, bien, je veux pas dire chose courante, mais que dans le domaine des soins palliatifs, il y a quand même un peu d'ésotérisme auprès de ces médecins-là, pas juste, mettons, des infirmières ou peu importe, t'sais, mais des médecins même. Puis ça a l'air que c'est, on va dire fréquent, là, mais qu'il y a... t'sais, il y a des médecins qui sentent quand les patients vont mourir. T'sais, il y a comme une relation assez particulière, puis t'sais, La réalisatrice le mentionnait, elle a trouvé ça dans ses recherches, mais elle le mentionnait aussi. Ça prend quelqu'un d'un peu particulier pour travailler dans les soins palliatifs aussi, parce que tu ne peux pas les sauver, toutes les patients qu'elle a. Ce n'est pas tout le monde qui veut travailler là-dedans. Ce qui fait qu'une autre incohérence qu'on aurait pu trouver au film, finalement, est peut-être tirée plus de la réalité. [00:48:58] Speaker A: Qu'On pourrait le croire. Toi, je ne sais pas, qu'est-ce que tu en as pensé? En fait, on a commencé ce film-là, puis je me disais, Pourquoi nous la raconter encore? Parce que toi tu dis Ghost, je ne suis pas d'accord avec Ghost, mais il y en a d'autres et je. [00:49:11] Speaker B: Vais les nommer. Just Like Heaven avec Mark Ruffalo, Reese Witherspoon, c'est pas mal ça. J'en. [00:49:18] Speaker A: Connais pas d'autres, c'est ça mon problème. C'est pour ça que je compare à Ghost. Non, mais il y a aussi, voyons, avec Sandra Bullock, qui se partage la cabin by the lake, house by the lake, en tout cas, ça là, c'est Kenny Reeves. Puis c'est ça, tu sais, il y en a plein des récits comme ça, j'en ai trois, il y en a plein. En fait, c'est que c'est pas nouveau comme concept. Puis là, je me disais, Ça sert à quoi de le refaire encore? Qu'est-ce que vous avez de plus à nous amener? La première moitié, qui est plus comédie, romantique, justement, c'est tel que tel. On le sait. La deuxième partie du film, par exemple, à partir du moment où on tombe plus dans le drame et dans les questions profondes sur... Mais à quel point, elle, dans ses relations passées, ça ne s'est jamais vraiment donné. Puis là, c'est triste que ça arrive maintenant. Là, on commence à se poser un peu plus de questions à grande échelle sur les humains, en général, la vie, la mort, évidemment, nos relations avec les autres. Puis il y a plus de de richesse questions dans cette partie-là, à puis c'est pas une partie qui la grande échelle. est super dramatique, tu sais, ça reste quand même relativement léger, mais je trouve que le film puise toute sa force dans cette partie-là, puis à partir de ce moment-là, on dirait que ça m'a fait revenir sur la première partie, puis je me disais « ok ». C'est parce qu'il y a une phrase que Jonathan Cohen prononce dans le film, tu sais, il a dit « je t'ai vu vivre », puis C'est vrai, parce qu'on la voit toujours avec les autres être un peu en retrait, un peu effacée, pas full à l'aise. Elle ne veut pas participer à ses parties de bureau. Avec lui, mon Dieu, qu'elle n'est pas cette personne-là. Au début, tu te dis que c'est juste un film d'amour régulier. Mais après, on dirait que cette phrase-là me fait remettre en question toute la première partie. J'ai trouvé qu'il y avait plus de sous-texte, plus de choses à retirer, j'ai l'impression. qui m'a fait revoir toute mon impression du film, puis ma note que je lui donnais, parce que ça se présente comme de quoi, de normal, puis finalement, il y a quand même une petite affaire de plus, je pense, là-dedans. Puis tu l'as bien nommé, l'archimie est super bonne aussi. Puis je pense qu'au final, j'ai beaucoup aimé ce film-là, aussi pour ce qui se passe avec son collègue, quand elle annonce, puis tout ça. Ça fait très utopie comment ça se passe, parce qu'il est très réfracteur à ses idées tout au long du film. À partir de ce moment-là, il veut tout essayer, ce qu'elle propose, mais Colin, cool, ça va peut-être. [00:51:52] Speaker B: Lui donner une bonne raison de s'accrocher à des affaires, parce qu'il a notre besoin aussi. J'ai beaucoup aimé. C'est ça, moi aussi, je suis dans une pense généreuse. On dirait que j'aime beaucoup les films que je vois. Je ne sais pas si c'est juste parce que je suis dans un bon mood ou parce que les films sont un peu meilleurs que mes attentes. Mais non, c'est vraiment bon. Puis si vous allez là juste pour l'histoire d'amour, je pense que vous allez y trouver votre compte. Mais en plus, comme tu dis, il y a d'autres niveaux à dégager. Allez voir ça pour vrai. Le film, c'est tourné aussi à Le Havre, une ville qu'on tourne pas beaucoup. On est habitué de voir Paris ou Marseille ou des trucs comme ça, mais Le Havre, c'est une ville industrielle, mais c'est ça qui est très bien filmé, je trouve, dans ce film-là. Ça fait que L'âme idéale de Alice Villal, ça prend l'affiche aujourd'hui. C'est très, très bon. Allez voir ça. On s'en va en bloc publicitaire. Au retour, on s'en va écouter... On va parler, en. [00:52:43] Speaker C: Fait, du film Barbie Boomer, qui sera en projection spéciale à la Maison du cinéma jeudi prochain. Restez là. Nous avons appris aujourd'hui. [00:53:06] Speaker B: En regardant le journal. [00:53:06] Speaker A: De Montréal, que la vraie Barbie était québécoise. [00:53:09] Speaker B: Et, ne reculant devant rien, nous avons la vraie Barbie ici! À l'émission civile, on prie la vraie Barbie! [00:53:15] Speaker A: De mon vieux cœur de vieux grand-père, vous êtes absolument magnifiques. Et si c'est ça les Barbies, moi j'embarque. La plus belle affaire qui pourrait m'arriver, ce serait de laisser une partie de ma collection au Musée de la civilisation, parce. [00:53:37] Speaker B: Que. [00:53:37] Speaker A: Le musée, ils vont les garder, mes barbies vont perdurer dans le temps. Ça serait un cadeau incroyable. Ça, c'était cool. Moi, je l'ai appelée parce que je voulais vendre mes Barbies. On ne se connaissait pas. J'ai osé trois heures de temps. J'ai fermé la ligne, puis dans le mois d'après, j'en achetais pour 800-900 piastres. Ça, c'est ma numéro 3. Ça, là, c'est une numéro 3. J'ai envie que le Musée de la civilisation puisse en prendre quelques-unes. Pis, écoute, c'est mon rêve. Je. [00:54:17] Speaker B: Les aime tellement que ça reste, t'sais, pour que les gens puissent les voir puis voir l'histoire de tout. Barbie Boomer, c'est le nouveau long-métrage de Marc-Jolie Corcoran, qu'on avait... On avait vu un de ses films avant, «Que le fan soit avec toi». Encore un peu sur les. [00:54:40] Speaker A: Collectionneurs, mais cette fois de Star Wars. Donc là, on suit Sylvie Lompré, qui est ancienne professeure de cégep. Professeure de cégep, mais là, elle est. [00:54:52] Speaker B: Comme avec la petite enfance. Elle est avec des enfants super, super jeunes, puis elle est toujours dans l'éducation. Les extraits qu'on entend au début de la bande-annonce font référence à des articles qui avaient eu lieu sur elle fin des années 90, probablement au début 2000, sur sa collection de Barbie, sur elle-même également. On s'intéresse à sa quête qu'elle s'est donnée de léguer l'entièreté de sa collection de Barbie au Musée de la civilisation. On comprend qu'elle a eu un traumatisme, en tout cas un passé proche de la mort, puis là, elle s'en est sortie finalement, puis elle se questionne un peu sur le leg de cette collection-là qu'elle a pris 60 ans à bâtir, parce qu'elle n'a pas d'enfant effectivement. Et donc, c'est ça, on la suit d'abord un peu à la présente, évidemment, certains éléments de sa collection, puis on suit aussi la personne qui va être en charge un peu de déposer un dossier au Musée de la civilisation pour faire l'acquisition de certaines de ces Barbies-là. Puis, bien, c'est ça, c'est pas mal le thème central de tout ça. Évidemment, c'est un film qui me parle un peu plus à moi qu'à toi. Je suis un acheteur compulsif, collectionneur. [00:56:09] Speaker A: De plein d'affaires, principalement. [00:56:10] Speaker B: Des films et de. [00:56:11] Speaker A: L'Argent. Mais de tout, je pense que oui, film et argent. Là, excuse, j'en profite. Qu'est-ce que je suis? Oui, film et argent, oh boy! Film et argent, oui, mais je pense qu'une norme de collectionneur, ça se limite pas à un seul créneau. Je pense que quand t'es comme ça en dedans, c'est n'importe quoi se prête à collectionner. Puis je pense que. [00:56:36] Speaker B: T'Es une personnalité de collectionneur, ce que je ne suis absolument pas. Puis c'est très conflictuel à la maison. Bon là, qu'on fait de suite. Oui et non, mais c'est ça, si j'avais plus d'argent et plus de place, j'aurais probablement plus de collections. Maintenant, je me limite pas mal juste aux films. Même. [00:56:52] Speaker A: La collection d'argent, tu sais. [00:56:53] Speaker B: Ça fait un moment que j'y touche plus vraiment. Ça dort. Mais c'est ça. Ça prend de la valeur. Ben oui, parce qu'à ce temps que la haine est morte, tout a pris de la valeur sur mes pièces. Mais bref, c'est pas ça le point. Mais le point, c'est que je me suis reconnu un peu là-dedans parce que je pense que tous les collectionneurs, on se questionne un peu à... Qu'est-ce qu'on fait avec ça, après? J'ai des enfants, donc ça va aller à eux? Est-ce qu'ils vont juste aller le porter au Renaissance? Ma collection ne vaut pas si cher que ça. Oui, j'investis beaucoup d'argent dedans, mais des films, je le fais plus à titre personnel qu'à titre, mettons, pour prendre de la valeur. Contrairement à de l'argent où là, je le faisais un peu plus parce qu'à un certain moment, ça va prendre de la valeur. Même chose pour ces Barbies, tu sais, oui, elle investit beaucoup d'argent et de temps, mais ça reste avant tout une collection personnelle ou une collection un peu de cœur. Tu sais, elle les déballe ou elle. [00:57:47] Speaker A: En déballe quand même. Tu sais, ce qu'on nous dit de ne pas faire quand on collectionne des affaires. Mais c'est ça qui me surprise parce que tout au long du film, on la voit interagir avec son amie collectionneuse aussi, qui a aussi des problèmes de santé. Elles se sont retrouvées un peu par cette passion commune des Barbies. Puis elle, elle les garde dans leur boîte, les sacs. [00:58:07] Speaker B: Tout ça. Puis c'est. [00:58:08] Speaker A: Lui qu'on suit plus. Elles sont toutes placées, sont mises en scène avec plein d'accessoires. Elle refait les ongles. Oui, c'est ça. Elle refait leur coiffure. Elle investit aussi pour la... la préservation, ramener leur look d'origine, puis tout ça. Puis quand on voit finalement l'évaluateur de collection du musée, on comprend qu'il y a beaucoup d'efforts qui est mis dans sa collection, même celles avec lesquelles elle a joué toute son enfance ne sont pas abîmées du tout. Ils sont vraiment impressionnés par l'état de sa collection. Elle, elle collectionne aussi parce qu'elle le dit, et je trouvais ça super beau, pour elle, c'est tous ses souvenirs d'enfance. Justement, elle n'a pas eu d'enfant. Nous, on revit. [00:58:50] Speaker B: Un peu, on commence à revivre toute notre enfance à travers les enfants un petit peu, puis. [00:58:55] Speaker A: La transmission. Parce qu'elle disait qu'elle était déçue du monde adulte, puis elle a voulu se retourner vers l'enfance. C'est ça, puis elle, cette collection-là de Barbie, c'est ses jouets d'enfance, mais on constate dans sa collection qu'il y a beaucoup plus de pièces anciennes, les premières, les premières éditions d'eux, les choses rares, tout ça, que de la nouveauté, parce que c'est pas ça qui l'intéresse, puis je trouvais ça super beau, ça. Je collectionne pas, mais je suis quand même beaucoup attachée à mon enfance, puis les seules affaires que je conserve dans ma vie, c'est les choses de mon enfance, puis c'est ça, je suis toujours à la. [00:59:23] Speaker B: Recherche des affaires qui m'ont marquée, puis elle, elle les a. C'est quand même vraiment le fun pour elle. Ce que j'aimais, c'est vraiment le contraste que le réalisateur met entre La collection ou les raisons qui ont poussé Sylvie à collectionner ça, pour elle, elle le fait parce qu'elle vit le mode de vie d'une Barbie un peu, si on veut, des voitures de sport. [00:59:47] Speaker A: Femme pas d'enfant, Barbie n'a pas. [00:59:49] Speaker B: D'Enfant non plus. Elle met des costumes qui reflètent. [00:59:53] Speaker A: Un peu d'autres avis. Mais elle. [00:59:55] Speaker B: A vraiment une persona. Elle a eu des chirurgies plastiques, elle le mentionne. Ça s'en cache pas du tout. Elle se teint les cheveux. À l'embrace, à défaut d'un meilleur mot, tout ce qui est relié à Barbie, sans arrière-pensée. Puis le contraste qui est intéressant, c'est que la personne qui va acquérir, au nom du Musée de la civilisation, bien, intellectualise un. [01:00:22] Speaker A: Peu le concept de Barbie. Il y a même un personnage. [01:00:25] Speaker B: Là, de l'universitaire, je sais pas trop... Oui, j'ai pas compris, là, qu'est-ce qu'ils ont fait avec ça, mais... C'était comme un peu un contrepas pour expliquer un peu, oui, Barbie, oui, c'est des jouets, mais c'est comme le début du consumérisme, puis c'est de former les enfants à être des consommateurs. Tu sais, il y avait comme ce contrepoids-là, qui est absent complètement de la mentalité ou de la réflexion de Sylvie, mais qui ultimement, c'est comme un bon exemple du fait qu'il est rentré dans ce moule-là. Mais bref, le contraste, moi, c'est plus avec le musée qui va acquérir ça. [01:00:56] Speaker A: Puis qui va... Peut-être utiliser sa collection pour des choses que, mettons, c'est pas pour ça qu'elle les collectionnait. Oui, c'est parce que ça leur prend un angle, tu sais. Puis quand ils font la rencontre, ils font des zooms, là, puis là, elle présente ses collections, tout ça, puis elle dit OK, bien, maintenant que j'ai vu tout, je te propose trois. [01:01:12] Speaker B: Axes qu'on pourrait explorer, fait que comme... je sais plus c'était quoi exactement, mais qui est tu marquant sais... Ce pour toi, ce qui est marquant pour l'histoire du Québec en général, puis. [01:01:20] Speaker A: Ce qui est marquant pour l'histoire de Barbie. Je pense que c'est à peu près ça, ces trois axes-là. Après, après sa présentation devant le comité finalement, ils ont décidé de faire ça comme on va faire un emplacement spécial au Barbie dans notre rayon du jouet. Puis là, l'angle va être l'idéal du rêve quasiment américain. Puis ce que ça veut dire sur le bonheur des gens. Puis là, on est. [01:01:43] Speaker B: Complètement sorti. Mais en même temps, c'est un musée. Je comprends d'où ça vient. C'est juste qu'elle, c'était pas... C'est ça, c'est ces contrastes-là entre l'intellectualisation de quelque chose puis l'expérience vécue aussi. Puis il y a même un deuxième contraste que je trouve intéressant entre... Mettons, le fait de vouloir se départir, de ne plus jamais... Tu passes 50 ans à collectionner quelque chose que tu donnes. Essentiellement, elle ne le vend pas, elle va le donner. Puis, elle se dit « Je suis la seule qui a ses Barbies d'exposer au musée. » Ce qui est cool, mais après ça, c'est l'utilisation qui va en être faite. c'est peut-être pas l'utilisation qu'elle souhaiterait, mais tu sais, ça, c'est plus dans ses mains. Elle a fait le don, puis c'est tout. Puis tu sais, même... Tu sais, oui, elle fait le don des barbies originales, mais rapidement, elle va les racheter. Elle va en racheter d'autres. Puis ce qui serait la même affaire que je ferais le même, honnêtement, tu sais, je pense pas que je vais donner ma collection de films en quelque part, mais tu sais, mettons que j'avais de quoi de marquant, ce serait mon genre de le donner, puis faire comme, OK, tu vois, je vais me le racheter pour moi, non, c'est pas l'original. Puis tu sais, j'aimerais ça avoir le bragging rights de faire comme, tu sais, d'aller au musée puis de voir, mais il jouait d'une vitrine ou de voir n'importe quoi d'une vitrine. C'est vraiment cool, mais tu peux pas sortir le collectionneur du collectionneur. C'est une mentalité à part que je partage, évidemment, avec ce personnage-là. Mais c'est sûr qu'il était des réflexions intéressantes, qui quand même sont, je veux pas dire circulaires, mais il y a quand même une certaine répétition, peut-être, dans les propos, le documentaire, même s'il est court, il y a quand même un petit peu de redites, mais je trouve que le payoff est assez intéressant pour qu'on reste jusqu'à la fin. Si vous êtes collectionneur, je pense vraiment que vous allez vous retrouver dans ce personnage-là, dans les enjeux ou les conflits que Sylvie va vivre. Je sais que t'aimes pas ça fouiller dans. [01:03:36] Speaker A: Des vieilles affaires, mais je la voyais au marché aux puces, puis moi aussi j'aimerais ça fouiller dans des vieilles affaires. Non, mais ce que j'ai trouvé le fun du documentaire, c'est d'avoir accès aussi du côté du musée, justement, l'évaluation de la collection, leurs recherches, tout ça, l'angle plus didactique de la chose, les chambres de conservation, les chambres froides, les sous-sols du musée, la rencontre, le comité. Ça, moi, ça vient me chercher, puis c'est super cool. J'aurais aimé voir l'expo pour de vrai. mais on pourra y aller, on pourra aller voir ça, mais c'était quand même le fun à regarder. Puis je me suis demandé si Anne avait prêté pour le film, puis non, clairement, parce que Matel a accès, mais c'est parce qu'il y en a beaucoup qu'on voit qui sont dans le film et qui sont des modèles pas très communs. Les costumes super spécifiques que Margot Robbie porte vraiment dans le. [01:04:32] Speaker B: Film. C'est sûr qu'elle a dû triper en regardant le film, parce qu'elle voyait toutes ces affaires qu'elle a chez elle. On la voit aller voir le film, mais en même temps, il y a l'autre sous-texte. C'est quand même dressé à gros traits, cette critique-là. de l'icône que Barbier est représentée, que peut-être. [01:04:50] Speaker A: Vous venez moins chercher, Sylvie. [01:04:52] Speaker B: Je sais pas, on n'a pas eu accès à sa critique du film Barbier, mais bref. On l'a vu rire, normalement. Ben oui, c'est ça. Donc, comme je mentionnais, le film va être présenté jeudi à la Maison du cinéma en présence du réalisateur. Je vous conseille vraiment d'aller le voir. Je suis sûr qu'il y a plein d'anecdotes de tournage sur Sylvie en général, ou peut-être sur le musée et tout ça. sur les collections en général. Pour vrai, moi, j'ai beaucoup aimé ça. Puis allez voir ça, c'est ce jeudi, 12 février, à 19h. Donc, manquez pas ça à la Maison du cinéma. On s'en va en pause publicitaire. Au retour, Maxence Gagné vient nous présenter le film de. [01:05:27] Speaker A: Scarlett Press de 1934 de Joseph von. [01:05:30] Speaker B: Sternberg. Et on va revenir un peu plus tard à l'émission. Restez des nôtres. Un. [01:05:34] Speaker C: Jour, je vais faire un. [01:05:36] Speaker B: Film C'est maintenant l'heure de rejoindre notre chroniqueur invité Maxence Gagné. Salut Maxence, ça va bien? Ça va très bien, toi? Oui, ça va super bien, merci. [01:05:58] Speaker C: Aujourd'hui, tu nous parles du film Scarlet Empress de Josef von Sternberg. Pourquoi est-ce que tu as choisi ce film-là aujourd'hui? Je l'ai choisi parce qu'en regardant la liste des films qu'on avait abordé sur le podcast, ou que j'avais abordé sur le podcast, je m'étais rendu compte qu'il y avait comme une grosse lacune sur les films des années 30. Il n'y en avait aucun, dans le fond, sur les 30 films dont j'ai parlé. Il n'y avait aucun film des années 30. Donc, j'ai voulu en chercher un, mais c'est sûr qu'il y a un peu de... C'est un peu difficile à trouver. Même ce film-là, étonnamment, il n'est même pas disponible sur le Crétarien Channel, malgré qu'il y ait un Blu-ray. En tout cas, c'est tout le temps un peu difficile de trouver les films des années 30, je ne sais pas pourquoi. Mais je me suis un peu... Celui-là, j'ai voulu... Je ne sais pas si c'est pour moi, mais la collaboration entre Marlene Dietrich et Joseph Van Stenberg, si on parle... C'est que si je pouvais me parler comme juste d'un film des années 30, je trouvais que c'était dans une bonne place pour commencer tellement ça a été emblématique en tout cas de la première moitié des années. Parce que je pense après 1934, après 1934, ils ont pris une pause, mais ils ont fait un film en 37. Donc en tout cas, durant la première moitié, des années 30, il était vraiment au sommet de leur popularité. Le film n'a pas été un gros succès commercial ni critique, celui-là, mais en règle générale, Marlène Dietrich était une grosse star à ce moment-là, et lui, il était considéré comme un des meilleurs réalisateurs. Donc, en tout. [01:07:33] Speaker B: Cas, je. [01:07:33] Speaker C: Trouvais que, comme on n'avait parlé. [01:07:35] Speaker B: De rien des années 30 jusque-là, de parler d'une des séries, mettons les... Collaboration, oui. C'était un beau point de départ. Oui, c'est ça. D'autant plus qu'à Hollywood, parce que c'est un film hollywoodien. Il y avait aussi les années 30, c'est quand même une année un peu de foisonnement. C'est le début du cinéma parlant. Puis en 1934, c'est le code Hayes qui va un peu réglementer. [01:08:00] Speaker C: Les mœurs. Ça va impacter durablement la suite. Mais bon, les années 40, on n'était plus occupés à parler de guerre. C'est peut-être d'ailleurs, tu sais, je sais pas à quel point, je sais plus si ce film-là avait été impacté ou pas par le code ACE, ça doit dépendre, bien sûrement pas que dans le tournage, mais après ça, ça doit dépendre de quand il est sorti en 1934, mais il y a quand même étonnamment, durant une très brève période de temps, il y a une scène de nudité. [01:08:30] Speaker B: Dans le film, dans les scènes de torture. [01:08:33] Speaker C: C'Est pas Marlene Dietrich, on va décevoir le monde, C'est un peu diffus, ça se pense que c'est fait en arrière-plan. Des figurantes en arrière-plan. Full frontal nudity, comme. [01:08:45] Speaker B: Ils disent. Sûrement que ça aurait été... Si le film. [01:08:50] Speaker C: Avait été imparté par le Code A, sûrement qu'ils l'auraient coupé. Oui, c'est ça. Scarlett M. Press, de quoi ça parle? C'est à propos de l'ascension au pouvoir de Catherine II, je pense que son vrai nom c'était Sophia, c'était une princesse allemande. Bon, le film s'étonnise pas tout bien. C'est pas un film très précis historiquement parlant, mais dans le fond, elle vient d'une famille allemande noble, mais pas riche. Puis, ils vont aller la repêcher chez elles pour... arranger un mariage avec le prince héritier de Russie, Pierre III, qui n'est pas non plus russe, qui est. [01:09:45] Speaker B: Là pour succéder à sa tante. Puis elle. [01:09:49] Speaker C: Je ne sais plus si c'est russe ou pas, mais en tout cas... Une histoire un peu trouble de la Russie. Pierre III est très impopulaire en Russie. La réputation a peut-être été un peu exagérée depuis ce temps-là. Il ne parle pas russe. Il est impopulaire. Il est aussi considéré comme un peu fou. On le voit dans le film. Dans le film, c'est très, très caricatural. Dans la réalité, je ne sais pas si on sait exactement à quel point il était fou, mais parce que ça, c'est des choses, j'imagine, la propagande de Catherine II a peut-être pu modifier, mais dans le fond, elle arrive là-bas et son mari n'a aucun intérêt pour elle. Avec l'aide de ses amants, qui sont surtout représentés par le même personnage dans ce film-là, le personnage d'Alexis, qui est un peu un porte-manteau, un personnage parapluie pour tous les autres. À la mort de l'impératrice Élisabeth, qui est la tante de Pierre III, elle va décider de renverser son... son mari, si on veut. Puis c'est pas mal ça, l'histoire. C'est un peu la success-story d'une fille de la noblesse. [01:11:15] Speaker B: Allemande qui s'en va en Russie, puis qui devient impératrice de Russie à partir de pas grand-chose en renversant son mari. Oui, c'est une histoire très, très simple. Puis, si tu peux approfondir un peu la collaboration entre Von Sternberg et Marlene Dietrich, c'est assez commun des six ou sept films qu'ils vont faire ensemble, c'est-à-dire quasiment. [01:11:37] Speaker C: Le regard d'un réalisateur envers sa muse, un petit peu. Raconte-nous un peu, peut-être, comment ce film-là s'inscrit dans leur collaboration. Ils ont commencé à faire des films en 1930 avec l'Ange Bleu. C'est lui qui a découvert Marlene Dietrich. Elle faisait des choses avant. Des plus petits rôles, disons. C'est vraiment avec Josef von Sternberg que son personnage, que son image mythique est apparue. Puis tout de suite, avec le succès de ce film-là, ils sont allés faire des films. Ils ont eu comme un contrat, je pense, de la Paramount pour faire des films à Hollywood. En commençant par Morocco, bien, ils en ont fait. Ils en ont fait quelques-uns. Scarlett Empress est peut-être un des plus appréciés. Mais il y a aussi genre Shanghai Express. Moi je mélange tout le temps les deux titres. Scarlett Empress et Shanghai Express en tout cas. Pourtant le sujet est vraiment très très différent. Puis c'est ça. Entre 1930 et 1934, ils ont fait, il faudrait que je compte, 6 ou 7 films ensemble. Elle a pratiquement travaillé exclusivement avec lui. C'était sa muse, Marlene Dietrich, pas mal au premier degré. C'est pas connu qu'il y ait eu une relation amoureuse. La fille. [01:13:17] Speaker B: De Marlene Dietrich, j'ai oublié. [01:13:18] Speaker C: Son nom, disait que Sternberg a tout le temps été très, très amoureux de Marlene Dietrich. Ça apparaît dans ses films. C'est des films un peu... Même si le film est sur Catherine 2, je lisais un essai de Susan Sontag. Parce que dans le fond, le sujet du projet podcast serait sûrement sur un de ses films à elle, mais dans un de ses essais, elle disait Scarlett M. Press, c'est un peu le projet ironique de Steinberg pour nous dire que Marlene Dietrich est plus intéressante que Catherine II. C'est un peu ça. Tous les films que Steinberg a faits sur Marlene Dietrich sont un peu avant tout des lettres d'amour à Marlene Dietrich, ou du moins, au personnage qui est inventé pour elle parce que on sait de leur aveu à eux que le personnage de Femme Fatale était inventé de toute pièce, que des fois il lui disait de baisser sa voix comme d'un octave ou de quelque chose comme ça juste pour avoir une voix plus grave, avoir de l'air plus... avoir un aspect plus androgyne, plus Femme Fatale. En tout cas, c'est tout le temps le même personnage qui revient. Puis la manière aussi, pas juste la voix, mais la manière dont il la filme, c'est tout le temps... L'éclairage est tout le temps bien pensé pour magnifier un peu son visage. Elle a des traits quand même reconnaissables. [01:15:03] Speaker B: Dans ce film-là, c'est très stylisé, si on veut. Des. [01:15:10] Speaker C: Fois, il va lui mettre comme un voile sur le visage. Il y a un beau plan avec une chandelle aussi. Oui, il y a beaucoup de scènes qui ne sont pas nécessairement éclairées à la chandelle, comme dans Barry Lyndon. Parce que j'imagine qu'on est quand même en studio, là, pis Stand-Dog est un gros. [01:15:28] Speaker B: Control freak, là. Il avait sûrement de l'éclairage, mais il joue avec aussi la luminosité des chandelles dans beaucoup de plans. Puis c'est un film aussi qui est très exubérant. Beaucoup de gros décors, des portes qu'il faut quasiment trois pour ouvrir. Beaucoup de figurants, beaucoup de chorégraphie. C'est le deuxième film en ligne là qu'il y a beaucoup de chorégraphie, même si pour Electra, My Love, il y avait une raison derrière tout ça. Ici, beaucoup de processions de figurants, de décors, de costumes et tout ça. C'est vraiment un film qui On est encore dans les grosses années d'Hollywood avec ce nombre de figurants, ces grosses productions-là, mais qui nous ramène quasiment plus au cinéma de D.W. Griffith en termes d'ampleur et tout ça. [01:16:19] Speaker C: Est-ce que c'était quelque chose de courant dans l'œuvre de Von Sternberg? Pourquoi avoir décidé de faire ça dans le film? Moi, je pense que ces autres films sont quand même... Les autres films, tous dans la forme, Sternberg n'a jamais été quelqu'un de minimaliste. Il est tout le temps très dans l'opulence. Mais si on parle purement en nombre de figurants ou en décors, je pense que ça se distingue de ses autres films. Ça fait peut-être... C'est drôle, ça faisait penser à... en termes de décors, je sais pas si tu l'as vu, à Ivan le Terrible, qui est sorti plus tard, de Sergei Eisenstein, dans les décors très expressionnistes, où Joseph von Sternberg utilise un peu l'expressionnisme allemand pour parler de l'exubérance de la royauté. Il va aussi faire des allusions, mettons, au cinéma muet à travers l'utilisation d'intertitres. Il y en a certains qui disent que c'est un. [01:17:17] Speaker B: Des films qui est. [01:17:17] Speaker C: Utilisé le plus d'intertitres après la période du cinéma muet. Puis bon, à la fin du film, il y a d'autres... On avait parlé du vent terrible, mais il y a d'autres allusions, mettons au cinéma d'Eisenstein, surtout au montage russe. Le montage très rapide, avec les cloches de la révolution, quand Catherine II prend le pouvoir. Donc, c'est un film où moi, j'ai trouvé que c'est un peu fitting, parce que c'est un film qui parle d'histoire russe, avec comme collaborateurs principaux deux Allemands, mais c'est un film qui fait comme... pas tellement américain, qui fait un peu comme une synthèse du cinéma allemand, du cinéma russe et du cinéma muet. C'est peut-être juste la manière. [01:18:04] Speaker B: Dont je l'ai vu, mais ça se trouvait un peu confirmé par le bide commercial qu'a été le film en 1934. Et Van Sternberg avait déjà abordé un peu la question de la Russie avec The Last Command aussi, qui était le dernier commandant russe ou je ne sais pas trop. C'était des thématiques qui étaient familières, mais c'est ça qui empruntait beaucoup de... de technique européenne, évidemment, il est européen, il est exilé à ce. [01:18:38] Speaker C: Moment-Là. Puis, tu mentionnes aussi effectivement avec les intertitres, comme les années 30, ça bougeait beaucoup en termes de progrès technologique. Ce qui est intéressant aussi, c'est que ce n'est pas un film qui est passéiste non plus, où ça fait juste des références au cinéma muet. Le film, je ne sais pas s'il fonctionnerait si bien sans les dialogues. C'est juste qu'on le sait déjà. La voix de Marlene Dietrich est sûrement, à ce moment-là, dans les années 30, une des voix les plus emblématiques et les plus reconnaissables. De ne pas exploiter ça, ce serait déjà une très mauvaise idée. Mais il y a beaucoup de gags, c'est un film avec beaucoup d'humour aussi, qui fonctionne parce qu'il y a du son. Comme la blague d'une fois où le prince Alexé a écrit une lettre d'amour, pas une lettre d'amour, mais une lettre un peu osée, un peu provocatrice à Catherine II. Puis l'impératrice Elisabeth, qui est illettrée, va leur demander de lire cette lettre-là. Puis... Ça, pour moi, c'est une des meilleures parties du film. Dans le fond, c'est... C'est... Lui, il va... Le prince Alexé va la dire à Wout sans vraiment la lire. Il va la passer à la personnage de Marlene Dietrich, qui essaie de la répéter... de la répéter verbatim, comme lui le dit. Puis on s'entend, ils disent pas ce qui est écrit sur le papier. Fait qu'elle peut pas lire pour se baser... lire le papier pour savoir ce qu'il a dit. Fait qu'elle essaie de répéter verbatim ce qu'il a dit un peu pour se défendre. Puis après ça, Elisabeth l'impératrice fait venir son ambassadeur, ses conseillers. Tu pourrais avoir une troisième opinion sur ce qu'il écrit, puis là tu te rends compte que c'était comme une lettre où le prince Alexé demandait à Catherine II s'il pouvait aller la rejoindre dans sa chambre, une affaire de même. Ça, c'est vraiment quelque chose... On dirait que c'est pratiquement... C'est un peu trop tôt pour dire que c'est du screwball, mais il y a quelque chose comme ça. Peut-être qu'on disait que c'était inspiré du cinéma allemand puis cinéma russe. Ça, c'est peut-être la contribution, si on veut, du cinéma américain. C'est ces blagues-là qui sont très verbales. D'ailleurs, comme une, dans le fond, qui dit... Je sais plus dans quelles circonstances c'est dit ça, mais le prince Alexis lui dit... qu'une chose n'est pas assez mode, parce qu'après tout, on est rendu moderne, on est au 18e siècle. Une phrase comme ça qui va chercher des rires un peu. Encore là, je me répète, mais je pense que Marlene Dietrich aurait sûrement eu plus de difficultés à être aussi populaire dans le cinéma muet. D'ailleurs, elle ne l'a pas été. Ce qui a démarré sa carrière, c'est probablement le Blue Angel, où elle chante. [01:21:58] Speaker B: Une chanson, d'ailleurs. Sternberg a tout le temps su que le parlant, c'était une des plus grandes forces de Marlene Dietrich. Puis qu'est-ce que t'as aimé de ce film-là, ou qu'est-ce qui est encore peut-être pertinent, parce que les années 30, on le sait, il n'y a pas beaucoup de films, je pense, qui vieillissent si bien que ça. Il y a les grands classiques, évidemment. En tout cas, on en a toujours un peu en tête, que ce soit « Le Magicien d'Oz », qui arrive un peu plus tard, ou « Gone with the Wind ». Je ne suis pas prêt à dire que ça. [01:22:27] Speaker C: Vieillit super bien, mais bref, t'sais, t'es encore un peu dans la discussion. Qu'est-ce que tu trouves qui est encore pertinent dans ce film-là, aujourd'hui? C'est peut-être plus... de la part de Sternberg puis de Marlene Dietrich, je crois que c'est quand même un bon départ. Mais c'est un film quand même, quand on y pense, qui a comme personnage principal Catherine II, qui est une femme, puis l'impératrice Elisabeth, qui est aussi une femme. Je sais pas nécessairement le personnage principal, mais qui est un des deux personnages avec Catherine II, Personnage d'autorité. Le plus de force dans le film. Tandis que les hommes, c'est un peu tous des... Le personnage de Pierre III, c'est une parodie. Il est vraiment fou, fou, fou. Il joue avec des figurines, puis il a quasiment besoin de... Il y a des amantes, mais on dirait que ses amantes, c'est quasiment plus ses nounous qu'autre chose. Sinon, t'as le prince Alexis, qui est l'amant de Catherine II, mais qui est vraiment, on le dit plus tôt, un porte-manteau, parce que Catherine II en a eu... Elle a eu Orlov, Potemkin. On voit pas Potemkin dans le film Orlov. Je pense qu'on le voit, mais il y a deux lignes dans le film. Donc Alexei remplace à peu près tout ça. Le but de Sternberg, c'est sûrement plus de faire un... On l'a dit très tôt, mais c'est sûrement plus de faire un film sur Marlene Dietrich que de faire un film féministe. Donc je pense qu'il y a de ça. [01:24:06] Speaker B: Le film ne passera pas. [01:24:07] Speaker C: Le test Béjudel. Est-ce qu'il y a deux femmes qui parlent d'un autre sujet que les hommes dans le film? Et qui ont un nom. Je ne suis pas exactement sûr. Ça passe ça, j'ai pas regardé en vérifiant, mais c'est quand même pour les années 30, je trouve, c'est assez particulier. Pas nécessairement d'avoir un personnage féminin fort, parce que ça, surtout dans le cas de la film sur Catherine II, c'est un peu prévisible. Je pense qu'il y avait eu des... Il y avait eu Anna Karenin avec Greta Garbo. Il y avait eu la passion de Jeanne d'Arc. Des fois, quand il parle... On n'est pas encore rendu dans les années 30, je dirais, à parler de personnages ordinaires. Quand une femme a le rôle principal dans un film, c'est encore surtout parce que c'est un personnage mythique. [01:25:07] Speaker B: Ou comme Catherine II, Anna Karenine. [01:25:11] Speaker C: Qui est pas un personnage réel, Anna Karenine, mais qui est quand même un gros personnage de la littérature. Ouais, sûrement Marie-Antoinette en quelque part. Mais Jeanne d'Arc, en tout cas, qui est un deuxième personnage féminin fort, le personnage de l'impératrice. C'est quand même, bon, c'est pas unique. De tête, je ferais peut-être pas sortir d'exemple, mais c'est sûrement pas unique, mais c'est quand même un peu nouveau. Puis aussi le fait que ce soit le personnage de Catherine II soit ni genre une espèce de martyr comme Jeanne d'Arc, ni un personnage tragique comme Anna Karenin, mais un peu, dans ce film-là, représenté comme une femme fatale. Ben, ça, je pense que c'est relativement... c'est relativement nouveau. Ça fait penser, en tout cas, ça prévisage un peu les films noirs ou les personnages de Lauren Bacall. Moi, j'ai tout le temps pensé, surtout entre autres avec La Voix, je peux pas croire que... Quand ils ont casté Howard Hawks, je sais plus dans quel film, je pense que c'est To Have and To Have Not. Je sais plus lequel de leurs films. Ça fait un bout que je les ai vus. Quand il a casté Lorraine Bacall, il s'est sûrement dit, on va chercher un peu le même type que Marlene Dietrich, surtout dans la voix. Lorraine Bacall a une voix très. [01:26:33] Speaker B: Très grave. En tout cas, je pense que c'est là-dedans que Sternberg et Marlene Dietrich ont eu beaucoup d'influence sur le cinéma dans ces années-là. Puis, t'sais, on pourrait, t'sais, c'est ça, on n'est pas certain, on va dire, de l'intention féministe derrière, mais n'empêche que ce personnage-là a quand même une courbe assez... assez... en anglais, on dit empowering, là. Je sais pas exactement comment le traduire, t'sais. Au début du film, c'est ses parents qui disent là, tu vas être la bonne femme parfaite, puis te marier à un mari, puis devenir, oui, une femme de pouvoir, là, mais reste, on va dire, le bras droit d'un mari puissant. Puis c'est quand ces illusions sont un peu éclatées, parce qu'on dit « Ah là, on t'a trouvé le mari parfait », puis finalement c'est un fou. C'est quand ces illusions-là disparaissent qu'elle décide un peu de reprendre son destin en main. de reprendre le pouvoir, en quelque sorte. Je trouvais quand même que malgré tout, il y a une trame quand même assez puissante ou un arc narratif assez intéressant pour ce personnage-là. Même chose, ben, un peu inverse, cet arc-là, mais pour justement la mère de Pierre Troy, c'est Louise Dresseur qui la joue et qui était quand même assez connue à l'époque. Je sais qu'elle avait déjà été au moins en nomination pour deux ou trois Oscars. Les Oscars étaient peut-être un. [01:27:59] Speaker C: Peu moins prestigieux à l'époque qu'ils sont aujourd'hui, mais c'est ça, c'était une actrice quand même bien établie aussi. Des choses à rajouter peut-être sur ce film? Je ne pense pas. Autre que de dire que j'ai été un peu limité à choisir un seul des films que Marlene Dietrich et Sternberg ont fait. que je conseille aux gens de voir les autres. Il y en a deux que je n'ai pas vues, Blonde Vénus et Le. [01:28:36] Speaker B: Diable est une femme, mais Shanghai Express, Déshonoré, Morocco, et The Blue Angel. C'est tous des films très, très mythiques des années 30. sont disponibles, c'est ça, dans un coffret qui regroupe ces films-là, du côté. [01:28:53] Speaker C: De Critérion. Tu mentionnais. [01:28:56] Speaker B: C'Est ça, ils ont été plusieurs, moi aussi, à. [01:28:58] Speaker C: Trouver que je pensais. Ils sont sur, tu disais, le Internet Archive, je crois. Ouais, je pense que... C'est une façon un peu contournée de les trouver. Il y en a peut-être disponibles sur YouTube, je n'ai pas revérifié. Le Blue Angel n'est. [01:29:12] Speaker B: Pas disponible, je pense, dans le coffret. dans le coffret de Critérion, parce que c'est un film allemand. Le coffret de Critérion, c'est sur la. [01:29:20] Speaker C: Période américaine. Ouais. Mais je suis pas mal sûr, dans n'importe quelle bibliothèque publique, il se trouve assez facilement. Ici, je sais, à Sherbrooke, qu'il y était. Je pense que ça me laisse un peu l'occasion. Paramount, je trouve, c'est pas les champions du monde pour la disponibilité de leurs films classiques. Il y a récemment, Radiance avait sorti le dernier film de Bresson qui était pas visible, Une femme douce, mais la raison pour laquelle c'était pas visible, c'est parce que Paramount avait les droits, sûrement la plus grosse erreur de la vie de Bresson, mais en tout cas, Paramount avait les droits, fait que le film avait pas été visible. [01:30:02] Speaker B: Pendant 50 ans. Il avait passé une VHS très très rare. Ils continuent de faire des idiots d'eux-mêmes, surtout avec leur tentative de rachat de. [01:30:20] Speaker C: Warner Bros. Ouais, c'est ça. Le Paramount, Paramount Plus aussi, bref, c'est ça. Ils essaient de faire leur place, mais on dirait qu'ils sont « two steps behind ». Ouais, parce que contrairement à Warner, on le sait qu'ils ont le Warner Archive, leur ligne de Paramount ne fait rien de ça. Ils ne donnent même pas les droits. [01:30:46] Speaker B: De streaming à Critérion. Des fois, ils ont repris les droits de Don't Look North, Harold Maud et Rosemary's Baby de Critérion pour en faire des Blu-ray plus poche. Ah oui, on n'embarquera pas dans ce défi-là et en plus des enjeux politiques que ça implique maintenant. Mais il est disponible quand même, vous êtes capables si vous le fouillez auprès de votre bibliothèque locale ou sinon si vous ne cherchez pas trop longtemps sur Internet, vous devriez être capables de le trouver. Je ne sais pas si tu veux, tu nous as mis. [01:31:25] Speaker C: Un peu l'eau à la bouche tantôt en nous présentant ton prochain sujet. Je ne sais pas si tu veux le dire un peu plus en détail en terminant. Oui, bien, moi, j'ai voulu parler... On avait parlé il y a quelques semaines de Peter Watkins, puis j'avais envie de parler d'une autre cinéaste, là, qui est un peu... Bien, cinéaste, c'est plus une critique d'art qu'une réalisatrice, mais trouver quelqu'un qui allie la théorie du cinéma avec la pratique, puis je suis tombé là-dessus par accident, là, sur Susan Sontag, là, En faisant des recherches sur un cinéaste un peu plus controversé, dont j'avais pas envie de parler, qui s'appelle Sy Bergberg. J'avais pas envie de parler parce qu'il est un peu plus controversé. Mais bon, en faisant des recherches sur lui, je suis tombé sur Susan Sontag. Ça m'intriguait. C'est pour ça qu'on en a parlé un peu. Elle avait fait des commentaires sur Joseph Sternberg. On en a parlé un peu dans ce podcast-là. Donc le film que j'ai choisi, je ne l'ai pas encore vu. Ça va être une découverte pour moi aussi. C'est Duets. « Duets for Cannibals », qui est un film qu'elle a fait en Suède. C'est un peu... C'est rare une trajectoire comme ça, quand même. C'est une réalisatrice qui... C'est une critique d'art, là. Faudrait que j'arrête de dire réalisatrice. Elle est plus connue comme critique d'art. Puis bon, c'est une critique d'art américaine, mais qui est allée faire des films seulement en Europe, donc en Suède, puis en France. C'est comme l'inverse du rêve américain, t'sais. Habituellement, le monde dit... Ils partent de l'Europe, ils s'en vont aux États-Unis. Elle était à quitter les États-Unis pour aller faire des films partout ailleurs qu'aux États-Unis. Mais elle avait des idées. En tout cas, ça va être intéressant de parler d'elle parce qu'elle avait des idées sur... notamment sur ce qu'est-ce qu'on doit faire de l'interprétation dans les œuvres d'art. Est-ce qu'il faut interpréter les œuvres d'art ou plus les sentir, plus les... Plus parler de la forme et de l'émotion. [01:33:27] Speaker B: Que nous procure cette forme-là. J'ai pas encore vu son film, mais ça va être intéressant de voir comment est-ce qu'en pratique, elle a réussi à intégrer ses théories sur l'art. J'ai hâte d'en parler, dans le fond. Le film est disponible sur Canopy, donc si vous voulez aller le visionner là, c'est gratuit avec un abonnement. [01:33:47] Speaker C: À la BNQ. [01:33:48] Speaker A: Évidemment. Merci beaucoup Maxence de nous avoir. [01:33:50] Speaker B: Présenté Scarlet Empress cette semaine. On le recommande évidemment à nos auditeurs et auditrices. Merci beaucoup, puis à dans deux semaines. Merci à toi. Un jour je vais faire un film Je ferai la prise de son La réalisation C'est déjà tout pour cette émission de Ciné-Histoire. La semaine prochaine, on va avoir quand même un beau programme. Il y a l'équipe D'ailleurs la nuit qui vient faire un tour à Sherbrooke pour projeter le film, mercredi je crois, le 11 février, je pense que c'est mercredi. On va faire des entrevues avec la réalisatrice et probablement d'autres personnes du film, donc voilà. On va parler également du film Pillian, qui est sorti à Montréal aujourd'hui, mais qui nous va prendre affiche plus la semaine prochaine, si je ne m'abuse. un drame avec Alexandre Skarsgård et puis des motos. On va parler également du film Montréal, ma belle, avec Joan Chen, qu'on connaît pour avoir joué dans Twin Peaks, notamment pour avoir joué dans quelques films de Ang Lee, bref, d'une réalisatrice sino-québécoise qui fait son deuxième long métrage ici, c'est une mère qui une mère chinoise qui s'épanouit à la cinquantaine ou soixantaine, je ne sais plus trop. Ça a l'air très, très bien. Il était projeté à Ciné-Québec récemment, donc une espèce de congrès pour les diffuseurs, les salles de cinéma pour voir un peu les films québécois qui s'en viennent et tout ça, donc la réception est très positive. Je pense que le film avait été également soit au Festival du Nouveau Cinéma ou. [01:35:37] Speaker A: Au Festival CinéMania. Je pense que c'était au Nouveau Cinéma. Mais bref, c'est ça, j'ai bien hâte de le voir. Tu devrais nous préparer également ton topo sur The Last World. Oui, c'est parce qu'on avait des programmes assez chargés, puis dans d'autres sphères, c'était vraiment chargé aussi pour. [01:35:52] Speaker B: Moi, donc je n'ai pas vraiment eu le temps, mais là, je devrais avoir un petit peu plus de possibilités la semaine prochaine pour vous amener ça vendredi, avant qu'on l'oublie. Donc, de l'écrit à l'écran, tu as lu le roman de Conan Doyle et on a regardé deux films, donc deux. [01:36:07] Speaker A: Adaptations de ce roman-là. On va. [01:36:08] Speaker B: Discuter de tout ça la semaine prochaine, puis on verra ce qu'il nous reste. [01:36:11] Speaker A: Après ça à parler. Peut-être de Wrecking Crew. [01:36:14] Speaker B: Auquel on va peut-être... Qu'on n'a pas regardé, oui. C'est ça, on va peut-être se risquer à un moment donné. Peut-être Arco également. C'est un film parfait de vendredi soir, là. Wrecking Crew? Ouais, c'est vrai, c'est vrai. Bref, c'est ça. Ce sera notre programme pour la semaine prochaine. On va peut-être parler aussi de vieux films. Qui sait? Moi, je suis dans le passé de vieux films, ça fait. [01:36:30] Speaker A: Que. [01:36:30] Speaker B: Si j'en ai vu des bons, je vous en parlerai ici, à l'émission. Mais d'ici là, allez voir toutes les nouveautés qu'on vous a présentées. Marsupilami, surtout. Non, mais... Surtout. Non. Entre autres. À travers tes yeux, Fanon, l'âme idéale, Barbie Boomer. Barbie Boomer, ça m'a présenté jeudi prochain. Donc mettez ça à votre agenda. Puis d'ailleurs, jeudi prochain, on est le 12 février. C'est la journée... j'achète un film québécois, c'est pas vraiment ça, mais c'est plus comme je vais voir un film. [01:36:57] Speaker A: Québécois en salle. Donc, profitez-en pour aller voir. [01:37:00] Speaker B: Barbie Boomer, pourquoi pas. Merci à Maxence Gagné qui est venue nous parler de Scarlett Press et merci à toi, Jade, comme toujours. Ça me fait un grand.

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