Ciné-histoire - 16 janvier 2026

Episode 174 January 16, 2026 01:41:51
Ciné-histoire - 16 janvier 2026
Ciné-Histoire
Ciné-histoire - 16 janvier 2026

Jan 16 2026 | 01:41:51

/

Show Notes

Cette semaine, on fait un bref retour sur les Golden Globes, puis on vous présente successivement les nouveautés L'étranger, Capitaine, Nino, Les enfants vont bien et 28 Years Later: The Bone Temple! Maxence Gagné nous présente quant à lui Electra, My Love de Miklós Jancsó.

View Full Transcript

Episode Transcript

[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelques scènes Tournées dans mon salon. [00:00:26] Speaker B: Sans prétendre Bon vendredi midi à tous et à toutes. Bienvenue à Ciné-Histoire en ce vendredi 16 janvier. Je suis toujours accompagnée aujourd'hui de Jade. Comment ça va, Jade? [00:00:38] Speaker A: Ça va bien. Je dis jamais rien quand tu fais ton intro. [00:00:41] Speaker B: Qu'est-ce que t'as fait cette semaine? [00:00:44] Speaker A: Pas grand chose, mais là, j'ai froid, comme probablement tout le monde. Il y a un gros soleil, mais c'est très être l'hiver, du soleil quand même. Ça va, ça va bien. Je vois la fin de semaine qui s'en vient, puis j'ai hâte. [00:00:57] Speaker B: T'as lu un roman cette semaine. [00:00:59] Speaker A: Ben oui, mais oui, j'ai lu, j'ai relu « L'étranger » que j'avais lu au secondaire, je pense. Pas parce que tout le monde lit ça au secondaire. Puis, je l'ai relu en vue de notre visionnement, dont on va vous parler plus tard à l'émission. Fait que j'aime toujours ça replonger dans les matériels sources pour pouvoir voir les adaptations, justement. Fait que je l'attendais. Stressé. Stressé. Rien de moins. Ben, stressé. pour l'adaptation, parce que j'avais peur que ce soit mal adapté. On va tout jaser de ça tantôt. Fait que j'ai fait ça, entre autres, dans. [00:01:33] Speaker B: Ma semaine. Bon, parce qu'effectivement, c'est ça. L'étranger de François Ozon prend l'affiche aujourd'hui, après avoir été présenté quand même à quelques festivals à Montréal à l'automne dernier. Le prolifique François Ozon, qui sort au moins un film par année depuis plusieurs années, donc quand c'est pas deux. On va vous parler de ce film-là tantôt. On a quand même un gros programme, je sais pas si on aura le temps de couvrir ou pas. On va parler aujourd'hui des autres nouveautés qui prennent l'affiche aujourd'hui à la maison du cinéma. Les enfants vont bien. Le film Nino également avec Théodore Pellerin qui... fait le saut. C'est pas son premier film slash projet français auquel il participe, mais c'est le personnage principal de ce film-là. Et le film Capitaine également, donc film québécois qui sort aujourd'hui. Il y a aussi d'autres nouveautés. On parlera pas de l'Ultra-chien, je me souviens plus comment ça s'appelle. Charlie l'Ultra-chien. Mais surtout, 28 Years Later, The Bone Temple, que j'ai... T'as pas. [00:02:42] Speaker A: Eu l'occasion encore de. [00:02:44] Speaker B: Le voir. Ben oui, je l'ai vu. Il me reste quelques minutes à voir. Si on a le temps, peut-être que j'en parlerai parce que c'est pas grave. J'aime mieux laisser de la place à des films qui ont peut-être un peu moins de visibilité. En fin d'émission, si jamais j'ai le temps, je pourrais vous donner mes impressions de ce film-là. Il y a un film Netflix également avec Ben Affleck et Matt Damon. On ne l'a pas regardé encore, ça sera peut-être pour une autre émission, mais c'est un début d'année. à la fois rochant au niveau des sorties françaises des. [00:03:21] Speaker A: Derniers mois. Les liens qu'on a sont quand. [00:03:23] Speaker B: Même multiples. Oui, c'est ça. Mais il y a peut-être un peu moins de grosses sorties américaines ou autres, «28 Years Later», qui finalement sort quasiment jour pour jour à la même date que l'an passé. le troisième volet de la série, mais le premier de cette nouvelle trilogie-là qu'on fait. Il y a pas mal de champ libre, je pense, pour bien performer au box-office. Si les gens ont vu 28 Years Later, le premier, parce que c'est une suite directe, il faut avoir vu vraiment l'autre film pour bien comprendre. Donc, c'est ça. Ce qui fait aussi qu'on repousse certaines sorties de films à Sherbrooke du moins, notamment Amnett et No Other Choice, donc deux films qui devront. Ben, ils vont se mériter, c'est ça, probablement, quelques nominations aux Oscars. Ça va être annoncé, je pense, le 22. Quelque chose. [00:04:12] Speaker A: Comme ça. Tu vas sûrement faire un retour sur les Globes. [00:04:14] Speaker B: Je imagine. Oui, on va le faire. Ben, je vais le faire. Au début, parce que toi, tu m'as choqué. [00:04:19] Speaker A: Pour l'occasion. Oui, mais là, les amis vont comprendre que notre horaire de vie ne concilie pas facilement. [00:04:26] Speaker B: Les visionnements. C'est vrai que ça commence. [00:04:26] Speaker A: À 8h. C'est trop tard pour moi. C'est ça. Je peux pas. Je peux plus. J'ai plus. [00:04:32] Speaker B: Ce tâche-là. Les Golden Globes, donc, qui ont vu pas mal One Battle After Another s'imposer comme le prétendant le score du meilleur film et de la meilleure réalisation, probablement du meilleur scénario également. Moi, j'ai encore le feeling que c'est le departed de Paul Thomas Anderson. C'est-à-dire, on va lui donner tous les prix pour s'excuser un peu de ne pas y en avoir donné avant. Ça en fait pas un mauvais film, One Battle After Another, mais selon moi, il est peut-être pas à la hauteur d'au moins trois ou quatre autres de ses films avant. Un peu comme Departed avec Scorsese, donc c'est pas un mauvais film Departed, mais est-ce que c'est. [00:05:07] Speaker A: Son meilleur? J'ai vraiment beaucoup. [00:05:08] Speaker B: Aimé ça. J'entends plus personne parler. [00:05:10] Speaker A: De ça. Mais l'affaire, c'est que j'aime pas tant le style de Scorsese habituellement, parce que c'est juste des. [00:05:15] Speaker B: Crime dramas. Ben, t'as juste vu des crime dramas, mais il y. [00:05:20] Speaker A: En a. J'aime pas tant ça, ça, mais Departed, j'ai trouvé ça excellent. Mais c'est un gros. [00:05:24] Speaker B: Film d'action. Sûrement parce que c'est un remake d'un film asiatique, c'est peut-être. [00:05:27] Speaker A: Pour ça. que j'ai trouvé. [00:05:28] Speaker B: Ça excellent. C'est moins. [00:05:31] Speaker A: Américain peut-être. Ah non, je trouve pas, mais c'est un thriller d'action. [00:05:37] Speaker B: Comme j'aime. Tu regarderas le film coréen, Hong Kongais je pense, je me souviens plus trop, mais du début des années 2000, Infernal Affairs. Donc, c'est ça. Sinon, Timothée Chalamet l'a temporté aussi, pas de grosse surprise là. Jesse Buckley aussi pour Amnette. C'est peut-être au niveau des catégories de soutien qu'il y a eu un peu de surprise. Je crois que c'était Lance Kasgar qui l'a temporté pour valeur sentimentale. Mon choix aurait peut-être été Sean Penn, ou peut-être Paul Mescal aussi, je ne sais pas trop. Mais tant mieux, je ne pense pas qu'il va répéter l'exploit aux Oscars. ça pourrait être bien, je ne pense pas qu'il n'y ait jamais été... je ne sais pas si il a déjà été en nomination Thélande Skarsgård, peut-être une fois. Mais c'est ça, donc on verra pour la suite. Même chose pour l'actrice de soutien, Teyana Taylor, qui l'a emportée pour One Battle After Another devant quand même plusieurs autres prétendantes. Donc on verra, on verra ce que ça va donner aussi. Je pense que c'était son premier... prix majeurs de l'année, de 2025-2026. On sait que la saison des prix des galas et tout ça est entamée depuis novembre peut-être, quelque chose comme ça. Donc voilà, on verra s'ils vont répéter leurs exploits. Il avait la catégorie meilleure podcast aussi, pourquoi pas? Donc c'est Amy Boller qui. [00:07:00] Speaker A: L'A emporté. Colin, je me disais que c'était peut-être Only Murders, parce qu'il y en a. [00:07:05] Speaker B: Un podcast. Un. [00:07:07] Speaker A: Vrai podcast. Un vrai podcast, puis aussi, je le sais, mais il me semble qu'il y a vraiment un vrai projet de podcast qu'on peut avoir sur Disney. Je ne suis. [00:07:14] Speaker B: Pas claire. Je pensais que... Non, c'est non. Ça a l'air que ce n'est pas très écouté ce podcast-là. Mais oui, c'est ça. Il y a le film d'animation aussi, K-Pop Demon Hunter qui repartit avec deux prix, meilleure chanson, meilleur film d'animation. C'est The Security Agent également, un film brésilien qui a emporté meilleur prix, meilleur film international et meilleur acteur dramatique, donc Wagner Moura. Tant mieux, ça lui donne le vent dans les voiles pour les Oscars, mais je pense quand même que c'est Timothée Chalamet qui va lui être préféré. Et puis c'est ça. [00:07:50] Speaker A: Une cérémonie. C'était. [00:07:51] Speaker B: Probablement international. Non, non, non, c'est. [00:07:53] Speaker A: Meilleur acteur. Je veux dire, s'il y a une nomination aux Oscars, ça risque d'être plus international. Non, mais non, parce qu'international, c'est. [00:08:00] Speaker B: Juste ça. D'accord. Ça va? As-tu bien dormi. [00:08:04] Speaker A: Cette nuit? J'ai eu. [00:08:04] Speaker B: Une absence. Oui, c'est ça. Donc, voilà. Sinon, au niveau de l'animation, Nicky Glazer a fait un très bon travail, je pense, dans une cérémonie qui était peut-être un peu moins politique qu'à l'habitude. Des petites flèches ici et là, mais à part ça, on a été très sages. J'sais pas si Trump commence vraiment à faire peur pis tout le monde se tient un peu plus serré, je sais pas trop, mais... C'est ça, habituellement, les Golden Globes, c'est le moment où tout le monde décrit tout, pis là, ben, c'est ça, ça a été plus... Ben c'est sûr qu'en même temps, il y a eu pas mal de personnes qui le gagnaient pour la première fois, fait qu'eux autres, peut-être. [00:08:42] Speaker A: Que c'est... Ils. [00:08:42] Speaker B: Veulent pas. Non, c'est ça. Puis le seul. [00:08:44] Speaker A: Discours politique-ish... J'en ai vu des headlines d'articles, mais j'imagine que tu vas le. [00:08:49] Speaker B: Nommer là. Non, je le nommerai pas là. C'est Stellan Skarsgård qui disait « Retournez voir des films en salle ». Mais à part ça, c'est ça. C'est la seule affaire qui... C'est. [00:08:58] Speaker A: Quoi t'as. [00:08:58] Speaker B: Vu, toi? J'ai rien d'autre à ajouter là-dessus. Sûrement que c'était par rapport à Mark Ruffalo. C'était sur le tapis rouge, ce n'était pas pendant la cérémonie. Personne n'a vu le tapis rouge. En tout cas, à City TV, je ne sais plus quel post le montrait ici, ils n'ont pas diffusé le tapis rouge. C'est juste les Américains qui ont pu voir ça. Donc voilà, sinon il y a les prix, là je ne l'ai pas ouvert devant moi, je vais aller voir, mais il y a les prix collégiens du cinéma québécois. [00:09:36] Speaker A: Aussi qui. [00:09:36] Speaker B: Ont été... Le PCCQ. Ouais exactement, donc je vais essayer d'aller ouvrir rapidement les films qui sont en nomination. Pas beaucoup de surprises, il y a un film en fait qui est une surprise. Donc il y a « Amour Apocalypse » d'Annie Mont, il y a le film qui est tout surpris justement « Des chats sauvages » de Steve Patry, je vous, je ne l'ai pas vu passer nulle part. Il y a « Phénix » de Jonathan Beaulieu-Cyr, il y a « Une langue universelle » de Matthew Rankin et « Ville misérable » de Jean-François Leblanc. Du côté des longs-métrages, du côté des courts-métrages, ce qu'on laisse derrière, il y a le punk de Natash Kwan, il y a des murs-mémoires, et Pidikwe, de Caroline Monet, et Platanero. Donc c'est du côté du court-métrage. Donc ça va être mis plus tard en avril, il me semble. Oui, c'est. [00:10:24] Speaker A: Ça. Il me semble que c'est en avril, après délibération de tous les cégeps. [00:10:28] Speaker B: Mais ça aurait du sens, parce que la session... Oui, c'est fini en mai. Donc voilà, félicitations au nommé et tout ça. Puis on verra qui l'emportera un peu plus tard cette année. Voilà en pause publicitaire. Au retour, on vous parle donc de... On va commencer avec l'étranger, vu que c'est le plus gros des films. dont on a à parler. Je n'ai pas eu le temps de le lire au complet. Je me suis imprégné de l'essence. Je l'avais déjà lu à la base, mais je me suis imprégné un peu du texte pour me rappeler à quel point j'aime ça. J'ai plus aimé ça quand j'étais plus jeune, quand je l'ai lu, probablement au secondaire aussi. Bref, on. [00:11:11] Speaker A: Vous parle de tout ça au retour de la pause de bien à Ciné-Histoire. Aujourd'hui, je suis retournée au banc, j'ai fermé les yeux et j'ai senti ta tête poser sur mon ventre. Quand j'ai ouvert les yeux, tu n'étais pas là. Pourquoi as-tu tué cet homme Pourquoi avoir brisé ce bonheur qui nous attendait Vous portez en vous le poids. [00:12:00] Speaker B: D'Un péché dont il faut vous débarrasser. [00:12:03] Speaker C: Il y a des choses dans votre geste qui nous échappent et. [00:12:04] Speaker B: Nous avons besoin que vous nous aidiez. [00:12:06] Speaker A: À les comprendre. D'abord, regrettez-vous votre acte. Pourquoi êtes-vous armée d'un révolver Et pourquoi revenir vers cet endroit précisément Moi aussi, je. [00:12:29] Speaker B: Me demande parfois si je t'aime. [00:12:30] Speaker A: Ou pas. T'es bizarre. Pas comme les autres. Monsieur le Président, Meursault est innocent. C'était un accident. Avez-vous vu Monsieur Morceau pleurer Mais l'avez-vous vu. [00:12:52] Speaker B: Qui ne pleurait pas Maman disait souvent qu'on n'est jamais tout à fait malheureux. L'étranger de François Ozon, son nouveau long métrage au prolifique réalisateur français. Adaptation évidemment du roman de Camus, qui est seulement la deuxième adaptation, on va dire, à grand déploiement. La première date des années 60 par l'italien Lucchino Visconti, à qui on doit notamment le guépard, qui on doit Rocco et ses frères. Donc, ça m'a surpris quand même qu'on n'ait pas adapté... Ben, surpris, oui et non. Qu'on n'ait pas. [00:13:39] Speaker A: Adapté plus souvent que ça, ce récit-là. En partie parce qu'il est jugé inadaptable. [00:13:43] Speaker B: Ben, c'était exactement là où j'allais. Là, c'est tellement difficile à adapter, j'ai l'impression. Ben, c'est pas difficile à adapter, plus que c'est difficile de rendre justice au texte d'origine. Parce qu'au-delà de ça, il y a beaucoup de thématiques que François Auzon, justement, dans son film, réussit à faire ressortir. C'est ça. Rendre juste ça d'une certaine façon. Le problème, peut-être, c'est qu'il y aura. [00:14:10] Speaker A: Peu de surprises à. [00:14:11] Speaker B: Quiconque a déjà lu le livre, c'est-à-dire beaucoup de gens. La majorité des gens. Beaucoup de gens, donc c'est ça. Donc, ça reprend. J'ai le goût de le dire fidèlement, mais en même temps, la première scène n'est pas du tout la scène d'ouverture du livre, si on veut. Puis c'est peut-être là le principal apport au film par rapport au livre. Donc c'est-à-dire que le film s'ouvre sur « J'ai tué un arabe », ce qui est en théorie l'ouverture un peu de la deuxième partie du roman. L'ouverture du roman, c'est bien évidemment « Aujourd'hui ma mère est morte ». Donc ce qui nous donne un peu une puce à l'oreille de « OK, peut-être que le contexte colonial, cette cohabitation-là un peu difficile entre les Arabes et les Français en Algérie va être mise de l'avant. Effectivement, c'est un peu, on va dire, le vent de fraîcheur qui amène cette version de Ozone qui est complètement absente, en fait, de la version de Visconti. Une version assez particulière, je l'ai regardée pour l'occasion, je me suis dit tant qu'à faire. Tant qu'à avoir une petite semaine, non, une grosse semaine comme j'ai eu, aussi bien me rajouter un autre film, c'est vraiment particulier. C'est Marcello Mastroianni qui joue Mirso, ce qui est pas du tout le casting que j'aurais choisi pour une espèce de loner, un homme qui comprend pas trop sa place dans le monde, qui comprend pas les codes sociaux. Mastroianni, c'est comme le... le beau gosse. Puis il était très âgé aussi au moment de faire le film. [00:15:39] Speaker A: Au moins une quarantaine d'années, peut-être même un peu plus. Pierre Benjamin Voisin, qui. [00:15:43] Speaker B: L'Interprète ici, a 28 ans. C'est ça, mais Meursault a à peu près ça, le fin vingtaine, début trentaine. C'est ça, qui était l'âge de Camus au moment où il a écrit le roman. 1938, le roman d'origine, donc il faut se replacer aussi dans ce contexte et essayer de comprendre Peut-être pourquoi cette absence de regard colonial là est présente, est absente dans le roman. L'absence est absente, mais pourquoi est-ce que Camus ne l'aborde pas. [00:16:10] Speaker A: Vraiment alors qu'il va le faire. [00:16:11] Speaker B: Plus tard. [00:16:11] Speaker A: Dans d'autres livres. [00:16:13] Speaker B: Ou pièces qu'il va faire, notamment La Peste. C'était mon prochain sur ma liste. La Peste? Oui, La Peste. Je crois que c'est un livre de son époque. Évidemment, il y a des scènes assez... On peut dire ça comme ça, un homme qui bat. [00:16:29] Speaker A: Sa femme sans que ça dérange un grand monde, disons. Il y a un homme qui bat son chien. Oui, mais c'est ça. Mais ce n'est pas vrai que ça ne dérange pas les gens. [00:16:36] Speaker B: Ça ne dérange pas Meursault parce qu'il n'est pas capable de ressentir des émotions, mais c'est une autre histoire. Ça ne dérange pas non plus celui qui bat sa femme, Sintès, qui dans le film est joué par Pierre Latin, que j'ai quand même bien. [00:16:50] Speaker A: Aimé. Je ne. [00:16:51] Speaker B: Suis pas un grand fan de cet acteur-là qui a toujours le casting du bad boy. Il l'est encore. Il l'est encore, mais je trouve qu'il était plus... J'avais peur qu'il clashe, en fait, dans le film, parce. [00:17:01] Speaker A: Que souvent, on le voit dans des rôles de bums contemporains. Il doit jouer un bum des années. [00:17:06] Speaker B: 30. Mais la dernière fois que je l'ai vu, c'était en fanfare, là. Il était à mon pied, là. Oui, c'est ça. En fanfare, il avait joué aussi dans Les Touches, là, qui est comme un phénomène français de mauvaise comédie, là. Désolé, l'éditorial. On l'a vu cette année dans On ira. Bien, l'année dernière, On ira. On l'a vu dans le précédent film de François Ozon également, là. quand vient l'automne. Bref, c'est ça. Je suis agréablement surpris de sa. [00:17:28] Speaker A: Performance, tout comme celle. [00:17:30] Speaker B: De Rebecca Marder qui interprète donc Marie, la femme, ou en tout cas, la femme. La blonde de Meursault. Ouais, exact. Donc, d'entrée de jeu, c'est ça. À part ce léger changement-là, il. [00:17:43] Speaker A: N'Y a pas beaucoup de changements qui ont été faits au matériel source. Pour toi qui l'as lu aussi. Non, mais c'est ça. Puis je pense que c'est important de prendre quelques minutes juste pour en parler. Peut-être que vous ne l'avez jamais vu, lu, mais je vais le résumer grossièrement. Donc, on a un roman très court, de 185 pages à peu près, divisé en deux parties. Donc, la première, qui est comme la présentation de Meursault, qui renoue avec Marie, qui était une ancienne collègue. Puis là, il la revoit le lendemain de la mort de sa mère ou de l'enterrement de sa mère, décide d'aller en date avec Marie, de commencer cette relation-là. Mais Meursault ne ressent pas les émotions normales des gens. Je pense que c'est un peu pour ça qu'il est étranger à ce niveau-là. Plus étranger des conventions sociales, étranger... Puis il dit beaucoup dans le roman de... J'aurais pas dû dire ça, j'aurais dû réagir autrement parce qu'il s'attendait pas à ça, puis tout ça. Mais pas parce que lui, ça le dérange, mais parce qu'il sent que le regard des autres sur sa façon d'être est clash, dans le fond. Puis il essaye fort de... de faire ce qu'il faut en société, mais tu vois que c'est pas ça sa vibe. Il est vraiment pas dans cet univers-là. Donc, première partie, on rencontre lui. Cette partie-là, bon, il se rapproche de Raymond, son voisin, qui bat sa blonde pour le plaisir, sa maîtresse, puis le frère de cette fille-là. En fait, les deux sont arabes. Il va avoir une petite altercation dans la rue avec le frère et des amis. Puis la première partie. [00:19:14] Speaker B: Se termine sur. [00:19:15] Speaker A: Meursault tue cet homme-là à la plage parce qu'il y avait du soleil dans les yeux. Sans raison apparente. C'est ça. Aucune raison. Donc, il le tue. Puis la deuxième partie, c'est toute la partie judiciaire de ça. Donc, il est en prison. Il attend de passer. Puis ça dure quand même à peu près un an, son passage en prison. Il attend d'aller avoir son procès, puis il a hâte de vivre un procès. Il est vraiment décalé de ce qui se passe. Après ça, il y. [00:19:45] Speaker B: A le jugement qui est rendu, puis la fin. [00:19:47] Speaker A: Qui suit ce jugement-là, que je ne vous divulguerai pas. C'est quand même bientôt 100 ans qu'il s'est sorti. C'est un roman qui n'a pas beaucoup de dialogues. C'est des dialogues intégrés aux paragraphes de narration. C'est une narration omniprésente. C'est Meursault qui narre son histoire. En fait, c'est 180 pages de ses réflexions internes. De temps en temps, il y a quelques petites lignes de dialogue là-dedans. les scènes où il est avec d'autres gens sont rapportées de façon indirecte. Il n'y a pas de tirer avec des lignes. C'est. [00:20:27] Speaker B: Vraiment un gros bloc de. [00:20:30] Speaker A: Pensée de ce personnage-là qui est hors norme, on va le dire, donc étranger. Une double connotation, j'en parlerai. Ben oui, oui, mais tu sais, je pense que c'est ce qui fait en sorte que c'est peut-être un petit peu plus difficile à adapter, dans le sens où, premièrement, il n'y a pas beaucoup de dialogues, donc tous ceux qu'il y a dans le roman sont mot pour mot dans le film. Fait qu'il y a ça, mais il y a aussi, comment tu fais pour rendre la psychologie de ce personnage-là dans. [00:20:57] Speaker B: Un film sans juste. [00:20:59] Speaker A: Narrer toutes les scènes? Tu sais, parce que dans le film que tu avais regardé... Les années 60, oui. Il y. [00:21:05] Speaker B: En avait de la narration dans celui-là. Il y a un ou deux moments où il. [00:21:09] Speaker A: Y en a. Plus au début de la deuxième partie. Dans la première, il n'y a absolument aucune narration. On doit avoir devant. [00:21:17] Speaker B: Nous un personnage qui est vraiment décalé de. [00:21:20] Speaker A: La société. Un peu comme Dexter, mais Dexter avait cette narration-là. Il y a des similitudes entre ce personnage-là. Tout à fait. Je pense que c'est à ce niveau-là que c'est peut-être un peu plus difficile à rendre parce que ça prend quelqu'un qui est capable de le faire. Quand on a commencé le film, le gars est super jeune, il est beau. Un beau gosse traditionnel français de 30 ans. Je me dis... J'aurais voulu qu'il soit un peu plus carré dans son attitude, un peu plus comme que tu le vois dans ses yeux, qu'il essaye de comprendre, puis on l'a pas tant. On voit son détachement, mais c'est difficile de témoigner de la narration du roman dans quelque chose en l'actant, puis sans tomber dans cette narration-là, ce qu'on n'a pas dans le film, mais c'est ça. Je pense que c'est un roman qui est dur à... à rendre à l'écran, dans le fond. Mais après, l'adaptation est super fidèle et c'est correct aussi. Mais je trouve qu'il manque ça, malgré que les gens qui vont le regarder ont clairement connaissance de ce. [00:22:25] Speaker B: Matériel source-là. Je ne pense pas que c'est un enjeu. Je ne suis pas capable de me décider là-dedans. C'est ça, moi aussi, je l'ai bien aimé, honnêtement, cette adaptation-là. J'ai bien aimé celle des années 60 aussi, malgré toutes les critiques qu'on peut en faire. Oui, le mauvais shortcasting, la narration et tout ça, puis l'absence. Visconti voulait à l'époque faire une espèce de rapprochement avec la guerre d'Algérie. ce que sa femme, la femme de Camus, refusait. Donc, il a fait un film un peu plus convenu, finalement. Mais, alors que la version de Ozone, ben, je dirais pas qu'elle le souligne, mais elle le dissémine, on va dire ça comme ça. Le début des scènes, souvent, c'est Meursault qui va sur son balcon fumer une cigarette, puis là, voit une scène de la vie commune se dérouler en bas dans la rue, puis là, on voit cette cohabitation. Elle est un peu étrange, là, surtout si vous êtes pas familier avec le fait que L'Algérie, c'est une colonie française. Je ne sais pas à quel point il faut le prendre pour acquis, mais évidemment, en France, tout le monde le sait, mais au Québec, je ne sais pas si on a ces acquis-là. Bref, c'est ça. Donc, on voit un peu ces tranches-là. On voit des écritures françaises un peu partout, mais des gens avec des burqas se promener. On voit qu'ils ne se mêlent pas bien ensemble non plus. Les seules interactions qu'ils ont, c'est des interactions un peu violentes ou un peu... méchante, bref, c'est ça. On sent ce sous-texte-là sans qu'il soit nécessairement trop dans notre face. On n'a pas changé drastiquement le matériel source. L'autre problème du film, c'est comme tu dis, c'est que oui, on l'a tous lu, mais c'est aussi qu'il y a tellement eu d'analyses et d'études, puis à la lecture, c'est quand même facile de voir un peu le malaise ou l'étrangeté que ressent le personnage. Dès que tu lis quatre pages, puis tu comprends un peu le type de personnage que c'est, Puis là, en deux heures, on a de la misère à le faire, puis c'est qu'on n'a pas vraiment envie d'analyser ce personnage-là parce que c'est facile à trouver sur Internet. Si ça avait été un film original, pas inspiré d'aucun roman, je pense qu'on aurait plus été porté à... essayer de comprendre un peu les subtilités de pourquoi il réagit comme ça. Ici, on le sait déjà pourquoi il réagit comme. [00:24:36] Speaker A: Ça. J'ai lu le livre. [00:24:37] Speaker B: Il y a 20 ans, puis je m'en souvenais de comment il a réagi. Ça ne vous rajeunit pas? Non, mais j'ai dit 20 ans, c'est plus 10-15 ans. Mais c'est ça, je me souvenais malgré tout de la fin, de ce qui se passe et tout ça. La deuxième partie est intéressante parce que c'est un procès dans lequel il n'interagit pas beaucoup, mais essentiellement. [00:24:59] Speaker A: C'Est une dizaine de personnes qui essayent de psychanalyser ce personnage-là qui ne leur donne pas de réponse nécessairement. Dans le roman, il parle avec son avocat beaucoup au préalable. Il pose des questions, il répond des choses et il dit « mon avocat m'a dit de ne pas dire ça ou de ne pas le dire comme ça ou d'éviter de dire telle affaire » et il ne comprend pas pourquoi, mais il est tellement honnête et sans filtre parce que pour lui, il n'en a pas d'enjeu. C'est ça, c'est vraiment un personnage particulier quand même. Ce qui me faisait, je veux le ploguer, il me faisait beaucoup penser, je te l'ai dit, à Olden Caulfield dans L'attrape-coeur, Cacher in the Rye. C'est le même genre de construction, cette observation d'un monde qu'on ne comprend pas. En fait, on essaie d'en faire partie. Caulfield, pas vraiment. Il est plus fâché des gens. Mais c'est ça. Le langage utilisé, la distance avec les autres aussi était quand même vraiment frappante, puis j'ai pas lu d'autres Camus, c'était pour ça que je voulais le faire après. Mais j'ai quand même l'impression que celui-là a un style qui lui est propre, puis que c'est pas le même genre d'écriture ailleurs dans son œuvre, je le sais pas. Mais. [00:26:05] Speaker B: Je trouvais ça très bien quand même qu'on réussisse à bâtir toute cette psychologie-là, dans le fond. Fait que c'est ça. On n'a pas parlé, selon moi, du meilleur élément du film, c'est-à-dire son visuel, qui à plusieurs moments, dès le départ c'est frappant, puis même si vous regardez la bande-annonce, vous allez le constater, il y a quelque chose de particulier dans le visuel, puis je lisais la critique de Mediafilm qui disait que c'est une patine du cinéma français des années 30, puis effectivement, Je constate que le film n'a pas été tourné de façon contemporaine, puis c'est pas juste la distance entre le noir et blanc et la couleur, il y a vraiment quelque chose dans la façon dont c'est filmé, dans... Je sais pas si à un certain. [00:26:44] Speaker A: Moment je t'ai dit «. [00:26:45] Speaker B: Ah ça, on dirait que c'est un green screen à l'arrière ». Mais de suite, tout c'est la Nouvelle Vague, ça faisait penser. beaucoup Il y avait des plans qui faisaient penser à la Nouvelle Vague, bon là c'est plus les années 60 que les années 30, mais il y a quelque chose dans le visuel qui... au-delà de l'esthétique, veut vraiment rappeler justement l'époque de production du roman, ou en tout cas les années 30, 40 et tout ça. Ça m'a beaucoup fait penser à Roma, si vous l'avez vu là, pas Félini, mais celle d'Alfonso Cuarón, disponible sur Netflix. Vraiment, il y a C'est ça, il y a quelque chose dans le cadrage des plans, il y a quelque chose dans la couleur, dans peut-être les caméras utilisées, ou en tout cas, je sais pas trop, mais il y a vraiment quelque chose de singulier dans l'esthétique du film, pis c'est selon moi son point fort. On peut se régaler même, parce qu'il y a quand même des longs moments, surtout dans la première moitié, des longs moments où c'est juste des gens qui marchent pis ils se disent des affaires pas tant intéressantes. qui vont être utiles après dans la deuxième partie. Mais c'est ça, il y a des longs moments. On peut au moins se régaler visuellement pendant ces longs moments d'ennui, entre gros guillemets, que ressent le personnage. Donc vraiment, chapeau à François Ozon. Je n'ai pas parlé beaucoup, mais c'est ça, oui, il est prolifique, mais aussi, il ne fait jamais le même style de film. Il n'y a pas de style défini, je trouve, François Ozon. C'est lui qui avait fait notamment Été 55, c'est lui qui avait fait 8 femmes, c'est lui qui avait fait Mon crime, qui est un crime... Ça se passe dans les mêmes époques, mais la direction artistique est complètement différente. Il fait comme des drames, il fait des remakes. Il avait fait Swimming Pool, un remake de la piscine essentiellement. Il avait fait Grâce à Dieu. C'est ça, il joue sur tous les tableaux, puis c'est ce que j'aime. Il est très versatile comme réalisateur, puis il me fait un peu penser peut-être à Sidney Lumet, qui ne laissait pas imposer son esthétique dans le film. Son esthétique dépendait du récit qu'il devait raconter. C'est un peu bizarre comment je le dis, mais bref, c'est que tout doit être au service de l'histoire qu'il veut raconter et non pas juste ce que j'aime. faire un tableau de Wes Anderson. Des cinéastes qui ont des styles très définis et qui l'importent dans leurs histoires. Lui, c'est vraiment l'inverse. On va s'adapter aux récits qu'on veut raconter. on fera un plan séquence dans un autre film. C'est ça. Visuellement, l'esthétique n'est vraiment pas à négliger dans ce film-là parce qu'il y a une part. [00:29:15] Speaker A: Assez importante. Mais, c'est ça, il y a au. [00:29:18] Speaker B: Final peut-être un peu trop... trop peu de surprises. Donc, si vous avez lu... En même temps, c'est ça, c'est difficile de surprendre. Oui, c'est ça. C'est difficile, mais je crois que c'est, on va dire, la meilleure adaptation de Juste deux. Il y en a eu d'autres, mais en langue... je sais pas trop là, en russe ou en je sais pas quoi là, mais t'sais, j'ai vu qu'il y a eu d'autres adaptations, évidemment, mais qui sont pas nécessairement connues du grand public, donc allez voir ça, pour vrai, c'est... Moi, j'ai bien aimé. [00:29:46] Speaker A: T'As peut-être un peu moins apprécié que moi, peut-être parce que t'avais juste... t'avais lu le livre juste avant, je sais pas, t'sais... Ben, je veux dire, moins apprécié, un peu, mais c'est parce que ça manque quand même un petit peu de dynamisme dans tout ça, mais c'est normal, t'sais, je veux dire, je ne crache. [00:30:00] Speaker B: Pas sur l'adaptation, je trouve, mais je trouve que c'était peut-être... Je ne. [00:30:04] Speaker A: Sais pas comment je l'aurais fait, mais dans le sens... C'est inadaptable, mais il a réussi à l'adapter d'une façon que ça va. Mais c'était correct, c'était bien aussi. Comme je dis, il me manque un petit peu quand même de la deuxième partie, mais il n'y a pas nécessairement d'écart entre le roman et le film, donc je n'ai pas l'impression qu'il me manque grand-chose. C'est sûr que la fin est la même, mais... Je trouve que c'est correct, le film était bon, mais c'est ça, des fois, un peu trop de lenteur, ce qui est compensé dans le roman, parce que. [00:30:36] Speaker B: Ben, t'as de la narration en continu, t'sais, fait que... Mais c'était correct. J'ai pas détesté ça, j'ai pas adoré non plus. Ouais. Donc, voilà. Moi, j'ai. [00:30:45] Speaker A: Bien apprécié. [00:30:46] Speaker B: Quand même, mais ça, c'est limite. Donc, voilà L'étranger de. [00:30:50] Speaker A: François Ozon. Ça prend l'affiche aujourd'hui à la. [00:30:53] Speaker B: Maison du cinéma. j'ai déjà Ben, on est de retour, déjà. Je voulais... c'est ça. Tu pensais que t'allais mettre une autre bande-annonce? Non, ben, je pensais aussi, mais après ça, je me suis rappelé que le film est principalement en anglais et en langue des Premières Nations, donc je préférais ne pas le faire, mais je voulais quand même scinder un peu ces deux segments. On veut parler du film « Capitaine » de William Mazzolini-Valin, qui prend l'affiche aujourd'hui encore une fois, qui avait une prémisse somme toute intéressante. Ça raconte l'histoire dans une réserve qu'on ne devine pas sur la côte nord, probablement pas trop loin de cette île. L'histoire d'un père de famille qui veut retrouver sa fille qui est partie à Montréal et à qui on devine qu'il est arrivé des malheurs. Le film est campé en 1990 et c'est ça. Entrecoupée de flashbacks aussi, 70 et 80, mais l'histoire principale se déroule dans les années 90. Et puis là, c'est le père qui est aussi. [00:32:11] Speaker A: Capitaine d'un navire de pêche qui décide d'aller chercher sa fille. [00:32:16] Speaker B: À Montréal. Sa fille qui est partie avec son ancien employé et son chum. Donc, c'est l'employé du père et le. [00:32:23] Speaker A: Chum de la fille. Ça m'envait d'être « When Charles the Baker », qu'on a. [00:32:27] Speaker B: Vu récemment dans la série sur « It ». « Welcome to Derry ». Il y a deux autres Québécois. Il y a deux autres Québécois, la dame des enfants québécois. C'est ça, je pense que c'est une coproduction canadienne, « Welcome to Derry ». Mais bref, c'est ça. Un film... J'essaie de m'exprimer. C'est un film qui... Et différent des autres films québécois, je vais m'exprimer comme ça, dans le sens où j'ai souvent vu qu'un film québécois, je sais pas, peut-être parce qu'on parle la même langue, peut-être parce que je connais les acteurs, ben connais pas, c'est pas mes amis là, mais c'est que on les voit souvent, les acteurs et tout ça, on dirait que j'ai de la misère à avoir une certaine distance que j'ai par exemple dans le cinéma américain, puis on dirait, avec le cinéma américain, puis on dirait que dans ce film-là, cette distance-là a été recrée, je sais pas si il y. [00:33:25] Speaker A: A quelque chose visuellement qui a été fait de différent des autres films québécois, que je vois habituellement. Je ne sais pas si c'est parce que ce n'est pas en français non. [00:33:35] Speaker B: Plus. Mais c'est ça, il y a peut-être cette familiarté-là qui n'est pas présente dans le film. Puis je pense que j'étais à la même place que. [00:33:43] Speaker A: Toi par rapport à. [00:33:44] Speaker B: Ça aussi. Parce que visuellement, je n'avais pas l'impression d'être au Québec. Tu sais, même à Montréal, oui, tu reconnais, il y a une scène évidemment qui se passe. La farine Five Rose. C'est ça, pas loin de la farine Five Rose. On va à Saint-Jérôme, je sais pas si on est allé pour de vrai, mais tu sais, je trouve que, esthétiquement, c'est très cinématique, ce qui n'est pas le cas de la plupart des films québécois, on dirait que je vois. C'est cinématique. En tout cas, c'est bizarre. Mais bref, vous le verrez quand vous le verrez. Vous le constaterez quand vous le verrez. Mais moi, j'ai quand même aimé ça. Les seuls éléments, en fait, problématiques, je crois, c'est Peut-être l'absence de surprise. On dirait qu'avec la prémisse que je vous donne, peut-être que vous êtes capables de penser à un film et ça se peut que ce soit ce film-là. Ce qui n'est pas nécessairement négatif parce qu'on en voit tellement des films à un moment donné, on les a tous vus, les histoires. Rapidement, au début du film, je t'ai dit, ça ressemble à Ma fille, mon ange. Puis ça suit essentiellement, c'est ça, l'arc principal de ce film-là. Ce qui est dommage parce que je trouvais que... Tu sais, des thrillers, c'est un thriller, d'une certaine façon. Thriller et... Bien, c'est ça, ça joue sur plusieurs niveaux, on reviendra. Mais c'est un thriller, c'est un genre qu'on voit pas nécessairement souvent dans le cinéma québécois, même dans le cinéma canadien. Mais... C'est ça, tu sais, je trouve qu'esthétiquement, ça va, mais c'est vraiment une absence de surprise. [00:35:13] Speaker A: Qui est un peu dommage. Peut-être qu'on a trop mis l'accent sur, justement, la... le visuel du film, au dépend peut-être du scénario qui joue sur plusieurs pieds, on peut en parler justement. Mais c'est ça, je regardais la bande-annonce avant de faire mes choix pour la semaine. Au début, j'étais comme ok, drame familial tout ça, c'est sûr qu'il va y avoir une autre dimension. Puis après ça, dans la bande-annonce, il parle à un policier et il dit « il faut que tu m'aides à retrouver ma. [00:35:45] Speaker B: Fille ». J'ai arrêté la bande-annonce, j'ai fait « ok ». Pour moi, il n'en faut pas plus. [00:35:49] Speaker A: C'Est assez pour m'embarquer dans le projet. Je m'attendais à un genre de presque « take in » à ce niveau-là. Tu me parlais de Wind River. Tu me disais Mystic River, mais tu penses au film Wind River? Oui, parce que là, on est dans les nations. Et le chum de la fille ressemble quand même à John Burntall aussi. un petit point, mais qui se passe en hiver, ça par rapport. Mais oui, je m'attendais à comme plus une espèce de drame policier ou un film d'enquête. En fait, pour me plaire à 100 %, ça aurait été ça. C'est normal que je voulais voir ça. Mais c'est ça, c'est que le film fait beaucoup de choses. Puis je pense qu'il va pas au bout de chacune de ces choses-là. Ça fait que ça donne comme plein d'ambition. [00:36:38] Speaker B: Mais peut-être pas une résolution parfaite Il y a les. [00:36:44] Speaker A: Conflits avec cette adolescente-là qui ne veut pas faire de la pêche, puis qui, elle, veut aller en ville, veut se rendre à Montréal. Puis t'as son père qui vit... Une espèce de choc entre les traditions et la modernité. C'est ça, le choc des générations, comme dans tellement, tellement d'histoires. Lui, il n'arrête pas d'essayer de l'inclure dans ses projets, lui montrer pour assurer sa relève, puis il dit, je me suis tellement battue pour partir de là, pour faire une. [00:37:10] Speaker B: Vie à moi, puis tout ça, puis ça marche bien, le commerce. Puis lui, il ne comprend pas qu'elle refuse cette vie-là qui, pour lui, est comme complètement idyllique, tu sais, malgré le grand racisme qui... Parce qu'on comprend dans une autre thématique qu'on veut explorer, on comprend le passé trouble du père, tu sais, qui vient de loin, oui, la question des pensionnats, C'était pas facile la condition des Premières Nations à l'époque où le père a grandi. On est en. [00:37:36] Speaker A: 90, on devine qu'il a 50-60 ans peut-être. Ça nous ramène dans les années 30-40. Tu sais, on comprend qu'il y a eu un passé difficile qui veut offrir un futur meilleur à sa fille, un futur qu'elle refuse essentiellement. Mais c'est ça, tu sais, puis c'est normal, on a. [00:37:51] Speaker B: Tous fait ça avec nos parents, d'être. [00:37:53] Speaker A: En opposition, puis de vouloir faire nos propres chemins, puis tout ça. Donc, il y a ça qui se passe, il y a une espèce de gang de, ben, de gang, de deux ou trois personnes, tu sais, il y a du trafic, il y a de la drogue, bon, il y a du trafic-trafic aussi, là, à Saint-Valent-Montréal, vous vous en doutez un peu. Il y a ça aussi qu'on n'exploite pas beaucoup. Ça se passe plus dans la deuxième moitié du film où, à partir du moment où on se dit « va chercher ma fille », je me disais « ok, mais là, ça commence, ça va. [00:38:29] Speaker B: Être plus intense ». Pas tant comme. [00:38:31] Speaker A: « Color Mind ». Puis quand on y va finalement à Montréal, il y a des petites affaires que je n'ai pas nécessairement compris avec des gens qui l'ont suivi. Il n'y a pas de shady qui se passe. Il y a plein d'affaires qu'on a voulu faire avec ça, avec les méchants blancs d'où est-ce que lui habite dans le fond et qui l'ont suivi là-bas. On va vite sur sa fille à Montréal. On la voit même pas à Montréal non plus. On dirait que ça s'est fait super facilement. Bon, pas tant dans le film, là, mais c'est pas assez long pour tout ce qu'on nous amène de tension, pis tout, pis qu'on a l'impression que ça va être le gros nœud du film, mais finalement, pas à ce point-là. Fait qu'il y a ça qui. [00:39:14] Speaker B: Se passe. [00:39:14] Speaker A: Dans le. [00:39:15] Speaker B: Film. Puis, t'sais, j'ai quand même... [00:39:18] Speaker A: J'Ai quand même eu l'impression de voir d'autres films qu'on avait déjà vus pour l'émission, dont on a déjà parlé, des petites productions canadiennes, québécoises, tout ça, où j'ai peut-être senti qu'il manquait peut-être un petit... Un million. Non, mais... Un peu. Un peu de ressources. Pas tant que ça, parce que visuellement, le film est vraiment beau, puis on sent pas un petit budget dans comment c'est filmé, dans les lieux qu'on exploite, puis tout ça. Sauf qu'au niveau des acteurs, du naturel de ces personnes-là, qu'on. [00:39:52] Speaker B: Ne connaît pas beaucoup non plus, j'ai senti qu'il y. [00:39:55] Speaker A: Avait comme un décalage, qu'il y a quelque chose qui manque à ce niveau-là. Puis ça m'a fait penser à d'autres films plus modestes qu'on avait regardés, dans cette espèce de façon de rendre leurs lignes. On sent qu'ils disent les répliques et qu'ils les incarnent. Exactement, je sentais le texte, puis tu sais, je suis quand même généralement un excellent public, je vais adhérer à toutes les propositions, mais quand je remarque des. [00:40:18] Speaker B: Choses comme ça, pour moi c'est un bon indicateur qu'il y a quelque chose qui se passe pas, parce que c'est ton genre à. [00:40:24] Speaker A: Toi de faire ces commentaires-là, mais pas le. [00:40:26] Speaker B: Mien. Fait que quand j'en fais, il y a quelque chose qui se passe. Je dirais que je l'ai senti aussi, mais moins pour le personnage principal, justement, le père qui, lui, je le trouvais très très bon. Mais plus le policier, l'espèce de bâme blanc. C'est ça, les gangs de rue. L'armaire aussi, j'ai pas... Ouais, c'est ça. Il manquait peut-être un petit peu de naturel. Heureusement, le personnage qu'on voit dans toutes les scènes, c'est-à-dire le père, lui, il est de calibre. et il est très très bon dans son rôle. C'est ça, même chose que toi aussi. Je salue l'audace de la proposition. C'est le deuxième, on va dire, thriller, entre gros guillemets, dans le milieu autochtone qu'on voit dans les dernières années. Il y avait eu Soleil Atikamekw, tu ne l'avais pas vu toi, mais j'en avais parlé à l'émission. qui était vraiment surprenant aussi. C'est un genre que j'aime voir. On parlait de Wind River tantôt. Ça aussi, c'est une espèce de western-ish. Je trouve que ça s'apprête bien peut-être à explorer les traumas ou en tout cas les situations que vivent les personnages. des Premières Nations. Puis moi, je suis un grand fan de western, je suis un grand fan de néo-western. Fait que t'sais, j'aime beaucoup cette approche-là, un peu plus slow pace, un peu moins grandiose peut-être, mais qui permet justement d'habiter le territoire, qui laisse. [00:41:41] Speaker A: Une place un peu au territoire. Puis la façon dont c'est filmé aussi, je trouve qu'il y a un rapport intéressant au territoire, rapport peut-être qu'on n'exploite pas assez bien, encore une fois, parmi tout ce qu'on essaie de faire dans un film de 85 minutes. Je trouvais que ça ressemblait, je vais le glisser. [00:41:55] Speaker B: Au passage, mais c'est quasiment un... bien, True Detective, un. [00:41:59] Speaker A: Petit peu dans sa construction, dans... tu sais, c'est lent, c'est une enquête qui prend du temps, mais c'est pas tant une enquête, c'est ça qui... je vais arrêter de le dire si c'était. [00:42:07] Speaker B: Pas ça. Oui, pas une enquête, c'est plus une mission, une quête. Mais ça, c'est pas une enquête. Mais ça a un petit feel comme ça, mais c'est magnifique pour vrai. Les images, c'est sur l'eau, c'est l'été, tu sais, c'est ça. Puis c'est très beau. Fait que c'est ça, donc... Ultimement, il y a du positif à sortir de ce film-là. Allez voir ça, Capitaine. Donc, ça prend l'affiche aujourd'hui. Je pense que l'équipe du film n'est pas de passage à Sherbrooke dans. [00:42:35] Speaker A: Les prochains jours pour présenter le film. [00:42:37] Speaker B: Mais c'est pas grave, allez le voir. [00:42:39] Speaker A: Quand même. Donc, Capitaine de William Mazzolini-Valin. Donc, ça prend l'affiche aujourd'hui. On s'en va pour ce publicitaire. Au retour, on vous parle d'une autre nouveauté, Nino, avec Théodore Pellerin. Restez là. Vous avez bien passé des. [00:43:09] Speaker B: Examens médicaux récemment Ouais, c'est pour de. [00:43:11] Speaker A: La fatigue. On vous a prescrit des examens complémentaires pour une douleur persistante. [00:43:15] Speaker B: À la gorge, c'est bien ça C'est. [00:43:19] Speaker A: Pas... Vous êtes jeune, donc prioritaire. Vous pouvez commencer dès lundi. Je voulais te demander un truc pour lundi. En fait, je dois aller... Attends, bouge. C'est la meuf de mon taf. [00:43:40] Speaker B: Là. Il faut pas qu'elle me voit. Faut que je te parle d'un truc. Je dois commencer quelque. [00:43:46] Speaker A: Chose pour... Tu as fait une transition Non. On se connaît, non Si. [00:44:05] Speaker B: On était au collège ensemble. Et c'est. [00:44:07] Speaker A: Quoi, là, que tu parles De la neige. L'autre jour, je lui demandais. [00:44:11] Speaker B: Comment elle était morte. Il a compris qu'elle allait mourir, qu'elle a senti. Qu'est-ce que ça changerait Tu aimes bien avoir un enfant J'aime bien, ouais. Attends, on arrête la fête, non On va pas faire comme si tout allait bien. On fait déjà tout ça. Et j'ai changé d'où tu trouves. Nino, c'est le nouveau long-métrage de Pascale Loquet. Donc, film qui est à temps qu'il arrive sur nos écrans. Il a été présenté à Cannes un peu plus tôt cette année. Pas en compétition officielle, mais je pense que c'était soit à la quinzaine des cinéastes ou à la semaine de critique. Mais bref, donc c'est... Pardon, j'ai... Pauline Loquet, donc la réalisatrice. Donc, on y suit ce personnage de Nino, un jeune homme qui, après un examen de routine, ou sensiblement de routine, apprend qu'il a un cancer et qu'il doit suivre des traitements le lundi suivant. On est le vendredi, donc on va suivre, pendant ce film, le week-end qui précède le début des traitements et qu'il se veut, d'une certaine manière, est un peu, je voyais, je ne m'approprie pas les mots de quelqu'un, je voyais dans une critique, il y a un film qui s'appelle « Le premier jour du reste de ta vie », mais je pense que c'est « Le dernier jour du reste de ta vie ». Non, c'est « Le premier jour du reste de ta vie ». En tout cas, c'est un peu le sentiment qui nous habite en regardant ce film-là. On sent qu'il y a, pour ce personnage, On ne le comparera pas à Meursault, mais c'est un peu le même type de personne. Non, non, mais dans le sens, il est. [00:45:59] Speaker C: Un peu plus introverti, il est un. [00:46:00] Speaker B: Peu plus... Dans sa bulle, il fait ses petites affaires. Puis là, on sent qu'il est arrivé à un chemin... un carrefour de sa vie. Un chemin de crois... Comment ça s'appelle? Un croisé des chemins, voilà. On va dire un carrefour, c'est plus simple. Il y avait Brittany qui était là. Donc, il est arrivé à un carrefour dans sa vie et puis il doit... Ben, c'est ça. Accepter, d'une certaine façon, c'est l'épreuve qui s'en vient. Puis une des façons de l'accepter, c'est de le dire aux autres qui ont cette maladie-là. Puis il y a toutes. [00:46:34] Speaker A: Les misères du monde à dire aux. [00:46:35] Speaker B: Gens, parce que c'est une nouvelle qui. [00:46:37] Speaker A: Est comme dure à. [00:46:37] Speaker B: Plugger dans une convo de même sans affecter le reste de la soirée, mettons. Donc, à travers ce week-end-là, il va aller chez sa mère, il va aller dans une fête chez son ex. Mais je pense que c'est sa fête à lui, chez son ami, dans le fond, dans un appart. Puis il va rencontrer une vieille amie du lycée. Qui a un enfant de 6-7 ans peut-être. Puis il va se lier, c'est ça. d'amitié, d'amour un peu avec elle et puis voilà. C'est pas anodin non plus d'avoir choisi un cancer de la gorge, bon apparemment que c'est assez fréquent aussi de nos jours là, auprès de la jeunesse française et peut-être mondiale, mais c'est aussi ce qui affecte la voix d'une certaine façon donc il y a tout ce symbolisme là derrière apprendre, devoir réapprendre un peu à parler ou à communiquer aux autres et cette peut-être absence de langage là qui peut survenir éventuellement. Donc il y a des symboles quand même assez forts à travers cette étude de personnages là qui est qui est intéressante pour moi, qui est vraiment bien. Je pense que Timothée Chalamet, non, Théodore Pellerin, excusez. Je voulais dire Timothée Pellerin. Théodore Pellerin, je pense qu'il le rend bien aussi. Il y a plusieurs bons castings, je trouve, Théodore. Là, il joue cette espèce de... grand personnage maigre et un peu, c'est ça, un petit peu introverti, mais un petit peu décalé aussi. Puis, on le sent un peu mal dans son corps. D'une certaine façon, on. [00:48:18] Speaker A: Dirait. [00:48:18] Speaker B: Qu'Il a comme grandi trop vite, je sais pas trop. On dirait qu'il. [00:48:21] Speaker A: Ressent un malaise d'être dans son corps, puis là, il y a littéralement un malaise dans son corps. Puis, c'est ça, ça paraît que c'est pas non plus sa première expérience française. Je pense qu'au niveau de l'accent, Il pourrait être un français, puis je pense qu'on le verrait qu'à du feu. Il jouait. J'ai pas fini la série, mais lui, il jouait très, très. [00:48:42] Speaker B: Bien dedans. Il jouait un des amants d'Yves Saint-Laurent, de Karl Lederfeld, dans cette série-là. Lederfeld ou Saint-Laurent. C'est une série sur leur rivalité, essentiellement, mais. [00:48:57] Speaker A: Avec Daniel Brühl, qui jouait Lederfeld, puis Théodore Pellerin, son petit copain français. Il jouait là-dedans, mais je ne sais. [00:49:06] Speaker B: Pas si c'était une série française. C'était une série Disney+, une série internationale, on va appeler ça de même. Je pense qu'il y avait beaucoup de gens qui parlaient plein de langues. Mais il jouait là-dedans et il était très bon. Je pense qu'il y a quand même plusieurs rôles à l'international. Oui, je regardais vite, vite. Moi, je l'avais beaucoup aimé aussi dans Never Rarely Sometimes Always, un film américain Très très cool. Il avait joué dans «Boy Erased» aussi un petit peu. Dolan aussi je pense qu'il jouait là-dedans. Il a joué récemment dans un film qui vient de sortir sur Mubi, mais un film français, non il est peut-être américain, mais «Lurker». Il a eu vraiment très belle presse. Puis sinon au Québec évidemment, il a joué dans «Solo» récemment. Il avait joué dans le premier film aussi de Sophie Dupuis, «Chien de garde». Donc, c'est ça. Vraiment une très belle carrière, puis je pense qu'il est à ça. Vous le voyez pas, non? Mais il est à ça de percer en quelque part. Je sais pas si ça va être quoi. Tu sais, un peu comme Wagner mourant en ce moment, qui a gagné un Golden Globes. Bon, il avait eu une petite réputation aussi du temps de Narcos. Bref, je sens que Théodore Pellerin est très, très proche de percer. Est-ce que ce sera un prix d'interprétation à Cannes à un moment. [00:50:16] Speaker A: Donné? Est-ce que ce sera éventuellement une nomination au Golden Globes? Je sais pas, mais je sens qu'il y a un buzz autour de lui, même aux États-Unis. Puis on comprend pourquoi en visionnant ce film-là. Rapidement, Jade, tes impressions sur le film? Je pense que les deux on a bien apprécié. Oui, oui, oui, j'ai vraiment bien apprécié, effectivement. Je pense que plus le temps avançait, plus je me disais, mais on va-tu y arriver au traitement? Mais non, il faut accepter le film pour ce qu'il veut faire. qui est de pas rentrer dans le traitement. Tu sais, le film se termine avec ça, puis c'est juste, je me disais, bien, ça n'a pas de sens qu'on fasse juste comme... Tu sais, je pensais qu'il y aurait eu l'annonce, puis qu'après, on allait passer à ça, mais. [00:50:54] Speaker B: Non, c'est vraiment comme la période de flottement, un peu, là. Tu fais quoi de ta vie quand c'est ça, là? Quand t'es rendu là, t'as. [00:51:01] Speaker A: Pas le choix, puis voici la nouvelle, puis comme dans trois jours, tu commences. Ah, mais tu perds pas tes cheveux, par exemple. Tu sais, mais... Mais heureusement aussi, c'est un cancer qui est quand même facilement traitable, là, apparemment. On le mentionne pas dans le film, mais je l'ai lu après. T'as tout ce détachement médical là aussi, la scène justement que vous entendiez dans la bande-annonce où, t'sais, pour elle, c'est comme du jargon super habituel, pis t'sais, c'est des grosses nouvelles que t'as à lancer pis à recevoir de l'autre côté, là, fait que c'est... [00:51:30] Speaker B: Mais c'est intéressant d'avoir juste justement l'entre-deux, là, t'sais, cette période de 3-4 jours avant, pis c'est une période où il devient comme un peu en errance, parce qu'il a pas... il a embarré ses clés. dans son appartement. Puis là, il n'y a pas de place. [00:51:44] Speaker A: Où aller. Son propriétaire meurt. Il est dépendant de l'aide des. [00:51:48] Speaker B: Autres au moment où il va avoir besoin d'aide encore plus éventuellement. Ça encapsule bien tout ça. Puis on dirait que ça lui donne peut-être la claque pour vivre un peu mieux sa vie. Pas qu'il avait une mauvaise vie avant. Non, mais il se rapproche des gens beaucoup dans cette période-là. de constater les petits plaisirs de la vie. Rapidement, on peut faire un parallèle avec, mettons, la situation de Julien Bernatchez, qui a eu une maladie. Il a dû avoir une greffe de foie au lendemain de tout ça. C'est une procédure qui n'est pas si risquée que ça, mais qui peut causer la mort, évidemment. Puis on est dépendant aussi d'un don d'organe. Bref, c'est ça. Une fois que tu vis un événement comme celui-là, Après ça, la caissière qui n'a pas de change. [00:52:36] Speaker A: À l'épicerie, c'est des événements qui deviennent un peu moins stressants. Ça change un peu, puis on ne peut pas vivre ce changement-là sans vivre ce type de traumatisme-là. Puis là, on est à quelques moments de le vivre, mais au début de cette transformation-là, l'acceptation des petites choses de la vie. Tu. [00:52:55] Speaker B: Me fais penser, je vais juste le bloguer. [00:52:58] Speaker A: Isabelle Brouillette, je ne sais pas si tu as vu. Tout le monde en parle cette. [00:53:02] Speaker B: Semaine, j'en ai entendu parler à Véro hier, j'avais lu l'article. En tout cas, si vous ne savez pas de quoi je parle, allez lire ça, c'est bouleversant. La crise québécoise, cancer très rare du nez. Du septum, du nez, ça n'a pas rapport à plus de palais, à plus de nez. Puis être actrice, c'est être... exposer son visage. Donc, c'est ça. C'est des expériences comme ça qui nous. [00:53:23] Speaker A: Transforment pour le mieux, on l'espère. Souvent. Si ça nous tue pas, ça nous rend plus forts. Donc, voilà. Nino, pour vrai, allez voir ça, donc, de Pauline Loquet. Ça prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. Sans avoir publicité. [00:53:36] Speaker B: Au retour, on vous parle. [00:53:37] Speaker A: Du film. [00:53:37] Speaker C: Les Enfants vont bien. Un jour, je vais faire un film Salut. Qu'est-ce que tu fais là J'ai pas le droit de venir voir ma sœur sans. [00:54:03] Speaker A: Rendez-Vous. Bah si, t'as le droit. Je le dis que... On se parlera demain. On prendra le temps. Elle est où, ma mère Elle est partie où J'ai l'impression. [00:54:25] Speaker C: Que votre sœur, elle était à bout et qu'elle est partie. Susan Ça ressemble. [00:54:29] Speaker A: Plus à une disparition volontaire qu'à une disparition inquiétante. Donc vous allez pas aller la chercher Non. Qu'est-ce que. [00:54:37] Speaker B: Ça veut dire Pourquoi c'est à moi. [00:54:38] Speaker A: Qu'Elle confie les enfants Qu'est-ce que je. [00:54:40] Speaker B: Suis censée faire là Tout laisse. [00:54:43] Speaker A: À penser que Susan est. [00:54:44] Speaker B: En pleine possession de ses moyens, qu'elle est seule et qu'elle a. [00:54:46] Speaker A: Choisi ce départ. Qu'est-ce qu'il se passe chez moi Je veux pas m'occuper des enfants. J'aime pas cet endroit, je veux rentrer chez moi ! Je me suis dit que peut-être tu voulais pas nous voir. Non, mais pas du tout. Ça se peut. Regarde la preuve, Suzanne, elle veut pas. [00:55:01] Speaker B: Nous voir. C'est pas à cause de vous. Je sais que c'est difficile à concevoir, mais parfois, on peut laisser les gens qu'on aime par amour. Maman C'est toi Parfois, on ne voit pas d'autre choix que de s'éloigner pour ceux qu'on pense être leur bien. Est-ce que vous arrivez à entendre ça Les enfants vont bien, le second long-métrage de Nathan Ambrosiani est vraiment un film touchant. J'ai beaucoup aimé en fait cette proposition-là qui m'a rappelé un peu l'enfance nue, le film de Maurice Pialat des années 60, que tu m'avais acheté à un certain moment donné. C'est moi qui l'avais demandé, mais tu m'avais acheté ça dans une espèce de calendrier de l'avant. Criterion, ce qu'on faisait dans le temps, quand on avait du temps pour regarder des films. Mais avec une perspective changée par rapport à l'enfance nulle, si vous l'avez déjà vue. L'enfance nulle, c'est évidemment l'histoire de je ne sais plus combien d'enfants, au moins un, mais en tout cas peut-être une famille de deux ou trois qui se promènent de foyer d'accueil en foyer d'accueil, puis on a toujours un peu la perspective des enfants. à travers tout ça. Là, c'est plus la perspective du parent by proxy, c'est quoi? Par procuration. Du parent par procuration. Donc, vous l'avez entendu un peu dans la barre d'annonces, ça raconte l'histoire de Jeanne qui devient soudainement... L'autorité parentale, on va dire ça comme ça. Mais c'est parce qu'elle devient... En tout cas, il faut qu'elle fasse les démarches pour le devenir. Donc, elle se ramasse, je vais le dire crûment. Elle se ramasse avec les enfants de sa soeur, Suzanne, qui décide du jour au lendemain d'abandonner tout. incluant ses enfants et de partir. Apparemment, on dirait que ça me surprend et en même temps ça ne me surprend pas de l'administration française et de leur bureaucratie qui ne fait pas de bon sens. Il y a un vide juridique concernant Des parents qui abandonnent leur enfant, mais sans raison de croire qu'ils sont un danger pour eux-mêmes. Là, elle a bien légué la garde de ses enfants à sa sœur et a disparu. On n'a pas de raison de croire qu'elle a été kidnappée parce qu'elle a laissé une lettre. les enfants à sa soeur. Bref, la police ne peut rien faire pour la retrouver et il y a très peu de pistes pour essayer de la retrouver lorsque tu n'as pas accès aux comptes de téléphone ou aux comptes de carte de crédit, ces trucs-là. Bref, c'est légal, ça a l'air, d'abandonner ses enfants. Par contre, ce qui n'est pas légal, c'est que s'il revient, pour avoir des accusations contre elle pour abandon et malprétence. Elle a le droit de s'en aller, mais il ne faut absolument pas qu'elle revienne. C'est un peu bizarre. Les enfants sont un peu laissés dans un flou juridique eux aussi parce que quelqu'un doit se déclarer Quelqu'un doit affirmer son autorité parentale sur eux, et si ce n'est pas la sœur, ça va être un foyer d'accueil. Ça place évidemment notre personnage principal dans une drôle de situation, parce qu'on comprend qu'elle n'a pas d'enfant. est assurément insatisfaite dans sa job un peu plate de quelqu'un qui fait des réclamations d'assurance. Puis, c'est ça, on sent qu'elle n'a pas nécessairement envie non plus de prendre à sa charge deux enfants. Ils ont 10 et 6 ans, je pense, jeunes mais pas trop. Puis, elle essaie de faire ce qui est le mieux pour les enfants, mais tout en essayant de se sortir de cette situation-là, ce qui évidemment va l'amener à, on va dire, « step up » et essayer de C'est ça, pas nécessairement, je veux pas utiliser les gros mots de reprendre sa vie en main, mais elle va essayer quand même de pas juste, elle aussi, abandonner tout ça. Parce que là, deux abandons d'enfamés pour les enfants, ça commence à faire pas mal. Film très touchant, donc, évidemment, depuis que je suis parent, des histoires comme ça, c'est des choses qui viennent un peu plus nous chercher. Puis, moi, en tout cas, ça me semble être un vide juridique quand même. comblée là, il me semble, mais bon. Au moment, c'est vrai, le réalisateur a dit qu'il s'est inspiré d'une pièce qu'il avait vue au théâtre, au festival de théâtre d'Avignon. Puis il l'a adaptée, en tout cas il s'est basé sur l'idée très vague de cette pièce-là pour proposer ce long-métrage-là. C'est Camille Cotin qui joue donc Jeanne. On a Juliette Armanet qui joue Suzanne, donc la mère. On a Monia Chakri également qui joue dedans, donc qui joue l'ami, puisqu'on comprend là que Jeanne est lesbienne. Donc c'est son ex-copine, Monia Chakri, Nicole, qui l'aide quand même à passer au travers de cette épreuve-là, malgré qu'ils soient séparés. Puis, c'est encore un autre rôle français pour Rémonia Chakri. C'est le deuxième ce mois-ci, mais je pense qu'elle en a fait trois ou quatre dans la dernière année. Tant mieux, elle a gagné un César. Elle a « bragging rights » sur tout ce qu'elle veut. Puis, c'est ça. Donc, on suit cette mère-là à travers les déboires, d'un côté d'essayer de retrouver la mère, puis de l'autre côté d'essayer de gérer les enfants. On comprend aussi que les enfants, sans être 100% traumatisés, on sent que ça les affecte d'une façon qu'ils ne sont pas capables d'exprimer. Puis, elle essaie de naviguer un peu à travers tout ça. C'est un peu aussi, ça me fait penser un peu à... C'est pas du tout le même style, mais tu sais, The Third Man, c'est-à-dire que le film porte sur un personnage qui n'est pas là tout le long, le personnage de Suzanne. Donc, j'ai trouvé habile, évidemment, plus l'espèce d'émotion qu'on réussit à faire surgir. C'est pas un film qui se veut... une dénonciation sociale quelconque. On n'essaie pas de trouver nécessairement la raison de pourquoi elle veut abandonner. On l'explique un peu ici et là. On comprend une maman au parental qui avait perdu son mari il n'y a pas si longtemps, qui ne semblait pas très contente de la vie qu'elle menait. Peut-être ne voulait-elle pas d'enfance. On ne sait pas parce qu'on n'a pas accès à ce personnage-là. C'est ça. C'est pas tout le monde qui est fait pour être parent, nécessairement. Puis, il y a des. [01:01:23] Speaker A: Extrêmes comme ce cas-ci d'abandon d'enfant. Donc, c'est ça. Donc, c'est pas un film, comme je dis, qui est un drame social, même s'il aborde certaines thématiques un peu plus sociales. C'est vraiment plus peut-être une étude de personnage de cette femme-là, Jeanne, qui essaie de conjuguer un peu cette nouvelle. [01:01:43] Speaker B: Situation familiale-là. Va-t-elle finalement décider de... J'aurais eu de la difficulté, je pense. Puis je voulais le voir, ça n'a juste pas à donner dans la semaine, je ne l'ai pas regardé, donc je ne participe pas beaucoup à la conversation. Mais tu le dis, depuis qu'on a des enfants, ça vient trop me chercher, ces films-là. C'est quand même dur aussi à voir, quand tu as des enfants. Il faut avoir des enfants pour comprendre l'effort que ça demande d'élever des enfants. Puis c'est ça, tu sais, je peux comprendre un personnage qui voudrait tout lâcher. En même temps, il n'y a pas beaucoup de parents qui. [01:02:24] Speaker A: Oseraient tout lâcher. C'est des pensées. [01:02:27] Speaker B: Qui peuvent arriver comme ça, mais qui rapidement disparaissent d'une certaine façon. Mais c'est ça, tu sais, il y en a, on en a vu deux fois, je pense, l'année passée. des mères qui abandonnaient leur bébé à longueuil. Je sais pas trop quoi. Ça fait que, tu sais, c'est pas... Je les lis plus, ces articles. C'est pas la première fois que ça arrive, mais c'est ça, tu sais, il y a de quoi. [01:02:49] Speaker A: Être encore plus crève-cœur. [01:02:50] Speaker B: De le faire quand les enfants sont en âge de comprendre ce qui se passe. Donc, c'est ça. Bref, le film se veut plus un drame qu'un drame social, même s'il y a des éléments de drame social, mais je l'ai vraiment trouvé d'une puissance émotionnelle d'une puissance... J'ai-tu besoin de dire forte? J'ai voulu dire forte. Oui, c'est ça, d'une puissance émotionnelle forte. Puis c'est ça, vraiment un beau rôle pour Camille Cotin. Et un très bon film de Nathan Ambrosiani. Son premier film, c'était Tony en famille, aussi un autre film un peu plus familial avec encore Camille Cotin. Mais c'est ça, donc je l'ai trouvé... C'est ça, peut-être plus abouti puis plus pertinent, mais pertinent pour moi finalement juste parce que je suis un semi-nouveau parent. Je sais pas à quel point il va peut-être interpeller un public plus jeune ou même un public un peu plus âgé qui a oublié ce que ça demande, le sacrifice d'être parent. Je sais pas si on l'oublie un jour, mais bon. Bref, allez voir ça. Les enfants vont bien. Ça le dit dans le film. Les enfants vont quand même bien pour vrai. Mais tant mieux! Ça prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. Au retour de la pause, on va s'entretenir avec Maxence Gagné qui nous présente le film Electra My Love, film hongrois de Yang Tso. Mentor, d'une certaine façon, de Bellator, qui est décédé un peu plus tôt cette année, ce cinéaste hongrois, connu pour ses films. [01:04:15] Speaker A: Un peu exigeants, quand même. Donc là, on s'intéresse au mentor, donc, de Bellator. [01:04:20] Speaker B: Parce qu'on avait déjà fait une capsule sur Bellator. Donc, Electra, my love, on vous présente ça au retour de la pause. Et puis après, on va revenir pour. [01:04:28] Speaker C: Parler brièvement de 28 Years Later. [01:04:30] Speaker B: Et clore cette belle émission. Restez des nôtres. Un jour, je vais faire un film Je ferai la prise de son Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et puis ben maintenant c'est temps de rejoindre. [01:04:54] Speaker C: Pour la première fois en 2026 notre chroniqueur invité Maxence Gagné. Salut Maxence, ça va bien? Ça va très bien et toi? Oui, ça va super bien, merci. Aujourd'hui, tu retournes vers un cinéma qu'on a déjà exploré, le cinéma hongrois. Tu nous présentes le film Elektra, my love de Miklos Jankso. Pourquoi ce film-là en particulier? Bien, comme les auditeurs le savent peut-être, Bellator, le cinéaste hongrois, le légendaire, est décédé récemment. Et on avait déjà parlé de lui, qu'on avait parlé des harmonies de Werkmester. Là, pour ne pas aborder deux fois le même cinéaste, c'est un peu ma politique de ne pas aborder jamais deux fois le même cinéaste, je me suis dit que ce serait le fun. Malgré mes réticences, il y a peut-être quelques mois d'aborder le cinéma de Miklos Ciancio, qui est un peu son mentor. Bellator le considérait comme le meilleur des cinéastes, on le croit. Ce qu'il a réussi à apporter chez Bellator, c'est entre autres, c'est un des traits distinctifs de Bellator, c'est les... les danses groupales. Dans Bellator, c'est souvent. [01:06:05] Speaker B: Le village qui danse dans un bar. Chez Yangshuo, c'est plus politique, peut-être moins philosophique que chez Bellator, plus conceptuel, mais c'est souvent une population qui danse dans la poutitade. Ça, c'est les grandes plaines en gris. Donc, oui, c'est ça. Au lieu de parler de Bellator. [01:06:23] Speaker C: Directement, j'ai voulu parler de quelqu'un qui a inspiré Bellator. Puis on pourrait dire en quelque sorte qu'il reprend des longs. [01:06:30] Speaker B: Plans-Séquences aussi. Ce film-là en particulier, qui en a quoi. [01:06:34] Speaker C: Une dizaine au total de plans? Pour un film assez court, on s'entend, mais qui est très ancré, on dirait, dans le cinéma de Bellator aussi. Absolument. C'est sûr que les cinéastes, on voit qu'ils font des longs plans. C'est clair qu'on peut voir facilement de l'inspiration. Ils doivent se faire dire ça à l'école de cinéma. Michel-Henri Clochet a tout le temps fait ça. C'était nécessaire pour lui. En même temps, si tu veux garder l'essence de ta chorégraphie, on va en parler, mais pour lui, les mouvements de la foule, ça représentait un peu les engrenages d'un système politique, d'un système d'oppression. Donc, c'était important pour lui de garder ces mouvements-là au complet, donc d'en faire une chorégraphie, d'en faire des longs plans. Bellator, c'est un peu la même chose. Souvent, c'est plus longs plans, c'est plus longues scènes. C'est juste des... les scènes de danse où les personnages se font... Dans les harmonies de Weckmester, on en avait parlé, c'est la scène d'ouverture justement, ils sont dans le bar, puis le personnage qui est un peu éliminé, qui est le personnage principal, j'ai oublié son nom. J'oublie vraiment tout le temps les noms angloises. Ils les placent comme un système solaire, puis ils commencent à leur parler d'éclipse, puis évidemment, il y a quelque chose, un lien à faire avec le communisme, la période obscure que la Hongrie vit à ce moment-là. Donc, c'est un peu... C'est un peu la même chose, disons. C'est. [01:08:11] Speaker B: Pour ça qu'on en parle. Peut-être aussi parce que, justement, on parle pas... C'est souvent quelque chose qu'on attribue à Bellator, ces scènes-là. Mais en réalité, c'est déjà en bonne partie chez Miklos Youngshow, puis je pense même que Bellator serait d'accord avec ça, en considérant tout le respect qu'on sait que Bellator avait pour Miklos Youngshow. [01:08:31] Speaker C: Puis pourquoi avoir choisi Electra My Love parmi d'autres films de Youngshow, à part peut-être son accessibilité? Je sais pas. Je parle d'accessibilité sur les plateformes. Tu l'as trouvé sur Canopy, je le disais à nos auditeurs et auditrices, une plateforme gratuite si vous êtes membre de BANQ, Bibliothèque et Archives Nationales. Pourquoi l'avoir choisi, ce film-là? C'est pour son autre accessibilité, dans le fond. C'est pour l'accessibilité de ses termes. Parce que, disons que Miklos Siankso, c'est un cinéaste. Si on veut voir ses autres films, je pense qu'on peut les apprécier. Ils se considèrent comme des chefs-d'oeuvre. Peut-être qu'il faut soit connaître sa carrière, avoir lu un peu dessus, ou connaître les derniers mille ans de l'histoire de la Hongrie, parce que des fois, ses films sont tous un peu à propos du régime que lui a vécu, la dictature de Yanos Kadar, qui est le dictateur dans les années 60 jusqu'à 80, quelque chose comme ça. Mais il ne va jamais aborder, dit-on directement, cette dictature-là, pour ne pas se faire censurer, bien sûr. Des fois, à la place, il va parler des arcs du beau, il va parler de la Première Guerre mondiale. Ça peut remonter loin, honnêtement, ces choses. Electra, My Love, je l'ai choisi parce que je sais que de nos jours, peut-être que La mythologie grecque n'est plus tant en vogue, mais c'est quand même quelque chose qui est un peu dérivé de l'Odyssée d'Homer. On peut trouver certaines des personnages dans l'Odyssée d'Homer. Le personnage titulaire, c'est simplement Electre, la fille d'Agamemnon. J'ai voulu chercher quelque chose qui peut-être était plus, disons. [01:10:24] Speaker B: Universel. Les films de Yangzhou. [01:10:27] Speaker C: Sont tout le temps un peu universels parce qu'ils décrivent des structures de pouvoir et d'oppression. qui ne sont pas réinventés à chaque fois que quelqu'un va opprimer sa population. C'est pas mal le même livre d'instructions que les dictateurs vont suivre. C'est pour ça que les films de Yangshuo sont intéressants. L'aspect cyclique de l'histoire aussi. L'aspect cyclique est le même, mais Yangshuo aborde souvent des spécificités bien, d'événements vraiment très, très hongrois. Le contraire, tu sais, Bellator, on... C'est souvent des allégories sur le communisme, mais qui... disons, qui sont de son propre cru. C'est des situations, mettons, la visite d'un cirque qui amène une baleine, puis un... puis le prince qui joue dans les harmonies de Werkmeister. C'est une espèce de révolutionnaire, d'attiseur de foule qui s'appelle le prince, puis une baleine. Ben bon, ça c'est des choses complètement sorties de l'imagination de Bellator, où tout le monde part sur un pied d'égalité pour comprendre ce symbole-là. Chez Yangshuo, disons, c'est ça. Des fois, il y a des petites introductions au début de ses films. Il faut suivre, honnêtement. C'est comme un peu... lorsqu'on avait parlé de United Red Army sur les manifestations en 1968 au Japon. Mais là encore, dans ce film-là, il y avait la partie documentaire, puis après ça, le film avait quand même une structure conventionnelle. Mais chez Young Show, il faut imaginer un événement qui n'est pas connu, puis des fois qui. [01:12:10] Speaker B: Remonte souvent encore plus loin, qui peut remonter jusqu'au Hagsbourg, ce n'est pas des farces. Pis on jumelle ça avec son style qui est très très symbolique pis qui en somme souvent juste une chorégraphie politique. Pis c'est des films qui sont difficiles d'accepter. Pis c'est pour ça que j'avais hésité pendant quelques mois d'en parler. [01:12:33] Speaker C: Aussi. Oui, puis celui-là reprend quand même certaines conventions quand on pense aux tragédies grecques. Agamemnon, c'est un nom qu'on reconnaît. Iphigénie, qui n'est pas présente là parce que le film se passe quelques années après qu'Agamemnon l'ait fait tuer. Justement, parle-nous un peu de cette famille d'Agamemnon, Electre et tout. Sur quoi portent les films, finalement? Bon c'est ça. On va faire un espèce de crash course sur la mythologie grecque. Le personnage principal c'est Electre qui est la fille d'Agamemnon. C'est le roi de Mycène. Agamemnon c'est une sorte de personnage qu'on voit aussi dans la guerre de Troil. Pendant son départ pour la guerre de Troie, les gens sont peut-être familiers avec cet épisode-là, avec cette perspective-là de l'histoire. Pendant son départ pour la guerre de Troie, un homme qui s'appelle Égiste va séduire la femme d'Agamemnon, Klimtemnestr, mais bon, on la voit pas autant dans le film, c'est pas tant important. Puis donc, ensemble, Égiste et Klimtemnestr, ben ils vont un peu, tu sais, fomenter un coup d'état contre Agamemnon. Quand Agamemnon va revenir, ils vont le tuer. Parce qu'Égiste veut prendre le pouvoir, parce que Klimtemnestr veut un peu venger sa fille qui était effigiénée, qui était tuée. par Agamemnon en sacrifice. Puis en retour, Electre et Orestes qui sont deux des enfants d'Agamemnon avec aussi Chrysotémis qui a un rôle moins important et aussi parce qu'il est plus docile dans le film, elle représente plus l'obéissance. Donc Electre et Orestes veulent venger leur père d'Égiste en tuant Égiste et leur mère. puis entre temps il est juste devenu un peu le tyran à la place du tyran, à la place d'Agamemnon. Donc c'est comme ça, c'est une histoire de vengeance. En tant que tel, ils vont attendre plus de 15 ans avant de se venger, qu'Orestes soit devenu un homme. Parce. [01:14:45] Speaker B: Qu'Orestes est le plus jeune, je sais plus quel âge il a exactement dans l'histoire, quand Agamemnon est tué. Mais... Voilà, donc ça c'est pour faire le tour de la mythologie grecque, c'est ça qu'il se passe. On est quinze ans après la mort d'Agamemnon, quand Aégiste et Tyran et Electre et Orestes veulent venger leur père. Puis c'est ça, après ça se met en branle cette espèce de... Au début, on ne comprend pas trop qu'est-ce qui se passe. Ça se passe dans les fameuses plaines justement hongroises. Il y a une ruine. [01:15:23] Speaker C: Qui est là, des espèces de processions ou de chorégraphies qui se passent autour, mais toujours en ayant ces deux figures-là d'Orestre puis d'Electre. Qu'est-ce que ce film-là... Avant de parler peut-être du... Je sais pas si tu veux parler tout de suite du sous-texte politique ou parler de ce qui se passe finalement dans le film. On pourrait dire aussi ce que je trouve intéressant, c'est que souvent... Bon, souvent, mettons, les films hollywoodiens, on le sait, vont adapter la mythologie grecque un peu de manière littérale. Ça, c'est comme... Il y a eu plusieurs... Mon ami qui est en histoire de l'art, il verra encore plus d'interprétations. Moi, j'en vois au moins deux qui sont... qui sont communes, disons. Bon, il y a l'interprétation littérale, comme on a vu dans le film qui est réalisé déjà, le film 3 avec Brad Pitt. Ou mettons, le film de Nolan qui va sensiblement, j'imagine, être ça. Puis, il y a aussi... l'interprétation qu'aimerait mon professeur de mythologie. D'ailleurs, il n'écoutera jamais. [01:16:33] Speaker B: Ça, mais je. [01:16:33] Speaker C: Le salue parce que j'avais recommandé qu'on visionne ce film-là pour le cours de mythologie, puis j'avais jamais eu de ces nouvelles. Mais bon, c'est ça. Il avait quand même l'air intéressé, il avait quand même l'air réceptif, mais je pense qu'il avait compris que les gens de la classe n'auraient pas été réceptifs. Oui, c'est ça. Mais lui, il nous aurait parlé de Carl Jung, qui est le psychanalyste, parce que justement... Parce qu'Electre, c'est aussi le complexe d'Electre. C'est donc l'inverse du complexe d'Oedipe. Pour faire simple, c'est juste genre... Donc, l'amour d'une fille pour son père, puis la rivalité contre sa mère. Fait qu'elle veut comme... Dans Electre, c'est comme venger son père en tuant sa mère. C'est ça. Carl Jung aurait dit que ça révèle... Je sais pas ce que ça révèle sur nous, mais en tout cas... Il aurait dû que ça révèle notre inconscient, honnêtement. C'est plus ou moins convaincant, mais ça a donné des bons films par l'interprétation junguienne ou freudienne, psychanalytique, qui est assez fréquente, disons, dans le cinéma, psychologique, psychanalytique. Pour retourner à Yangshuo, peut-être, Yangshuo, lui, ce qu'il voit dans... En fait, je ne sais pas s'il le voit ou. [01:18:07] Speaker B: Plutôt s'il le réinterprète pour le voir comme ça, mais c'est la dimension politique. L'histoire de vengeance ou les émotions de l'être ne sont pas si importantes que ça. Lui, il veut voir comment les tyrans fonctionnent, comment les. [01:18:27] Speaker C: Tyrans manipulent les foules, puis comment après ça, on est capable de les renverser en utilisant des révolutions. Il a souvent fait de l'apologie, je pense, dans sa carrière, de la révolution, même armée là aussi. Il s'en est jamais vraiment caché. de l'importance peut-être pour les nations de se révolter une fois de temps en temps. Oui, mais tout c'est... pas juste une fois de temps en temps. À la fin du film, peut-être qu'on en reparlera, mais il dit grosso modo, il faut faire la révolution. Pour lui, c'est ça. Il faut faire la révolution constamment. Une fois que la révolution atteint son but, elle meurt un peu, puis après ça, ça se tagne. C'est un peu perturbant. un perpétuel révolutionnaire. Quelqu'un qui veut constamment, genre... La perfection n'est pas humaine. Mais en faisant des révolutions, on s'approche tout le temps un peu de la limite mathématique. de la perfection, si on veut. Je pense que c'est un peu ça que le film aborde à la fin, peut-être qu'on en reparlera. À la place, pour parler du style de demi-cloche Yangshuo, qui est marquant, parce que... Bon là, ça se passe dans une plaine, les grandes plaines d'Hongrie, la Poutita, tous ces films... Bien, pas tous ces films, mais... Une bonne partie de ses films, surtout dans les années 60-70, se passent à cet endroit-là, parce que ça lui permet de diriger les chevaux, la chorégraphie, d'avoir un aspect un peu universel. Mais aussi chez lui, la symbolique, c'est très, très important. Puis ça, c'est quelque chose qui même... qui dépasse un peu mes compétences là-même d'interpréter tout ça, mais je crois que ce que je trouve assez unique, je connais pas beaucoup de réalisateurs qui font ça, mais Miklós Jančo, il y a beaucoup de nudité dans ses films, je sais pas, il faut peut-être prévenir les gens de ça, mais en même temps, c'est la nudité qui est jamais sexuelle. C'est ça que je dis, je connais pas beaucoup de réalisateurs qui font ça, pour lui, la nudité, ça va souvent de pair avec la vulnérabilité de la population. C'est montrer qu'on est des armées impuissantes. c'est en lien avec l'humiliation en tant que telle. Je pense qu'il y a aussi un des méchants, entre guillemets, du film, qui se fait déshabiller vers la fin. C'est comme... Chez Miklós Janko, il y a rien, même dans la nudité, qu'on peut interpréter de manière littérale. Il faut regarder... Il faut regarder de quelle couleur, mettons, le ruban sur le sabre d'un... de n'importe qui, d'un cavalier. Il faut regarder aussi dans quel sens partent les cavaliers qui sont à cheval. Il faut regarder qui est à cheval déjà. C'est aussi important. Pour lui aussi, j'avais jamais lu quelque part. qu'il y a quelque chose qui est, bon, c'est pas tout à fait vrai, là, j'imagine, parce que dans ses films, mais ça représente bien l'idée. Quelqu'un avait dit, chez Miklós Janczo, la révolution a deux sens. La révolution, c'est à son sens politique qu'on lui connaît, mais c'est aussi... Mais lui, il essaie de trouver le parallèle entre la révolution au sens politique et la révolution au sens, bien, tournons en rond, Souvent, pour lui, c'est les figurants qui vont tourner en rond. Quand je dis que c'est plus ou moins vrai, c'est souvent que les personnages qui tournent en rond dans ces films ne sont pas en train de faire une révolution. Ils sont en train de se conformer à ce que l'autorité leur impose. C'est comme sur le film The Roundup, qu'il y a justement le titre « Mettons les gens en rond ». C'est ça, c'est l'oppression. Souvent, la composition chez Miklós Janczo est plus désordonnée quand les gens, quand la population, donc les figurants, sont en train de se révolter, puis ils sont plus ordonnés quand ils se font opprimer. Puis ça, on ne l'a pas dit, mais ce que je trouve bien, c'est Miklós Jankča aussi. C'est un des cinéastes où je dirais peut-être que ce serait plus facile de supprimer les acteurs principaux que de supprimer les figurants. Parce que quand on parle de politique... Surtout pour Miklos Siankso, c'est pas de la politique qui se fait en décrivant les actions des grands hommes. C'est de la politique qui se fait en décrivant les actions et les mouvements de la population. La population dans les films de Miklos Siankso est souvent représentée par les figurants. Donc d'une certaine manière, c'est ça, les figures d'autorité comme Electre, ou Agamemnon, pourraient être remplacés, pourraient être supprimés. Peut-être qu'on perdrait un peu de la... En tout cas, les films sont encore moins accessibles, ce serait peut-être plus difficile à comprendre, mais c'est pas quelque chose... Je pense que dans la philosophie de Miklós Janków, c'est pas quelque chose qui est complètement infaisable. Un film comme... J'ai oublié de dire... Red... Pissomme rouge. Pissomme rouge. Red Pissomme. En fait, je joue plus de ce côté-là encore qu'Electra, mon amour, la Electra, my love, donc c'est quelque chose qui est faisable, qui reste un peu ironique parce que c'est pas très connu du. [01:24:36] Speaker B: Monde, mais l'actrice, j'ai oublié son nom, qui joue Electra, on va regarder ça, c'est Marie Torosic, c'était la plus C'était la plus grande actrice pas mal en Hongrie à cette époque-là. Donc c'est drôle de se dire, on fait un film avec Marie-Thoracic, puis en fait, la vraie star du film, ça reste les figurants ou la population. Oui, c'est ça, je suggère presque quasiment à nos auditeurs de regarder le film deux fois. Il n'est pas très très long, 70 minutes à peu près. Une fois peut-être pour comprendre le texte. l'histoire, entre guillemets, puis quasiment une autre fois pour juste observer les chorégraphies ou ce qui se passe en arrière-plan, parce que ça en passe, ça m'a surpris, en même temps je sais pas pourquoi ça me surprend, parce qu'aujourd'hui ça coûterait cher à voir 500, 1000 figurants et comme ça, à l'époque ça coûtait moins cher peut-être, mais c'est ça, il y a vraiment toujours quelque chose qui se passe dans le cadre, tu sais, à l'écran, puis souvent ça se passe à l'arrière pendant que C'est ça, il y a une phrase où quelqu'un qui chante, on va dire à l'avant. Il y a vraiment quelque chose à observer dans ces mouvements-là. C'est un film qui favorise la réécoute quasiment de manière différente qu'un film de Christopher Nolan, par exemple. Justement, même si on sait qu'on réussira peut-être pas à dégager tout le symbolisme derrière, Je pense que d'essayer, de se prêter au jeu, ça fait partie de l'expérience aussi, mais qui est peut-être. [01:26:17] Speaker C: Dur à faire au premier visionnement où là, on est un peu à essayer de déchiffrer un peu, bon, ok, pourquoi là, on est en Grèce antique, puis surtout avec cette finale-là qui brise un peu, là, si on veut, le quatrième mur, ou en tout cas, tu sais, tu viens jeter un peu le contemporain dans le passé. C'est sûr que c'est très re-regardable, parce que c'est pas un film qui... C'est comme un peu quand on va au ballet, j'étais allé au ballet une fois, je suis pas un expert du ballet, mais assume un peu qu'on connaît l'histoire avant... avant de regarder le film. Disons, quand on va au ballet, on regarde les mouvements des personnages, on comprend les relations qui les unissent, mais pas forcément toute l'histoire si on n'a pas lu le pamphlet à la base. Donc là, Chiang Cho, il fonctionne de même. Les différents aspects de l'histoire de l'acte, notamment la vengeance, il ne va pas en faire un mélodrame et créer du suspense avec. Il veut qu'on porte attention à la danse qui se déroule devant nous. Puis ça, je pense qu'au final, c'est quelque chose qui... Dans le fond, vu que ça se regarde même... quand on connaît l'histoire, de le regarder plusieurs fois, qu'est-ce qu'on perd dans ça? [01:27:45] Speaker B: Qu'est-ce. [01:27:46] Speaker C: Qu'On perd? Même si on comprend pas tout la symbolique, ça reste un film qui, je sais pas, qui... Moi, je trouve, surtout vers la fin, peut-être on peut y venir, mais qui va chercher des émotions difficiles à... décrit peut-être... pas des... pas des... pas... pas... qui va pas chercher les émotions de la manière aussi conventionnelle. Non. Mais... t'sais, en tout cas, qui... qui va... qui va au moins interroger le... le... le... le... le... les spectateurs sur la signification des révolutions. Donc, ça va chercher l'émotion... t'sais, un peu contestataire, là. Je sais pas comment le dire. Ouais... Pis, bon, il y a cette... Cette fin là, tu dis qu'elle brise le quatrième mur, je trouve que c'est justement une des... C'est peut-être la plus belle scène dans le cinéma de Michel-Achiang Cho. Peut-être aussi une des plus belles scènes au cinéma, Parce que c'est ni dans la pièce, on ne l'a pas dit, mais ça adapte une pièce de théâtre hongroise. mais... Donc, c'est pas dans cette pièce de théâtre-là. C'est pas non plus dans le mythe d'origine. Je sais pas si les mythes, c'est un peu compliqué de savoir ce qui est d'origine ou pas. C'est adapté tellement de fois. Mais bon, ça vient dans aucune adaptation que je connaisse. C'est cette scène, après avoir renversé Agamemnon, donc quand le personnage nous dit notre histoire est terminée, Orestes, je pense, nous dit l'histoire est terminée. Après ça, Electre et Orestes prennent deux revolvers. On s'entend qu'on est dans la Grèce antique et il n'est pas supposé avoir de revolver. Puis... il se tue mutuellement. Puis là, on entend... Miklós Siankso, pour lui, c'est pas non plus... Faut pas le voir au sens littéral où c'est un suicide. Après ça, il résurrecte un peu pour dire, bon, t'sais, pour la révolution, il faut prendre les armes, être prêt à te sacrifier, mais ça va recommencer sans arrêt. D'où, t'sais, la résurrection, puis après ça, ils font des parallèles entre autres. la... Comme un peu dans «Pot d'âne», je sais pas si les gens qui ont vu le film de Jacques Demy, un hélicoptère rouge apparaît, puis c'est vraiment... qui a un symbole dans le film. du phénix, qui est comme... de la résurrection, de renaître de ses cendres, dans le fond. Puis pour Miklos Ciancio, ce qu'on a dit il y a quelques minutes déjà, c'est ça, c'est que finalement, On ne fait pas une révolution une fois pour renverser un régime, on la fait continuellement pour empêcher que la société s'atrophie, puis si on arrête de faire des révolutions, c'est sûr qu'au final les tyrans reprennent le pouvoir en quelque sorte. Dans ce cadre-là, Elect et Orest quittent un peu leur rôle de personnages mythologiques, et deviennent eux-mêmes des symboles de... de la révolution en tant que telle. Je pense que c'est comme ça que le film le finit. Je sais plus c'est quoi la phrase exactement, mais ils disent quelque chose comme genre nous sommes la révolution. La dernière phrase est quelque chose comme ça. Ce ne sont plus des personnages, mais c'est l'esprit de leur révolte contre Agamemnon devient simplement le symbole de l'esprit de révolution contre les tyrans. Donc ça, je trouve ça très fort de réussir à apporter Mikloš Jančov prend un mythe dont on a parlé pendant des millénaires, puis c'est même pas une hyperbole, puis de réussir à apporter encore quelque chose de son propre cru, d'une interprétation qui est complètement nouvelle, puis qui... qui est une réflexion un peu universelle sur... Sur comment on fait les révolutions, comment on fait les révolutions, pourquoi, puis ce message-là qui est quand même neuf, je me répète un peu, mais de dire les révolutions, les révolutions. [01:32:47] Speaker B: Ce n'est pas une chose qu'on fait une fois, c'est quelque chose de continuellement à recommencer. C'est un message dont, entre autres, je pense que qu'on avait vu un peu cette année dans le film de Paul Thomas Anderson, One Battle After Another, qui est comme un peu une bataille après l'autre. Dans le titre, c'est un peu ça, c'est comme... Vous l'aurez compris, je crois, vraiment un film très atypique, mais qui est une excellente interprétation d'un texte classique, mais adapté au contexte contemporain de l'époque. On ne. [01:33:28] Speaker C: L'A pas mentionné. [01:33:28] Speaker A: Récemment, mais c'est un film de 1974. Donc Miklos Yangso, de qui on a. [01:33:34] Speaker B: Parlé un peu par la bande à cause du décès de Bill Attar. Il est disponible le film Elektra, my love sur la plateforme Canopy et probablement ailleurs aussi. Maxence, merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous présenter ce film-là aujourd'hui. Merci à toi. Un. [01:33:52] Speaker A: Jour je vais faire un film Je. [01:33:55] Speaker B: Ferai la prise de son La réalisation Donc, c'est presque la fin de cette émission, mais avant qu'on se laisse, je veux vous glisser un mot. [01:34:12] Speaker A: Un peu sur la grosse nouveauté du week-end, 28 years later. [01:34:16] Speaker B: « The Bone Temple », qui fait suite à « 28 Years Later », qui est sorti l'an dernier. Oui, c'est ça, ça fait pas longtemps. Non, c'était en janvier 2025, et qui fait suite aussi à « 28 Days » et « 28 Weeks Later ». Mais là, on est repartis dans une autre trilogie. Non, ils ont passé un mois. Ça leur a pas tenté. Ils voulaient faire le mois, mais c'était rendu comme trop loin dans le temps. Puis, je sais pas ce qu'ils voulaient faire, parce que le premier sorti en 2002, je pense. Le deuxième est sorti en 2007. Puis là, je pense, en 2015, ils voulaient le faire, puis ça n'a pas donné. Puis là, finalement, il est arrivé en 2025. Ça fait quasiment 20 ans après le premier. Ça fait que ça, on fait de notre affaire. On l'appelle-tu 28 Years. Ils vont faire un prequel à un moment donné. Puis là, on est repartis dans une nouvelle trilogie. Danny Boyle revenait pour le troisième opus, donc 28 Years Later. Mais ce n'est pas lui qui fait Bone Temple, qui est la suite directe du premier... En tout cas, c'est compliqué un peu. Bref, c'est ça, de cette nouvelle trilogie. On va parler de la nouvelle trilogie parce que chaque film d'avant, le 28 Days puis le 28 Weeks, avait un casque différent, avait une histoire, pas nécessairement une histoire différente. Ça reste qu'il y a un outbreak à Londres, mais au Royaume-Uni. mais il y a un casque différent, c'était des réalisateurs différents. Mais là, Danny Boyle revient pour le premier et le troisième volet de cet opus-là. Et puis le deuxième est assuré par Nia DaCosta, qui a fait notamment Candyman il y a quelques années. Elle avait un film en nomination au Golden Globes aussi cette année qui était Edda, avec Tessa Thompson. Elle avait fait aussi The Marvels, un des plus récents films. Je pense. [01:35:52] Speaker A: Que c'était comme Captain Marvel 2 essentiellement. [01:35:55] Speaker B: Donc c'est ça. Puis elle revient ici avec un film d'horreur. J'avais quand même hâte. J'avoue que c'est une franchise que j'aime, mais sans plus. Puis le 28 Years Later m'avait laissé un petit peu sur ma faim. Parce qu'il y a des choix artistiques très assumés et très bizarres, notamment l'espèce de bullet view quand tu tires du gun. Ils ont fait un point of view. C'est ça. Pas un point of view, mais c'est comme ça tire, puis la caméra tourne à 180 degrés, puis tu vois au ralenti rentrer. C'est ça, c'était un peu bizarre. Des choix artistiques... qui ne me plaît pas beaucoup. Mais vers la fin, ça devenait vraiment bien. On explorait, on étendait un peu cet univers-là qui a toujours été quand même assez crampé à Londres par le passé. Et puis, on culminait dans le personnage d'un docteur qui était joué par Ralph Fiennes. qui essaie de trouver un remède. Il est déclaré un peu fou par tous les humains qui restent pas trop loin, parce qu'il a fait un temple en os de gens ou de zombies qu'il a tués. Puis c'est plus un ossuaire, c'est ça. C'est comme une espèce de cimetière, mais avec des os qui sortent du ciel. Bref, il a fait ça. Puis là, le deuxième film se concentre un peu sur... quand même pas mal, sur ce personnage-là. Et sur le personnage du jeune aussi dans 28 Years Later qui, vers la fin du film, se ramassait avec une gang d'espèces de punks. [01:37:29] Speaker A: Rebelles, méchants, sadiques. Fait qu'on suit un peu ces deux gangs-là dans ce nouvel opus que j'ai trouvé... meilleur que l'autre, mais je sais pas si j'y. [01:37:38] Speaker B: Donnerais une meilleure note. Il est meilleur pour différentes raisons, mais ultimement, sa plus grosse lacune, c'est. [01:37:42] Speaker A: Peut-Être qu'il y a pas tant de zombies dedans. [01:37:45] Speaker B: Puis que c'est un message, encore une fois, c'est les humains qui sont encore plus... Parce que c'est ça, l'affaire. Walking Dead a quand même été un pionnier dans ce genre-là, mais j'ai l'impression qu'il y en a eu tellement après... Parce que c'était ça aussi, Night of the Living Dead, dans les années 60. C'est plus ça. Mais c'est parce qu'on le sait. Faites autre chose. Mais ce que j'ai aimé, peut-être, c'est... T'sais, faut le voir un peu, t'sais, comme Primates la semaine dernière, t'sais, c'est comme... faut le voir un. [01:38:17] Speaker A: Peu pour le divertissement. [01:38:18] Speaker B: Puis voir à quel point est-ce qu'ils peuvent aller loin dans leur folie. C'est plus ça qui est intéressant que d'analyser pourquoi ils sont devenus comme ça. C'est comme... ils veulent créer des scènes marquantes de folie, essentiellement, dans ce deuxième opus-là, puis j'ai bien aimé. Honnêtement, il y a une scène... il y a un numéro musical dans le milieu du film. T'as aimé ça, toi? Ben oui, parce que c'est pas le genre d'affaire que tu t'attends à voir dans un film de zombies. Puis moi je trouvais que c'est ça le meilleur élément du 28 Years Later, c'était l'arrivée de Ralph Fiennes, puis ce personnage-là qui était tellement... Tout le monde dit que c'est un fou, puis finalement c'est celui qui est le plus terre à terre. Il est tout rouge, il n'a pas de cheveux, il est rouge parce qu'il se met du sang de zombie dessus pour pas assez inaperçu. Il essaie de trouver un remède ou en tout cas il essaie de soigner des gens. Son histoire, j'avais le goût qu'on me raconte son histoire, puis on me la racontait pas vraiment dans le premier film, puis là on me la raconte enfin. Puis, j'ai bien aimé ça. Après ça, bon, toute l'histoire avec la gang de jeunes fous blonds, c'est intéressant. Est-ce que ça va au-delà de ce qu'on a déjà vu ailleurs dans d'autres films ou dans d'autres séries qui montrent une gang de jeunes qui font de la violence? Ça fait très Clockwork Orange, là, donc est-ce que ça va aussi loin que ça? Non, là, tu sais, je pense pas, mais ça reste très intéressant quand même, comme deuxième volet. Je l'ai plus aimé, mais pour différentes raisons. J'ai hâte de voir le troisième volet qui, pour l'instant, est prévu vers la fin de l'année. Est-ce que ce sera au début de la prochaine? Je sais pas trop. C'est Danny Boyle qui est supposé revenir, mais allez le voir pour vrai. Moi, ça a été une belle surprise. Allez pas là en vous attendant à voir un gros film de zombies, parce que c'est pas exactement ce que c'est, mais c'est un film que je trouve spectaculaire. Le temple est vrai. Il y a de quoi dans la signature visuelle qui est vraiment bizarre, puis qui est vraiment marquante, je trouve. Puis c'est ça, Ray Fiennes, très très bon, pour vrai. Il y a juste le bon niveau de folie et le bon niveau de down to earth pour en faire un personnage intéressant puis nuancé à travers tous les autres qui sont assez unidimensionnels, mettons. Il y a encore le personnage du jeune qui a joint ce groupe-là un peu par défaut, puis qui essaye de blend in, mais sans commettre les atrocités des autres. C'est ça aussi, on verra où ça va le mener dans le troisième acte. Mais bien aimé. Honnêtement, si vous avez aimé les précédents volets de la franchise, vous allez aimer celui-là. Allez voir ça, 28 Years Later, The Bone Temple, de Mia DaCosta. Nina, Nia, pardon, DaCosta. Ça prend la fiche aujourd'hui. En fait, je pense que ça prenait la fiche hier, mais bon, c'est ça. Allez le voir hier. Faites ça, là. Merci beaucoup à toi, Jade, d'avoir été des nôtres aujourd'hui. Merci beaucoup à Maxence Gagné également de nous avoir présenté Elektra, My Love. Allez voir toutes les nouveautés qui prennent l'affiche, que ce soit Les Enfants du Bon Bien, Nino, L'Étranger ou Capitaine. Sinon, la semaine prochaine, on va pouvoir parler des Oscars. 23 au moins, c'est ça. On va pouvoir parler des. [01:41:20] Speaker A: Oscars, des nominations aux Oscars qui vont être. [01:41:22] Speaker B: Annoncées le jeudi prochain. Donc voilà, merci beaucoup. Bon cinéma. Il annonce un petit peu de neige, ça. [01:41:27] Speaker A: Fait que c'est. [01:41:28] Speaker B: Le bon moment d'aller au cinéma. Puis il y a.

Other Episodes

Episode

October 04, 2024 00:48:30
Episode Cover

Ciné-histoire - 27 septembre 2024

Un épisode un peu plus mollo aujourd'hui, on en profite pour faire du rattrapage de films de 2024 sortis sur les plateformes! Au programme...

Listen

Episode

October 28, 2022 01:34:55
Episode Cover

Ciné-histoire - 28 octobre 2022

Cette semaine, on vous présente les films Triangle of Sadness, Aftersun, Call Jane et Les 12 travaux d'Imelda! En prime, on s'entretient avec Martin...

Listen

Episode

October 17, 2022 00:12:29
Episode Cover

Ciné-histoire - Entrevue avec Marc Joly-Corcoran - 14 octobre 2022

Réalisateur du documentaire Que le fan soit avec toi.

Listen