Episode Transcript
[00:00:17] Speaker A: ♪ Il sera très très bon ♪ ♪ Il y aura quelques scènes ♪ ♪ Tournées dans mon salon sans prétention.
[00:00:27] Speaker B: ♪ Salut tout le monde, bienvenue dans un nouvel épisode de Dessiner Histoire.
Ce vendredi, mon dieu, 23 janvier, l'année passe tellement vite, je m'en rends même pas compte.
[00:00:38] Speaker A: Ça fait trois semaines!
[00:00:39] Speaker B: Ouais, on dirait que ça fait six mois, mais... comme même ça marche. Mais oui, comment ça va, Jeanne?
[00:00:45] Speaker A: Ça va, ça va, il fait fou. On rentre dans un vortex polaire en fin de semaine. Puis il fait froid, pour vrai.
C'est ça, j'ai juste envie d'être... Je le sais, je voulais te le demander en plus ce matin, j'avais oublié. Mais j'ai froid, j'ai envie d'être emmétouflée dans mes couvertes. Puis on a regardé énormément de films cette semaine.
[00:01:04] Speaker B: Pas tant que ça, plus la semaine passée. Cette semaine, on en a regardé quand même.
[00:01:08] Speaker A: Pour le show, quand même.
[00:01:09] Speaker B: Pas tant que ça.
Moins que la semaine passée, mais je comprends ton point. C'est ça, les sorties s'accumulent vraiment. Aujourd'hui, on va avoir un très, très gros programme.
On va vous parler des nouveautés. On verra ce qu'on a le temps d'aborder, mais on va vous parler des nouveautés, notamment « Gagne ton ciel », nouveau long métrage de Mathieu Denis. On va recevoir également Samir Ghesmi, qui est le rôle, ben pas le porte-parole, le premier rôle de ce film-là. qui était de passage à Montréal pour une tournée promo, donc on va entendre ça un peu plus tard. On va vous parler du film Regarde, donc film français qui...
qui est étonnamment pas tant des bonnes critiques, mais on l'a apprécié quand même, nous deux, là. Fait qu'en tout cas, on va.
[00:01:51] Speaker A: En parler. Oui, ben c'est ça. Je veux pas rentrer dedans.
[00:01:54] Speaker B: De ça. Non, non, non, c'est ça. Sinon, ben, je vais... On va également parler... Ben, on en parlera probablement pas. Si on a le temps, on va en parler. On verra The Voice of Hind Rajab, qui prend pas l'affiche, finalement, ce week-end. Va peut-être le prendre la semaine prochaine, je sais pas trop. Très, très bon film. Bref, on verra. Sinon, il y a, quand je parlais de rattrapage, il y a Amnette et No Other Choice qui prennent l'affiche, qui sont déjà sortis à Montréal vers la fin de l'année dernière. Je les ai vus, donc je vous en parlerai. T'es allée voir.
[00:02:25] Speaker A: Mercy également.
J'étais allée voir Mercy hier, qui n'a pas eu de nomination aux.
[00:02:29] Speaker B: Oscars. Tabarouette. Ben, c'était un film de 2026. L'année prochaine, peut-être, ce sera.
[00:02:33] Speaker A: Sa chance.
[00:02:34] Speaker B: À voir. C'est ça, donc tu vas nous en parler. Et puis on va recevoir la directrice générale et artistique du festival plein écran, Ariane Roy Poirier, pour parler justement de cette dixième édition de ce festival de courts métrages qui est disponible, ben je m'en ai dit exclusivement en ligne, c'est pas le cas, il y a des événements en présentiel, mais qui est disponible gratuitement à tout le monde en ligne, donc on va lui parler vers midi 15. J'ai déjà regardé, le festival s'est amorcé il y a deux jours, j'ai déjà regardé les huit courts-métrages. Dans le fond, c'est quatre courts-métrages qui sortent par jour et qui sont disponibles 24 heures. Donc, c'est ça, je les ai regardés. Il y avait notamment, ça me fera un pont avec la première chronique, en fait, hier, il y avait... Un des films qui étaient disponibles, c'était Perfectly a Strangeness, qui a été en nomination aux Oscars. Les nominations qui ont été annoncées ce jeudi. Donc, on va dédier le premier bloc peut-être à regarder un peu tout ça.
C'est une nomination pour cette 98e cérémonie des Oscars. On approche du 100e. Donc deux films québécois, ben deux québécois ont été sélectionnés, donc « Perfectly a Strangeness » d'Alison McAlpine et « La fille qui pleurait des perles », là j'ai pas le nom des cinéastes, je vais regarder tantôt, mais bref, c'est ça qui est disponible aussi gratuitement sur l'ONF, je l'ai regardé hier, c'est très bien. Donc voilà, mais donc ces Oscars, ben, Sinners domine le nombre de nominations, en partie aussi avec l'ajout de cette nouvelle catégorie qui est le meilleur casting.
C'est pas casting, c'est meilleur travail d'un casteur, je sais pas comment dire, de quelqu'un qui fait du casting. C'est pas juste comme la meilleure distribution dans son ensemble. Bref, c'est ça. Sinners, 16 nominations qui battent le record de 15. Je ne sais plus exactement c'était lequel. Ça devait être Titanic ou.
[00:04:23] Speaker A: Le Seigneur des Anneaux ou Ben-Hur. Non, c'est La La Land.
[00:04:27] Speaker B: All About Eve puis Titanic, justement. J'en ai eu un au moins. Je ne vais pas passer de toutes les catégories, juste peut-être quelques faits saillants. Dans la catégorie Meilleur film, ce qui est pas mal parce que les gens regardent, veulent savoir. 10 films en nomination. F1, Frankenstein, Amnette, Marty Supreme, One Battle After Another, Sentimental Value, Sinners, Train Dreams, The Secret Agent et Bugonia. Donc, pas vraiment de surprise à ce niveau-là. Peut-être la surprise, c'est de ne pas voir le film de Jaffar Panahi. Un simple accident qui...
aurait pu selon moi ce faux filet là je pense qu'on lui a préféré The Secret Agent ou même Bugonia là tu sais je sais pas trop si le buzz était ben le buzz était là mais je sais pas si la qualité du film suffisait pour une catégorie meilleure film donc apparemment oui il y a peut-être F1 aussi certaines personnes pourraient être déçues je sais pas trop mais un film très technique.
[00:05:21] Speaker A: Très Ça fait deux fois, deux articles différents dans lesquels je lis. Ah, puis on l'a mis pour faire plaisir au grand public. Je pense que les gens du milieu sont peut-être.
[00:05:32] Speaker B: Moins en accord avec cette décision-là.
[00:05:34] Speaker A: Pour moi, c'est un bon film. Oui, mais beaucoup plus, justement, tape à l'œil, puis grand public.
[00:05:39] Speaker B: Puis traditionnel, mettons, dans son approche. Ça aurait été le spot de.
[00:05:42] Speaker A: Wicked qui n'a eu aucune.
[00:05:43] Speaker B: Nomination.
Oui, aucune, mais.
[00:05:45] Speaker A: Tant mieux. Oui, bien c'est ça.
Puis en plus, parce que c'est une suite. Le premier, il.
[00:05:49] Speaker B: En avait eu quand même plusieurs.
Oui.
[00:05:51] Speaker A: Un ou deux Oscars.
[00:05:52] Speaker B: Je pense.
Non, mais nomination aussi. Oui, mais il y en avait toutes. Je pense qu'il.
[00:05:56] Speaker A: Y en avait au.
[00:05:56] Speaker B: Moins huit. Ça se peut, oui. Il en avait gagné un ou deux, mais bon. Dans les catégories Meilleur acteur, pas vraiment de surprise, sauf peut-être Eaton Hawke pour Blue Moon, le deuxième film de Richard Linklater cette année. Sinon, les mêmes qu'on connaît là, Chalamet, DiCaprio, Michael B. Jordan et Wagner Moura. Même chose du côté des meilleures actrices, Jessie Buckley, Rose Byrne, Renate Renzvé, Emma Stone et Kate Hudson. Peut-être que la surprise, c'est Kate Hudson.
Peut-être que certains auraient aimé voir Jennifer Lawrence, mais il ne semblait pas avoir beaucoup de buzz envers son film, malheureusement.
Sinon, bien, c'est ça, Sinners est allé chercher quelques nominations, je dirais, surprenantes. Pas nécessairement surprenantes, mais Delroy Lindo et Wumni Mosaku dans les catégories.
[00:06:40] Speaker A: De soutien, hommes et femmes respectivement.
Qui joue, j'imagine, le cousin, puis la dame.
[00:06:47] Speaker B: Qui fait de la magie, probablement. Probablement, oui.
Ça fait longtemps qu'on n'a pas.
[00:06:51] Speaker A: Vu Sinners. Faudrait que je reconfile.
[00:06:54] Speaker B: Encore si près à ma mémoire. Mais bref, c'est ça. Sinners a vraiment rallié le public, les membres votants.
Meilleure réalisation, même chose. Louis Zhao, Paul Thomas Anderson, Rand Coogler, Joachim Trier pour Sentimental Value et Josh Safdie. Donc, voilà. Sinon, ben, les autres peut-être surprises. Il y a quelques films, là, qu'on voyait pas là, nécessairement, ou que même moi je connaissais pas vraiment.
Ben, il y en a un, là, surtout.
C'est... J'y arrive, là. Ah ben, je mentionne au passage, Cira, le film espagnol, est en catégorie... est en nomination pour meilleur son. Donc, c'est cool. C'est son autre nomination. C'est évidemment meilleur film international. C'est dans la catégorie meilleur maquillage et coiffure, le film Kokuho, que je ne connais pas, qui est 8 sur IMDb, qui dure 3 heures, puis que c'est dans le post-war Japan, donc c'est ça. Je sais pas s'il est disponible en quelque part, je sais pas si on peut le regarder, mais en tout cas, c'est intriguant, toujours quelques petites anomalies. Sinon, ben, j'arrive dans les catégories Meilleure chanson, on s'entend que ça va être K-pop qui va l'emporter, mais c'est là qu'il y a d'autres nominations comme le film Viva Verdi ou The Unwarranted Relentless.
Sinon, dans les catégories meilleures documentaires, il y a l'album A Solution qui est disponible sur Crave, c'est sur la peine capitale je crois. Comme See Me in the Good Light, Cutting Through Rocks, Mr. Nobody Against Putin et The Perfect Neighbor, ce dernier qui est le favori, je crois, dans la course et qui est disponible sur Netflix, alors allez le voir. Meilleur film d'animation, Arco, qui devrait prendre l'affiche la semaine prochaine à la Maison du cinéma. K-Pop Demon Hunter, Little Amélie or the Character of Rain, désolé, je l'ai mis en anglais, c'est un film français, mais en tout cas, je fais de la lecture automatique.
Zootopia 2 et Elio.
Et puis c'est ça, donc La Fille qui pleurait des perles, c'est un film québécois de Chris Lavis et Maciek Żerbowski, qui est en nomination. C'est la deuxième nomination pour ce duo d'animateurs montréalais.
Et sinon, on l'a mentionné, le film Perfectly Strangest de Alison McAlpine. Puis je terminerai avec meilleur film international, The Secret Agent, It Was Just an Accident, Sentimental Value, Syrah et The Voice of Indra Jabb. Donc peut-être qu'on parlera, on verra. Donc voilà, la cérémonie elle est prévue pour, j'ai même pas la date, je crois, 14-15, quelque chose comme ça, mars, donc... Annulée par Conan O'Brien. Eh oui, encore une fois, donc voilà, In Memoriam sera sûrement très très long. cette année, il semble que tout le monde est mort.
[00:09:42] Speaker A: Ça promet d'être une belle cérémonie. J'aimerais tellement que Sinners en gagne des majeurs, parce que je sais que tout le.
[00:09:50] Speaker B: Monde a tripé sur.
[00:09:50] Speaker A: One Battle.
Il va en gagner. Il va gagner des affaires.
[00:09:54] Speaker B: Comme de montage.
[00:09:55] Speaker A: Et de musique.
pas si mal. Oui je sais, mais je.
[00:09:59] Speaker B: Veux une réalisation acteur ou film. Mais je pense qu'il va gagner le scénario.
[00:10:03] Speaker A: Fait que c'est quand même correct. Ben.
[00:10:05] Speaker B: Ça serait déjà ça, ben oui. Fait que voilà. On s'en va pour ce publicitaire. Au retour, on s'entretient avec Ariane Roy Poirier du festival Plein Écran. Restez des nôtres.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire. Ce n'est pas la première fois qu'on en parle de ce festival plein écran qui, cette année, bat son plein entre le 21 et le 31 janvier. C'est la dixième édition de ce festival. Pour en parler, on reçoit la directrice générale et artistique du festival, Ariane.
[00:10:47] Speaker C: Roy-Poirier. Bonjour Ariane, vous allez bien?
[00:10:50] Speaker B: Oui, bonjour, ça va très bien. Donc, dixième édition, d'abord félicitations. Et puis, qu'est-ce que vous avez essayé de faire pour cette dixième édition? Est-ce que vous avez essayé de... C'est ça, souvent les anniversaires, c'est ça, c'est propice à des changements, des nouvelles formules, des trucs comme ça. Qu'est-ce que vous avez.
[00:11:11] Speaker C: Voulu faire pour cette dixième édition?
Oui, en fait, la façon dont on réfléchit, c'est qu'on avait envie que la 10e édition ressemble à ce qu'on a envie que ce soit plein écran dans les 10 prochaines années, mettons. On se projette.
« Plein écran », c'était très, très novateur. Ça a été fondé en 2016. L'idée, c'était de mettre les films sur Facebook. Puis en 10 ans, ça a été très payant. On a cherché 13,5 millions de vues pour le court-métrage, surtout québécois, en ligne. C'est super, on est très contents de cet exploit-là. Mais il faut quand même dire que dans les dernières années, on avait un malaise grandissant à inviter les gens à aller sur Meta et à mettre le contenu sur les plateformes. de méta parce que ça nous demandait d'investir de l'argent dans ces plateformes-là et parce que nos valeurs ne sont plus tout à fait compatibles avec les dirigeants des plateformes. Notre grosse décision pour la 10e, même si on a fait que ce soit festif et plein d'autres choses, c'est de cesser toute discussion sur les plateformes de méta.
Tout se trouve sur notre site web maintenant, c'est vraiment en exclusivité sur lepleinecran.com, et c'est là que tous les films se trouvent, c'est là qu'on peut échanger, discuter, on a fait une petite mise à jour sur notre site web pour que ça puisse accueillir tout ce qui est interactif, donc commenter, partager le film, parce que c'est super important pour nous aussi que ça reste une expérience collective, puis un rendez-vous. Pour nous.
[00:12:29] Speaker B: C'Est le gros « move » de notre 10e édition. C'est quand même considérable parce que c'était un peu la base, l'essence même du festival. Puis là, on change un peu, la mission reste la même. Pour avoir testé la formule, j'ai regardé les huit court-métrages qui ont été diffusés hier et aujourd'hui. On rappelle, nos auditeurs et auditrices, c'est quatre court-métrages gratuits qui sont disponibles pendant 24 heures. C'est très intuitif. On les trouve facilement sur le site, page d'accueil et tout ça.
et réactive. Bref, c'est ça, j'étais pas nécessairement agréablement surpris, mais ça fonctionne très, très bien. Donc, félicitations.
Pour cette 10e édition aussi, vous participez évidemment à la programmation de ce festival-là. Qu'est-ce qui a peut-être attiré votre oeil ou qu'est-ce que vous avez constaté qui a émergé en termes de thématique des courts-métrages, soit que.
[00:13:24] Speaker C: Vous avez sélectionné ou même qui vous ont été soumis?
Je dirais que cette année, principalement, c'est l'année du documentaire.
Les documentaires sont tellement bons. On se retrouve avec un film de clôture et un film d'ouverture qui sont tous les deux des documentaires.
Donc, « Mémures mémoires » que tu as eu la chance de voir si tu as regardé sur le site hier.
C'est vraiment une année très forte et plein de formes différentes, de documentaires, de pratiques différentes.
Mais sinon, la programmation de plein écran, en fait, l'idée de base, c'est de programmer de façon inclusive et d'essayer de représenter la richesse de tout ce qui se fait en court-métrage au Québec.
À chaque année, on se retrouve avec cette même idée-là. Bien sûr que les films qu'on reçoit nous guident un peu vers certains thèmes, mais l'idée c'est surtout d'avoir le plus de thèmes possibles, le plus de genres de films possibles, le plus de visions, de perspectives et plusieurs pratiques. On a de la fiction, on a de l'OQ, on a de l'animation bien sûr, on a de l'expérimental même. L'idée c'est vraiment d'essayer de pouvoir représenter à quel point on fait de l'excellent court-métrage ici, puis on en fait de façon extrêmement variée. Je dirais que c'est tout ça qui a émergé, mais c'est certain que le court-métrage permet de parler souvent du monde plus rapidement, de te refléter du monde plus rapidement que le long-métrage, parce que ça se fait quand même un petit peu plus vite. C'est sûr qu'on va retrouver des documentaires qui représentent bien les inquiétudes qu'on a actuellement par rapport au monde dans lequel on vit. C'est sûr que ça se retrouve.
Il y a un « dying tree » aujourd'hui qui est quand même une belle réflexion sur notre rapport au capitalisme et le rapport.
[00:14:59] Speaker B: Très lointain à la nature.
Ça se retrouve quand même à travers les propositions. Ben oui, c'est une scène tellement vivante ici au Québec, le court-métrage, avec plein écran évidemment, avec regard. Bref, il y a de plus en plus de place pour le court-métrage. Puis, nos films rayonnent à l'international.
Vous mentionnez Dying Tree de Vincent-René Lortie. L'an dernier, il était aux Oscars avec Invincible. Cette année, c'est Alison McAlpine avec Perfectly a Strangeness que nos auditeurs ont peut-être manqué parce que c'était hier.
Sa journée de disponibilité, ça tombait bien. Je ne sais pas si vous l'avez.
[00:15:32] Speaker C: Programmée parce que vous aviez des scoops ou quelque chose en termes de nomination. Non, c'était vraiment un très très bel hasard, mais surtout c'est un gros gros coup de cœur. La première journée, comme on fait aussi une projection en salle, on essaie généralement de présenter des films très variés pour vraiment proposer une projection qui est un peu un voyage le jour 1, mais c'est aussi des coups de coeur, des films qui nous ont un peu chamboulés. Puis moi, ce film-là, je le trouve à la fois magnifique et bon, craquant, parce qu'il y a des ânes, il faut le dire. On suit des ânes, donc c'est absolument merveilleux, évidemment, mais c'est un film qui aussi, il laisse beaucoup de place, je trouve, pour réfléchir. C'est le genre de cinéma qu'on aime beaucoup à plein écran. Mais ça a été un très, très beau hasard, puis on.
[00:16:18] Speaker B: Est assez quand même ravis de ça. Ça a lancé en Lyon notre édition.
Vous avez mentionné des projections en salle. Parlez-nous justement des événements qui vont se dérouler jusqu'au 31.
[00:16:29] Speaker C: Janvier. Il y a d'autres événements qu'il y a des projections de films également.
Oui, exactement. Donc on a la projection qui feste, qui est vraiment une projection de films, mais de films avec des festes, ça le dit. Donc des films un peu plus osés qu'on présente samedi soir à la Cinémathèque québécoise.
Ensuite, on fait une projection commentée, c'est quelque chose qu'on fait depuis très longtemps. On le faisait en ligne avant, puis on l'a transposé en salle avec le film Platanero de Ron Frank Hernandez, un film extrêmement intriguant. Donc on a très hâte d'aller en profondeur dans le processus créatif de ce film-là. On fait une classe de maître. Il y a des gens qui veulent venir de Sherbrooke, je crois que ça vaut la peine. On a Matthew Rankin et Sophie Drasse qui vont discuter.
C'est gratuit, c'est ouvert à tous. Donc on fait ça lundi soir, un bon lundi soir.
Puis on va faire une lecture de scénarios. Ça fait trois ans qu'on fait ça. Troisième année qu'on le fait. C'est une formule que j'adore. On va lire des séances de court-métrage qui ont été souvent soit des coups de coeur ou soit primés à plein écran, des scénarios évidemment avec des dialogues savoureux puis des beaux personnages. On a une belle brochette de comédiens dont notre porte-parole, Ann-Elisabeth Bossé, qui vont se prêter au jeu et orchestré par Jean-François Leblanc, un cinéaste qu'on aime beaucoup, qui est passé partout. Tous ces films sont passés par plein d'écrans ici, donc ça risque d'être une très très belle soirée. Puis on ferme avec une remise de prix et une projection du Punk de Natash Kwan qui est notre film de clôture, donc un documentaire, j'en parlais un peu tantôt.
Et il.
[00:17:54] Speaker B: Y aura ensuite un show du band Princess pour finir ça très punk justement. C'est votre 10e édition, ben en fait c'est la 10e édition du.
[00:18:04] Speaker C: Festival, je ne sais pas si c'est votre 10e édition, je pense que oui.
De mon côté, je suis arrivée à l'édition 6. Je suis très admirative de cette idée.
[00:18:13] Speaker B: Que j'ai eue il y a 10 ans et j'essaie de porter le flambeau. Qu'est-ce qu'on peut souhaiter au festival pour les prochaines années justement? Il est trop tôt pour voir peut-être l'impact d'avoir quitté Meta.
Je crois pas, je crois qu'avec la réputation que le festival s'est bâti, que le public va être au rendez-vous sur le site web. Mais qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter? Ou c'est.
[00:18:34] Speaker C: Quoi peut-être les rêves auxquels vous aspirez pour ce festival-là dans les prochaines années?
Oui, je pense que ce qu'on souhaite vraiment, c'est qu'en effet, les gens nous donnent raison d'avoir quitté Méta, puis qu'ils nous suivent sur le site, puis que ça devienne le carrefour de toutes nos activités, puis qu'on puisse continuer de faire réunir le court-métrage. On le fait de plus en plus à l'année aussi, notre festival reste notre événement fort, mais maintenant on a une tournée où on passe à travers le Québec, on va d'ailleurs toujours à Sherbrooke, donc on a de plus en plus d'activités, on a aussi un ciné-club qui est en ligne, en espérant que les gens, en venant vers notre site, vont aussi voir qui se fait d'autres à plein écran, parce que notre but, en fait, nous, c'est vraiment juste de donner envie aux gens de regarder du court-métrage, puis on essaie de le faire à l'année, mais c'est sûr que pendant le festival, on rejoint beaucoup de monde, puis ça nous fait plaisir de voir que les gens reviennent aussi. Je pense que.
[00:19:23] Speaker B: C'Est ça, on a envie d'avoir une communauté qui est engagée autour du court-métrage.
Oui, puis je crois que vous faites ça avec brio, puis on souhaite évidemment longue vie, on se souhaite beaucoup plus que dix autres années du Festival Plein Écran. Je rappelle à nos auditeurs et auditrices, donc ça se termine le 31 janvier prochain, et puis quatre courts-métrages disponibles gratuitement pendant 24 heures, donc sur le site de Plein Écran directement. Ariane Roy-Poirier, directrice générale et artistique de Plein Écran, merci.
[00:19:52] Speaker C: Beaucoup.
[00:19:52] Speaker A: D'Avoir pris le temps.
[00:19:52] Speaker B: De nous parler, puis bon succès pour le festival.
Merci.
J'ai de la chance On est de retour à Ciné-Histoire, et puis je vais parler brièvement parce que ça fait un petit moment que je l'ai vu, et parce que le film est déjà sorti, même déjà en nomination aux Oscars, mais il prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma, et allez le voir, c'est Amnette de Chloé.
[00:20:25] Speaker A: Zhao, qu'on connaît pour avoir fait The Eternals de Marvel.
[00:20:28] Speaker B: Non, mais surtout Nomadland. Nomadland, pour lequel elle a gagné un Oscar de réalisation. Oui, qui était la deuxième femme seulement à gagner la.
[00:20:37] Speaker A: Statuette pour meilleure réalisation.
[00:20:39] Speaker B: Après Catherine Bigelow. Non. Oui. Oui. J'ai comme des doutes. Je pense que oui. Je pense que oui, je pense que c'est ça. Bref, c'est ça. Chloé Zhao, évidemment, The Eternal, c'était un peu l'anomalie de sa filmographie.
Elle revient avec un film qui, sur papier, n'a pas grand-chose pour me plaire, parce que je ne suis pas un grand fan de William Shakespeare, et puis là, j'ai dit Amnette. Pourquoi est-ce que j'ai pas dit Hamlet? Le film commence.
[00:21:04] Speaker A: En disant, on dit, dans l'ancien Angleterre, Hamlet et Amnette, c'était la même chose. Parce que.
[00:21:11] Speaker B: Ça répond déjà à une bonne question. Je.
[00:21:13] Speaker A: L'Ai pas vu, moi, le film.
[00:21:14] Speaker B: C'est comme, comment ça s'appelle, Robert ou Bob. Ah OK, là, mon Dieu Seigneur!
J'ai pas trouvé de.
[00:21:23] Speaker A: Meilleur exemple, mais c'est comme « oignon » avec un « i » puis.
[00:21:26] Speaker B: Pas de « i ». D'accord. Pas de « i », pas de « j », pas de... Ben, pas de «.
[00:21:30] Speaker A: I ». Non, il y a toujours un « i ». Ben.
[00:21:31] Speaker B: En tout cas, il y a.
[00:21:32] Speaker A: Plus de la lettre qu'ils ont enlevée avec la.
[00:21:34] Speaker B: Nouvelle. J'ai. Tout ça pour dire aussi qu'il y avait Jane Campion aussi. Elle l'a gagnée après, je crois. Ben, en 22. Fait que c'est 20.
[00:21:42] Speaker A: 21, 22. Les trois. Fait que... Après. Mais c'est ça. Donc, ça suit essentiellement.
[00:21:48] Speaker B: L'Histoire de.
[00:21:49] Speaker A: Oui, de Shakespeare, mais surtout.
[00:21:50] Speaker B: De sa femme. Agnès, qui ont... Quoi? Je trouvais que c'était beaucoup pareil dans les sonorités, là. Ça fait déjà deux. Quoi ça? Ben, Hamlet, Amnette pis Agnès. Ah ben là, ben là. Y'a un hache muet.
Là, là, on avait pas beaucoup de temps pour parler de ce film-là. Pis là, on est en train de le cannibaliser. Donc, on suit l'histoire de leur... leur histoire à eux, donc leurs rencontres et puis leur vie familiale, qui on devine compliquée parce que Shakespeare va à Londres souvent pour jouer dans ses pièces et monter ses pièces et tout ça. Puis ça raconte essentiellement, on va dire, l'origine de la pièce Hamlet. à une origine très triste qui repose dans un décès infantile de leurs enfants.
C'est un film qui, selon moi, va gagner un seul Oscar, malheureusement.
En tout cas, heureusement, c'est quand même cool d'en avoir un. C'est pour l'incroyable performance de Jesse Buckley dans le film. Jesse Buckley, on l'a vu dans... Je l'avais vu récemment, moi, dans I'm Thinking of Ending Things, donc un film Netflix qui était sorti...
pendant la pandémie, puis avec Jesse Plemons, un film complètement weird, mais dans lequel elle était très, très bonne aussi. Elle joue... Je pense qu'elle va jouer dans un Marvel prochainement, ou en tout cas, je ne me souviens plus trop quoi. Elle avait joué dans Woman Talking. Bref, elle devrait remporter la statuette pour sa très bonne performance. Il y a Paul Mescal également, qui est de tous les projets d'auteurs en ce moment. C'est basé sur un livre également de Maggie O'Farrell.
C'est un film, c'est ça, qui est très...
Un film à performance. J'oserais pas dire un Oscar-bait parce que c'est pas ça. Je pense pas qu'il fait exprès pour avoir des nominations dans toutes les catégories. Mais c'est un film, c'est ça, de performance. J'essaie de penser à un parallèle à faire, mais en tout cas j'en trouve pas vite comme ça. Mais il est quand même en nomination pour une 8 statuette. Meilleur casting, meilleur... musique, meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice, meilleur scénario adapté, meilleur décor et meilleur costume. C'est un film d'époque, donc le décor et le costume sont quasiment un peu assumés, même si le gros des décors, c'est une forêt. Mais c'est ça. Donc j'ai vraiment bien aimé, même si, encore une fois, J'étais content de voir qu'on parlait pas tant que ça en vieil anglais. Souvent c'est ce qui me turn off des films sur Shakespeare. Il y a un gros segment, même je dirais, les vingt dernières minutes qui se passe, c'est pas un huis clos, mais en tout cas qui se passe une scène spécialement, puis qui est très très très forte cette scène-là. Mais sinon c'est vraiment plus...
C'est comme une performance très extravertie de Jessie Buckley. Extravertie, pas dans le sens qu'elle parle tout le temps, mais très physique aussi. Elle pleure beaucoup.
Elle vit beaucoup de traumatismes.
Puis, sinon, elle est très investie dans la relation qu'elle a avec Paul Mescal. Fait que, c'est ça. Film... Film d'acteur, vraiment film de performance, qui, si vous aimez moindrement l'univers de Shakespeare, je pense que vous allez l'apprécier. C'est pas lui le focus principal, faut garder ça en tête, c'est pas un film sur lui, c'est un film plus sur Agnès.
Mais vraiment très très bien. Il y a un des enfants qui ressemble beaucoup à Orson Welles également, vous irez constater par vous-même. Mais dans le style film romantique d'auteur, c'est pas mal un des bons exemples récents. Au même titre que... L'autre film de Céline Song, qui est pas materialiste, parce qu'il a peut-être pas été aussi acclamé universellement. L'autre d'avant, le Past Lies, bref, tu sais, c'est pas du tout le même contexte, mais c'est ça, c'est ces films-là qui sont très touchants, très déchirants par moments, puis c'est ça, qui sont portés par les acteurs, fait que allez voir ça, 8 nominations, c'est quand même pas rien, puis c'est ça, je suis content de voir que Chloé Jarre revient à quelque chose qui est à la fois plus dans son range et à la fois quand même d'auteur. Autant The Eternals, ça reste un Marvel relativement oubliable, qui était correct, qui était moins pire que sa réputation longtemps, mais c'est ça, je suis content de la voir revenir à quelque chose, à un drame un peu plus humain, c'est comme ce qu'elle avait fait avec The Rider, Nomadland. Bref, c'est ça. Amnette, ça prend l'affiche aujourd'hui, puis allez voir ça. C'est vraiment très très bien.
On peut parler maintenant du film « Gagne ton ciel », le nouveau long-métrage de Mathieu Denis. Mathieu Denis qui avait beaucoup travaillé avec... Attendez là, je fais plusieurs choses en même temps.
Qu'on avait connu justement pour le film « Corbeau », que j'ai, que j'aime beaucoup. Le film « Ceux qui ne font pas... » Ceux qui font la rév... Ah, excusez. Tout est.
[00:26:47] Speaker A: En anglais, mes trucs.
J'ai.
[00:26:51] Speaker B: Pas le titre.
C'est un long titre. Je vais le trouver.
Je me dédie. OK.
Ceux qui font Les révolutions en moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. Ah ben oui.
Ce film. J'ai réussi à le sortir. Non mais pour vrai, il n'y a pas beaucoup de gens qui l'ont vu, mais je pense que ça avait été cette année-là le meilleur film canadien en 2016. C'est avec Simon Lavoie donc avec qui il avait travaillé dans le passé. C'est lui qui avait fait Laurencier également avec Emmanuel Schwartz. Et donc il revient là à un film qui... Mon dieu!
et comme presque aucun autre film québécois que j'ai vu. Tu sais, qui est pas parfait, là, on s'entend, mais qui est... qui est... J'avais l'impression d'être dans un film soit français ou soit américain.
Pas juste parce que l'acteur principal est un français, là, mais parce que, visuellement, il y a quelque chose que je retrouve pas beaucoup dans notre cinéma, tu sais.
Un visuel très tamisé, très sombre, des plans cinématiques. C'est vraiment l'aspect cinématique, on dirait, que je retrouve pas beaucoup dans notre cinéma. On dirait qu'on est plus, je sais pas, d'inspiration du cinéma vérité ou je sais pas trop quoi. Des looks un peu plus documentaires ou plus prise de vue réelle. Ici, on dirait qu'il.
[00:28:08] Speaker A: Y avait quelque chose dans la direction artistique qui m'a vraiment frappé. Là, évidemment, c'est pas juste ça qui est intéressant dans le film. Je sais pas si tu veux nous le résumer, Jab. Je peux mais.
[00:28:16] Speaker B: Avant je pensais que tu voulais dire aussi à cause des thématiques parce que je.
[00:28:19] Speaker A: Trouve que c'est pas nécessairement des choses qu'on aborde ici puis pour moi ça c'est plus américain que français.
Alors que pourtant l'histoire est basée sur un fait divers qui est arrivé au Québec.
On suit donc Nasser qui, à l'aube de sa cinquantaine, est vraiment insatisfait de ses réussites matérielles. Parce que c'est jamais chiffré, c'est jamais vraiment expliqué en détail.
Il sent qu'on ne l'apprécie pas à sa juste valeur, à son travail, malgré qu'il est à l'échelon le plus haut. Il n'a pas eu d'augmentation depuis avant la pandémie. Là, il se plaint parce que tout a explosé, puis lui, il ne suit pas. Mais le véritable problème de ça, c'est que ces conditions ont l'air, honnêtement, vraiment légit.
Le personnage n'est pas capable de se contenter de ce.
[00:29:09] Speaker B: Qu'Il a d'un point de vue matériel et du statut social qui vient avec aussi. Il.
[00:29:14] Speaker A: Veut faire partie des grandes ligues en investissant.
Ses enfants sont dans une école privée, mais il veut... Il a de la misère à maintenir un peu les frais de scolarité de ce statut-là. Tout à fait, c'est parce qu'il veut tout le temps... Plus, il voudrait s'acheter une nouvelle Lexus, il voudrait des placements qui lui ramènent des dizaines de milliers de dollars par jour parce que c'est ça qu'il pense qu'il vaut.
Puis lui, il fait du trading pour ses amis aussi. On comprend qu'il n'est pas très bon avec la gestion de l'argent.
Donc, il va avoir plein de problèmes financiers qui vont.
[00:29:44] Speaker B: Découler de ses ambitions qui sont beaucoup trop hautes pour.
[00:29:47] Speaker D: Ce qu'il.
[00:29:48] Speaker A: A dans le fond. Puis, il n'est pas capable de voir tout le positif qu'il a dans sa vie.
Et c'est ça. Ça va l'amener à prendre des choix les plus.
[00:29:55] Speaker B: Mauvais.
C'est ça. Une crise de la cinquantaine qui va l'amener à faire.
[00:29:59] Speaker A: Une suite de mauvaises décisions, mais pires à chaque fois, jusqu'à un grand coup. Il y a comme pas le choix. Je sais pas si on veut le diffuser ou pas, je pense pas. Non, non, non, c'est ça. Puis il prend une très mauvaise décision qui se fait comme un peu manipuler à prendre. C'est vraiment étrange, c'était au-delà du.
[00:30:16] Speaker B: Film. Puis c'était pas la bonne chose à faire, évidemment. Puis là, il est un peu dans la merde avec tout ça. Fait que c'est ça. C'est une histoire qui est pas.
[00:30:23] Speaker A: Très positive.
Non, ben oui et non.
[00:30:27] Speaker B: Dans le sens, c'est comme l'ultime confrontation entre On va dire le matérialisme, parce qu'on s'entend, il aspire surtout à des.
[00:30:36] Speaker A: Choses matérielles, plus qu'à une condition. Oui, mais lui, c'est l'idée du statut. Oui, mais je pense aussi que c'est l'idée de l'Alexis, ultimement.
C'est quelque chose de matériel ou de l'argent, c'est tangible. Oui, mais c'est parce qu'il est tanné d'arriver en Dodge à l'école des enfants parce que c'est une école privée et que le club des donateurs donne des 100 000, c'est comme si c'était du change. Lui, il ne peut pas.
Ça.
[00:31:01] Speaker B: Le gosse profondément de ne pas être capable. Pour lui, c'est ça la réussite. Il n'y a aucune autre sphère de sa vie qui va lui donner cette satisfaction-là.
Il n'est pas bon là-dedans. Mais c'est ça, c'est un peu une confrontation entre le matérialisme et on va dire l'humanité d'une certaine façon. Est-ce que la décision finale, le grand coup qu'il veut faire finalement, est-ce qu'il va se corrompre et abandonner son humanité pour avoir accès à ce fameux statut social-là ou s'il va rester humain ultimement?
C'est ça, c'est vraiment comme.
[00:31:33] Speaker A: Un... Je ne.
[00:31:35] Speaker B: Sais pas si vous connaissez l'expression slow burn, une espèce de film un peu plus calme, un peu plus lent dans sa.
[00:31:41] Speaker A: Construction. C'est comme un uncut gem, slow burn essentiellement. Mais vraiment calme. Dans Uncut Gems qui est disponible sur Netflix.
[00:31:50] Speaker B: La réalisation laisse paraître un peu la nervosité ou l'esprit, l'état d'esprit du personnage. C'est une atmosphère tellement anxiogène dans Uncaught Gem. Il y a tout le temps du bruit. C'est rapide, rapide, rapide. Ici, c'est comme l'inverse. C'est-à-dire que c'est comme... Puis c'est comme bien comme approche aussi parce que ça laisse le temps... Tu sais, il y a comme personne qui se met cette pression-là, sauf lui.
Alors qu'Uncaught Gem, il y a beaucoup de pression extérieure, là, mettons. Tu sais, là, il y a peut-être ses amis à qui.
[00:32:17] Speaker A: Il a placé de l'argent puis qui, finalement, les investissements ne paient pas. Tu sais, c'est.
[00:32:21] Speaker B: Peut-Être la seule pression extérieure, ultimement, qu'il va vivre. Parce que tous les autres, c'est des pressions imposées. Il y a ça et son association caritative aussi, là, il fait une petite passe croche. Ouais, mais reste que c'est lui qui se met dans ces situations-là. Tout à fait, oui. Et c'est pas les situations qui viennent à lui, nécessairement. Donc, puis c'est ça, c'est... J'ai vraiment aimé, c'est ça. Thématique qu'on voit pas souvent au Québec.
des réalisations qu'on ne voit.
[00:32:45] Speaker A: Pas souvent au Québec. Puis tu sais, il y a des... J'aimerais ça le revoir une deuxième fois pour peut-être.
[00:32:48] Speaker B: Analyser certains plans, certains passages, parce qu'il y a vraiment des bouts plus artistiques. C'est ça, il y a des plans, toi, qui t'ont beaucoup marqué, des effets qui revenaient souvent dans le film.
Il y a beaucoup d'effets de miroirs ou de trucs comme ça. Il y a la caméra qui, à un moment donné, tourne à 180 degrés verticalement.
Tu sais, je ne suis pas capable de tout décoder parce qu'ultimement, on est plus dans l'histoire que dans, mettons, les symboles. Ça aussi, on dirait que c'est pas une prise de risque, mais c'est des choix artistiques que je vois pas dans un film qui se veut grand public, on va dire.
[00:33:20] Speaker A: Ça comme ça. Parce qu'avec cette thématique-là, puis même dans son film en général, je pense que c'est un film grand public. C'est pas un film très niché avec... C'est ça, c'est vraiment accessible. Non, mais je pense qu'on peut tous se voir.
[00:33:34] Speaker B: Dans les thématiques. En tout cas, le rapport à l'argent de tout le monde dans le film, qui est pas nécessairement 5 pour personne dans le film, mais lui, c'est que ça devient maladif.
Oui, c'est ça. Puis je trouve que Samir Ghesmi fait un bon travail pour intérioriser peut-être ce conflit-là qu'il vit.
Il y a peut-être des petits problèmes de rythme ici et là que j'ai trouvés, surtout dans peut-être le dernier acte, je ne sais pas trop. Mais j'ai vraiment aimé la proposition. Mathieu Denis, je l'ai pas vu, le seul que j'ai vu c'est Corbeau. Mais j'ai vraiment le goût de plonger. Je sais que Julien Bernatché, un de ses films préférés à vie, c'est Laurent C. Fait.
[00:34:11] Speaker A: Que j'aimerais ça.
[00:34:12] Speaker B: Peut-Être le regarder un moment donné. Mais j'aime beaucoup, c'est ça son style. Puis, allez voir ça pour vrai. Gagne ton ciel. Ça le dit un peu dans le titre, justement.
Il faut travailler. C'est ça, il faut travailler pour gagner ton ciel, mais il ne faut pas couper écouerron parce que ça finit par nous retomber dessus.
Mais bref, c'est ça, vraiment une très belle proposition, proposition surprenante que je n'avais pas vu venir. Je n'avais pas vraiment entendu parler du film avant, il y a deux semaines peut-être.
Allez voir ça, vraiment belle surprise de Mathieu Denis, Gagne ton ciel. On.
[00:34:42] Speaker A: S'En va.
[00:34:43] Speaker B: Pause publicitaire et au retour, on va entendre l'entretien que j'ai réalisé plus tôt cette semaine avec l'acteur principal Samir Ghasmi. Donc voilà, vous êtes toujours sur les zones de CFAQ 88.3. Vous.
[00:35:05] Speaker D: Êtes de retour à Ciné-Histoire et.
[00:35:11] Speaker B: Puis maintenant, on a le bonheur de s'entretenir avec Samir Ghasmi, nouvelle tête d'affiche du nouveau film de Mathieu Denis, Gagne ton ciel. Bonjour Samir, vous allez bien?
Bonjour, bonjour, je vais bien, merci.
Donc, félicitations d'abord pour ce film que j'ai vraiment beaucoup aimé.
J'aime beaucoup l'œuvre générale de Mathieu Denis et puis c'était rafraîchissant de vous voir aussi de retour au cinéma québécois. Vous aviez joué également avec Denis Côté. il y a quelques années. Vous interprétez dans ce film le rôle de Nasser Belkacem, un père de famille et homme d'affaires qui semble peut-être un peu insatisfait de son statut social ou du moins qui constate à la cinquantaine qu'il lui manque quelque chose pour être pleinement épanoui.
Pour y accéder.
[00:36:00] Speaker D: Il va prendre une série de mauvaises décisions qui vont l'entraîner dans une spirale dont il peinera à se sortir. Comment, Samir, avez-vous abordé ce rôle et qu'est-ce qui vous a intéressé dans celui-ci?
Ce qui m'intéressait d'abord dans le rôle, c'est la trajectoire quasi inéluctable vers le précipice, vers le chaos intérieur et puis même le drame.
Ça, pour l'acteur que je suis, c'est un terreau super, c'est un terreau formidable.
d'exploration, d'aller dans ces zones d'ombre, d'essayer de comprendre un desperado qui va essayer, qui va tenter de se mettre à l'abri, de mettre à l'abri sa famille, l'amour qu'il a pour eux, la projection d'un idéal, mais à travers des choix les plus catastrophiques les uns que les autres. Alors je suis un petit peu évasif.
[00:37:07] Speaker B: Comme ça ou un peu vague parce que j'aurais peur de divulguer ce qui va se passer dans le film. Mais en tous les cas, la trajectoire dure et sans retour m'a beaucoup interpellé.
C'est un film qui se déroule en partie dans le.
[00:37:31] Speaker D: Milieu de la finance qu'on sait qui vit avec son lot de pression. Êtes-vous familier peut-être avec cet univers financier-là ou quel niveau de recherche est allé peut-être dans la recherche de ce personnage?
Non, non, pas du tout. Je ne suis absolument pas du tout familier avec les sphères économiques boursières et boursicoteurs de l'univers de Nasser. Non, non, c'est un métier qui est loin de moi, mais bon... Est-ce que j'ai fait des recherches en particulier sur cet univers-là? Non, non, je me suis plutôt concentré sur l'état interne.
sur son état interne, son besoin d'absolu en fait, cette manière un peu sans concession d'aller vers son rêve en passant par un cauchemar incroyable. Oui, c'était plus une quête intérieure en fait, ou une recherche intérieure.
Je me demandais comment on peut être capable d'aller vers l'irréparable, c'est quoi qui pousse C'est quoi qui pousse la mise à l'action, le passage à l'acte? Le passage à l'acte, il est assez mystérieux.
Et ça, ça m'a beaucoup, beaucoup intéressé en fait. Pourquoi? Pourquoi à partir du moment, n'importe quel individu sur cette planète peut en une décision complètement folle, enfin la mauvaise décision, comment peut-il.
[00:38:58] Speaker B: La prendre alors que quelques secondes auparavant il était comme vous et moi sur le bon chemin. Et comment un déclic permet, voilà c'est ça, c'est ce déclic là qui m'intéresse, qui m'interroge encore.
parce qu'effectivement, quand on réfléchit votre personnage, on se rend compte qu'il est peut-être toujours... bien, qu'il incarne un peu ce choc entre peut-être le matérialisme auquel il aspire, ou dans lequel il est prisonnier, et l'humanité, surtout dans le dernier acte, dont on ne divulgâchera rien. Mais donc, il y a toujours ce conflit interne que vous incarnez. Comment est-ce qu'on parvient à rendre Nasser, somme toute...
Comment est-ce qu'on parvient à s'identifier en tant que public? Parce qu'évidemment, on pourrait reprendre la trame principale de ce film-là et tirer des parallèles avec, par exemple, Le loup de Wall Street de Martin Scorsese. L'approche est totalement différente, on s'entend, mais dans le film de Scorsese, on n'essaie.
[00:40:04] Speaker D: Pas du tout de nous faire nous identifier envers le personnage de Leonardo DiCaprio. Comment est-ce que vous, donc, vous avez voulu le rendre attachant, du moins qu'on convainque cette hachette à sa cause.
Oui, qu'on ait de l'empathie pour lui. D'abord c'était écrit, c'était un père aimant, un père attentionné, un mari assez à l'écoute, et à partir de là, un besogneux, un travailleur plutôt plutôt honnête et plutôt avec des idéaux.
Donc voilà cet aspect là, il était déjà écrit donc il n'y avait pas grand chose à faire si ce n'est que mettre les chaussures de ce que je viens de vous dire. Et donc à partir du moment où on est chaussé de ça, où on a croqué le personnage, où on a vu ça de lui, en fait je m'en suis pas forcément soucié. Je me suis dit que c'est un père de famille aimant, comme je viens de vous dire, honnête, et après...
Peut-être que, parce que je réfléchis en même temps que je vous parle, peut-être que son ambition est unanime et rassembleuse que de vouloir le meilleur pour ses enfants, avoir une vie meilleure et financière, peut-être qu'on s'y retrouve tous avec ce genre de choses. Après, ce qu'il va faire pour.
[00:41:30] Speaker B: Là c'est autre chose.
Mais au début, au départ, c'est un... un homme avec une certaine idée de l'humanité et de la fraternité et de l'amour et qui glisse en fait, qui va glisser.
Oui. Effectivement, au.
[00:41:46] Speaker D: Début du film, on comprend que c'est surtout pour qu'il puisse envoyer ses enfants dans une école prestigieuse. Donc on comprend justement les ramifications qui vont dépasser finalement ce cadre-là. Comment c'était? Oui, allez-y. Il veut le meilleur pour ses enfants.
Un homme qui veut le meilleur pour ses enfants, il est difficilement condamnable. Donc l'empathie, on peut facilement s'identifier à un homme pareil. Donc après, une fois de plus, c'est les décisions, les mauvaises décisions qu'il va prendre, où on va commencer. Enfin, je sais pas, moi je suis pas spectateur. Enfin, j'ai pas été spectateur, j'ai été l'acteur, mais ça va être... Je sais pas. Il y avait un film de Martin de Paul Schrader, je crois, l'avocat de la terreur.
Non, pas Paul Schrader, je me trompe, l'avocat de la terreur, et c'est Maître Vergès, vous savez, l'avocat, qui parle, on lui demande comment vous avez fait pour défendre tous ces monstres? Il avait défendu Klaus Barbie, il avait défendu... et il avait repris le journaliste en lui disant qu'il ne les considérait pas comme des monstres, bien que leurs actes ont été monstrueux, à partir du moment où ils ne les considèrent pas comme des monstres mais comme des hommes, le travail, et qu'on peut s'identifier, et qu'on peut tous, un jour ou l'autre, faire l'irréparable, à partir de là, c'est défendable. Mais si on dit que c'est un monstre dès le début, on ne peut pas le défendre, parce qu'il s'agit de défendre l'humanité. Je ne sais pas si je suis clair.
En fait, il s'agit de défendre n'importe quel être humain qui commet l'irréparable et qui commet des actes monstrueux. À partir du moment où on ne le qualifie pas de monstre de prime abord, mais comme son semblable, je crois que cette manière-là, en tous les cas, m'a intéressé.
et je n'avais pas en tant qu'acteur, et je ne dois pas d'ailleurs en tant qu'acteur le condamner de l'avant, sinon il est injouable en fait. On ne peut pas jouer quelqu'un qu'on a condamné. On est obligé de trouver des.
[00:43:56] Speaker B: Terrains de connivence, d'empathie, d'humanité. Alors c'est sûr qu'ils ne sont pas simples à.
[00:44:03] Speaker D: Trouver quand le personnage fait des choses moralement discutables, mais le travail il est celui-ci.
en ce qui me concerne.
Je passe du coquet à l'âne. Comment s'est déroulée cette collaboration avec Mathieu Denis?
La collaboration avec Mathieu a été foisonnante. En fait, Mathieu, je l'ai rencontré à Paris assez rapidement.
On s'est vus, j'ai fait deux essais pour le rôle et puis il est reparti aussitôt.
On s'est vus quelques heures et ensuite on a fait un travail de zoom et ensuite de zoom à distance, moi j'étais à Paris et lui à Montréal ici et on a lu le scénario à distance comme ça sur quelques séances de zoom et ensuite je suis arrivé sur le tournage deux semaines avant deux semaines avant pour la préparation donc tout ça pour vous dire que tout a été extrêmement concentré et rapide et on est passé par toutes les étapes avec Mathieu ce qui a été formidable c'est qu'on a créé une relation extrêmement dense et intense en très peu de temps, donc il a fallu vite qu'on se renifle, si je puis dire.
Il a fallu vite qu'on fasse connaissance à tous les aspects de soi-même.
Moi, je me suis senti... Je suis vite rentré dans le personnage de Nasser, à savoir cet homme sur le fil et tout l'inconnu d'arriver dans un pays étranger, un continent étranger, loin de chez moi. à quelques jours du tournage, avec un temps.
[00:45:44] Speaker B: De préparation très court, ça m'a aidé à rentrer dans le vertige de Nasser.
Je me suis servi de cette insécurité, cette incertitude pour faire le job.
Est-ce que je réponds à.
[00:46:00] Speaker D: Votre question? Oui, oui, oui, totalement.
En terminant, pourquoi selon vous, peut-être, les thématiques du film vont résonner fort ou résonnent fort de nos jours et que souhaitez-vous que les spectateurs retiennent du film?
Ce que je souhaite que le spectateur retienne, ça je n'aurai pas la présomption de voilà, enfin je ne sais pas, chacun voit midi à sa porte, chacun a une lecture personnelle et intime d'une oeuvre, donc moi je ne peux que l'entendre et en fait je suis un réceptacle, moi je suis un acteur, c'est-à-dire que je suis un transmetteur, j'ai un scénario, des mots, un texte, une idée, une histoire à raconter, je la raconte, après la manière dont elle est perçue, c'est là où ça m'échappe, et c'est là où ça m'a reparti en plus.
Donc peut-être que je botte en touche mais je suis toujours extrêmement surpris et agréablement d'ailleurs quand je rencontre les spectateurs du film ou des films en général dans lesquels j'ai joué par leur vision par moment diamétralement opposée de la mienne ou même une autre histoire qu'ils nous racontent Et ça, c'est toujours riche dans l'échange de voir que finalement, ce qu'on a cru raconter, les.
[00:47:19] Speaker B: Gens ont vu autre chose.
Et ça, moi, je suis toujours agréablement surpris.
Voilà ce que je peux dire. Et ça, c'est des choses qui me plaisent beaucoup et qui continuent de me surprendre.
Samir Ghasmi, donc vous interprétez le rôle principal dans le nouveau film de Mathieu Denis, «.
[00:47:38] Speaker D: Gagne ton ciel », qui prend l'affiche aujourd'hui du côté de Sherbrooke. Merci beaucoup, Samir, d'avoir pris le temps de nous parler aujourd'hui.
[00:47:45] Speaker B: Et bonne.
[00:47:46] Speaker D: Continuation de votre tournée promotionnelle et félicitations.
[00:47:49] Speaker A: Une fois de plus.
Merci à vous et puis je suis très content de.
[00:47:54] Speaker B: Présenter le film à Montréal et dans les environs. Merci de votre accueil. Merci beaucoup.
Un jour je vais faire un film Je ferai.
[00:48:03] Speaker A: La prise de son, la.
[00:48:07] Speaker B: Réalisation, le montage et la direction photo.
On est de.
[00:48:14] Speaker A: Retour pour une deuxième heure sur les ondes de CFAQ. On veut parler d'une.
[00:48:20] Speaker B: Autre nouveauté qui prend l'affiche ce week-end.
Tu veux parler de Mercy? Non.
Non, non. On parle de « Regarde ». Tu m'avais dit que tu voulais mettre.
[00:48:34] Speaker A: La bande-annonce et avoir.
[00:48:35] Speaker B: Plus de temps pour en parler. Après ça, j'ai dit que je n'allais pas la mettre parce qu'il y a une chanson qu'on ne pas diffuser ici. Parce veut qu'il y a une chanson de Benson Boone dedans.
On parle de « Regarde ». Ça commence sur les chapeaux d'eau.
« Regarde », nouveau film d'Emmanuel Poulin-Arnaud, qui m'avait tête notamment d'Annie Boone et Audrey Fleureau. Ça raconte...
C'est ça qui est bizarre. Pas que c'est un peu pour ça que je voulais pas mettre la bande-annonce, mais je trouve que peut-être la bande-annonce rend moins justice au film que c'est finalement.
Je sais pas trop, mais avec cette prémisse-là, on dirait que je m'attendais à ce que ce soit un type de film. Puis finalement, ça m'a surpris à plusieurs égards. Je pense que le film a réussi à me faire rire, ce qui est quand même difficile dans une comédie. Puis même s'il est pas parfait, loin de là, puis même d'ailleurs, Ça semble pas être le consensus critique, peut-être les opinions qu'on a eues.
[00:49:27] Speaker A: Du film, mais on a bien apprécié, honnêtement. On a passé un bon moment pour ce que c'est. En tout cas, c'était supérieur à la moyenne de ce type de film-là, on va dire ça comme ça. De quoi ça parle, Jeanne? C'est à peu près les mêmes thématiques que Nino, mais le traitement est complètement différent.
Dans le fond, il y a le fils adolescent de ce couple qui est divorcé, à 10 minutes de partir, prendre son train pour des vacances, aller voir son grand-père pour l'été, faire du surf, tout ça, on comprend qu'il y a un problème de vision, puis là, il n'arrête pas de se cogner partout, puis tout, puis finalement, ce.
[00:50:07] Speaker B: Qu'On découvre là, c'est qu'il y a une maladie dégénérative qui va s'attaquer à.
[00:50:12] Speaker A: Lui de façon très agressive dans les prochaines semaines, mois, etc. et qu'éventuellement, il va être aveugle. C'est vraiment triste. Ça met une petite coche sur tes vacances. T'es un passionné de surf, habituellement.
[00:50:25] Speaker B: Il faut que tu sois.
[00:50:26] Speaker A: Capable de voir. Oui, je ne pense pas que c'est faux le conseiller de faire du surf.
Les parents se disent qu'avant de commencer ses traitements, parce qu'il doit apprendre le bras, parce que ça s'en vient. Pendant qu'il peut encore voir.
Il faut le trainer sur ce qui s'en vient et le préparer. C'est des cours. Avant de faire tout ça, sa mère se dit « fuck off, on part en vacances, en famille ». Ce ne sont plus ensemble les parents.
Ils s'en vont vivre un dernier voyage pendant qu'il peut encore voir ce qu'il y a dans le monde. Fait que c'est ce voyage-là, dans le fond. Fait que c'est pour ça que je dis.
[00:51:05] Speaker B: Ça ressemble un peu dans la thématique à Nino, mais le traitement qu'on en fait.
[00:51:09] Speaker A: Est vraiment plus grand public, vraiment.
[00:51:11] Speaker B: Plus coloré aussi. Puis t'sais, on.
[00:51:14] Speaker A: Est sur la plage, parce qu'ils s'en vont.
[00:51:16] Speaker B: Chez le grand-père finalement, donc au bord de l'eau. Ils peuvent aller où ils veulent, voir ce qu'ils veulent, mais ils choisissent son grand-père. Ils choisissent quand même d'aller là. On comprend pourquoi, mais plus tard. Fait que c'est ça, c'est le petit résumé.
C'est ça, moi ce qui m'a surtout étonné c'est que je trouvais vraiment que le timing comique y était. Entre Boone et Fleureau, je trouvais que leur réaction était crédible. Tu sais, habituellement dans ce type de film-là, on dirait que c'est soit surjoué, soit je sais pas trop...
peu naturel, t'sais, qu'on sent que c'est scripté et tout ça, pis là je trouvais vraiment qu'il y avait une belle chimie qui roulait entre les deux. Bon, ensuite avec Le Fils, Le Fils a comme un jeu plus... sobre, on va dire, plus intérieur, peut-être, qui est pas nécessairement mauvais, qui est un peu en décalage avec, c'est ça, les deux acteurs de... ben, Fleureau et Boone, t'sais, des acteurs reconnus avec beaucoup d'expérience, bref, c'est ça, on dirait quasiment qu'ils jouent pas dans le même film, mais j'ai vraiment aimé.
C'est ça. Il y a beaucoup de jokes, surtout dans la première heure, qui m'ont surpris, qui m'ont fait rire et tout ça. Puis habituellement, je suis un mauvais public pour les comédies parce que j'ai un humour très particulier, très noir et ça me prend à quelque chose. Tu sais, c'est soit très noir ou soit.
[00:52:30] Speaker A: Comme Louis de Funès, mais pas sa partie burlesque, plus sa partie comme des petites phrases.
T'as des petites phrases qui sont lancées comme ça pis qu'on passe tout de suite à autre chose. J'aime beaucoup ça pis y'en a quand même pas mal.
Le personnage de la mère est vraiment hot. Je la connais pas tant, cette actrice-là. Moi non plus, je la connaissais.
[00:52:52] Speaker B: Pas beaucoup. Je sais pas si c'est l'actrice ou.
[00:52:54] Speaker A: Le personnage, mais j'ai vraiment aimé ce.
[00:52:56] Speaker B: Personnage-Là qui est pas mon genre de personnage habituellement.
Justement, t'as le père qui est très crispé, organisé, à la tête d'une compagnie pis t'as elle qui, non.
une quarantaine d'années, puis qui a de la misère. Qui est une infirmière, qui ment allègrement.
Qui boit, puis c'est ça. Je pense qu'elle s'est faite connaître surtout dans Camelot, mais elle a joué dans plusieurs films, beaucoup.
Bien, je veux dire à l'international. On n'est pas à l'exécution anglophone également.
Oui.
[00:53:26] Speaker A: C'Est ça. Ce n'est.
[00:53:27] Speaker B: Pas parfait non plus, parce qu'avec cette prémisse-là, on s'attendrait peut-être à ce que le film soit un peu comme Nino, c'est-à-dire se centre sur le personnage du garçon, ce qui n'est pas exactement ce qu'on fait. Non, pas tant. C'est leur relation familiale. C'est ça, on s'intéresse quasiment autant aux parents qu'à l'enfant. Puis pas juste dans, on va dire, par rapport à comment est-ce qu'ils vont vivre avec un enfant aveugle, plus dans leur relation aussi, on compare les parents sont séparés.
[00:53:53] Speaker A: Lui a refait.
[00:53:53] Speaker B: Sa vie avec une autre femme qui est enceinte également, donc Yoël. Ce personnage-là, qui au début du film était très comique, puis plus ça avançait, puis plus il était... Bon, en tout cas, je l'aimais de moins en moins, peut-être. Ouais, pauvre Isabelle. C'est ça, Isabelle, c'est... Je sais pas... Camille Solal, je crois. Donc, c'est ça.
Dommage, mais tu sais, dans.
[00:54:14] Speaker A: La première heure, ça allait bien. C'est ça, la dernière demi-heure est peut-être un peu trop...
Pas convenu, mais tu sais, c'est que là, on rembarque un peu dans le moule de ce genre de film-là, puis un moule que j'aime pas tant habituellement. Oui, bien, il y a quelques scènes vers la fin qui sont plus fatigantes, je dirais. Mais tu sais, le film est super correct, mais c'est parce que la bande-annonce nous amenait vers... Ça va être un film de voyage. Ils vont partir, ils vont faire un road trip de fous, puis ils vont chez le grand-père. Puis moi, ça, ça m'a comme vraiment déçue pour vrai. Parce que je m'attendais, tu sais, ils disent là comme « Ah mais là, on n'a pas beaucoup de temps, on va en profiter, il y a tellement de belles places dans le monde ». Ils vont à la même place qu'ils.
[00:54:55] Speaker B: Connaissent par cœur, puis tu sais, je comprends, ils veulent faire du surf, ils pourraient le faire ailleurs aussi, tu sais. Mais ça fait que le film est très chaleureux, c'est super beau visuellement, c'est le fun d'être.
[00:55:04] Speaker A: Là-Dedans, tu sais, comme cette ambiance-là très chaude. On comprend qu'on est dans le nord, soit de.
[00:55:09] Speaker B: La France ou de la Belgique là, mais ce soit on est dans le nord, proche de la manche. Je comprends ta déception un peu par rapport à ça. Parce que ça aurait eu le potentiel de faire ça, de faire un dernier, un Last Vegas.
C'est parce que c'est un film qui est plus intéressé aux relations familiales parce qu'il y a quelque chose avec le grand-père en termes de relations à reconstruire peut-être.
Si on comprend que c'est un film qui veut être un comédie dramatique familiale et non pas.
[00:55:44] Speaker A: Une espèce de récit initiatique ou un truc de voyage. Fait que c'est décevant peut-être pour toi, puis c'est ça, la bande-annonce peut-être laissait présager ça. Mais ultimement, c'est pas ça. Puis c'est correct que ça ait pas été ça aussi, même si je comprends que... Mais c'est parce que, tu sais, dans le film, quand on arrive au moment où ils s'en vont, tu sais, j'étais comme... mais ils s'en vont maintenant, tout de suite. On dirait que c'est arrivé tellement rapidement. Puis non, c'est juste que je n'étais pas prête à ce qu'ils partent. Il me semble qu'il n'y avait rien fait de plus. C'est que la vie a continué. Puis c'est peut-être normal aussi, mais ça a été la même affaire qu'ils font tout le temps, à part qu'ils n'étaient pas chez eux, ils sont là-bas. Mais c'est ça, il n'y avait pas de dépaysement, il n'y avait pas de nouvelles expériences. C'était juste comme poursuivre. Lui, il tripe sur une fille, il se rapproche de cette fille-là, mais pas tant non plus.
Il y a ce stage-là, il.
[00:56:31] Speaker B: Va départer, mais il ne se passe rien.
Ils n'ont pas passé tant de temps les trois ensemble non plus. Je m'attendais à ce qu'on en profite, puis ce n'est pas ça. C'est juste la vie qui suit son cours. Je pense.
[00:56:43] Speaker A: Que ça m'a dérangée.
On dirait que c'est ça qui m'a peut-être plu, parce.
[00:56:47] Speaker B: Que ça ne laisse pas place à des situations plus grandes.
[00:56:49] Speaker A: Que nature, où je ne veux pas y échapper un téléphone dans le canyon. C'est du niaisage des fois de comédie. Ça aurait été le fun qu'il aille faire un safari qui touche un éléphant. Je donne l'heure, 8 millions d'euros, puis ils vont le faire.
Mais cela dit, c'était vraiment bien comme film. Mais je trouve quand même, sans rentrer dans les détails très précis, ils ont fait une.
[00:57:12] Speaker B: Gaffe dans le film qui m'a fait vraiment décrocher à la moitié. Puis je suis un peu encore amère de ce choix-là. Puis si vous le voyez, vous allez comprendre.
Tu sais, tout se passait bien, pis là y'a eu une coche pis j'étais plus là. Ce qui est dommage, moi aussi j'avoue que ça m'a un peu déçu d'un des personnages, mais bon hein, ça montre que c'est des gens, des êtres complexes.
Mais ouais, c'est ça, moi j'ai été agréablement surpris, je sais pas si j'étais dans un mood particulier, Mais ça me surprend parce que c'est pas ton genre non plus. C'est pas non plus la comédie du siècle, mais on en reçoit beaucoup de ce type de films-là.
Puis c'est un des bons dans les derniers mois ou même dans les dernières années que j'ai regardé. Alors allez voir ça. Peut-être serez-vous aussi surpris que moi. Ou peut-être serez-vous déçus. Je sais pas.
Mais moi j'ai bien aimé. Alors.
[00:58:04] Speaker A: Allez voir ça. Regarde, ça.
[00:58:06] Speaker B: Prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. On s'en va en musique. Au retour, Jaz, tu nous parles du film Mercy qui a pris l'affiche hier. T'es allée en... ben pas en avant-première, ils sortent les jeudis les grosses productions. Là on était comme 7.
Ouais ben c'est ça, je pense pas que ça va rejoindre nécessairement son public, mais tu nous parles de tout ça au retour de la pause.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, et puis maintenant parlons de la grosse sortie du week-end, Mercy, de Timur Bekmambetov, qu'on connaît surtout pour avoir, non pas réalisé, mais produit Searching Mais c'est ça! Apparemment pas l'autre. En tout cas, il a fait le premier. C'est lui qui avait réalisé Wanted.
Il a fait quelques films, et... on va dire avec une vision très claire dans ses films, mais une.
[00:59:11] Speaker A: Réalisation très remarquée, on va dire.
[00:59:13] Speaker B: Ça.
Et puis, c'est son producteur, notamment War of the Worlds, le plus récent aussi. Je pense qu'il est comme affilié. Il avait produit aussi un film que j'avais bien aimé, Hardcore and Reach. Je sais que t'avais moins aimé. Je me rappelle pas c'est quoi. C'est comme un film qui est comme dans un jeu vidéo. T'es comme en prise de vue réelle. Bref, ça avait fait parler à l'époque.
J'aimais bien ça. Bref, donc qui revient avec ce Mercy, qui met en vedette Chris Pratt. Et Rebecca Ferguson, principalement. Il y en a d'autres, mais si vous avez vu « Searching » ou « Missing », vous comprenez peut-être un peu le type de proposition que c'est. Nous, on a vu la bande-annonce, je pense, comme 20 fois, vu que dans.
[00:59:51] Speaker A: Le temps des fêtes, il n'y a que ça qui jouait.
J'ai l'impression de connaître un peu le film, puis j'ai hâte de voir si c'est aussi con que je pense que c'est. Ah, con! À voir, mais toi tu l'as vu, parce que c'est aussi ton genre de film. C'est complètement mon genre de film. C'est un thriller en quête d'une situation improbable pour le personnage principal, puis tout joue contre lui. On le sait qu'il va réussir, mais c'est comment?
Puis je me suis rendu compte de ça hier justement, puis je te le disais dans mon message, que je pense que dans ce genre de film-là, il faut que j'arrête de me dire que c'est le résultat qui compte. C'est le comment, parce que la fin, c'est jamais à la hauteur de mes attentes. J'ai toujours beaucoup trop d'espoir, puis j'en vois tellement, j'en lis beaucoup aussi, que je commence.
[01:00:37] Speaker B: À les suranalyser, puis je.
[01:00:38] Speaker A: Le sais tout de suite où est-ce que ça s'en va.
mais le chemin plus que la destination. Puis dans ce cas-ci, le chemin est quand même intéressant, mais ça plaira pas à tout le monde. Je pense pas que toi particulièrement t'aimerais tant ça. Je suis quand même curieux.
Mais tu sais, c'est quoi essentiellement? C'est donc Chris Pratt, qui est un agent de police, Chris Raven dans le film, qui a mis sur pied, implanté le système Mercy pour un peu combattre le crime. C'est une thématique qui revient beaucoup aussi. mais qui est essentiellement un système judiciaire dirigé par l'IA à L.A. Puis donc, depuis qu'ils ont mis Mercy sur pied, ce que ça fait, c'est que les gens qui se font arrêter pour des crimes divers se retrouvent dans une chaise, menottés à cette chaise-là, tenus dans le cou aussi. Ils ont une heure et demie top chrono avec accès à tout ce qui est sur le cloud de L.A. Et là, dès les premières minutes du film, tu serais content. On revient sur deux des gros défauts de Chine 51 qu'on avait vu récemment. Les gens sont mandated by law de mettre leur cellulaire sur le cloud, ce qui n'empêche pas certaines personnes d'avoir des burners qui ne sont pas reliés à rien.
Dès que t'as un cellulaire, t'es traqué partout pis c'est une loi. Ça c'est réglé.
[01:01:58] Speaker B: Pis y'avait aussi le fait que.
[01:01:59] Speaker A: Rebecca Ferguson dit non mais j'suis un robot, by law, j'peux pas jouer contre toi pis moi j'suis là vraiment pour les faits pis te permettre de le faire mais y'a pas d'émotion là-dedans pis j'peux pas te faire.
[01:02:11] Speaker B: Du mal dans le fond. Pis est-ce qu'elle déroge de ça? Non, elle l'aide. Elle l'aide beaucoup plus qu'elle lui fait du mal, mais qui n'est encore pas des émotions, mais.
[01:02:20] Speaker A: Plus des faits, puis des stats, puis des.
[01:02:22] Speaker B: Probabilités, puis tout ça. Je pense que ça se tient, mettons. Moi, mon autre question.
[01:02:27] Speaker A: Que j'avais, puis je ne veux pas t'interrompre dans ton résumé non plus, mais c'est.
[01:02:31] Speaker B: Pourquoi une heure et demie? Pourquoi est-ce qu'on a du temps pour...
[01:02:34] Speaker A: C'est pas dit pourquoi une.
[01:02:36] Speaker B: Heure et demie. Ça, ça me choquait un.
[01:02:37] Speaker A: Peu. C'est comme, pourquoi je peux pas prendre six heures? Je pense que parce qu'un film de deux heures de ça, ça aurait été insoutenable. Une heure et demie, c'est... Non, mais c'est... Ça t'explique pas pourquoi. Non, c'est pas expliqué, mais... Déjà, ça part à quatre, quatre sur dix. Bref, il y a accès pendant une heure et demie, il y a un chrono, il y a une heure et demie pour trouver tout ça. Il y a accès aux caméras à tous les téléphones de tout le monde, à tous les comptes de médias sociaux de tout le monde, toutes les courriels des compagnies, toutes. Tout est sur le cloud, ils peuvent fouiller partout. On comprend que c'est un near distant future où les policiers volent en drone.
Fait que c'est ça. Donc, il est accusé d'avoir poignardé sa femme, puis lui, il se rappelle absolument pas de ce qui s'est passé. Quand il se réveille, parce qu'il était alcoolisé, quand il est redescendu un petit peu, il se réveille dans la chaise, puis il capote.
[01:03:28] Speaker B: Un peu parce que c'est lui qui l'a mis sur pied. Fait que c'est exactement ce qui l'attend. Puis s'il réussit pas à faire descendre son taux de probabilité de guilt à moins de 92 %, après l'heure et.
[01:03:39] Speaker A: Demie, il se fait juste.
[01:03:40] Speaker B: Comme tuer par la chaise. Fait que... Fait que c'est ma reproche principale, moi qui n'ai pas vu le film, c'est mon reproche.
[01:03:47] Speaker A: Principale, c'est, mettons que t'es aveugle là.
[01:03:50] Speaker B: T'Es-Tu capable d'analyser le contenu qui se passe? Ça prend-tu quelqu'un qui fait de la description? Ben y'a du voice command! Ouais, mais parce que t'sais là, est-ce que lui a le droit à.
[01:03:59] Speaker A: Deux heures et demie? Est-ce qu'il a.
[01:04:00] Speaker B: Comme des mesures? On n'est pas rentré.
[01:04:03] Speaker A: Dans les détails. Non, mais.
[01:04:04] Speaker B: C'Est comme la dernière chose. Moi, c'est juste comme, gars, tu fais un film puis tu le sais qu'il y a des « loose hands.
[01:04:09] Speaker A: ». Assez au moins de me donner.
[01:04:12] Speaker B: De quoi. Moi.
[01:04:12] Speaker A: Je pensais que t'allais être content qu'ils disent ça, qu'ils l'adressent dans les trois premières minutes du film. Là, tu.
[01:04:18] Speaker B: Me confirmes que c'est pas une.
[01:04:21] Speaker A: Intelligence artificielle ou des robots qui... quelque chose qui...
commet le crime qu'on essaie de mettre dessus. Non, non, pas du tout. Vraiment pas. Déjeuner, ça part. D'ailleurs, à la fin du film, il y a une belle surprise pour vrai. Je trouvais qu'il y avait comme... Il va y avoir un deux. Non, c'est pas possible. Merci.
Il y avait une belle surprise dans... Ils ont exploité un élément d'une belle façon, je trouve. Mais encore là, ça ne plaira pas à tout le monde. Mais il y avait une petite twist intéressante vers la fin avec Lya, justement.
Mais donc, c'est ça. Le film commence sans introduction. On parle du programme pendant que lui se réveille un peu. Puis ça commence, tu as une heure et demie, that's it. Puis c'est très, comme tu l'as dit, comme « missing », comme « searching ». C'est comme on voit les écrans, dans le fond. Tout se passe vraiment dans des caméras de surveillance, sur des écrans de téléphone. Puis tu as Rebecca Ferguson qui est évidemment sur un écran.
[01:05:14] Speaker B: Un très grand écran aussi. Puis lui sur sa chaise. Puis là, il se passe des affaires aussi en réel.
[01:05:19] Speaker A: À.
[01:05:19] Speaker B: Côté de lui. Il recrée.
[01:05:21] Speaker A: Des scènes puis là, ça.
[01:05:22] Speaker B: Bouge autour dans le fond. Ça ressemble à.
[01:05:25] Speaker A: Cérébro un petit peu.
Tu sais, c'est ça. C'est très rapide. Ça va vite. Je te vois là. Le film dure.
[01:05:33] Speaker B: Une heure et.
[01:05:33] Speaker A: Demie. Fait que j'imagine qu'il résout l'enquête à moins d'une minute de la fin.
Non. De son heure et.
[01:05:38] Speaker B: Demie. Non, non, pas du tout. Il restait combien de temps pour le film? Non, bien à 25 minutes, c'est réglé. C'est juste que... Ok. À 25... À 0,25. En tout cas, il reste 25. Il restait 25. À 25 minutes, c'est réglé. Sauf que le... Bien, c'est parce que je peux pas rentrer.
[01:05:53] Speaker A: Trop dans le détail, Parce que moi, mon autre question par rapport à ça, c'est, mais... s'il avait fini à une minute de son temps, je suis comme, un policier qui sait comment faire une enquête, qui sait où chercher, il arrive quand même à une minute de passer proche. C'est quelqu'un qui n'a pas ces réflexes-là, comment est-ce qu'il serait bourgeois?
On s'entend que Chris Pratt étant policier, c'est lui qui a designé le programme. Il sait exactement ce qui l'attend. Il a comme une petite longueur d'avance sur tout le monde. C'est le cas 19. Il y a eu 18 exécutions depuis le... Mais les gens ont accès à tout, sauf que lui, il est policier. Il sait comment analyser des scènes de crime.
Mais là, c'est parce que ce qu'on comprend, c'est que sa femme, il dit oui, mais j'aimais ma femme, mais ce n'était pas un couple très heureux. Il y a plein de shit familial qui vont ressortir de ça.
Il faut s'y attendre. Ce n'est pas un homme parfait. Il était dans les AA, il a retombé. Il y a tout ça qui rentre en ligne de compte aussi. Il y a sa relation avec son partenaire, sa partenaire de police. Il y avait un ancien partenaire qui s'est fait tuer. Ça l'a vraiment bousillé de l'intérieur. Il y a tout ça qui rentre dans le film, dans l'enquête. Mais quand même, c'est une enquête qu'on regarde se développer. Sans le suranalyser, parce que je ne suis pas la seule dans cette situation-là, si on se laisse embarquer dans le jeu, c'est très cool comme film pour vrai. J'aime la forme que ça prend aussi.
T'as l'impression.
[01:07:19] Speaker B: Que les acteurs n'ont pas joué. Je ne sais pas comment le dire, mais.
[01:07:22] Speaker A: Juste parce que son jeu, c'est d'être assis dans une chaise dans une heure et demie, mais il y a tout ce que tu vois sur l'écran qui a dû être fait aussi. C'est vraiment spécial comme double layer, mettons, dans le film. Chris Pratt n'a pas eu un gros tournage, mais tous les autres qu'on ne connaît pas... Non, mais quand même un.
[01:07:37] Speaker B: Peu pareil, parce qu'il y en a sur des caméras de surveillance et tout, mais bon, c'est ça. Mais c'est une forme intéressante.
Quand on rentre dans.
[01:07:46] Speaker A: Des enquêtes comme ça, c'est tout le temps à peu près les mêmes motifs. Il n'y aura pas de grandes surprises dans pourquoi, puis qui, puis comment, puis tout ça. Le problème, en théorie, ce n'est pas la mécanique derrière.
C'est vraiment exonérer cette personne-là et non pas critiquer la mise en place de l'IA comme système. Non, mais il y a un peu de ça aussi parce qu'après, il y a des liens avec un autre des 18 cas. Tu as peut-être de quoi qui s'est mal passé. Mais c'est là que la petite twist de la fin devient le fun parce qu'il y a les deux côtés. Il y a les défauts de l'humain, les défauts de l'IA. qui sont comme toutes amenées en même temps, ensemble, dans les 5-10.
[01:08:25] Speaker B: Dernières minutes, puis qui.
[01:08:27] Speaker A: Ont fait que c'était quand même intéressant. Mais, t'sais, somme toute, j'ai apprécié le visionnement. J'étais pas comme sur le bout de mon siège, vraiment full investi, par contre, puis c'est plate, parce que c'est vraiment textbook, mon genre de film, mais j'ai beaucoup d'anglicismes à ma chronique aujourd'hui.
Ouais, c'est ça, là. Tu.
[01:08:44] Speaker B: Te laisses avec.
Mais c'était bien. J'ai bien apprécié mon visionnement. Sauf qu'effectivement, si.
[01:08:51] Speaker A: On se met à analyser, c'est peut-être pas un si excellent film que ça. J'ai hâte de voir ce que ça va dire. Ça va sûrement être moyen, ce que je m'attends aussi.
Rebecca Ferguson est excellente en A.I.
Ça fait la job. Elle a souvent des rôles où il ne faut pas qu'elle ait l'air d'émotion. Elle n'en a pas non plus. À chaque fois qu'elle fait un petit sourire, il y a comme des tics faciaux.
[01:09:13] Speaker B: Dans son jeu qui sont intéressants.
C'est ça. Mais ce n'est pas aussi inabouti que Chien 51. Je trouvais qu'il y avait peut-être des parallèles à faire entre les deux la première fois.
J'ai beaucoup plus aimé celui-là que l'autre. Mais c'est ça.
Je suis un bon public aussi.
C'est.
[01:09:33] Speaker A: Ça, le chemin plus que la destination.
Faites-vous votre.
[01:09:37] Speaker B: Propre opinion.
[01:09:38] Speaker A: Comme d'habitude, ça prend.
[01:09:39] Speaker B: L'Affiche hier à la Maison du.
[01:09:41] Speaker A: Cinéma et ça.
[01:09:42] Speaker B: Va l'être pendant un petit bout parce qu'il n'y a pas tant de gros blockbusters qui s'en viennent avant probablement la Saint-Valentin, quelque chose comme ça.
Ça fait que c'est dans trois semaines. On est dû pour un autre carol.
La chorale. Non, non. Un autre film chorale. Un film chorale, oui. Saint-Valentin 2. Ben c'est ça.
À voir.
Donc voilà, on peut parler maintenant de... Ben je vais parler, en tant qu'à rester dans le cinéma, je vais parler de No Other Choice, un nouveau film de Park Chan-Wook qu'on connaît pour avoir fait Old Boy, notamment, de Handmaiden.
récemment, The Decision to Leave, qui revient avec ce film qui l'a pris, ma foi, 25 ans, je pense, à concrétiser.
C'est basé sur un roman qui s'appelle The Axe, qui avait déjà été porté à l'écran par Costa-Gavras en 2005.
C'est... le film, je me souviens plus ce qu'il a gagné à Venise, mais il me semble qu'il avait gagné quelque chose, il y a quelques nominations aussi aux Oscars. C'est vraiment... Mettons, avoir fait mon top 10 de l'année là, il sera en deuxième.
Fait que c'est vraiment à ce point bon. No other choice.
Puis en même temps, ça a ses limites d'une certaine façon.
Je m'explique, c'est que si vous avez vu Parasite, qui est sorti en 2019, là. Ouais, 2019.
On a l'impression que c'est un peu le même film. Ce qui est dommage, parce qu'il y a ultimement 25 ans qu'il essaie de le concrétiser.
En même temps, on comprend.
[01:11:14] Speaker A: Qu'Il est aussi très dans l'air du temps. Il y a encore un peu de IA là-dedans.
Le message principal, essentiellement, c'est l'espèce de... On va dire... Un peu comme Gagne ton ciel, c'est.
[01:11:28] Speaker B: Des préoccupations très... C'est l'accès à... un certain statut social ou essayer de réussir dans le monde très compétitif dans lequel on vit. Mais c'est ça, parce que je ne l'ai pas vu, mais tu dis comme Parasite, mais ça parle de quoi? C'est quoi le résumé? Parce que Parasite, c'est une critique assez acerbe des classes. Des contrastes sociaux, exactement. Dans le fond, Another Choice, on suit un personnage, excusez pour les noms, en fait je ne me risquerais même pas d'essayer les noms, Mais c'est l'acteur principal dans ce quid game qui joue le rôle principal. Donc il joue un père de famille, le film s'ouvre. Si vous avez déjà vu des films de Park Chan-wook, vous savez qu'il est très maximaliste un peu. Quand ça va bien, tous les visuels ressemblent à une carte postale, tout va bien. Puis quand ça va mal, il y a beaucoup de violence. Il y a comme une trilogie de la violence dans laquelle « Old Boy » s'inclut. Puis ce film-là est vraiment très violent. Ça m'a étonné parce que la première heure, c'est pas du tout le message que ça envoie. Bon, on suit donc un père de famille, ça va bien, ils font un petit barbecue de la famille, tout ça.
Il y a pas eu une promotion, mais en tout cas, ça va quand même bien. Et puis hop, la compagnie travaille pour une compagnie de pâtes et papiers. La compagnie est vendue à quelqu'un, il veut faire du downsizing, évidemment c'est lui qui est renvoyé. Puis on fait un saut dans le temps, pas très long, 3 mois je pense, quelque chose comme ça. Puis là il travaille dans une usine quelconque, on comprend qu'il n'est pas très épanoui. Il essaie de retrouver un peu ce type de job là. Puis, il va postuler sur une des jobs qu'il n'aura pas finalement.
Et puis, il se dit, bon, quelles sont mes options?
Il veut finalement aller travailler pour le.
[01:13:14] Speaker A: Compétiteur, une autre compagnie de.
[01:13:16] Speaker B: Pâte et papier dans la région. C'est un film coréen, là. Une autre compagnie de pâte et papier, mais il se dit, ah, il y a une ouverture qui vient de se faire, mais je sais que je ne serai pas le premier sur la liste de candidats. Alors, si j'élimine les autres candidats... Je m'en allais tellement dire. Je vais être le seul qui peut être... C'est ça. La première heure, on se rend jusque-là, puis le reste du film, deux heures et quart, c'est essentiellement ça. Il va tuer ces trois personnes-là, ou en tout cas, il essaie de les tuer.
Tu sais, en faisant de la recherche sur eux, en rentrant dans le quotidien de ces gens-là pour trouver la meilleure façon de les tuer sans que ça l'incrimine lui, là. Puis c'est ça. Puis là, bien évidemment, ça le descend dans une spirale sans fin qui se règle par un dénouement génial. Mais... Je veux juste pas spoiler le film, mais tu sais, c'est ça.
Le film, c'est comme à la fois ma critique principale et mon, on va dire, le point le plus positif. C'est vraiment dans l'image du film, dans la composition des plans. Park Chan-wook, qui fait des plans dans ce film-là que je considère complètement fous. Des plans qui vont me rester en tête longtemps. La composition d'images, comment est-ce qu'il place la caméra. Le Brian Tellerico pour le site...
Rogerbert.com a écrit justement que Chanwook knows where to put a camera. C'est vraiment ce qui décrirait le mieux ce film-là. La caméra est à des endroits que personne ne penserait à placer.
Ça fait quelque chose de tellement efficace que j'ai de la misère à décrire. Soit un look d'inquiétante étrangeté, soit un look justement de carte postale, un look qui laisse comme, arriver la violence avant, t'sais, on sait que la scène va être violente avant que ce soit vraiment violent. Y'a des moments très Tarantinesques aussi, ou comme des longues discussions pendant qu'ils se braquent un gun dessus.
Y'a... Bref, y'a vraiment... Y'a vraiment quelque chose dans le visuel qui est ingénieux.
Mais à l'inverse, maudit que j'aie l'impression que c'était fait par un iPhone ou je sais pas quoi. Les couleurs, ils poppaient.
Les plans, c'était comme très des photos d'Instagram. Je sais pas trop. Il y avait de quoi dans le visuel qui me gossait un petit peu. Mais en même temps, j'ai pas dégagé un peu la symbolique derrière. Est-ce que c'est voulu ou c'est juste comme... On sait que le cinéma coréen, des fois, il est très...
Je sais pas, là, tout est saturé, on dirait les couleurs hip-hop. Je sais pas trop, c'est très nerveux comme style de cinéma, que ce soit Bong Joon-ho, que ce soit K-Pop Demon Hunter, bref, c'est ça, c'est beaucoup d'énergie et tout ça. Puis, c'est ça, c'est à la fois ma plus grosse critique, puis mon point fort, c'est comme vous allez voir des plans dans ce film-là que vous avez jamais vus avant, puis de la composition d'une scène, c'est vraiment très très fort. Puis sinon, mon autre critique, qui a rien à voir avec le film, mais qui est juste par rapport à son timing, c'est vraiment que... Je suis pas prêt à dire que c'est moins bon que Parasite, mais à cause qu'on a vu Parasite avant, on veut pas, on est comme, ok, ben, un autre film comme ça. T'sais, on peut pas comme... Y'a pas remplacé Parasite, pis t'sais, s'il était sorti l'année avant Parasite, j'suis sûr que ce serait l'inverse. Parasite aurait eu... Ah ben, c'est pareil comme No Other Choice, pis No Other Choice aurait gagné plein de scores. T'sais, c'est vraiment dommage, mais...
Puis on a de la misère à, tu sais, parce que veux, veux pas, c'est un film en coréen par Chan-Wook, c'est plus un public cinéphile, un public d'auteurs qui vont aller voir ce film-là, puis ils l'ont tous vu, Parasite, là. Fait que, tu sais, tu peux pas enlever ça de la tête aux gens, mais ça aborde quand même des thématiques qui sont pas présentes dans Parasite, notamment, justement, l'espèce d'automation, remplacer des emplois, par des machines, des trucs comme ça. Tu sais, il y a des critiques sociales qui sont quand même assez différentes de Parasite pour dire que c'est pas la même chose. Il y a plus de violence aussi que dans Parasite, même s'il y en a quand même un peu vers la fin.
Mais... Puis il y a même plus d'humour. Je pense qu'il y a plus d'humour aussi que dans Parasite. Mais, tu sais ça, ça reste ultimement le combat des riches contre les pauvres.
[01:17:23] Speaker A: Puis les pauvres qui doivent.
[01:17:23] Speaker B: Subir les décisions des riches.
C'est vraiment dommage, mais allez voir. Je vous le conseille vraiment. Je te le conseille si jamais tu as le temps d'aller le voir. Va le voir. Il va sûrement être au Festival de cinéma du monde aussi, vu que « Decision to leave », il y avait été projeté là. Oui, j'ai hâte d'avoir la... C'est vraiment... C'est ça. C'est mon deuxième film.
Je pense que c'est le meilleur film que j'ai vu cette année, mais c'est pas mon préféré. Parce que j'ai plus préféré Train Dreams, qui est plus sobre, peut-être dans son approche, mais qui m'a plus interpellé. Mais je pense que c'est le meilleur film que j'ai vu cette année en termes de technique, en termes de thématique, en termes de justesse de ton. On shift du ton. Je disais que c'était un film très comique. mais c'est un film aussi où on enterre des gens vivants puis on les gave. T'sais, c'est comme, il y a un range, puis il se trouve là-dedans. Puis, t'sais, c'est ça. C'est vraiment, allez voir ça. « Decision to leave », pardon, « No other choice », « Aucun autre choix » en français. C'est vraiment très, très... Puis, t'sais, même les acteurs sont bons aussi. Souvent, je trouve le cinéma coréen ou asiatique des fois un peu trop surjoué, mais qu'on le voit pas parce qu'on lit des sous-titres essentiellement. Mais là, je trouvais que, Ça se veut déjà un peu plus Heightened Reality, comme réalité augmentée. Ça se veut déjà plus grand que Nature.
Dans ce cas-là, le jeu un peu over-the-top s'explique un peu mieux.
Mais c'est.
[01:18:46] Speaker A: Ça, allez voir ça, je vous le recommande.
[01:18:48] Speaker B: C'est le meilleur film qui est à l'affiche en ce moment. Peut-être avec Marty et Supreme, mais en tout cas, c'est ça. Allez voir ça.
On a quelques minutes pour parler peut-être de The Rip, qu'on a regardé sur Netflix, qui était disponible vendredi dernier. Évidemment, il est sorti à minuit le jour de l'émission.
C'était tard un peu. On l'a regardé en fin de semaine passée. Ouais, c'est ça. Nouveau film de Joe Carnahan qu'on connaît pour avoir fait récemment Copshop, qui était sorti aussi en janvier de même, qu'on avait dompé dans quelques salles aux États-Unis, puis que j'avais écouté à tout hasard, puis que j'avais vraiment aimé, l'espèce de throwback à du cinéma d'action des années 70 dans une prison, huis.
[01:19:26] Speaker A: Clos, des trucs comme ça.
[01:19:27] Speaker B: Là, il s'attaque à un projet peut-être un peu plus grand en envergure sur Netflix encore une fois, qui réunit à nouveau le tandem Ben Affleck et Matt Damon, qu'on a vu pour la dernière fois.
[01:19:37] Speaker A: Dans Air, mais qu'on connaît surtout pour Good Will.
[01:19:40] Speaker B: Hunting, qui propose une comédie... pardon, une comédie, excusez-moi, un film d'action...
Pas huit clos, mais presque. Ben non, c'en est.
[01:19:52] Speaker A: Un. C'est un huit clos, oui. C'est un huit clos, mais il y a beaucoup de gens.
Mais c'est ça. Donc, huit clos. On suit deux... Ben, résume-nous, là, donc. Fais un peu ce que je parle. T'aimes ça, t'aimes ça me les lancer, les résumés. C'est parce que t'es meilleure. Moi, j'en regarde trop dans une semaine que de m'emmener les thématiques, les noms, tout ça. Je suis pas tout le temps vraiment sharp dans mes résumés, mais c'était mon genre de film, ça aussi. Fait que c'est pas trop dur de cerner mon genre de film. On a quoi dans ce film-là? On a une équipe tactique, la TNT, narcotique probablement, qui est 5-6 policiers à Miami, qui ont pour mission de recevoir des tips sur des maisons où il y aurait comme plein d'argent sale, puis eux doivent aller fouiller les maisons. avec l'accord des gens, avec le consentement de ce monde-là, puis aller chercher l'argent, finalement.
Après ça, c'est Matt Damon, dans le fond, qui récemment a eu une promotion, qui devient comme un peu le boss de cette équipe-là.
Puis Ben Affleck l'avait essayé, puis il ne l'a pas eu. Puis là, il y a peut-être une petite amertume à ce niveau-là.
Au début du film, il y a leur boss, leur capitaine, whatever, qui se fait assassiner, puis qui texte une adresse en dernier recours et lance son cellulaire dans l'eau.
Après ça, on reçoit un tip, justement, puis ils s'en vont à cette adresse-là qu'on avait sur le téléphone. Puis là, ils soupçonnent qu'il y a peut-être quelqu'un de leur propre gang, qui sont pas beaucoup, 6, genre. Fait qu'ils soupçonnent qu'il y a peut-être quelqu'un là-dedans qui serait responsable de la mort de la fille à cause du coup qu'ils s'en vont faire à la maison. On estime un 150 000$ à peu près. Puis finalement, quand ils arrivent, crime, il y a 20 millions dans la maison. Ce n'est pas la journée qu'ils s'attendaient de vivre au travail.
Ils font tout ça en overtime, pas payés, parce qu'ils n'ont pas de budget. L'équipe menace de se faire couper ses opérations aussi. Donc là, ils font ça un peu… Cachette. C'est ça, de leur boss, parce que le financement n'est pas certain. Il faut vraiment qu'ils soient super sharp dans leur opération. Il faut qu'ils fassent ça selon plein de codes. Ils ont plein de procédures à suivre, évidemment.
Ils doivent compter l'argent sur place. Ils n'ont même pas de machine.
Donc, c'est ça. Compter 20 millions. Bref.
Puis après, le film devient... C'est un huis clos. Ils ne sortent pas de cette maison-là. Dans le fond, ça se passe au complet dans la nuit qu'ils vont passer à la maison, parce que c'est long. pour compter 20 millions avec ses mains. Puis, dans cette nuit-là, ce qu'on veut démontrer dans le film, dans le fond, c'est l'espèce de paranoïa qui commence à s'installer entre les personnages parce qu'il y a quelqu'un là-dedans qui est une taupe, dans le fond, bien pas une taupe, mais un snitch. Puis, ils veulent trouver... Non, parce que taupe, c'est que ça infiltre, mettons, mais comme... Bref, mais quelqu'un qui l'a tué, là, fait qu'ils veulent trouver qui leur joue dans le dos, dans le fond. Puis là, ils sont dans un quartier de cartel aussi, puis il y a toute cette relation-là, police-cartel, dans le film.
Puis c'est qu'on commence à douter de tout le monde, puis là, il y a plein de monde qui sont super louches, puis il y a plein de petits événements qui arrivent et tout, fait que c'est une.
[01:23:04] Speaker B: Enquête, encore une fois. On va vouloir trouver qui a fait quoi. Puis ça a eu une ambiance très...
très rapide et je voulais dire, c'est très stressant comme environnement. Dans le fond, on.
[01:23:22] Speaker A: Sent comme une pression de temps, puis en même.
[01:23:24] Speaker B: Temps, il y a énormément d'argent, beaucoup plus qu'ils s'attendaient. C'est une job qu'ils ont faite plein de fois, mais pas à cette échelle-là. Ils se font appeler aussi comme quoi, allez-vous-en, sinon on vous attaque. Il y a une espèce de cartel justement.
un endroit particulier, une espèce de rond-point où toutes les maisons ont l'air inhabitées. Mais c'est un quartier du cartel, dans le fond. Mais c'est ça. Donc c'est des maisons qui sont.
[01:23:45] Speaker A: Essentiellement vides mais qui appartiennent au cartel. Là, on comprend qu'il y a peut-être des gens dans les autres maisons qui vont les attaquer. C'est peut-être pas le film d'action le plus dynamique parce qu'il y a beaucoup de blabla pour le peu d'action, j'ai trouvé. Mais c'est pas nécessairement un point négatif. Je pense que c'est juste les attentes des gens aussi envers la prémisse qu'on vient de... Ben.
[01:24:03] Speaker B: Oui, peut-être en effet, mais moi j'ai trouvé ça super intéressant qu'on insiste beaucoup plus sur ce que ça crée à ce monde-là, parce que crime, 20 millions entre tes mains, tu fais quoi au niveau de la procédure? Mais c'est sûr que t'en.
[01:24:15] Speaker A: Veux, le câble c'était 150 000 $, tu fais.
[01:24:18] Speaker B: Quoi avec le 19 qui reste? Il y a tout ça qui vient jouer. Oui, et ils mentionnent, ils sont payés 80 000 par année aussi, puis un moment donné ils prennent une liasse, c'est comme juste ça, ça change ma vie. Effectivement, on se questionne à savoir qu'est-ce que nous on ferait dans ce type de situation-là.
[01:24:37] Speaker A: Je pense pas que nos réponses sont très glorieuses. Ça revient à devenir criminel, ça fait que c'est pas nécessairement mieux.
Mais oui, non, c'est ça.
Je pense que le film est très efficace en tant que huis clos. Peut-être moins en termes de film d'action, comme.
[01:24:52] Speaker B: Je mentionne, même si vers la fin, ça vire un peu plus à l'action, des gun, des poursuites, des offrandes. C'est parce que le dernier acte, je dirais, Dernier.
[01:24:59] Speaker A: Acte, c'est qu'on a des très forts soupçons. C'est tout ce qui.
[01:25:03] Speaker B: Va se passer avec ça finalement.
C'est plus intense, mais l'essentiel du film, c'est la nuit dans la maison et les suspicions de tout le monde. Il y a Steven Yeun également qui joue là-dedans, qu'on avait vu dans Beef, dans Walking Dead. Il y a Tiana Taylor, qui.
[01:25:20] Speaker A: Est en nomination pour un Oscar. J'ai mieux.
[01:25:24] Speaker B: Aimé.
[01:25:24] Speaker A: Son.
[01:25:24] Speaker B: Rôle là-dedans, je te dirais. Plus sobre, mettons. Oui c'est ça.
[01:25:28] Speaker A: Je l'ai bien aimé aussi. Catalina Sandino-Moreno.
[01:25:31] Speaker B: Aussi qui joue.
[01:25:31] Speaker A: La dernière, qui complète l'équipe de cinq.
Il y a Kyle Chandler aussi qui joue un espèce de... quelqu'un du... SWAT? Non mais c'est.
[01:25:41] Speaker B: Le trick de drogue là. J'ai juste NRE, mais c'est pas ça. C'est NIA?
L'affaire dans Breaking Bad, c'est ça. DIA.
[01:25:51] Speaker A: DIA. OK, voilà. Puis qui va être aussi un peu le point. Qui se fait appeler comme un renfort. Oui, c'est ça. Parce que là, les gens, ils flippent des switches, comme on dit. Finalement, lui, il s'en vient, il essaie de mettre de l'ordre là-dedans. Fait que, ultimement, c'est peut-être pas... Je pense que le film a peut-être eu un.
[01:26:08] Speaker B: Plus gros buzz parce qu'il réunissait... Mais qu'un duo efficace, pour vrai. J'étais contente de les voir ensemble. Ils ont une belle chimie.
C'était le fun qu'ils soient là, les deux. Ils sont rendus... Moi, je trouve que oui, puis je l'ai pas dit dans ma critique, mais c'est quand même un point important. Ils sont rendus plus vieux, évidemment, dans la cinquantaine, puis très efficaces encore.
Moi, on dirait que c'était plus un aspect marketing pour que les gens regardent le film, plus qu'autre chose. Ça aurait pu être fait avec n'importe quel acteur, ou peu.
[01:26:39] Speaker A: Importe. Mettons, c'est deux acteurs qui ont été oscarisés, malheureusement pas pour leur performance en tant.
[01:26:47] Speaker B: Qu'Acteurs, mais c'est ça, c'est quand même deux bons acteurs, puis c'est peut-être pas le film d'acteur. où les performances doivent briller. C'est Matt Damon qui ressort gagnant peut-être de ça, parce que son rôle est un peu plus central dans l'histoire. Ben Affleck, à un certain moment, il s'en va. Ben Affleck a un jeu plus caricatural, je trouve. Il est plus présent, mettons, dans l'histoire. Mais c'est ça, bon petit film, bon petit film d'action, mais c'est ça, il y a peut-être... Je sais pas, certains... Il est un peu long quand même, je pense qu'il dure deux heures, il me semble. Je pense que ça prend du temps. La paranoïa, elle se répète beaucoup, mettons, elle évolue pas.
[01:27:25] Speaker A: Tant que ça en termes de... sur quoi on paranoïe. On paranoïe sur les méchants s'en viennent.
[01:27:30] Speaker B: Ou il y a un snitch.
Ça ne se réinvente pas beaucoup.
Mais c'est ça, ça restait bien efficace comme petit film du vendredi soir. Les films.
[01:27:39] Speaker A: D'Action, les films de gars. Les films de TQS.
[01:27:41] Speaker B: Non, c'est ça, c'était bien.
[01:27:43] Speaker A: Correct. Allez regarder ça. The.
[01:27:45] Speaker B: Rip. J'ai bien aimé. Non, mais c'est ça.
C'est exactement ce que j'aime. Moi, j'ai rien à redire. J'étais bien contente. Donc on s'en va en pause publicitaire et au retour, je sais pas si on a le temps encore de parler d'un autre film, on a vu... In Rajab, mais tu veux peut-être.
[01:28:02] Speaker A: Pas en parler.
[01:28:02] Speaker B: Ouais, pas celui-là, l'autre Netflix. People We Meet on Vacation. Je sais pas trop si on a le temps d'en parler ou sinon si on fait juste claire l'émission. Mais bref, on prendra de la décision pendant cette pause publicitaire.
C'est déjà tout pour nous. On a pris notre décision finalement et on va parler de People We Meet On Vacation une autre fois. La semaine prochaine. Parce que quand même, il est sorti ça fait quoi? Deux semaines? C'est un des premiers films à être sorti cette année sur les plateformes. Film original sur les plateformes. Donc, on en parlera, c'était bien correct. Mais on détaillera nos points la semaine prochaine. C'est tout, faites-vous votre proprion.
La semaine prochaine, on va avoir quand même un gros programme. On va avoir Gourou, nouveau film de Yann Gosselin avec Pierre Niné. qui prend l'affiche. On va avoir une entrevue également avec Henri Picard, qui est de la série Ayerscliff.
Il était de passage à Tout le monde en parle avec Marc Labrèche.
Une série, ça ressemble quasiment à une websérie, c'est des séries de 7 épisodes, 15 minutes chaque. sur l'extra de ICI TOU.TV.
Puis ça se passe à côté, ça a été tourné effectivement à Ayerscliff, Comédie-Noire, donc on va en parler la semaine prochaine avec l'un de ses acteurs. On va parler également du film Follichonnerie qui va prendre l'affiche le 30, il y a une avant-première le 29 en présence de l'équipe du film. Donc, j'en profiterai pour faire quelques entrevues au passage.
Et puis, on verra si on a le temps de parler d'autres la semaine prochaine. Il y a Send Help, le nouveau film de Sam Raimi qui retourne.
[01:29:38] Speaker A: Au cinéma d'horreur encore une fois.
Donc, il y a Arco également, le film d'animation français qui va prendre l'affiche en nomination pour l'Oscar du meilleur film d'animation. Et il y a Shelter, un nouveau film de... Jason Statham.
Fait.
[01:29:57] Speaker B: Qu'On verra si on a le temps.
Mais c'est ça, donc peut-être qu'on se gardera ce film-là pour... pour la semaine prochaine, People We Meet on Vacation. Sinon, je suis en train de commencer à lire un film qui a été fait au cinéma.
Un film, oui, un film qui a été fait au cinéma. Quand je l'aurai fini, on regardera le film et on reviendra là-dessus. On les analysera. Tu les analyseras. Je te poserai des questions. Bref, c'est ça, ce qui clôt cette émission quand même fort chargée cette semaine. Un grand merci à Samir Ghesmi de nous avoir parlé. Allez voir Gang ton ciel de Mathieu Denis, c'est disponible dès aujourd'hui. Puis j'ai vu qu'il va y avoir, bien là c'est plus une avant-première parce que le film est sorti, mais une rencontre avec l'équipe du film.
Soit le 30 ou le 31, je pense que c'est le 31, ça fait que samedi prochain avec Mathieu Denis et Alexandre Auger qui est le co-scénariste du film, donc si jamais vous voulez vous garder ça pour une projection avec l'équipe du film, n'hésitez pas. Et puis merci beaucoup à Ariane Roy Poirier d'être venue nous parler du festival Plein d'écran qui bat son plein jusqu'au 31 janvier, plein de courts métrages gratuits. dont certains en nomination aux Oscars, dont la plupart sont des courts-métrages québécois. Et jusqu'à.