Episode Transcript
[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelques scènes Tournées dans mon salon
[00:00:26] Speaker B: sans prétention Bon vendredi midi, bienvenue à un nouvel épisode de Ciné-Histoire en ce vendredi 30 octobre.
On est proche...
[00:00:36] Speaker A: C'est platé, t'es comme...
[00:00:38] Speaker B: Quoi? D'être à côté?
[00:00:39] Speaker A: Un de plus pis... ça faisait ça.
[00:00:41] Speaker B: Ben, on va se reprendre soit dans 7 ans ou l'année prochaine. Je sais plus.
[00:00:45] Speaker A: Je sais plus si ça avance, si ça circule. Ça avance, ça avance.
[00:00:49] Speaker B: Dans 7 ans, d'abord.
[00:00:50] Speaker A: À peu près. En fait, je pense un jour par année, comme l'année prochaine, ça va être un peu plus.
[00:00:55] Speaker B: J'imagine.
On les salue. Mais c'est ça. Donc, on est dernier jour du mois de... Ben non, il reste demain, là.
[00:01:02] Speaker A: Il y a demain, là.
[00:01:02] Speaker B: Dernière semaine du mois d'octobre.
Comment ça va, Jade?
[00:01:06] Speaker A: Dans deux jours, je mets mes décorations de Noël. Ça s'en vient. Comme plusieurs maires, j'imagine.
[00:01:13] Speaker B: On n'écoutera pas des films de Noël tout de suite.
[00:01:15] Speaker A: Je pourrais.
À un moment donné, Netflix va commencer ses teasers. Ça va nous dire à partir du 20, à partir du 23.
Puis j'ai bien hâte. J'ai hâte de voir l'offre cette année.
[00:01:27] Speaker B: J'ai assez hâte de regarder des mauvais films. C'est toi qui regardes.
[00:01:32] Speaker A: C'est moi qui regarde, oui.
[00:01:33] Speaker B: Aujourd'hui à l'émission, très beau programme.
Encore une fois, on va parler des nouveautés qui prennent l'affiche aujourd'hui. On va revenir sur le documentaire qu'on a vu la semaine passée, «You can see everything». On va... Ben... Bon, pas tant en parler, mais en tout cas, Patrick Stewart qui est décédé. J'ai rien préparé nécessairement, mais on pourrait regarder un peu.
sa carrière et tout ça. Aujourd'hui, au programme, on va vous parler de Fjord, la nouvelle sortie aujourd'hui, mais la plus récente de Palme d'Or, à prendre l'affiche aujourd'hui. On va vous parler du Fantôme de l'Opéra, on va vous parler du film L'Autre d'Alexandre Franchy. On va vous parler de Ali G, Who is I?
C'est pas mal ça.
[00:02:20] Speaker A: C'est un bon programme quand même.
[00:02:22] Speaker B: On verra où ça nous amène tout ça. Mais je commence tout de suite en vous mentionnant que ce soir, à la Maison du cinéma, il y a un programme double d'horreurs.
Parce qu'on est le 30 octobre, c'est comme ça.
It Follows et Sinister.
Deux films que je n'ai pas vus et que je vais aller voir pour la première fois.
Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Je ne suis pas un grand fan de ce type d'horreur-là. De l'horreur un peu plus jumpscare, un peu plus... et pas un rang, disons. J'ai fait mon mois de l'horreur que j'ai choqué, finalement, parce que je suis en retard d'à peu près 16-17 films, peut-être même plus.
Mais mes films d'horreur, ils sont pas mal plus soft. Soit c'est des vieux films comme... Est-ce que j'ai écouté Dracula, je crois, de 19... 31 que j'ai bien aimé quand même. J'ai écouté Backrooms. J'en ai profité ce mois-ci pour écouter Backrooms. C'était vraiment bien. Pour vrai, j'ai beaucoup aimé.
Je ne m'attendais pas à autant aimer ça.
J'sais pas, t'sais, j'avais vu des images et tout ça, mais j'avais manqué le buzz de la websérie pis du subreddit.
[00:03:29] Speaker A: J'savais même pas qu'il y avait une websérie.
[00:03:30] Speaker B: Ouais, c'est ça, ben c'est né d'une photo d'un post sur un forum quelconque. Pis ben, ça donnait un bon film.
[00:03:37] Speaker A: Ben non, mais tant mieux.
[00:03:38] Speaker B: C'est ça l'important.
[00:03:39] Speaker A: Je réagissais à l'ampleur de l'imagination face à la source.
[00:03:43] Speaker B: Mais ça, honnêtement, c'est un bon concept que je vous invite à regarder.
[00:03:48] Speaker A: C'est ça qui était du body horror. Que tu regardais tout bonnement dans le salon un après-midi.
[00:03:53] Speaker B: Non, je pense pas que c'était ça. Non? C'était-tu du... Non, c'était pas du Body Horror.
[00:03:57] Speaker A: C'était pas du Body Horror. OK, bien je confonds avec autre chose.
[00:03:59] Speaker B: Un petit peu, mais pas... pas tant que ça. J'ai écouté Thanatomorphose, qui ça, était du Body Horror.
[00:04:04] Speaker A: Ah oui, bien c'est peut-être ça, oui.
[00:04:05] Speaker B: Du Body Horror, oui. En tout cas, j'ai regardé bien des affaires. 7 jours d'Italion, que j'avais vu, mais ça faisait longtemps. On a regardé ensemble The Lost Boys.
[00:04:13] Speaker A: Oui.
[00:04:13] Speaker B: J'ai regardé la trilogie de Evil Dead aussi. Très belle découverte ce mois-ci. On est allés voir Rocky Horror.
Donc, c'est ça, on a vu bien des affaires Mais ultimement c'est ça, ça fait au moins une semaine que je suis plus dans le mood d'écouter des films d'horreur, c'est ça l'affaire. Tous les films d'horreur que j'ai regardés, je leur ai mis des bonnes notes, j'ai aimé ça, mais jamais je me dis «bon, je vais regarder un film d'horreur». C'est ça, jamais, là je mets force pour le faire.
[00:04:37] Speaker A: Ouais mais c'est un défi quand même,
[00:04:38] Speaker B: je veux dire c'est pas... Ouais, pis t'sais, on en a beaucoup, j'en ai pas tant que ça là, mais t'sais on a quand même tous les... Jason...
Friday the 13, on a juste un Halloween, j'ai les Aliens, que j'ai jamais regardé à part le premier.
[00:04:54] Speaker A: Friday the 13, le premier du moins, on l'avait acheté parce que notre garçon est né un vendredi 13 et on trouvait ça cool d'avoir ça. Ça avait comme pas rapport avec... Non,
[00:05:05] Speaker B: c'est ça, mais après ça, j'ai acheté un coffret avec les huit films.
Mais ouais, c'est ça. Donc, je suis content quand même que c'est moi, ça a terminé, pour que je me mette à regarder tout ce que j'ai acheté.
[00:05:14] Speaker A: Les critères de Noël.
[00:05:15] Speaker B: Non, tout ce que j''ai acheté parce que j'ai fait des achats impulsifs dans les dernières semaines, notamment The Complete Kubrick de la collection Critérion. Tout le monde chiale en ligne comme quoi c'est le pire packaging possible.
Pourquoi?
C'est la façon dont tu sors les CD qui est vraiment pas optimale.
[00:05:32] Speaker A: C'est comme dans des pochettes de côté.
[00:05:34] Speaker B: Ouais, mais ça glisse pas super bien.
Je pense que Criterion ont bien de la misère à savoir comment entreposer ses disques. Le set de Godzilla aussi, les gens avaient beaucoup chialé.
C'était quel autre set sinon? C'était pas Wong Kar-wai, mais en tout cas, même Wong Kar-wai était pas top non plus. Fait qu'ils ont de la misère dans leur gros packaging.
Ce titre en fait pas exception, même si j'ai pas autant de problèmes que les autres... que les autres gens qui ont acheté le coffret à les retirer. Mais bon, c'est ça. Je sais pas, je m'étais claqué tous les Kubrick il y a un an... un an et demi, deux ans, je sais plus trop.
Fait que je sais pas trop si je vais les réécouter tous, mais je vais sûrement en essayer quelques-uns pour l'occasion. J'ai acheté The Princess Bride, que j'ai regardé aussi hier ou avant-hier. En tout cas, c'est... Je veux pas dire une belle découverte. J'en gardais pas beaucoup de souvenirs, mais on l'avait vu ensemble. Puis c'est vraiment bien.
Puis je pense que je vais le montrer à notre fils parce que c'est un film.
[00:06:32] Speaker A: Je sais, mais c'est un film, c'est Peter Falk. En plus, le grand-père qui lit une histoire, tu sais, c'est ça. Ben oui, mais c'est pas grave. Il est là dans le film derrière, juste dans la scène de 5 minutes.
[00:06:44] Speaker B: Exact. J'ai acheté également le décalogue que j'ai déjà vu il y a longtemps, mais que j'ai très hâte de revoir.
Je me souviens, c'était pas mal une de mes premières fixations au début de, on va dire, ma connaissance de IMDB, parce qu'il était dans les tops des... Je sais pas si c'était des films ou des séries, probablement des séries, mais c'était comme un film...
Mon père ne m'a jamais parlé de ce film-là. Il n'y a personne dans la vie qui parle d'Écalogue parce que c'est un film, c'est 10 films en fait, polonais, de Krzysztof Krzyszkowski qui a quand même eu une carrière en France mais ça reste quand même un produit assez niché et je me souviens que C'était l'un des premiers trucs que j'avais piraté sur Pirate Bay. c'était... Je sais pas trop, en 2010 ou une affaire de même. Puis j'avais regardé les dix films, puis c'était vraiment bon.
Je leur avais mis presque tous dix, donc c'est basé sur les dix commandements. Donc un film par commandement, même si en tout cas c'est plus complexe que ça. Des fois un film en parle de deux, puis en tout cas des trucs comme ça. Mais ça faisait longtemps que je voulais le box set et à chaque fois il était comme pas discontinué mais juste out of stock. Fait que là j'en ai profité. Puis je l'ai acheté parce qu'il était disponible. Donc j'ai bien hâte de les revoir. Puis j'ai acheté Network aussi de Sidney Lumet. Donc un film qui va fêter. Ben qui fête cette année son 50e anniversaire. Donc ça parle des médias en général. Donc voilà.
Fait que j'ai hâte de pouvoir plonger dans tout ça dans le mois prochain.
Puis ben c'est ça. Pouvoir clore Ce soir, mon programme double d'horreur. Il n'y a pas d'autres nouveautés que celles dont on va parler aujourd'hui qui sortent. On en a manqué quelques-unes à travers les semaines. Il y avait Wicker qu'on a vu sortir, mais on ne l'a pas vu finalement. C'est une femme qui tombe en amour d'un panier d'osier qui est enfin un homme.
[00:08:32] Speaker A: qui est joué par Alexander Sarsgaard.
[00:08:34] Speaker B: Sarsgaard aime bien se maquiller à la face.
[00:08:38] Speaker A: Je pensais que tu allais dire se mettre tout nu.
[00:08:40] Speaker B: Non, non, non. On n'a pas vu Street Fighter aussi, mais les critiques étaient quand même positives, somme toute. Ça a l'air d'un bon petit film. Retro, feel good, de baston. Puis, raison et sentiment aussi. Sense and sensibility.
[00:08:54] Speaker A: Je me le suis fait fortement suggérer par notre ami Jesse.
J'aime ça les lire d'habitude, ces genres de films-là. Écoutez, j'ai joué pas le table au fond des amis.
[00:09:04] Speaker B: On manque de temps. Pis y'a Clayface, qui a eu des bonnes critiques quand même, donc, un film d'horreur de l'univers de DC. Il m'intéresse, je sais pas si je vais finir par aller le voir, mais bon, on verra bien. Donc, voilà.
C'est pas mal ça. Retour de la pause, on va commencer notre exploration donc des sorties de la semaine. On va parler de Fjord. Tiens, tout de suite après la pause. Bien, sur les ondes de CFAQ 88.3.
[00:09:28] Speaker A: Un jour je vais faire un film Je ferai la prise de son Vous
[00:09:42] Speaker B: êtes de retour à Ciné-Histoire et puis maintenant, je veux vous parler donc du nouveau film de Christian Mungiu, le cinéaste roumain qui avait emporté sa deuxième palme d'or cet été, ben cet été, au printemps, donc avec Fjord. Sa première était 4 mois, 3 semaines et 2 jours, que j'ai regardé cette semaine parce que je me disais, bon, j'ai rien vu de ce cinéaste-là, faudrait bien que que je m'y plonge un petit peu. C'est un Critérium aussi, donc il était sur mon radar quand même. Il a été dans les palmarès des meilleurs films du XXIe siècle aussi. Le hype était grand. Et pour vrai, c'était vraiment bien. Un film très cru sur l'avortement. Un film de 2007, mais qui se passe en 1987 en Roumanie, donc on se doute que l'avortement est illégal. Puis c'est...
une femme qui veut avoir l'avortement, puis on suit surtout son ami qui va l'aider à travers tout ça.
Puis, ce qui est vraiment particulier dans ce film-là, puis je vais parler de Fjord après, mais ce qui est vraiment particulier dans ce film-là, c'est que c'est tellement neutre, On va dire ça de même, parce qu'il n'y a rien qui est neutre dans la vie, mais c'est tellement filmé de façon neutre que c'est plus le public ou nos propres sensibilités qui vont déterminer comment est-ce qu'on interprète le film. Parce que, bon, dans sa plus simple expression... En fait, on ne s'aimait pas que c'est un film sur l'avortement avant la 30e minute parce qu'il y a rien qui nous laisse présager ça.
observer des choses du quotidien. Pis là, un moment donné, il en parle à 30 minutes. Pis le reste du film, c'est essentiellement, on va dire, le 24 heures de cet avortement clandestin qui se passe dans un hôtel avec un homme médecin qui vient les aider pis qui arrête pas de... Je veux pas dire les shamer nécessairement, mais qui...
les chênes, mais pas sur le fait de l'avortement, plus sur le fait qu'ils n'ont pas respecté les consignes qu'il leur avait données.
Donc, c'est ça. Ça ne se passe pas super bien à part que la procédure se passe et que l'avortement a bel et bien lieu.
Mais c'est ça, c'est tellement filmé de façon neutre que À la fois, c'est clairement un message qui veut dire que l'avortement devrait être réglementé parce qu'on veut éviter ce type de procédure clandestine-là.
Mais en même temps, ce qu'on nous présente, c'est quelque chose de très...
T'as pas le goût de passer par là.
[00:12:12] Speaker A: Ben c'est sûr.
[00:12:13] Speaker B: Mais donc, c'est aussi, il y a des gens qui l'ont interprété de façon pro-vie, de comme vous voyez que c'est pas bien l'avortement.
[00:12:21] Speaker A: Il a fallu que je l'aie vue pour avoir une opinion parce que là je suis juste trigger.
[00:12:25] Speaker B: C'est parce que même le cinéaste, je crois que lui-même se revendique pro-vie. Mais il dit qu'il a pas fait ce film-là nécessairement avec cet objectif-là, plus de présenter c'était quoi.
la réalité de ces femmes qui voulaient se faire avorter dans les années 80 en Roumanie. Donc c'était ça, mais c'est ça les deux camps l'ont interprétée de façon différente parce que c'est sûr t'as pas le goût de passer à travers ces étapes-là.
[00:12:50] Speaker A: Non mais ça revient au point, pis là je l'ai pas vu, je sais pas si ce que je dis a du sens, mais ça revient au point de base je pense de ton argumentaire que si c'était accessible et réglementé, ce serait pas de la marde comme procédure. Je veux dire c'est jamais le fun dans le corps, mais ce serait mieux fait. Tu vis mieux avec quelque chose qui a une procédure claire et facile à suivre.
[00:13:13] Speaker B: Moi c'est comme ça que je l'ai interprété à la base, mais c'est parce qu'évidemment je suis pour l'avortement.
[00:13:18] Speaker A: Dans le fond, on serait probablement teinté de nos propres valeurs et visions en regardant ce film-là. Il n'y a pas nécessairement de réponse claire.
[00:13:27] Speaker B: Non c'est ça, il n'y a aucune réponse parce que c'est juste on observe les 24 heures puis après les gens reprennent leur vie puis c'est tout. Il n'y a rien d'autre que ça.
C'est vraiment un très très bon film que je vous recommande, il est sur le Criterion Channel. Ce qui m'amène à parler donc de Fjord qui lui aussi en son centre a un précepte morale ambiguë, disons ça ainsi, on parle pas d'avortement cette fois, on parle de parentalité, d'une certaine façon, et surtout du clash culturel qui en découle. On suit une famille de Roumains qui viennent s'établir en Norvège, donc la mère est norvégienne, elle est jouée par Renate Rensvey, puis le père, la famille et tout, sont Roumains, ils ont cinq enfants, Puis on voit assez rapidement dans le film qu'ils sont des catholiques orthodoxes, donc la frange la plus, peut-être pas la plus radicale, mais quand même une frange assez intense de la religion catholique, disons-ça ainsi. Donc on impose dans la famille des leçons de la Bible, ils gagnent des points de, je sais pas trop, de vertu, puis qu'ils peuvent dépenser en des points de punition, en tout cas.
Ou ben non, absolument pas, mais c'est ça. Ça reste assez intense, tu vois.
Puis ça clashe avec la Norvège qui, un peu comme le Québec j'imagine, beaucoup de pays occidentaux qui sont très laïcs.
Donc sur tes moments, je pense que... le professeur, ben pas le professeur mais le père, je pense qu'il travaille à l'école là, c'est pas trop clair, mais en tout cas il travaille à l'école où ses enfants vont, pis il y a un piano qui est là, pis là il joue une toune, tu sais, sans la chanter ou rien, il fait juste jouer une toune que je connais pas, mais qui est apparemment à connotation religieuse, pis là les professeurs ils disent «non, non, tu peux pas faire jouer des tounes évangélistes ici », pis là il est comme «ben, je vais juste jouer du piano », pis tu sais, faque, tu sais, on voit rapidement que comme c'est très laïc, il est très, ben, je vais dire froid, c'est très...
Je pense que c'est le meilleur terme. C'est très laïque versus son mode de vie qui ne dérange pas personne, entre guillemets, mais qui clashe avec sa tarte d'accueil. Tout ça va changer lorsqu'un jour à l'école, un des professeurs va remarquer des équimauses sur l'une des enfants.
De leurs enfants.
et puis ils vont entamer des procédures avec les services sociaux pour retirer la garde des cinq enfants aux parents.
Donc, juste rapidement, ils ont comme deux ados, on va dire, entre 14 et 16, ils ont deux plus jeunes, mettons, entre 8 et 10, puis ils ont un bébé naissant. Donc, ils enlèvent les cinq, puis ils vont être splités en trois familles différentes.
[00:16:08] Speaker A: Ah, c'est super!
[00:16:09] Speaker B: Puis, en gros, bien, c'est ça, il y a des procédures à la fois criminelles et d'un autre cours, c'est pas nécessairement administratif, On va dire du droit de la famille, disons.
Pour le garde des enfants, puis après ça c'est pour l'acte violent, bref. L'acte violent qui, ben là je vais semi le spoiler, mais c'est pas nécessairement un gros spoil. En fait, c'est une fessée. Parce que le problème c'est que le père va admettre donner la fessée à ses enfants.
Et, ben, après ça, ben il va avoir, tu sais, vers... À peu près 45 minutes dans le film, là, ça va se transformer un peu en drame de justice, un peu à l'anatomie d'une chute, c'est-à-dire qu'on va explorer cet événement isolé-là, puis voir est-ce qu'il y a eu abus, justement, des parents ou pas. Donc, on s'entend à l'FSC, c'est pas non plus battre ses enfants nécessairement. En tout cas, c'est une forme de battre ses enfants, mais c'est pas mal la forme la plus soft. Je suis pas mal sûr que nos parents se sont fait donner l'FSC par leurs parents à eux.
[00:17:11] Speaker A: J'ai entendu des histoires d'horreur de générations anciennes dans ma famille, mais d'horreurs, dans le sens des tantes qui nous ont dit des affaires comme en joke, puis j'étais comme, mon Dieu que ça a changé.
[00:17:22] Speaker B: Ouais, ben c'est ça. Puis c'est ce que je trouve qui est bien dans ce film-là, c'est que ça, ben ça vient un peu dialoguer avec nous, avec notre propre système de valeurs, tu sais, c'est-à-dire que probablement quelqu'un de chrétien orthodoxe au Québec va voir ça puis va faire comme, ben oui, c'est une façon acceptable d'élever ses enfants, alors que quelqu'un qui très laïque et très contre la religion ou des trucs comme ça, ben ça veut pas dire que t'es... Je veux pas associer nécessairement l'aspect religieux, mais c'est parce qu'il joue quand même une importance dans ce film-là parce qu'on va faire un peu, je veux pas dire le procès d'intention, mais c'est qu'ils vont essayer d'expliquer pourquoi pour eux c'est acceptable cette... Et ils ont recours à
[00:18:07] Speaker A: la religion comme prétexte?
[00:18:10] Speaker B: D'une certaine façon. Il y a des gens qui vont témoigner, qui font partie de leur congrégation religieuse, puis qui disent justement que ça peut être d'une façon acceptable. Mais ce n'est pas seulement religieux. En fait, c'est peut-être la question la plus importante dans ce film-là.
Est-ce qu'on a envie de défendre les droits de quelqu'un avec qui on n'est pas d'accord ou avec qui on ne partage pas les valeurs?
Puis c'est ce qui est le plus intéressant, je trouve, dans le film parmi les multiples questionnements qu'il y a, notamment ça, le clash entre, on va dire, on va dire la culture des nouveaux arrivants versus la culture des gens dans leurs terres d'accueil, le question de laïcité versus religion, il y a beaucoup de confrontations là-dedans, mais ultimement ça revient toujours à ça parce que c'est là qu'on est positionnés nous en tant que spectateurs, on est positionnés dans une situation où on n'est pas vraiment empathique envers nos personnages, mais ultimement, ils ont probablement raison.
Tu sais, dans leur...
[00:19:20] Speaker A: Puis quand tu dis défendre, tu parles-tu de la procédure judiciaire? Dans le fond, tu prends comme un peu le rôle de l'avocat dans ce film-là? Ça se concentre sur qui?
[00:19:29] Speaker B: Ça se concentre sur le couple. Vraiment, sur les parents.
Fait que c'est eux qu'on suit, mais ils sont jamais vraiment attachants.
Le père est très... je sais pas si vous avez vu des images, vous regarderez Sebastien Stan qui le joue, qui a un bald cap, qui a l'air de... c'est ça.
[00:19:47] Speaker A: de son rôle de Trump?
[00:19:49] Speaker B: Ben non, il a vraiment l'air de quelqu'un d'un peu pathétique et un peu renfermé. Il est roumain aussi, Sébastien Stan. Donc il joue en partie en roumain, en partie en anglais dans ce film-là.
Mais c'est ça, donc on est...
[00:20:05] Speaker A: Je t'avoue que sur le poster, je le reconnais pas du tout.
[00:20:07] Speaker B: C'est ça, on l'a transformé quand même. Donc c'est ça.
C'est difficile parce qu'on voit qu'il y a quand même une certaine forme d'injustice dans le traitement qu'ils ont fait. Est-ce que pour le bien de l'enfant, c'est mieux de retirer le bébé naissant à ses parents puis de le placer dans une famille?
C'est probablement que non, surtout pas dans le cas d'une fessée. Mais après ça, est-ce que la fessée c'est la pointe de l'iceberg, puis il y a autre chose. Donc, tu sais, c'est très ambigu. Puis le film prend jamais vraiment position. Puis même à la conclusion du film, je peux pas dire qu'on sort nécessairement satisfait de tout ça. Il y a un règlement. Ça se règle. Mais on sort pas nécessairement satisfait.
Mais c'est... Tu sais, c'est un bon dilemme moral, ultimement, dans ce film-là. Il est peut-être un petit peu... Il a certaines longueurs, 2h25, quelque chose comme ça. Il a des histoires un peu parallèles. Une de leurs filles qui se lie d'amitié avec sa voisine, qui est le fils du directeur de l'école, je crois. En tout cas, sa fille est un peu rebelle, puis elle essaie d'entraîner l'autre dans... dans sa rébellion, d'une certaine façon. Ils peuvent pas utiliser YouTube, ils peuvent pas utiliser des affaires. Puis elle, elle décide de le faire, tandis que son frère, qui a à peu près son âge, il est comme, non, tu devrais pas. Puis elle est comme... En tout cas, c'est ça. Il y a comme d'autres explorations qui sont faites, mais ultimement, le bout le plus intéressant, c'est vraiment ce dilemme moral-là.
Puis... c'est de rien... c'est de rien peinturer noir ou blanc, en fait. C'est beaucoup dans la nuance, c'est-à-dire que... Ultimement, je suis pour une société laïque ou je suis pour, je vais dire, une protection des enfants.
Mais, après ça, tu sais, d'appliquer... Tu sais, il y a toujours la dichotomie entre la théorie et la pratique, là. C'est-à-dire que, oui, le règlement stipule ça, mais comme dans la réalité, des fois, ça s'applique pas. Ou si on l'applique avec trop de zèle, bien, peut-être que ça peut être plus dommageable au final. Donc, c'est un peu ce que le film explore à travers tout ça. Est-ce que de retirer la garde des enfants à ces parents-là, c'est la chose à faire dans cette situation-là? Probablement pas. Mais en même temps, ils ne font que suivre les ordres, entre guillemets, c'est les services sociaux. Mais on sait que si les ordres ne sont pas bien faits, ça peut amener des débordements. Bref, on équipe un peu tout ça.
[00:22:36] Speaker A: Un bon drame humain qui vient nous jouer dedans.
[00:22:39] Speaker B: Oui, c'est ça, puis qui va stimuler la discussion, je pense, puis c'est probablement ce qui explique pourquoi il a gagné la Palme d'Or, parce que j'ai cru comprendre que la QV de cette année était pas aussi mémorable que ça. Puis, un peu comme «Anatomie d'une chute», t'sais, il l'a fait, même si c'était pour... c'était moins... je sais pas comment dire, «Anatomie de une chute», c'est plus...
ce qui se passe avec les personnages dans leur situation, tandis que ce film-là, à la limite, les personnages, on s'en fout un peu plus parce que c'est la réflexion derrière le traitement réservé aux enfants et comment bien élever ses enfants et tout ça.
Mais c'est ça, je pense que ça a gagné à Palme d'Or parce que c'est un des films qui peut susciter la discussion. Je crois pas qu'il est aussi marquant que 4 mois, 3 semaines, 2 jours, ne serait-ce que parce que...
Ben, je sais pas.
Je l'ai trouvé moins marquant, tout simplement. Je pourrais pas expliquer exactement pourquoi. Les deux sont quand même proches, quand même assez intéressants.
Mais, c'est ça, ils étaient peut-être plus chocs. Donc, 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Mais ça ne fait rien. C'est une belle palme d'or. J'ai pas vu non plus les autres qui ont gagné des prix. La bola negra qui va sortir prochainement.
C'est pressenti pour être nommé meilleur film aux Oscars. Fjord, je sais pas s'il va se ramasser dans les meilleurs films aux Oscars, peut-être.
Ben, probablement meilleur film international, là. Mais meilleur film, je crois pas. Je pense qu'il est un peu trop low-key, mais en même temps, «Anatomie d'une chute» s'est froufilé, il a même gagné un Oscar, fait que deux Oscars, je crois. Donc, on sait jamais.
Mais c'est vraiment une belle nouveauté, honnêtement, un beau drame éthique, drame moral. que je vous conseille, donc Fjord, ça prend l'affiche aujourd'hui. On va aller parler de suite après ce petit jingle, on va parler d'une autre nouveauté qui prend l'affiche.
Tu veux faire le fantôme de l'opéra ou l'autre?
[00:24:32] Speaker A: On peut faire le fantôme de l'opéra en premier.
[00:24:34] Speaker B: Parfait, on s'en va faire ça, on revient dans quelques instants.
[00:24:53] Speaker A: Préusse n'a jamais été jouée. Et pourtant, son compositeur est mondialement connu.
Ernest Dupré.
[00:25:00] Speaker C: Ça vous dit rien?
[00:25:01] Speaker A: Si je vous dis, le fantôme de l'opéra.
[00:25:05] Speaker C: La légende raconte que le fantôme d'Ernest
[00:25:08] Speaker A: Dupré aurait hanté l'opéra Garnier.
[00:25:16] Speaker B: Excusez-moi.
[00:25:25] Speaker A: Sous-titrage
[00:25:33] Speaker B: Le Fantôme de l'Opéra, donc c'est une nouvelle proposition de l'histoire.
[00:25:38] Speaker A: C'est le Fantôme de L'Opéra.
[00:25:39] Speaker B: Ouais, c'est ça. C'est pas si vieux que ça, non plus. Je pense que c'était début 1900, quand même. Puis je trouve qu'on a eu beaucoup d'adaptations cinématographiques en si peu de temps. Celle-ci, avec... On va lui donner ce qui lui revient. Elle diverge quand même beaucoup du roman d'origine. Société Radio-Canada Je vais essayer de juste...
Réouvrir tout ça pour vous dire, c'est qui le réalisateur? C'est Alexandre Castagnetti, donc voilà, qui nous propose donc ce film-là. Il avait réalisé Amour et Turbulence avec Ludivine Sagné, je crois.
Il l'avait peut-être écrit, attendez un peu. Je vais aller ouvrir mes feuilles comme du monde.
[00:26:17] Speaker A: T'es pas préparé?
[00:26:18] Speaker B: Ben là, c'est parce que... c'est ça. J'étais de laisser le choix de quel, mais bon.
C'est ça, il avait réalisé... Ouais, c'est ça, Amour et Turbulence. Il avait réalisé... Il a réalisé Le Grimoire d'Arcandia, qui est un roman que j'avais lu quand j'étais tout jeune. Je savais même pas qu'il avait fait une adaptation de tout ça. Ça a 4.8 sur IMDB, donc ça doit pas être varieux. Il avait fait Tamara et Tamara volume 2. Aucune idée c'est quoi, je pense pas que ça s'est rendu ici malheureusement.
Bref, c'est ça, il n'a pas fait grand-chose qui a traversé l'Atlantique, peut-être plus en tant que scénariste, mais bref.
Cette nouvelle proposition, donc, oui, débute en 1875 à l'Opéra de Paris, mais rapidement elle se ramasse dans le présent et explore en fait l'arrivée dans le ballet de, là j'ai pas son nom, Anastasia, donc Marescu, qui est probablement roumaine, elle aussi, tant qu'elle est restée dans le cinéma roumain, qui débarque à l'Opéra comme surnuméraire et se joint à cette pièce-là, Orpheus, qui a été écrite par Ernest Dupré, qui serait donc le fantôme qui hante les lieux de l'Opéra, Garnier. Donc, on a découvert cet opéra. Ce n'est pas un opéra, c'est un ballet en fait. C'est une pièce musicale que lui avait écrite, composée. Et donc, on l'a découvert en faisant des rénovations dans le sous-sol. Parce que ce qui est particulier, puis ça a l'air que c'est vrai, c'est qu'il y a un réservoir d'eau sous l'opéra Garnier.
[00:27:45] Speaker A: qu'on appelle leur lac, pour vrai.
Dans le film, c'est qu'ils l'amènent comme si ça n'avait jamais été prouvé, c'était des théories. Je fais une petite parenthèse, il y a vraiment comme une espèce de mix de frontières réalité-fiction dans le mythe. tout court et les adaptations. Puis dans celui-là, on voit ça aussi, parce que là, en tout cas, l'histoire du roman, ça demeure un peu confus pour moi, tout ça. Qu'est-ce qui est où, mettons? Mais donc, dans le film, ça n'aurait jamais été prouvé qu'il y avait le lac en dessous, jusqu'à un moment donné, des rénaux, ils ont découvert les canaux souterrains, puis là, ils auraient trouvé cette pièce-là dans un espèce de gros livre super bien conservé, où il y avait les partitions, puis tout ça.
[00:28:25] Speaker B: Ouais. Donc, ce qui arrive, c'est qu'Anastasia arrive à l'opéra.
Elle participe à cette pièce qui est réalisée, disons, par James, qui est jouée par Romain Duris dans le roman. Et va découvrir le fantôme. Donc, un vrai fantôme cette fois. Parce que ce qu'il faut comprendre, je ne suis pas le moyen, parce que... Je pense que dans l'abandonneur c'est quand même assez clair.
Mais c'est ça tu sais, dans le livre et les autres adaptations du livre.
[00:29:00] Speaker A: Habituellement ce n'est pas un fantôme.
[00:29:02] Speaker B: C'est ça, c'est pas un fantôme, c'est quelqu'un soit qui est blessé ou en
[00:29:05] Speaker A: tout cas qui est... défigurée dans le visage, oui absolument. Mais là non, c'est un vrai fantôme.
[00:29:12] Speaker B: C'est ça, c'est donc un vrai fantôme et puis il va se lier un peu d'amitié, d'amour, surtout d'amour avec Anastasia et elle va essayer de lui venir en aide parce qu'il doit avoir une raison pourquoi il est là et il hante les lieux.
Celle-là, je vais y aller avec le positif parce que malheureusement, j'ai quand même beaucoup de négatifs à dire sur ce film-là, mais il y a quand même du positif à commencer par, on l'a entendu dans la bande-annonce, la trame sonore, qui est une composition originale d'Étonnement, Dan Levy, mais pas celui qu'on pense.
[00:29:49] Speaker A: Il aurait pu avoir un autre talent.
[00:29:51] Speaker B: Oui, c'est ça, ça n'arrête plus.
Mais non, c'est un compositeur qui a fait... Je pense qu'il est membre d'un groupe à l'origine, en tout cas. Excusez, je n'ai pas fait mes recherches nécessairement, mais c'est ça. La musique est vraiment très bonne.
Puis, ce qui est... C'est cool parce que la particularité de ce film-là, c'est qu'ils ont vraiment tourné à l'Opéra Garnier. C'est le premier fantôme d'opéra qui ont vraiment tourné là-haut.
[00:30:14] Speaker A: Et le premier français aussi. On en avait parlé la dernière fois quand je disais qu'on avait regardé le film.
[00:30:18] Speaker B: Ça, j'ai encore certains doutes parce qu'il me semble que dans les années 20 ou 10, on a dû en faire, mais c'était pas un long métrage.
[00:30:24] Speaker A: Non, c'est ça. Mais parce que tout est français dans l'histoire, dans l'environnement, puis tout ça, puis ça me faisait comme grincer les dents un petit peu qu'on soit pas en France alors que les noms l'étaient dans celui qu'on avait regardé. Mais j'étais contente que ça se passe enfin là. On avait regardé un de 1940. Les noms sont tous français et les lieux, mais c'était anglophone. J'étais contente cette fois-ci que ça ne soit pas le cas.
[00:30:50] Speaker B: Mais donc, ça paraît, ça donne un cachet vraiment de plus au film. Tu sais, les seules choses qui n'ont pas été véridiques, c'est cet espèce de lac souterrain-là. Parce que dans la réalité, je lisais que le plafond est vraiment plus bas, ça fait que c'est pas photogénique, on va dire. Ça fait que là, ils ont reconstruit cette partie-là. Mais sinon, tout le reste du film, qui se passe à l'opéra, a été tourné vraiment à l'Opéra Garnier de nuit, pendant qu'il n'y avait pas de spectacle et tout ça.
un accès vraiment... complet à l'opéra, à tous les raccoins et tout ça. Donc ça, c'est vraiment très intéressant.
Et le point fort du film, c'est vers la fin.
[00:31:30] Speaker A: La scène finale qui dure une quinzaine
[00:31:33] Speaker B: de minutes, qui est essentiellement le ballet dans son entièreté. On espère que ça dure plus de 15 minutes dans la réalité du film. Mais c'est ça, donc vraiment des très belles chorégraphies. On se promène un peu. Ils font comme une espèce de... C'est mon genre d'approche là. Ils font une espèce de théâtre interactif. Ça reste du ballet là, mais... où ils se promènent dans les lieux de l'opéra. Ça commence comme dans le hall, ils vont dans la salle, il y a une caméra qui les suit dans les recoins. C'est vraiment très réussi et très cool cette scène-là.
[00:32:04] Speaker A: Oui, parce que là aussi, ce qu'il faut comprendre, c'est que James veut faire ce spectacle-là, veut le produire parce que l'opéra est en difficulté financière, puis lui veut aller chercher des mécènes.
[00:32:14] Speaker B: Je pense pas qu'ils sont en difficulté.
[00:32:15] Speaker A: Le plafond coule.
[00:32:17] Speaker B: Oui, mais je pense que c'est surtout qu'ils veulent rajeunir leur public et parler à un public plus jeune parce qu'ils disent «Voyez les têtes blanches».
[00:32:24] Speaker A: Mais c'est un peu tout ça qui est mélangé, mais dans le sens que là, ta proposition c'est de faire quelque chose de complètement différent, d'amener les gens, tous les spectateurs ont un masque justement du fantôme.
Lui veut leur proposer une expérience immersive où ils vont avoir les danseurs à côté d'eux dans les salles. Il y a une partie de la scène finale du spectacle où tout le monde est dans les marches et l'action se passe à côté d'eux. Puis c'est quand même, c'est vraiment le fun cette mise en scène-là aussi. Ça fait que c'est effectivement une super belle scène à la fin parce qu'on assiste tout au long du film à toute la répétition, puis à tout ce qui va mal, puis à l'espèce de malédiction sur le spectacle, un peu comme Macbeth. Malédiction sur le spectacle, ça à cause du fantôme, puis des gens qui meurent, puis tout, plein de mystères. Puis on a ce beau pay-off-là, je trouve, à la fin parce que c'est vraiment une belle scène. C'est long quand même.
[00:33:18] Speaker B: Un peu comme dans Black Swan.
Tu sais, on a vers la fin, je sais pas combien de minutes, mais tu sais, on a cette pièce-là.
Puis, en parallèle aussi, on a, on va dire, les traumas du personnage principal. On l'a un petit peu ici, peut-être un peu moins, de façon moins intense. Mais oui, effectivement, c'est vraiment un beau point fort du film. C'est dommage que ça arrive aussi tard, parce que le film est quand même deux heures et quart, puis ça, ça arrive vers la fin.
Mais c'est ça. Vraiment, décors, costumes, chorégraphie, musique, vraiment top-notch. Ça paraît qu'il y a de l'argent qui a été mis dans le projet et tout.
Le problème, puis c'est un problème qui peut-être nous concerne moins que le public cible, c'est-à-dire que ça ne s'adresse pas à nous. C'est vraiment... un film, je vais le dire comme ça, puis je le dis pas avec autant de hargne et d'arrière-pensée que ceux qui l'utilisent, mais c'est un film de Gen Z essentiellement, c'est-à-dire que c'est...
Tu sais, c'est un film pour adolescents, pour adolescentes, je crois. Dans la façon dont on traite les personnages, dont les situations se présentent à nous, tu sais, moi, le premier, puis tu sais, je l'ai jamais vu, là, mais le premier référent qui m'est venu en tête, c'était Riverdale, parce que c'est reprendre l'univers de Archie, mais d'en faire une twist pour les jeunes, un peu, puis tu sais, Je peux comprendre la démarche parce que même dans le film, ça dit qu'on veut rajeunir tout ça. Les fantômes de l'opéra, quel jeune veut aller voir le fantôme de l'opéra? Il y en a tellement. Même moi, je vois le fantôme d'opéra et je n'ai pas le goût d'aller voir ça. Honnêtement, je ne parle pas de ce film-là, mais en général, une fois que tu l'as vu, tu as le goût de revoir une nouvelle version de tout ça.
Mais là, avec cette approche-là, on sent qu'on veut se rapprocher d'un public plus jeune. Il y a comme une espèce de mise en abyme qui est intéressante.
mais pas pour nous.
[00:35:13] Speaker A: Ça m'a fait penser à plein d'affaires, mais quand tu dis, c'est très «young adult» dans son approche, ça m'a fait penser à «Pretty Little Liars », ça m'a fait penser à Riverdale, ça m'as fait penser à Black Swan, parce que la psychologie du personnage, puis les mises en abyme, mais c'est très... Puis j'avais nommé aussi «Les traîtres».
[00:35:35] Speaker B: Parce que c'est très high, je sais pas comment, high concept ou je sais pas trop, tu sais, quand les gens mettent le masque, tu sais, t'es comme bon ok là.
[00:35:42] Speaker A: Mais ça fait peur là, ça fait Pretty Little Liars, je veux dire, t'as comme, t'as des poupées là-dedans, y'a genre des morceaux de décors, y'a des affaires qui veulent faire peur par le mysticisme qu'on leur donne habituellement, tu sais, pis on est en plein là-dedans.
C'est ça, PLL, c'est comme le meilleur exemple que je pouvais donner. Mais je trouve quand même ça drôle, Black Swan, les traîtres. Mais c'est ça, on n'a plus cet âge-là. Je pense pour des ados, des young adults, des 20, 22, mettons, ça doit être un film vraiment le fun. Mais j'ai pas détesté ça du tout, là, en fait.
Toi, je sais que t'étais pas content. Mais j'aimais que le fantôme soit un vrai fantôme. Puis j'ai tout ça. C'est sûr que leur histoire d'amour est quand même... C'est un peu cheesy, beaucoup, en fait.
Mais après, le film a tellement d'autres éléments, le fun dans son esthétique pis tout ça.
Moi, il m'a pas dérangée. C'est sûr qu'on n'est pas les gens à qui ça s'adresse.
[00:36:41] Speaker B: Moi, ce qui m'a dérangé, vraiment, c'est les dialogues qui faisaient trait aujourd'hui. Mais je sais que ça se passe aujourd'hui.
Rapidement, tu sais que ça ne s'adresse pas aux gens de 35 ans et plus. J'ai 33, mais en tout cas, c'est ça. J'ai une vieille âme, ce n'est pas la même chose. Mais c'est ça, rapidement, j'ai remarqué que je n'étais pas le public cible.
Puis c'était dur, je n'étais pas capable de rembarquer nécessairement après.
Romain Duris, il joue tellement gros dans ce film-là.
Il me faisait penser à Russell Brand. Je ne sais pas si vous avez vu ce qu'il devient, lui, à part être poursuivi au criminel. pour viol et des trucs comme ça. Mais t'sais, une espèce de gourou, t'sais Jared Leto, t'sais une espèce de gourou, cheveux longs, t'sais, qui est donc sympathique, mais dès qu'il y a plus de monde, il devient méchant.
Fait que t'sais, c'est ça, ça jouait gros.
C'est Deva Cassel qui joue Anastasia, c'est la fille donc de Vincent Cassel et Monica Bellucci. T'sais, j'y en veux pas nécessairement, t'sais je trouve Je trouve pas que son jeu est parfait, mais il est assurément pas le pire de la gang, disons. Mais, tu sais, ça paraît que c'est elle qui fait la grande majorité des chorégraphies aussi, donc ça paraît, tu sais, elle a dû faire beaucoup de travail. Elle a pas joué dans grand chose jusqu'à présent. Je pense que c'est comme son troisième ou quatrième film.
Donc, vraiment, c'est une belle performance, somme toute. Tout le casque de soutien était très... très ordinaire, on va dire ça comme ça, là. C'est qui sa coloc, donc c'est... Bon, je l'ai pas devant les yeux, mais bref, c'est ça. Tout le casque de soutien, malheureusement, tu sais, Romain Duris, il me semble que c'est un bon acteur, mais ici, il me semble qu'il en arrache un peu, je sais pas si c'est... son personnage, c'est qu'il est très caricatural d'un metteur en scène de théâtre, là, on va dire. Fait que c'est vraiment dommage. Bien, en fait, il...
qui ressemblait quand même pas mal à Vincent Cassel dans Black Swan, qui est le metteur en scène.
C'est dommage, mais je ne suis pas prêt à dire que c'est un mauvais film, juste parce qu'il ne s'adresse pas à moi. Je pense que, mettons, si vous nous écoutez et que vous êtes plus jeune, si vous vous intéressez quand même un peu à cette histoire-là ou au ballet en général. Je pense qu'il y a vraiment des bonnes choses dans ce film-là, mais c'est vraiment, au niveau des situations, un peu trop long, un peu trop répétitif, le jeu très inégal et surtout... Et que
[00:39:11] Speaker A: dire des chansons de Billie Eilish dans le film?
[00:39:14] Speaker B: Oui, c'est ça, il y a du Daft Punk, Billie Eilish.
Dans le sens, c'est ça, ça ne s'adresse pas à nous. C'est très Euphoria comme traitement, c'est très Riverdale, des trucs comme ça.
[00:39:25] Speaker A: Je pense qu'on a compris.
[00:39:27] Speaker B: Dans le sens, si vous aimez Riverdale, je veux dire, vous allez sûrement aimer ça, c'est bien correct. C'est juste que moi, je n'aime pas ça. C'est normal que je n'aie pas aimé non plus cette proposition-là. Mais si vous êtes fervent de Young Adults, comme tu mentionnais, de tout ça. Je mentionnais une couple de fois «after». Parce que pour l'aspect amoureux, disons, de la chose, c'est un amour très fusionnel pour deux personnes qui ne se connaissent pas pantoute. Mais c'est ça. Donc, il y a des choses à aller tirer de ce film-là, mais malheureusement, on n'est pas le public à qui ce film s'adresse.
[00:39:59] Speaker A: Mais c'est magnifique.
[00:40:00] Speaker B: Ouais, c'est ça, et c'était... On a regardé «Fantômes de l'opéra» de 1940 ce mois-ci. Ça ne me tentait pas de me faire raconter la même histoire et ce n'est pas ce que j'ai eu. Donc... C'est positif d'une certaine façon. Si vous connaissez Le fantôme de l'opéra, c'est pas exactement ça que vous allez avoir.
Je vais le lire là, puis ça
[00:40:18] Speaker A: va tout clarifier les zones grises.
[00:40:20] Speaker B: On va aller l'acheter à la coop, je l'ai vu là-bas, il est 12$.
Donc voilà, merci beaucoup. On s'en va en pause. Au retour, on va vous parler de l'autre d'Alexandre Franchy. Restez là.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire. On vous parle maintenant du film L'Autre d'Alexandre Franchy. C'est son troisième long-métrage. Après avoir fait quand même beaucoup de courts-métrages, il avait réalisé notamment The Wild Hunt, que je n'ai pas vu, qui s'intéressait à... C'était-tu les cosplayers ou en tout cas, tu sais, un genre de... ceux qui s'habillent en médiéval. C'est quoi la ville? Béné... Non, pas Bénélice.
Comment ça s'appelle? Bref, en tout cas, je sais pas trop.
Mais c'est ça. Donc, il avait fait ça, The Wild Hunt, en 2009.
Après, il a fallu attendre un bon moment jusqu'en 2018 pour voir Happy Face, qui était le premier, je crois, film de sa trilogie du cancer, comme lui-même il l'appelle. Le deuxième étant l'autre, et le troisième étant un film qui sort l'année prochaine. Donc là, il accélère le rythme un petit peu. Happy Face avait quand même été bien reçu. Et donc, troisième long-métrage, présenté en première aux TIFF en septembre dernier. Ça met en vedette Pierre-Yves Cardinal dans le rôle de Stan, qui est une personne atteinte du cancer des os et qui, on le retrouve dès le début dans son opération pour aller enlever la tumeur, mettre une prothèse.
[00:42:01] Speaker A: Il enlève comme la moelle de son genou, c'est dégueulasse.
[00:42:04] Speaker B: Ouais!
Ça part de mal. C'est vrai, les premières cinq minutes sont quand même assez intenses. On a l'opération et tout ça. On voit des os se faire scier.
C'est ça, des tiges de métal rentrer dans les affaires. On enlève une rotule, puis on la met dans un bol. Voilà.
Et donc, le film s'intéresse surtout à la convalescence. Les quelques jours qu'il va passer à l'hôpital. Le temps de réapprendre à marcher, je trouve ça ambitieux après trois shows de devoir parler.
Et ben, il se fait payer la visite de sa blonde, jouée par Karine Gontier-Heinemann, de ses amis, de son père qui est joué par Marc Messier, donc probablement la dernière fois. Je pense pas qu'il y a eu le temps de tourner des films du nouveau Les Boys qui s'en viennent, les scènes. Mais bon, donc, c'est ça. Et puis, ben, sa dynamique va changer lorsqu'il va avoir un co-chambreur dans sa chambre qui était supposément privée, qui est une victime d'une fusillade de gang de rue dans le centre-ville de Montréal. Donc, c'est quelqu'un dans le coma, donc en théorie, il va pas trop déranger. Mais là, il se rend compte que peut-être qu'il fait semblant d'être dans le coma, mais surtout qu'il se fait payer la visite de plein de gens, que ce soit les policiers, que ce soit... de ses amis, donc de membres de gangs de rue, ou des autres qui veulent sa peau.
Autant que faire sa peau. Donc, c'est ça. Donc, ça va l'amener dans un état un peu de paranoïa et de peur parce que, ben, il se fait menacer d'une part par le comateur, mais aussi par des présences qui viennent faire des visites la nuit.
Il est sur la morphine aussi, ça fait que ça aide pas à l'état de paranoïa général. Et donc, ce qu'on en comprend, c'est que ça va l'amener un peu à revisiter... Ben pas revisiter, mais ça va peut-être faire ressortir des démons ou des choses qui cachaient en dedans. Donc, à la surface, maintenant. Il y a tout un parallèle à faire avec le symbolisme duquel il est question dans le film, l'expressionnisme allemand et tout. Il y a des images, des gravures...
[00:44:06] Speaker A: C'est fait de façon super explicite aussi parce qu'ils refont visuellement certaines images, j'imagine dans des livres de symbolisme.
Et ils nous les montrent comme une après l'autre pour nous démontrer que le plan qu'on vient de voir, c'est l'image.
Si on connaissait, j'imagine, les significations de ces images-là, ça nous donnerait beaucoup plus de clés sur ce qui se passe, mais ils le font à plusieurs endroits dans le film. Puis aussi, en parallèle, Stan est en train d'écrire un livre sur la maladie de sa mère, qui avait elle aussi un cancer dans le cerveau probablement, parce que quand on la voit, elle a des cicatrices dans la tête. Mais c'est ça, tout ça qui est un peu mêlé. Il y a son manuscrit à côté à l'hôpital, il essaie d'avancer ça, mais ce n'est pas toujours facile, je pense.
[00:44:57] Speaker B: Ce qu'il faut souligner, c'est que c'est une comédie.
Parce que ça ne paraît pas quand on le décrit, mais c'est comédie noire, on va dire ça comme ça.
[00:45:04] Speaker A: C'est très satirique. Au début du film, dans les 15 premières minutes, justement, ça commence en force avec l'opération.
Puis après, tu as Benoît Gouin qui est le médecin qui vient faire sa petite inspection.
il y a tellement peu de délicatesse du personnel hospitalier dans le film, puis plein d'erreurs médicales, plein d'affaires, puis au début, tu sais, je trouvais ça quand même drôle parce que ça se présente comme tel, mais je t'ai dit, coudonc, on regarde-tu une comédie sur le système de santé? Ben oui, mais bon, ben oui pis non.
[00:45:35] Speaker B: Ben c'est un peu ça quand même, il y a une critique avouée du réalisateur même sur le système de santé parce que ce qu'il faut que je précise d'entrée de jeu, c'est que c'est, puis là je veux pas, Je vais mettre un pourcentage, mais ça ne veut rien dire ce pourcentage-là. Mais c'est comme à 80% autobiographique, toute cette histoire-là. C'est-à-dire que c'est vraiment arrivé au réalisateur. qui avait le cancer des os rare, il y avait 50% de chance de survivre, qui a passé à travers cette opération-là. Sa mère est même morte du cancer aussi, puis c'était le sujet de Happy Face, son film précédent. Il s'est fait amener dans sa chambre privée à une victime de fusillade qui était dans le coma et qui avait la visite de gang de rue. Leurs lits ont été inversés, donc les gens venaient le voir lui quand il pensait que c'était le membre du... Fait que t'sais, il y a comme beaucoup d'éléments dans le film qui est vraiment arrivé au réalisateur. Donc là, ça ajoute comme une couche aussi. Et donc, ce traitement de santé, t'sais, je pense qu'il y a n'importe qui qui est dans le système de santé, puis on les aime, là, nos infirmières et tout ça. Mais ce n'est pas facile, et ce n'est pas facile d'être un patient non plus, parce que si on se fie à nos brèves expériences de maternité...
[00:46:42] Speaker A: C'est ça, c'est nos dernières expériences, la première plutôt traumatisante.
[00:46:47] Speaker B: C'est quand même similaire. Tu as l'impression d'avoir jamais deux fois la même personne, tu as l'impression de ne pas être tant bien pris en charge. En même temps, ce n'était pas un cas non plus désespéré, on s'entend, mais c'est ça.
T'as quand même le sentiment que tout le monde est au bout du rouleau, qu'il manque de ressources.
[00:47:05] Speaker A: Puis c'est dit aussi dans le film, il y a une des infirmières qui leur met un peu à sa place. Je comprends «where it comes from» aussi, mais Colin...
[00:47:15] Speaker B: En français, s'il vous plaît. Mais c'est ça, donc il y a assurément tout ça. Puis c'est ça, c'est rare qu'on le voit du point de vue du patient aussi. Souvent, comme dans le statut des affaires de la mère, on le voit du point de vue du personnel soignant. Donc là, c'est du point de vue du malade.
C'est ça, on est rendu là malheureusement, c'est pas le sujet du film, mais il y a quand même ces flèches-là qui sont lancées. Mais ultimement, c'est ça, donc ce film-là se prend comme une espèce de rêve éveillé, t'sais, c'est-à-dire, ou même limite du cauchemar éveillé. Parce que la morphine, ajoutée à toutes les situations, ajoutée aux inquiétudes de comme, est-ce que je vais devoir me faire amputer la jambe si ça fonctionne pas, t'sais il y a beaucoup de...
de facteurs extérieurs qui viennent un peu jouer dans la tête, d'une certaine façon, et faire ressortir, peut-être, des démons à notre personnage principal. Donc, c'est ça. Moi, j'ai beaucoup aimé, en fait. Ce que j'ai surtout aimé, c'est le fait que, pour un réalisateur que je ne connaissais pas, c'est un film très maîtrisé.
Moi, dans les films, ça me surprend tout le temps à quel point on est capable de faire je sais pas, des transitions d'une scène à l'autre. Puis quand il y a des transitions un peu plus, soit fluides ou un peu plus artistiques, ça m'impressionne tout le temps parce que je ne suis pas un artiste, je suis quelqu'un d'un peu plus cartésien, disons, dans la vie. Puis je me dis tout le temps, mais comment est-ce qu'on pense à faire cette scène-là? Tu sais, exemple très banal, mais comme dans les films de Park Chan-wook, souvent, tu vois une machine à laver qui tourne de même, puis là ça se transforme en la roue d'un char.
C'est des transitions de même qu'il faut que tu penses.
[00:48:48] Speaker A: C'est drôle que tu nommes ça parce que ça a un nom, puis on l'a appris au cégep, ça a un nom en musique, puis ça a un nom en visuel aussi, puis là Sylvie ne serait pas fière de moi parce que je ne me rappelle pas de ces noms-là. Ça existe, c'est un procédé.
[00:49:00] Speaker B: Sans dire qu'on fait ça dans ce film-là, mais souvent, on pense être à un moment de l'histoire, puis là, on se tourne, puis là, il y a un personnage qui est là, puis OK, on a fait un saut dans le temps sans qu'on l'ait remarqué nécessairement. Je trouve ça très habile. Ça me fait penser, je te l'avais mentionné dans le visionnement, au film Le Père de Fodder avec Anthony Hopkins. Tu sais, où là c'est un film sur la démence ou la maladie de l'Alzheimer, pis là c'est lui qui rentre dans une pièce, pis là, hop, il reconnaît pas les gens qui sont là, pis nous non plus parce que c'est la première fois qu'on les voit, pis là ben, il fait, il joue le jeu jusqu'à temps qu'il comprenne qui sont ces personnes-là, pis là après c'est, il tourne le coin, pis là, on comprend qu'on est, le décor a changé, pis là on est rendu comme deux semaines plus tard, ou un an plus tard, on sait pas trop, fait que J'ai trouvé dans ce film-là un montage très fluide, qui fait que pour un film qui est un huis clos, qui ne sort jamais vraiment de la chambre, c'est rythmé. On ne s'ennuie jamais vraiment. Il y a une certaine répétition à un moment donné qui s'installe, oui, parce que c'est la nature des scènes, mais c'est très rythmé.
C'est ça, j'ai trouvé ça très habile, très maîtrisé comme réalisation. Puis arrive Cardinal aussi qui est confiné à son lit tout le temps. Fait que jeu très physique de sa part et très très bon.
À la fois dans le drame et dans la comédie, j'avoue, j'essaie de penser, je pense que je l'ai vu plus dans des projets comiques que dans des projets sérieux jusqu'à présent. Simple comme Sylvain, disons que c'est une comédie plus qu'un drame. C'est un peu les deux, mais c'est plus une comédie je crois.
Je sais pas si il joue là-dedans, peut-être, mais je pense que oui. Il était plus un drame, effectivement.
[00:50:35] Speaker A: C'était pas Maurice Richard?
[00:50:36] Speaker B: Il a joué Béliveau, c'était dans une série télé, mais je ne l'ai pas vu.
[00:50:41] Speaker A: Tu mentionnes The Father aussi, mais le film joue beaucoup sur... On ne sait pas ce qui est en train de se passer pour vrai, parce qu'évidemment, on prend parti pour ce personnage-là, on se place à côté de lui, on a l'impression que tout ce qui nous compte est une vérité absolue, mais là, on est en présence d'un narrateur pas fiable.
je vais le dire en anglais, tu ne seras pas content, mais un «unreliable narrator» parce qu'il faut le remettre en question en fait, parce que l'enchaînement de tout ça avec les autres personnages qu'on ne veut pas croire, dans le fond, on a déjà pris position, mais on se fait confronter à trop de choses qui ne fonctionnent pas ensemble, puis ça devient difficile de savoir exactement. Puis moi, le lien avec The Father, c'était là que je le voyais, pas nécessairement dans l'enchaînement ou dans les personnages, mais plus dans Mais c'est où cette vérité-là? C'est quoi qu'on est en train de regarder? Puis même à la fin, c'est oui puis non.
[00:51:37] Speaker B: C'est ça, il y a une certaine ambiguïté, une certaine confusion tout le long du visionnement, une confusion qui est délibérée, je crois, pour faire écho à l'état d'esprit du personnage qui lui-même est mélangé.
penser à la fois sa qualité et sa faiblesse, parce que si vous n'aimez pas les récits confus, peut-être que vous n'allez assurément pas aimer ce film-là. Mais je pense qu'il faut faire confiance à la proposition et se laisser guider.
Même si le film est comme un collage de plusieurs éléments, la critique du système de santé, une relation qui s'effrite, une question de... pas de la vie après la mort, mais on va dire comment vivre avec la maladie, parce qu'est-ce qu'on peut se projeter dans le futur quand on sait qu'on a 50% de chance de mourir.
La question d'espèce de blackmail avec son co-chambreur, c'est comme plusieurs petits éléments qui ne collent pas toujours bien ensemble, mais qui forment quand même un tout divertissant, puis dynamique, puis assez intéressant pour qu'on on s'ennuie pas pis qu'on a le goût de s'investir un peu dans le film. Fait que c'est ça.
Mais je comprends que ça puisse déstabiliser certaines personnes. J'ai pas mis d'extrait de la bande-annonce. En grande partie parce que ça dit pas grand-chose du film, ce qui est une bonne chose selon moi. Mais c'est ça, y'a un numéro musical de Bob Épine dedans. Comment est-ce que ça fait du sens avec une opération très crue pis c'est ça une gang de rues. Faut voir le film pour le savoir.
[00:53:09] Speaker A: Elle s'appelait Bobby.
[00:53:10] Speaker B: Mais une chose en terminant que je veux dire, c'est que ce film-là a à peu près pas de visibilité, je trouve. On n'en parle pas beaucoup. Je n'ai pas vu beaucoup de bandes-annonces.
[00:53:19] Speaker A: On l'a vu une fois avant «You can see everything». Je n'avais jamais entendu parler du film jusque-là.
[00:53:25] Speaker B: C'est ça. Et pour un film qui était lotif quand même, je trouve ça dommage qu'il n'y ait pas eu plus de... de discussion par rapport à ce film-là, ou plus de promotion. Je comprends que c'est un film aussi avec un budget limité, mais c'est ça. Je vous conseille vraiment d'aller le voir parce que, oui, je pense à des films américains qui lui ressemblent, mais des films québécois qui lui ressemblent, j'en ai pas beaucoup en exemple. Juste pour ça, selon moi, c'est un bel objet de curiosité. Donc allez voir ça, l'autre d'Alexandre Franchy, ça prend l'affiche aujourd'hui. On s'en va en pause publicitaire. Au retour, on va vous parler de Ali G, le nouveau projet de Sacha Baron-Cohen. Restez là.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire. On va vous parler donc de Ali G, Who is I? Nouveau projet. En fait, c'est la première réalisation de Sacha Baron Cohen parce que tous ses autres films, c'était quelqu'un d'autre qui les réalisait.
Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose parce que le film a des très mauvaises critiques.
Moi, décidément, je suis un fan fini de Sacha Baron Cohen parce que J'ai aimé ça. J'ai aimé ça ce film-là. Toi, je sais que t'es moins embarquée dedans.
[00:54:44] Speaker A: Premièrement, je n'étais pas dans le mood. Après 15 minutes, j'ai juste décroché et il était en backdrop de ma soirée.
[00:54:50] Speaker B: Ce qui est dommage.
[00:54:51] Speaker A: Je ne comprends pas pourquoi.
Il était en backdrop de ma soirée. Je ne peux pas commenter de façon très assidue dessus. Mais j'ai quand même sorti l'essentiel, je pense, puis le scénario est juste devenu tellement trop gros pour rien.
Puis je pense que le format, j'avais jamais regardé le premier Ali G non plus, je pense que le format en film fonctionne moins bien pour moi, malgré que Borat, c'était quand même chill, que j'ai jamais vu Bruno, mais oui, c'était drôle. mais «Dictateur », c'est un vrai film, c'était pas un mockumentary.
[00:55:26] Speaker B: C'est à moitié. Il y a des scènes que oui, des scènes que non. Mais dans «Allegy », ils le disent, à part quand c'est Sacha Baron Cohen et tous les autres.
[00:55:35] Speaker A: Ils le disent au début, on le sait. Sauf que je pense que le format fonctionne mieux en 30 minutes «Who is America style» qu'en film parce que je ne peux pas croire, puis je peux pas regarder des films, non même parce que moi, c'est le... C'est le déchet humain qui me flabbergaste. Je ne peux pas croire que le monde, premièrement, ne savent pas que ça existe. Deuxièmement, pensent que c'est vrai. Troisièmement, agissent de même en cam. Je vais toujours être désespérée. Pas désespérée, mais je vais toujours être désillusionnée des humains, en général, quand je regarde des projets comme ça.
Avec tout ce qu'on voit en ce moment, en plus, je ne vois que ça, des posts sur les States en ce moment.
S'il vous plaît. Fait que, ben c'est ça.
[00:56:21] Speaker B: Ben malgré tout, Ali G, ça parle de... Ben en fait, c'est Sacha Bernkowicz qui reprend, sauf erreur, son premier personnage qu'il avait fait.
Donc un rappeur britannique qui se revendique noir, je crois, sans l'être. Et donc, il y avait une série télé, il y a eu un film qui était Ali G in the house, je crois. Puis, ben c'est ça. Il reprend donc ce rôle-là. Il est avec sa blonde, qui est enceinte de 8 mois. Et puis, il décide de revenir en Amérique pour aller... ben, c'est ça... reprendre le flambeau, là, d'une certaine façon. Au début du film, il est déçu parce que la saison 3 de Ali G n'a pas été renouvelée par HBO, puis il a employé son fax d'il y a 20 ans. il se rend compte qu'HBO lui fait une nouvelle offre à 3.2 millions donc il arrive à Hollywood avec tout cet argent-là puis il décide de faire sa série finalement, c'est un fax d'il y a 20 ans et donc ça n'a pas lieu et puis il va essayer de quand même de se trouver sa place à Hollywood. Mais en parallèle, il y a des personnages de Who is America, la série satirique plus politique, qui reviennent ici et qui veulent... D'une part, là j'ai-tu le nom du personnage?
Non, je ne l'ai pas en tout cas. Il y a une espèce de hippie de San Francisco qui veut en fait ternir la réputation de lui parce qu'il dit qu'Allegy fait de l'appropriation culturelle, il n'est pas vraiment noir et donc il veut s'aborder son retour en Amérique. en faisant des tests d'ADN, en prouvant qu'il n'est pas noir, puis c'est ça, en le révélant au grand public. Donc il y a ce personnage-là de hippie qui revient, il y a Eran Morad, une espèce de colonel qui vient aider aussi ce personnage-là. Il me semble qu'il y a un troisième rôle que Sacha... un quatrième rôle que Sacha Baron-Cohen fait, mais je me souviens plus. Mais bref, c'est ça donc Baron-Cohen qui fait plusieurs rôles là-dedans. Mais le film, effectivement, t'sais... est très brouillon, ou en fait est très superficiel, on va dire ça comme ça, c'est-à-dire que là où Borat dénonçait une certaine forme d'intolérance, une certaine forme de... ben surtout de l'intolérance en tout cas, il attaquait plusieurs trucs sociaux, là ici il le fait encore.
Il attaque autant la gauche que la droite, mais on dirait que c'est peut-être pas le projet qui se prêterait mieux à ça. On avait plus l'impression d'être dans un Who is America que dans un autre projet qu'il fait. Cela dit, il y a quand même des moments forts, je trouve, dans ce film. Plusieurs gags m'ont bien fait rire.
Puis on tire autant sur la droite que sur la gauche.
Sacha Baron Cohen, ultimement, je pense qu'il s'attaque surtout aux idéologues en général, donc tous ceux qui ont un mode de pensée trop fermé et trop restreint. Ce qui amène des situations, il place ces gens-là dans des situations pour qu'ils paraissent fous.
Donc, par exemple, il va monter un escadron tactique formé de gens de la droite, puis il va aller kidnapper un bébé pour aller le déporter dès sa naissance, puis le tuer, puis en tout cas tout ça. Fait que c'est quand même assez intense, la mise en scène a l'air un peu plus grande que nature, mais OAS America nous avait habitué à ce type de mise en scène-là, même Borat 2 aussi d'une certaine façon.
Donc c'est ça, c'est toujours un peu jouer entre ce qui est... dans le film ou les personnages et ce qui est piégé du vrai monde. C'est vraiment meilleur quand ça piège du vrai monde et vraiment moins bon quand c'est deux personnages qui sont pas crédibles qui vont juste discuter de ces affaires. En l'occurrence, ça blonde dans le projet.
C'est ça. Film très brouillon, mais j'ai aimé ça. Ultimement, je crois que c'est peut-être un des derniers projets de ce type-là que Sacha Baron Cohen va pouvoir faire. Il a épuisé pas mal tous les personnages qu'on lui connaît.
Avec, à l'heure des réseaux sociaux et tout, ça va être très dur de continuer avec ces personnages-là. Peut-être, il avait dit ça pour Borat, puis finalement, il a fait un autre film.
Lui-même était surpris que des gens ne le reconnaissent pas.
[01:00:45] Speaker A: Mais c'est ça, mais il me semble que dans Borat 2, il y a un moment où il y a quelqu'un qui lui dit allô ou je ne sais pas quoi, puis il fait juste partir à courir et il est comme non, ce n'est pas moi.
Puis c'est un peu pour ça, comme tu dis, oui, c'est meilleur quand il y a des gens qui sont piégés. Oui, d'accord.
Sauf qu'à quel point ça se peut encore que tu ne le saches pas?
[01:01:07] Speaker B: Je veux dire, les personnes un peu plus âgées, elles n'ont jamais regardé ça.
[01:01:10] Speaker A: C'est eux qui piègent. Mais surtout aussi, les gens en politique. Dans le film, il y en a des représentants à quelconque, des sénateurs, peu importe, mais qui vont être avec Eran Morad. Justement, c'est lui, c'est ça qu'il fait. Puis je suis comme... C'est le genre de situation dans laquelle tu te mets aussi en pensant que c'est complètement légitime. Si vous avez vu Who is America, vous pouvez comprendre le genre de truc qu'ils font, ces gens-là. C'est ça.
C'est juste que je suis...
Je ne sais pas, ma pique ne va pas à Sacha Baron-Cohen que je trouve vraiment super brillant, mais plus je ne peux pas croire que le monde n'a pas compris encore, comme au nombre d'articles que tu vas voir.
Comment c'est possible que tu n'as aucune idée que ça existe, de ce qui s'est passé, et que tu vas volontairement te mettre dans des situations complètement ridicules et qui vont te discréditer sur un temps?
[01:02:08] Speaker B: Comme dans tous ces projets, c'est-à-dire, oui, on ne sait pas le nombre de perches qui ont tendu et finalement, ils ont juste pogné ces poissons-là, on va dire ça comme ça. Mais dans ces projets, et encore une fois dans la LG, c'est toujours la question de regarder s'il y a des gens qui sont prêts à faire ça devant des caméras. Imaginez tout ce qui ne se fait pas devant des caméras. Ils s'attaquent beaucoup à l'Amérique, et évidemment à l'Amérique dans laquelle on vit. Entre gros guillemets, on ne vit pas là.
On le sait que tout le monde sont horribles, beaucoup de politiciens, beaucoup de riches propriétaires industriels. On vit dans un monde malade, puis ils réaffirment encore une fois, surtout dans la scène, dans le dernier 20 minutes, comme une grosse scène, une grosse mascarade et tout ça, qu'en temps normal, si ça avait eu lieu pour de vrai, les gens seraient en prison maintenant. Mais là, ils ne peuvent pas l'être parce que ce ne sont pas des vraies choses. Mais toute l'intention derrière, elle ne change pas.
[01:03:09] Speaker A: Aussi, après cette participation forcée, il faut quand même qu'ils signent des releases.
Il doit avoir de quoi.
[01:03:17] Speaker B: Je pense qu'il les signe avant.
[01:03:19] Speaker A: Je ne sais pas si c'est HBO qui a fait le film parce qu'il y a tout ça. C'est Prime. Oui, c'est vrai.
Parce qu'il y ait un budget poursuite aussi.
[01:03:27] Speaker B: Ils ne peuvent pas se faire poursuivre parce que je pense que les releases les font signer dès le début et donc là, hop, t'as signé. Qu'est-ce que tu veux?
[01:03:36] Speaker A: Je pense que c'est Les humains en général.
[01:03:40] Speaker B: Mais c'est ça, c'est un film quand même frustrant, tu sais, qui est quand même, je veux dire, de ça. la légèreté somme toute, parce que, tu sais, il y a deux scènes assez horribles. Je ne peux pas les dire parce que je vais spoiler le plaisir nécessairement. Il y a la scène vers la fin où là, tu sais, Ils tuent littéralement quelqu'un, même si finalement ce n'est pas une vraie personne. Mais il y a une autre scène aussi où ils font une espèce de reality show, mais de droite. Puis là, les jeux n'ont aucun bon sens. En tout cas, je ne peux pas le spoiler, mais c'est ça. Ils réussissent à piéger des gens qui prennent des décisions aux États-Unis. Ce n'est pas juste monsieur, madame, tout le monde. Ce sont des gens en position d'autorité. Pis c'est ça, c'est juste pour ça le film, ben, le film a sa raison d'être. Après ça, oui, c'est brouillon, oui, on se fout un peu du personnage d'Ali G, même qu'il disparaît quasiment complètement à partir de la moitié du film. Mais c'est ça t'sais, reste que je vais toujours aimer, je pense, ce type de propositions-là, des trucs qu'ils veulent dénoncer parce que je veux que les méchants payent, d'une certaine façon. T'sais, je sais que pour Who's America, Je pense que c'était un des gouverneurs de la Georgie qui avait dû démissionner.
On le revoit d'ailleurs dans le film.
C'est preuve que c'était quand même assez grave ce qu'il a fait.
Ces gens-là payent, puis de les exposer comme ça, oui, c'est malaisant à regarder, mais ultimement, c'est pour le bien commun qu'on fait ça. En tout cas, j'ai à peu près rien dit de ce qui se passe dans Ali G, mais ça s'écoute, selon moi, très bien.
Donc, 90 minutes...
[01:05:24] Speaker A: Mais c'est très cringe, là. Oui.
[01:05:27] Speaker B: C'est drôle.
Ça reste un beau projet. Moins bon que Borat, moins bon que With America. Meilleur que Bruno, selon moi. Je pense que Bruno avait marqué un peu dans l'homosexualité en général.
[01:05:43] Speaker A: Who is America, c'est vraiment un de ses meilleurs projets. Je pense que le format se prête mieux aussi au type, parce que c'est... parce que j'étais contente qu'Eran Morad soit dans le film, mais c'est ça, c'est que là, on se perd dans un scénario pas possible et les gens. Fait que... Ben voilà, c'est une belle parole.
[01:05:59] Speaker B: Je vous le conseille. C'est disponible sur Amazon Prime depuis hier ou avant hier, donc allez voir ça. On s'en va pour le publicitaire. Au retour, on vous parle du documentaire You Can See Everything. Alex Bayergeon nous... venir nous visiter ici en studio parce qu'on le regardait à trois, donc on vous parle de ça tantôt.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et on parle du documentaire de l'heure, en ce moment, You Can See Everything, qui a maintenant son propre popcorn, bucket de popcorn. On l'a vu.
[01:06:42] Speaker A: Qui est transparent.
[01:06:43] Speaker B: Qui est transparent, effectivement, parce qu'on peut tout voir.
[01:06:45] Speaker A: On peut tout voir.
[01:06:46] Speaker B: Littéralement.
On rejoint donc Alex Bayardjean. Comment ça va Alex?
[01:06:51] Speaker C: Salut, ça va bien.
[01:06:52] Speaker B: Écoute, je serais curieux de t'entendre sur comment t'as vécu ça, ce documentaire-là, parce que t'es moins familier avec l'univers de Nathan Fielder, même si ça fait comme deux mois que je t'en parle de façon hebdomadaire.
Bon, de l'humour méta, documentaire méta aussi sur Elisabeth Holmes, cofondatrice de Terranos, donc cette fameuse...
Start-up de la Silicon Valley qui maintenant ne start plus grand-chose. Mais bon, et puis qui est condamné à une peine de 11 ans de prison. Donc je vais juste rappeler un peu les faits. Nathan Filder et Lance Oppenheim, les deux réalisateurs, vont aller habiter chez Elizabeth Holmes les 30 quelques jours avant son incarcération dans le but de voir tout. dans le but d'essayer de comprendre un peu si elle est aussi innocente qu'elle prétend l'être. Et le documentaire, plutôt que de nous amener des réponses, amène surtout des questions.
Comment tu avais vécu cette expérience?
[01:07:50] Speaker C: C'est ça, comme tu disais, je n'étais pas sûr. super gros familier avec le gars en question. J'avais peut-être déjà vu une vidéo un moment donné passer sur les réseaux. Puis là, depuis que le documentaire est parti, il n'y a que ça partout. On découvre pour le grand public, moi y compris, ce personnage-là.
C'est toujours cette question-là, tu l'as bien dit, c'est toujours cette question-là de qu'est-ce qui est vrai, qu'est- ce qui n'est pas vrai, on est-tu vraiment en train de regarder les secrets des 30 derniers jours ou une mise en scène, les personnages sont tous aussi étranges les uns que les autres. Puis lui aussi, à un certain moment, tu te dis, est-tu en train de... créer de quoi, il est en train d'inventer de quoi, puis justement, ben ça c'est le renversement de la deuxième moitié, ça on le dira pas, mais toutes les questions qui en ressortent de, mais là, elle l'a-tu faite pour vrai, elle l'as-tu pas faite, c'est-tu vraiment elle qui comprend rien pour vrai, ou... elle est complètement, c'est un peu ça l'essentiel, c'est est-ce qu'elle a vraiment fraudé tout le monde ou elle s'est aussi faite frauder en même temps que tout le monde. Fait que c'est toute espèce de nuance-là de justement on ressort du film puis on n'est pas certain du tout en plus de ce qui s'est passé pour vrai. Puis on le saura probablement jamais non plus. Mais je pense que c'est ça un peu l'espèce d'étrangeté, l'espèce de...
relativement proche aussi du cinéma direct parce qu'il y a beaucoup de trucs qui ont pas l'air d'être tant scriptés que ça non plus. On y va vraiment dans ce qu'on voit, dans ce qu' on vit, dans ce qui se passe devant ses yeux. Puis même lui, il a l'air de découvrir des affaires de «ah viens-tu de dire ça?» Lui, son conjoint, «viens-tu de dire ça pour vrai?» Puis lui aussi, il est pas très clair non plus comme personnage là. Mettons qu'il devient très rapidement le méchant, entre gros guillemets.
[01:09:47] Speaker A: Oui, vraiment.
[01:09:49] Speaker B: On vient de parler de Ali G et Sacha Baron-Cohen. Ils ont un style assez similaire, Nathan Fielder et Sacha Baron Cohen.
Là où peut-être Nathan Fielder se démarque, c'est pour ses nuances apparentes-là, même dans ses autres projets, puis l'aspect humaniste de la chose, alors que Sacha Baron-Cohen est plus dans la recherche du gag et incriminer des gens. C'est drôle que tu dis cinéma direct parce que c'est à la fois ça et à la fois pas du tout.
Parce que c'est le documentaire peut-être le plus cinématique de l'histoire.
Dans la direction photo, ça a l'air d'un film de fiction.
Dans... je sais pas, le déplacement des caméras, le staging des scènes et tout, t'as l'air d'd'être dans quelque chose qui est fabriqué pis c'est un peu un méta avec l'histoire qu'on nous raconte parce qu'on veut savoir est-ce qu'elle fabrique tout ça d'une certaine façon. Est-ce que c'est un artifice ou pas? Le documentaire reflète ça, mais en même temps on est dans l'observation. Pis moi non plus je dévoilerais pas la twist vers le milieu, mais il y a quand même deux... on va dire deux genres. Dans le premier, c'est quasiment du cinéma d'observation, où on regarde les personnages évoluer. Puis dans le deuxième, on est quasiment dans le documentaire d'enquête, où là, on essaie d'analyser ce qu'on vient de voir, puis de comprendre comment c'est arrivé tout ça.
[01:11:20] Speaker A: Mais cette deuxième partie nous ramène vraiment à l'essence de Nathan Fielder, parce que pour ceux qui le connaissent ou pas, il fait beaucoup des reenactments, il fait beaucoup des... Le réhearsal, c'est essentiellement lui qui simule des situations, puis il prévoit tous les petits détails pour que les gens rentrent dans leurs situations diverses et sachent exactement qu'est-ce qui s'en vient parce qu'ils l'ont tellement répété, puis c'est vraiment malsain.
[01:11:47] Speaker B: Le réhearsals, c'est ça.
c'est prévoir toutes les avenues possibles et la conclusion de ces expériences, c'est toujours...
[01:11:55] Speaker A: On ne peut pas prévoir.
[01:11:56] Speaker B: La nature est imprévisible.
[01:11:58] Speaker A: Mais donc cette deuxième partie-là, on a un peu ça parce qu'au début du documentaire, tu te dis OK, mais c'est complètement différent de ce qu'il fait habituellement.
Puis là, tu es comme mais ça ne peut pas être ça pendant trois heures. C'est ça en plus. Ça ne peut pas être ça pendant trois heures. Puis là, pas tant finalement.
différence vers le milieu du film fait que là on retrouve un peu ça pis j'ai aimé ça parce qu'à un moment donné je t'ai dit à toi au cinéma j'ai dit là j'ai hâte qu'on arrive à la suite parce que des documentaires ça se présente tout le temps avec un sujet pour finalement pas être du tout le sujet que ça dit que c'est.
Fait que là j'attendais ça pis on se mit finalement mais il y a quelque chose qui se passe à moitié.
[01:12:37] Speaker C: Il l'a d'une certaine manière parce que, surtout ces premières parties-là, c'est pourquoi est-ce qu'on est en train de regarder les Abbott Homes, Billy Evans.
Lui est soudainement plus content de ça.
[01:12:53] Speaker A: Franchement.
[01:12:55] Speaker C: On ne pouvait pas s'attendre à ça du tout.
[01:12:57] Speaker A: Ben non, pas du tout.
[01:13:00] Speaker C: Mais c'est ça, mais pourquoi qu'on regarde Elisabeth Holmes et Billy Evans, pourquoi qu'ils sont là, c'est quoi eux autres, leurs intentions, puis dans la première moitié, c'est pas clair. Pourquoi qu'on est là, puis même après ça, pendant le film, lui, il devient fâché de tout ce qui se passe. Il est comme «Ah mais là, on n'est pas en train de nous présenter comme des gens...» T'sais, t'es pas en train de remplir le mandat, puis même, Nathan Furlough, le regard en me l'a dit, Est-ce que c'est ma mission? Je devais-tu vous embellir? Moi, je n'étais pas là pour ça.
Il y a tout ce flou-là qui est intéressant. Mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire? Pourquoi ils sont en train de faire ça? Clairement, c'est trois personnes qui sont inaptes à communiquer entre eux-mêmes. Imaginez d'être capables de communiquer quelque chose qui se fait comme du monde. Et ça, Nathan Fielder l'a fait un moment donné en conversation avec Elisabeth Holmes. «Oui, mais tu dis telle affaire. Comprends-tu que les gens On n'a pas du tout compris que tu ne leur promettais pas une machine qui allait marcher à 100%. Non, ce n'est pas ça que j'ai dit. Oui, mais les gens n'ont pas compris ça. Ce n'est pas de ma faute. Oui, c'est de ta faute.
Il y a tout ça. Au travers de tout ça, le sujet est sérieux parce que c'est vraiment ça. Elle a réussi à frauder énormément de gens aux États-Unis.
Il y a beaucoup d'humour aussi, malgré ça, de l'humour involontaire, de l'humour de malaise aussi, mais c'est quand même très efficace.
[01:14:25] Speaker B: Puis ce que ça ajoute aussi, même de plus, puis tu sais, pour des gens qui suivent le documentaire, c'est une évidence même, mais pour ceux Tu sais, le film a quand même un buzz. Il y a beaucoup de gens qui regardent pas des documentaires qui vont voir ça.
Tu sais, c'est toute la question du documentariste face à son sujet aussi qui devient une partie importante plus le film avance.
Tu sais, on le sait, quand on était jeunes, oui, on pensait que le documentaire, c'était sérieux, puis c'est objectif. Mais il y en a aucun, le documentaire objectif, là. Tu sais, tout est subjectif. On nous montre ce qu'on veut bien nous montrer. Mais je trouve que cette réflexion-là aussi est intéressante, puis c'est une réflexion qui est moins présente... Ben oui, quand même présente dans certains de ses autres projets, peut-être plus dans «The Rehearsal », cette question-là. Je pense à la saison 1 de «The Rehearsal» où il devient comme le père adoptif Est-ce que je suis en train maintenant d'affecter mon sujet? d'un... Là, c'est comme l'inverse. Est-ce que le sujet est en train de m'affecter au point où je ne vois plus les choses claires?
[01:15:25] Speaker C: Il a l'air de s'être fait prendre au jeu, oui.
[01:15:27] Speaker B: Oui, c'est ça.
[01:15:28] Speaker A: Mais c'est ça, j'ai vu plein de textes ou d'analyses après. Puis je pense que les gens ne sont juste pas d'accord sur ce qu'ils ont vu. Puis ça fait une belle force au documentaire parce que On avait l'impression, tous les trois, d'avoir vu la même chose à peu près quand on est sortis. Puis notre position, que je n'ai pas nécessairement envie de spoiler, je l'ai vu dans d'autres analyses, que les gens étaient comme «Mais non, vous n'avez rien compris. Ce n'est pas ça du tout qu'on nous présente.» Puis je suis comme «Oui, mais il y a des choix qu'il a faits qui mènent vers…» Mais en même temps, j'ai l'impression que toutes les analyses sont bonnes. Il y a des gens qui sont comme «Mais non. Elizabeth Holmes a été reconnue coupable pour de la manipulation.» Elle est en train de le faire encore, elle n'est pas innocente, elle n'est pas naïve. Puis là, tu vois son chum et t'es comme «oui, mais je ne suis pas sûre que c'est elle la big bad là-dedans». Mais peut-être que c'est un team, peut-être que tout est orchestré. Il y a tellement de schémas là-dedans et tu ne peux pas savoir et on ne le saura jamais. Moi, ça, ça me fruste profondément.
[01:16:25] Speaker B: Elle va sortir de prison, il reste 9 ans.
[01:16:27] Speaker A: Mais c'est long quand même.
[01:16:29] Speaker B: C'est 11 ans.
[01:16:30] Speaker A: Mais tu sais, 2023 aussi.
Mais c'est parce que je crève l'authenticité dans la vie. Je ne pense pas que c'est un projet pour que j'aie accès.
[01:16:41] Speaker B: J'ai écouté un Q&A avec Nathan Fielder, Lance Oppenheim, puis ils ont dit, dès le départ avec A24, ils avaient mis quatre sur table, c'est-à-dire qu'on s'en va faire ça, mais ça se peut que ça donne absolument rien. Fait que donnez-vous de l'argent quand même, sachant que ça se peut que ça donne absolument rien. Puis ils ont été frais et ont dit oui, si jamais ça donne rien, ben coudonc, on aura perdu de l'argent puis c'est tout.
Puis là où ils ont su que il y avait quelque chose à faire, c'est quand le soir, il débriefait ce qu'il avait vu dans la journée, puis personne de l'équipe, Nathan Fielder, Lance Oppenheimer, mais aussi le preneur de son, le productrice en tout cas, il était comme quatre ou cinq là, personne analysait ce qu'ils venaient de vivre de la même façon. Et c'est là qu'on dit qu'il y a clairement quelque chose. Parce que si nous, on ne s'entend pas sur ce qu'on vient de vivre comme moment, c'est clair que le public aussi va sentir la même chose. Et effectivement, nous finalement, on a à peu près tiré les mêmes conclusions.
Le revoir une deuxième, une troisième fois, je suis pas mal sûr qu'il pourrait dégager des niveaux d'interprétation différents.
[01:17:49] Speaker A: Mais j'ai l'impression aussi, t'sais, nous on connaissait beaucoup ce qu'il fait habituellement, toi un peu moins Alex, mais t'sais, spontanément, l'impression que j'ai eue quand on a fini, c'est je m'attendais à plus, parce que ces projets sont vraiment gros habituellement, puis celui-là il est pas tant, sauf que j'avais bien aimé qu'on avait j'ai l'impression, plus accès à Nathan Fielder pour de vrai dans ce film-là, beaucoup moins en train de jouer ou beaucoup moins dans réaction à des malaises.
[01:18:19] Speaker C: Il est assez vrai.
[01:18:20] Speaker A: Je pense que oui.
[01:18:22] Speaker B: Oui et non, mais j'ai lu parce que souvent on dit «il a l'air autiste».
[01:18:28] Speaker A: Oui, je sais, mais tu me l'as envoyé aussi.
[01:18:30] Speaker B: Oui, c'est ça. Il y a quelqu'un qui... C'était un post, je pense, c'était pas une vidéo, mais qui expliquait pourquoi Nathan Fielder n'est pas autiste.
Parce que... Il est comme l'inverse d'un autiste, il est comme trop aware des cues sociaux, puis il est comme dans l'autre niveau, il voit juste l'absurdité de toutes les interactions sociales plutôt que de rien saisir. Je trouvais ça quand même assez intéressant, je ne veux pas le diagnostiquer autiste.
[01:18:56] Speaker C: Moi je ne le vois pas comme il n'a pas compris, lui je le vois comme il a compris de quoi que les autres n'ont pas compris.
[01:19:01] Speaker B: Oui, mais dans ses autres projets, c'est que dans The Rehearsal, c'est ça, il est très… Très cloné, c'est sûr. C'est ça, on dirait qu'il y a une partie qui est stagée, là, c'est sûr, mais il est comme… En tout cas, c'est ça, il a de la misère lui aussi, la communication, mais qu'est-ce qui est stagé ou qu'il l'est pas. Mais c'est ce que j'ai trouvé intéressant dans le film aussi, puis moi, je suis d'accord avec toi dans le sens où on a vu ses autres projets, j'étais un peu déçu parce que… Dans un épisode de The Rehearsal, on dirait qu'il y a plus de what-the-fuck moments, comme il se passe dans la deuxième moitié du film. Il y en a plus dans un épisode de 30 minutes, je trouvais, que dans le film de 3 heures.
[01:19:36] Speaker A: Mais c'est sûr.
[01:19:37] Speaker B: Par contre, c'est une proposition différente aussi. Puis moi, j'aurais aimé qu'il y ait deux ou trois moments ouverts. Tu sais, j'étais... Ah non, je peux pas le dire parce que ça spoilerait un petit peu, là.
[01:19:47] Speaker A: Faut faire attention.
[01:19:48] Speaker B: Je le dirais hors d'onde, mais tu sais, il y a comme une couple de concepts que j'ai pensés, puis que je me suis dit, hey, s'il avait fait ça, là, comme...
J'aurais chié à terre.
[01:19:57] Speaker C: Mais j'ai pas l'impression que ça aurait marché s'il avait essayé de provoquer des affaires. Si il avait essayé de confronter justement le mari parce qu'il était en train d'intimider le beau-père, j'aurais pas trouvé ça intéressant qu'il fasse comme «Là là, tu t'en vas, j'essaie d'y parler». Qu'il intervienne vraiment plus. Je pense que ça parlait plus, qu'il laisse aller les choses, puis justement, le malaise quand il essaie de parler avec les parents de elle, puis que lui, il arrive avec un cadeau.
C'est quoi, c'est un vibrateur qu'il donne?
[01:20:33] Speaker B: Non, non, non, c'est... C'est pas un gros spoiler, mais c'est comme son cadeau avant qu'elle aille en prison. Il lui donne une perruque et quelque chose de même. C'est au cas où tu veux fuir le pays avant de l'éteindre.
[01:20:46] Speaker C: J'ai mal compris, je pensais que c'était juste pour quand t'essayais d'aller en prison pour pas que tu t'ennuies. Il essayait de faire des jokes. Je
[01:21:01] Speaker A: pense que les gens qui connaissent ce qu'il fait habituellement vont aimer ça. J'ai aimé ça, mais vont peut-être trouver que le buzz autour n'est pas 100% justifié. Ceux qui ne le connaissent pas vont peut-être aimer beaucoup la deuxième moitié. parce que là, on rentre dans de quoi de vraiment différent, puis vraiment le fun.
Mais t'sais...
[01:21:22] Speaker B: Mais je suis d'avis, t'sais, honnêtement, c'est le meilleur film que j'ai vu cette année, ne serait-ce que parce que je connais pas d'autres films comme ça. T'sais, la singularité de ce film-là, si on exclut les autres affaires de Nathan Fielder, mais... La singularité de ce film-là pis le buzz qu'il y a autour, je trouve qu'il est justifié pis c'est cool si ça peut l'amener dans le grand public, lui qui fait quand même des affaires assez nichées. Je serais content qu'il devienne vraiment populaire, même que le film gagne des Oscars, il le mérite parce que c'est un projet... T'sais, y'a littéralement personne d'autre qui peut faire ça que lui, mais c'est ça. Au niveau, sur le plan de mon appréciation personnelle, j'suis quand même resté un peu sur ma faim sur certains éléments, même si j'ai eu quand même pas mal de fun. T'sais, j'ai moins cringé.
dans ce film-là que dans des rehearsals.
[01:22:11] Speaker A: Oui, mais parce qu'il y en a moins, justement.
[01:22:13] Speaker B: Il y en a-tu moins? Parce qu'il y en a qui ont vraiment été malaisés tout le long.
Peut-être que je suis rendu avec une armure de malaise, je sais pas. Avant ça, je détestais le mot malaise, puis à ce temps-là, c'est comme, ah, c'est même plus malaisant. Mais en tout cas, je sais pas, mais t'sais, c'est sûr, c'est le film le plus étrange et le plus singulier de l'année.
[01:22:31] Speaker A: C'est vraiment une proposition complètement différente, puis ça ne vous laissera pas indifférent, peu importe si vous le connaissez ou pas. Fait que comme...
Mais après, est-ce que c'est divertissant? Je pense que là, ça dépend de notre interprétation, puis de notre degré d'investissement, puis de tout le reste.
[01:22:45] Speaker B: Ouais, exactement.
Quelque chose à rajouter avec ça?
[01:22:47] Speaker C: Un peu comme tu dis, surtout que c'est trois heures, tu vas pas là en passant t'amuser du début à la fin, parce que c'est ça, il y a des grands bouts que... mon dieu, où est-ce que ça s'en va, mais c'est ça, quand ça pogne son deuxième niveau, là, t'embarques. T'embarques dans l'enquête, t'embarques dans ce que ça deviait dans la machine.
Mais c'est ça. Mais un peu pour résumer, effectivement, vu qu'il est peut-être pas aussi connu que ça, c'est peut-être pour ça que les gens font comme «oh mon dieu, j'ai jamais vu ça », un peu comme tu dis. On découvre un nouveau personnage. Peut-être que ça va être bon pour les rediffusions de Rehearsal sur Crave. En tout cas en anglais, parce qu'en français c'est O.D. Muramur. C'est une autre histoire.
C'est à découvrir. Clairement, les extraits que je vois de ces trucs qu'il a faits dans le passé.
This Hour of 22 Minutes, Canada-Anglais. Il y a participé à des trucs qu'on ne connaît pas, malheureusement, au Québec. C'est vraiment Canada-Anglais, mais ça va donner le goût d'aller en voir plus.
[01:23:48] Speaker B: Tant mieux, c'est ça l'objectif. Dépêchez-vous d'aller voir le film. Il est encore à l'affiche, mais je ne sais pas combien de temps, nécessairement. Le documentaire, je pense qu'il a fait 5 millions de plus à sa deuxième fin de semaine qu'à sa première fin de semaine.
Là, il s'approche dangereusement de faire beaucoup d'argent pour un documentaire. C'est cool. Un autre succès signé A24.
J'ai hâte de le revoir aux Oscars, peu importe dans quelle catégorie. Allez voir ça avant que ça quitte l'affiche. Mais sinon, c'est ce qui conclut notre émission de Ciné-Histoire aujourd'hui. Donc allez voir toutes les nouveautés qu'on vous a proposées. Merci beaucoup Jade d'avoir été avec nous. Merci Alex de t'être joint sur la fin. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre épisode de Ciné-Histoire. Salut!