Episode Transcript
[00:00:18] Speaker A: Très très bon Bon midi tout le monde! Vous êtes à l'écoute de Ciné-Histoire en ce, mon dieu, ben non c'est vrai, il y a 31 jours dans le mois.
[00:00:35] Speaker B: Dernier vendredi du mois, on peut le dire comme ça.
[00:00:38] Speaker A: 30 janvier déjà, mon dieu, où toutes ces heures de visionnement sont allées de ce mois-ci.
[00:00:43] Speaker B: Tu peux regarder sur Letterboxd, ça va répondre à toutes tes questions.
[00:00:45] Speaker A: 90 heures que ça dit.
[00:00:46] Speaker B: Ah quand même.
[00:00:47] Speaker A: Ben c'est pas si pire. Je m'attendais honnêtement à plus.
[00:00:49] Speaker B: C'est comme 3 heures par jour.
[00:00:51] Speaker C: Ouais c'est ça.
[00:00:53] Speaker A: C'est des nombres qui me conviennent.
[00:00:56] Speaker B: C'est la voix de Jade.
[00:00:57] Speaker A: Mais oui, c'est ça. Comment ça va, là? C'est à toi de me demander comment ça va.
[00:01:01] Speaker B: Mais comment ça va, Alex. On ne te le demande jamais.
[00:01:04] Speaker A: Mais non, c'est ça. Ben oui, tu me le demandes.
[00:01:06] Speaker B: Comment ça va, Alex?
[00:01:07] Speaker A: Là, tu es allé faire un autre podcast tantôt. Là, tu jouais une coach de vie. Là, ton mindset est placé tout croche. On va se placer ça.
[00:01:17] Speaker B: Je suis encore hyper.
[00:01:18] Speaker A: Ça va bien.
[00:01:19] Speaker B: Ça va super bien.
[00:01:20] Speaker A: Aujourd'hui à l'émission, un autre gros programme.
C'est ça, je m'y remplis quand même pas mal. Je verrai si je suis capable de soutenir le rythme à un moment donné ou pas. Mais il y a beaucoup de films qui sortent, mon dieu, à chaque semaine. Fait que cette semaine, on fait exception. Parce qu'on va parler d'une série, la série Ayers Cliff, qui est sortie sur Tout.tv la semaine dernière. Pour en parler, on va recevoir Henri Picard, l'un des têtes d'affiche de cette série-là.
Donc, Ayers Cliff, c'est à côté d'ici. D'ailleurs, c'était très drôle Je ne sais pas si je le mentionnerais tantôt dans l'entrevue, mais Guillaume Lepage a eu de la misère à dire « Hey, you're skipped ». Il aurait dû le briefer un petit peu avant, mais ce n'est pas grave. Tout le monde en parle parce qu'Henri Picard et Marc Labrèche sont allés là-bas. Bref, on en parlera de tout ça tantôt. à... On a reçu aussi également, plutôt hier, l'équipe de Follichonnerie qui était de passage en ville. On les a reçus pour une très belle entrevue.
Alexandre Roger, qui est co-scénariste, Éric Kaboulian, qui a tous les chapeaux dans ce projet-là, et Catherine Chabot. J'ai dit Chabot, pis des fois y'en a qui dit Chabot, fait que j'espère que c'est Chabot, mais j'ai trop tant... Je voulais demander avant l'entrevue pis j'ai oublié. Mais bref, on va entendre cette entrevue-là et je vous ferai ma petite critique de ce film-là que j'ai vraiment beaucoup aimé. Donc allez voir ça, ça prend l'affiche aujourd'hui, mais on en reparle tantôt. On va parler également de «Vie privée», nouveau film de Rebecca Zlotowski avec Judd Foster qui parle en français.
Premier rôle francophone pour elle en une vingtaine d'années, je pense.
Donc voilà, on a regardé ça un peu plus tôt cette semaine.
Sinon, ben, on a vu.
[00:02:57] Speaker B: «Gourou» également. Qui m'a largement inspirée pour mon personnage.
[00:03:01] Speaker A: De tantôt. Ouais, c'est ça. Donc, «Gourou», nouveau film de Yann Gosselin avec Pierre Niné. Donc, on va vous parler de tout ça tantôt. Puis, ben là, s'il reste du temps, on parlera soit de «Send Help», le nouveau film de Sam Raimi, soit peut-être de «Shelter», nouveau comédie d'action avec Jason Statham.
Ou bien peut-être que, dépendamment du temps qu'il nous reste, on fera peut-être un topo sur The Lost World.
Donc t'as fait.
[00:03:27] Speaker B: D'Une bague. J'ai fait l'exercice que je faisais pour notre feu, cette web ciné-store, de l'écrire à l'écran, fait que j'ai lu The Lost World de Doyle, dans le fond, pas Le Monde Jurassique, parce que ça s'appelle aussi comme ça.
J'ai lu le roman de Doyle et j'ai regardé. On a regardé ensemble deux films, deux adaptations. Donc un film muet de 1925, puis un film de 1960 ou 61, puis certaines 60.
Deux adaptations de ce matériel-là de Doyle. Fait que peut-être faire un petit tour d'horizon tout dépendant de ce qui reste, sinon ça ira. À une.
[00:04:02] Speaker A: Prochaine fois. Ben oui, à la semaine prochaine. Puis en fin d'émission, je vous ferai peut-être un petit récapitulatif de ma semaine plein écran. C'était le festival plein écran. On en parlait à la directrice générale la semaine dernière. J'ai regardé tous les courts-métrages. Il y en avait quatre par jour et gratuitement. Je les ai gardés tous, puis je vous ai fait une petite liste de mes coups de coeur de cette année. Donc voilà. En toute fin d'émission, ce sera ça. Je vais commencer l'émission. Pas beaucoup de nouveautés cinéma de ce temps-ci. Moi, de janvier, c'est toujours soit aux points morts ou soit juste les... mais parlant de cérémonie, il y a les Césars qui ont annoncé leur nomination en vue de cette 51e édition-là. Je veux juste faire un petit tour rapide parce qu'il y a plusieurs des films qu'on a déjà vus, puis il y en a plusieurs aussi qui s'en viennent au printemps ou vers la fin de l'hiver ici au Québec.
Dans la catégorie meilleur film, il y a le film « L'attachement » qu'on n'a pas vu.
Celui-là, j'avoue que j'ai pas vu grand chose par rapport à ça. Il y a « Dossier 137 » que je sais qu'il prend l'affiche, c'est pas en février, c'est en mars, de Dominique Moll. Il y a « Nouvelle vague » de Richard Linklater, la petite dernière, et « Un simple accident » de Jaffar Panahi. Donc, meilleure réalisation, c'est essentiellement les mêmes, sauf Stéphane de Mousti pour L'Inconnu de la Grande Arche.
D'ailleurs, qui a eu beaucoup de nominations, ce film-là, dont pour Xavier Dolan, qui joue un rôle de soutien dans ce film-là. Donc, il est prévu, je pense, en mars, je crois, ce film-là, au Québec. Meilleur acteur, il y a justement deux... un acteur, pardon, pour L'Inconnu de la Grand Hache, Claes Bang. Bastien Bouillon pour Partir un jour, qu'on avait vu, comédie musicale dans le domaine culinaire. Laurent Lafitte pour La Femme la plus riche du monde. Pio Marmaille pour L'Attachement et Benjamin Voisin pour L'Étranger.
Donc voilà. Meilleure actrice, il y a Leila Bekhti pour Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan. On.
[00:05:53] Speaker B: Ne se souvient même pas.
[00:05:54] Speaker A: Que c'est sorti cette année. Non, non, je m'en souviens. donc qui a joué la mère.
Valéria Bruni-Tedeschi pour L'Attachement, Léa Drucker pour Dossier 137, Isabelle Huppert pour La Femme la plus riche du monde et Mélanie Thierry pour La Chambre de Marianne. Meilleur acteur dans un second rôle, Swan Harlow pour L'Inconnu de la Grande Arche, Xavier Dolan également et Michel Faure également pour ce film-là, donc L'Inconnu de la Grande Arche, Pierre Letin pour L'Étranger et Raphaël Personnage pour La Femme la plus riche du monde. Donc voilà, meilleure actrice dans un second rôle, Jeanne Balibar pour Nino, Dominique Blanc pour Partir un jour, Myna Foyce pour La femme la plus riche du monde, Park Jimin pour La petite dernière et Virma Ponce pour L'attachement. Puis je terminerai avec Théodore Pellerin qui est en nomination pour Nino, donc meilleure révélation. Donc voilà. La cérémonie va se tenir fin février, donc vous voudrez pas manquer ça. On va faire un retour assurément là-dessus. On a notre invité qui nous appelle, ça fait qu'on va partir en petite pause musicale et on va revenir dans quelques instants pour parler de la nouvelle web-série. Je sais pas si ça va être sur les ondes à un moment donné, mais pour l'instant, elle est seulement sur TOU.TV, donc A.S. Cliff, restez des nôtres.
Un jour, je vais faire un film Je ferai la prise de son La réalisation Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, et puis maintenant, bien, je veux parler de la nouvelle série disponible sur TOU.TV, sur l'extra de TOU.TV, série intitulée Ayers Cliff, une comédie noire policière. Et pour en parler, bien, on reçoit une des têtes d'affiches.
[00:07:43] Speaker D: De cette série-là, Henri Picard. Salut, Henri.
[00:07:45] Speaker A: Ça va bien?
Allô, allô, ça va bien et toi? Oui, ça va super bien, merci. D'abord, félicitations pour ce nouveau très beau projet.
T'interprètes Henri Prud'homme, cette fois neveu du chanteur Martin Stevens, qui ensemble tente de camoufler le décès accidentel d'un acteur connu de Montréal. Parle-nous un peu de.
[00:08:05] Speaker D: Ton personnage et de ce qui t'intéressait dans ce rôle.
D'abord, un des deux réalisateurs et écrivain, Édouard Gingras, c'est un de mes amis depuis très longtemps. Quand il m'est arrivé avec le projet, j'étais juste content de pouvoir travailler avec lui. Mais aussi, je ne sais pas, le personnage, c'est un jeune garçon sans histoire à la base. Il n'a pas une vie très excitante.
Il habite chez son oncle. Il est poigné un peu dans cet engrenage-là de métro-boulot-dodo. Il travaille de jour et de soir. Il n'a pas beaucoup d'amis.
Puis là, soudainement, il fait la rencontre de Louis-Philippe Lajoie, ce comédien-là qui est de passage dans la région. Puis là, ils ont comme une connexion inattendue, ils ont bien du fun. Puis là, finalement, il y a cet événement-là qui est tragique qui se produit.
Fait que j'avais pissé du personnage un peu, puis je sais pas, je trouvais ça intéressant.
Il y avait des belles nuances à jouer, puis j'ai essayé d'apporter quelque chose de spécial, je sais pas.
Je suis arrivé, j'ai essayé d'y donner un accent, un petit accent de région. Puis là, bien, les deux réals, ils ont vraiment embarqué là-dedans.
[00:09:09] Speaker A: Ça fait que, non, c'était le fun.
C'était le fun. Malgré le crime qui est au cœur de l'enquête, la série reste quand même une comédie noire. Oui. Est-ce.
[00:09:18] Speaker D: Que c'est un ton, toi, qui te plaît comme acteur? Mais oui, puis c'est un ton que j'ai pas vraiment exploré dans ma vie. Je veux dire, j'ai plus l'habitude de faire du drame. Ça fait que là, de surfer la fine ligne entre... L'absurdité, le drame, c'était le.
[00:09:34] Speaker A: Fun. C'est une histoire super déjantée. C'est vraiment du bonbon. Puis justement, tu avais un grand de l'absurde devant toi. Tu partages plusieurs des scènes avec Marc Labrèche, qui interprète donc Martin Stevens, ce chanteur fictif pour la série, mais qui a bel et bien existé.
Parle-nous un.
[00:09:52] Speaker D: Peu de ça. Ça a été comment travailler avec lui?
Ben Marc, j'ai toujours été fan de lui, je l'ai déjà côtoyé dans le passé parce que mes parents sont amis avec lui, donc j'ai grandi en écouteur Matusalem, le caractérisation, la pudgie, les mythes. Fait que j'ai toujours été fan, mais aussi quand je me suis mis à faire ce métier-là, j'ai aussi compris que c'était un super bon acteur dramatique.
Il a fait des trucs dramatiques super bons, fait que de pouvoir jouer avec lui dans quelque chose où il ne fait pas du Marc Labrèche, où ce n'est pas comme des sketchs, où il a vraiment cherché un personnage, il a travaillé sur des affaires et tout.
Puis après ça, j'ai énormément appris avec lui, puis il a été bienveillant aussi, il n'y avait rien de stressant, ça s'est fait comme naturellement.
Puis on a eu des répétitions aussi, ce qu'on n'a pas toujours le.
[00:10:37] Speaker A: Luxe de faire.
Fait que non, vraiment, c'était super enrichissant.
Évidemment, ici à Sherbrooke, Ayers Cliff, c'est bien connu. C'est à une vingtaine de minutes d'ici.
Guillaume Lepage n'avait pas l'air de le connaître, par exemple. Tout le monde en parle la semaine dernière.
Mais est-ce que la série a été tournée.
[00:10:57] Speaker D: Là ou c'est seulement le don qui est en projet? En fait, tout ce qui est extérieur, surtout dans le premier épisode où on fait beaucoup d'establishing du village, c'est tout Ayers Cliff. Par contre, pour des soucis de déplacement d'argent, On a tourné beaucoup d'intérieurs autour de plus proche de l'arrivée du sud de Montréal. Chambly.
[00:11:18] Speaker A: Jean-Saint-Basile et tout.
Mais tous les extérieurs sont à Yosquite.
Est-ce que ça a changé quelque chose? Parce que la série, c'est 7 épisodes d'environ 15 minutes chaque. J'imagine, je ne sais pas si c'est prévu une diffusion à la télé. J'imagine que ça va rester seulement sur l'extra. Mais est-ce que ça a changé quelque chose dans peut-être le rythme ou le tournage et tout ça? Comment est-ce que vous avez approché ça comme un long... Ça dure une heure 40 peut-être, une heure et demie au total. Est-ce que vous l'avez.
[00:11:50] Speaker D: Pris comme un film ou vraiment comme une série épisodique?
Ben, au final, avec du recul, j'aime ça le voir comme un film de 1h45 dans cette partie.
Je te le dis, déjà, à la base, le budget était pas... C'était un petit budget, une petite équipe. Pour beaucoup, c'est leur première fiction, une très jeune équipe aussi.
Fait que c'est sûr qu'on tournait très rapidement, t'sais, on a tourné ça en 2-3 semaines, gros max.
Ce qui fait que, oui, des fois, moi, je remarque qu'on avait une prise pour... parce qu'on avait plus de temps, mais je sais pas, moi, je trouve ça trillant, des fois. Surtout un projet comme ça, t'sais, ça faisait 3 ans que j'avais entendu parler de ce projet-là, fait que je sais pas, ça...
J'avais un sentiment d'appartenance, c'est-à-dire qu'on a une prise et on va bien la faire. Ça donne une sorte d'énergie.
Mais c'est sûr que le tournage était plus rapide qu'il y a d'autres séries.
Je veux que les gens l'écoutent d'une traite parce que je pense que c'est comme ça que je les écoute. Le bémol qu'il y avait, c'était.
[00:12:44] Speaker A: Que c'était trop rapide.
C'est les moyens qu'on avait malheureusement.
Ça ne paraît pas, mais moi je trouve que ça s'écoute bien d'une traite.
Il y a beaucoup de gens qui sont impliqués à différentes échelles. On parlait de Stéphane Crête aussi, Joël Scarpellino. Il y a quand même du gros star power, entre guillemets. Ce qui est cool pour une production qui peut-être n'a pas une tonne d'argent. Fait.
[00:13:10] Speaker E: Que.
[00:13:10] Speaker A: C'Est cool que les gens aient embarqué comme ça.
Vraiment. On va te souhaiter de retourner aussi vers cette comédie noire-là, si l'expérience t'a plu. Effectivement, on t'avait vu peut-être dans des rôles plus dramatiques.
[00:13:22] Speaker D: Ou en tout cas un.
[00:13:23] Speaker A: Peu plus sérieux jusqu'à présent.
J'ai hâte de le faire.
Ouais.
T'as le vent dans les voiles. On t'avait vu récemment dans Le plongeur. Puis là, bien bientôt, tu vas incarner Denis Sutton dans le prochain remake de Youngblood. C'est le rôle qui a été interprété, je pense, à.
[00:13:40] Speaker C: L'Origine.
[00:13:40] Speaker A: Par Patrick Choisy, si je ne me trompe pas. Ouais.
Qu'est-ce que tu peux nous dire ou pas.
[00:13:44] Speaker D: De ce film-là, qui est prévu, je pense, pour mars?
Ouais, ça sort le 6 mars. C'est un remake beaucoup plus contemporain, on s'entend. Il y a des petites différences. Le squelette est le même.
Mais c'est ça, c'est juste l'histoire de ce jeune garçon-là de Détroit qui se trouve à être aussi un prodige du hockey, qui a appris le hockey à la dure. Tu sais, c'est un Afro-Américain, fait qu'il est témoin des fois de commentaires racistes. D'ailleurs, à un moment donné, il va être témoin d'un commentaire raciste d'un joueur de l'autre équipe, puis il va se fâcher contre lui, puis il sacre un coup de bâton, ce qui va lui valoir une suspension. Fait qu'il se fait rappeler par une équipe du Canada, qui est les Mustangs d'Hamilton.
Moi, j'interprète le capitaine de l'équipe, qui va arriver un peu dans cette équipe-là, un peu sur la défensive, parce qu'il a tellement appris à se défendre jeune.
Puis il est difficile d'approche, il ne laisse pas les autres entrer.
Mais il va trouver son chemin à travers ça. Puis moi, je deviens un peu comme son mentor à travers ça, puis il me montre qu'il écoute Je comprends que le hockey c'est un sport qui est exigeant, qui est injuste, qui est toxique. Mais il faut savoir que le pouvoir d'un groupe est plus puissant que l'individualité. Donc c'est ça. On a tourné ça l'année passée, il y a un an exactement.
Ça me sortait de ma zone de confort, je dois dire. J'ai joué au hockey plus jeune, mais pas un joueur de hockey du tout.
Mais j'étais content d'avoir levé le défi. J'étais super bien entouré là-bas, c'était vraiment immersif.
Être entouré d'une gang de gars qui trippent au hockey, puis.
[00:15:21] Speaker A: Juste d'être une éponge, puis d'en apprendre le plus possible.
On va sûrement se reparler pour ce projet-là, éventuellement.
Mais d'ici là, merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous parler également d'Ayers Cliff. On rappelle à nos auditeurs et auditrices, la série est disponible sur l'extra de ICI TOU.TV. Henri Picard.
[00:15:39] Speaker D: Merci beaucoup d'avoir pris le temps.
[00:15:40] Speaker A: De nous parler aujourd'hui. Merci à toi. Merci. Salut là.
Vous pouvez nous donner les bons outils de réussite.
[00:16:11] Speaker B: Pourriez-vous nous donner votre définition.
[00:16:12] Speaker A: Du coaching, s'il vous plaît? Je suis fière de.
[00:16:15] Speaker F: Toi.
Écoutez, moi, je vois nos vies.
[00:16:18] Speaker A: Comme des chemins. Un petit peu moins de métaphores et un peu plus de réponses directes, monsieur Hudson.
Vous craignez que.
[00:16:25] Speaker D: Le coaching soit une porte d'entrée vers.
[00:16:28] Speaker A: Des dérives sectaires? On ne va pas demander un diplôme d'état à chaque coach.
On.
[00:16:37] Speaker F: Va tous être au chômage. Voilà, c'est plus clair, ça.
[00:16:39] Speaker C: Matt, le vote de la loi, c'est.
[00:16:40] Speaker A: Dans 10 jours.
T'es pas non plus sur le monde des oliviers à prêcher la fraternité universelle, non? Je peux pas les laisser tout me prendre.
Tous, avec moi! Libérez-vous! Libérez-vous! Arrachez vos peines du tréfond de vos âmes! Positivité toxique. Vous connaissez cette notion? Je te reconnais plus.
Tu crois quoi, en fait, que ça défleure que je vais aider les gens? Are you fucking ready? Ce que tu veux, c'est ce que tu es.
Ce que tu veux, c'est ce que tu es. Ce que tu veux, c'est ce.
[00:17:32] Speaker F: Que tu es. Encore une.
[00:17:33] Speaker A: Fois, ce que tu veux, Mats, qu'est-ce que t'as fait?
«Gourou», c'est le nouveau film de Yann Gosselin, le cinéaste français qui est connu pour ses thrillers particuliers.
Je dirais ça comme ça, sans être mauvais. J'ai une relation un peu amouraine avec ses films à Yann Gosselin. Mais c'est aussi une idée originale. On s'entend, c'est basé sur la réalité. C'est un projet bref que Pierre Niné a porté également.
Les deux sont collaborateurs depuis un petit moment déjà. On les avait vus dans Black Box, boîte noire, je pense.
L'image est en anglais, mais boîte noire.
Il avait joué ensemble également dans Un homme idéal, donc un peu plus tôt en 2015.
Puis, on avait vu, parce qu'on avait parlé déjà à l'émission ici de Vision, un film avec Mathieu Kassovitz et Diane Kruger, qui est sorti l'année dernière. Il est sorti un autre film également cette année, Ian Gosland, Dalloway.
Il a été présenté, je pense, à Cinemania, ou en tout cas à un festival à Montréal. Je pense pas qu'il est sorti à grande échelle au Québec, plus il est resté à Montréal. mais avec Cécile de France. Bref, Jan Gosland arrive avec cette exploration du gourou, de cette figure, on dit gourou, coach de vie, peu importe comment on les appelle. Puis le film vise à explorer un peu les dérives sectaires de ce type de personnes-là et des entreprises qui le mettent sur pied.
C'est un parallèle qui est quand même presque aussi vieux que le cinéma ou peut-être aussi vieux que le star system, cette figure-là de Jésus ou du Messie ou même qu'on pourrait transposée à la figure de l'acteur, aussi, qui doit se mettre en scène. Donc, c'est normal, c'est un projet, je pense, qui interpellait assurément Pierre Niné, qui livre une super.
[00:19:42] Speaker B: Belle.
[00:19:42] Speaker A: Performance, je pense qu'il t'en conviendra, dans le film. Absolument. Il y a... C'est ça un peu le problème avec les films d'Eyad Ghoslan, c'est ça ma relation à Mouraine, c'est que j'ai de la difficulté J'ai toujours de la difficulté à saisir ce qu'il essaie de nous raconter dans ses films. On dirait qu'après une heure, tu sais, ça fait une heure que tu regardes le film, t'es comme, bon, qu'est-ce qu'on... qu'est-ce qui se passe? Tu sais, parce qu'on est beaucoup dans, je pense, souvent l'observation ou on est beaucoup dans le constat, mais très peu dans l'action et tout.
[00:20:16] Speaker B: Ça. Bon, il y a quand même une trame, là. Oui, mais je pense que dans le sujet qu'il a choisi aussi, j'ai l'impression que c'est difficile de l'amener trancher au couteau.
On n'a jamais accès, nécessairement, à des moments où Matt nous dit clairement, à sa blonde, à son frère, aux gens de qui il est le plus proche, que ses fans, ça lui fait peur. On n'a pas accès à comme « ah, je suis en train de frauder plein de gens puis je me fais plein d'argent ». Il n'y a pas ça.
C'est super difficile de savoir si Matt le croit pour de vrai ou aime la puissance qui vient avec.
On ne le voit pas tant ça.
Moi je trouvais que c'était très.
[00:21:02] Speaker A: Sombre comme trame. C'est vraiment une dérive.
C'est pas un film positif.
Si on essaie de le résumer aussi, de le condenser, ben t'sais, on suit Matt Vasseur, qui est, c'est ça, cette espèce de côte, je vis le numéro un en France, selon quel top, je sais pas, mais qui, ben on le voit un peu dans les premières scènes, on le voit donner une conférence devant un public, sans rappeler, ben ça, ça rappelle évidemment Tom Cruise dans Magnalia, évidemment, tout ça, mais, Rapidement, on pense que l'enjeu va être cette fameuse certification-là que la France veut essayer d'imposer au fameux coach de vie, donc un bac, essentiellement, ou en tout cas, une certification. Il ne m'attrape pas le bac. Non, c'est ça. Il n'aime pas beaucoup l'école.
Donc, c'est ça. Il va témoigner devant une assemblée du sénateur. Je ne sais pas si c'est des sénateurs.
[00:22:03] Speaker B: En France. Vous me pardonnerez.
Un comité qui va décider si la loi passe ou pas, qui va.
[00:22:11] Speaker A: L'Évaluer un peu, qu'est-ce que ça fait des coachs et tout ça.
Et à quel point c'est différent peut-être d'un psychologue et tout ça.
Évidemment, c'est qu'on reste toujours beaucoup... dans l'exploration ou le constat sans y aller dans la position. Un peu comme, tu sais, le film documentaire.
[00:22:30] Speaker B: Qu'On avait vu.
[00:22:31] Speaker A: « Le plein potentiel », tu sais, qui était un documentaire. Ouais, qui exposait... C'est ça. Il expose, puis c'est un peu à nous, j'imagine, de tirer notre propre conclusion. Bon, là, tu sais, pendant un long moment du film, on se demande si le personnage fait... est coach de vie pour les bonnes raisons ou les mauvaises raisons. À un certain moment, on voit que c'est plus pour les mauvaises que les bonnes, mais...
il garde toujours ce fil directeur-là qu'ultimement, il veut aider les gens. Ce qui fait que nous, en tant que public, ben c'est ça, tu sais, je comprends la décision de pas être entré dans un parti pris, mais à l'inverse, je sais pas, tu sais, on aurait pu dénoncer plutôt que, on va dire, la détresse psychologique des gens qui s'abonnent à toutes ces affaires-là, on aurait pu dénoncer justement cette... ce modèle d'affaires qui favorise le fait que le public, les gens doivent retourner et tout ça. Il mentionne à un certain point dans le film, sans le décrier, toujours encore sous le plan du constat, les conférences qu'il donne, on va dire, des rushs de dopamine, mais dès que la conférence est finie, on en veut plus et donc on veut revenir plutôt que de guérir, ce qui est un peu l'inverse d'un psy où, à terme, le but c'est d'en guérir, d'en finir à un certain moment. Bon, après ça, dans la deuxième moitié du film, ça vire un peu plus dark, un peu comme Yann Gosland style, c'est-à-dire de thriller un peu plus.
des crimes, des trucs comme ça, des magouilles ici et là.
Mais c'est ça. Puis ultimement, j'ai pas détesté ce film-là.
Comme dans tous ses films, c'est ça, c'est que je suis diverti, mais je suis pas capable de tirer une conclusion de ce film-là, puis de tous ses autres films. Puis c'est ça qui m'énerve un peu dans son cinéma, on dirait. Puis on dirait que, tu sais, je veux pas me faire donner une réponse nécessairement, mais on dit... Je sais pas. Puis là, je lisais en ligne des fois certains reviews, ou en tout cas des témoignages de gens qui ont assisté à des Q&A avec le réalisateur, puis... qui...
Il ne semblait pas outre mesure.
Il n'était peut-être plus favorable que défavorable.
C'est un témoignage parmi tant d'autres, mais ce témoignage-là disait également à un moment donné, il y a quelqu'un de la salle qui était un coach de vie, qui est allé parler, puis qui l'a remercié pour le film et tout ça. Fait que, clairement, est-ce que le... Tu sais, je sais pas c'est quoi le message qu'on veut passer, mais si les coachs de vie trouvent que c'est un bon message... C'est pas bon. C'est pas nécessairement bon pour.
[00:25:07] Speaker B: Moi, ben là vous comprenez mon parti pris peut-être, mais tu sais, c'est ça... C'est parce qu'à quel point le film vire, je trouve pas que c'est tant une.
[00:25:14] Speaker A: Bonne chose de savoir que les vrais coachs de vie ont aimé le film. C'est ça, puis là, tu sais, c'est juste parce que... C'est ça, ils sont un peu déconnectés et ils ont juste retenu le message de « Non, ça prend pas de certification. » Parce que c'est le point aussi que Pierre, le Math Vassa, essaie de faire valoir. C'est comme «.
[00:25:29] Speaker B: Non, on veut pas de certification.
[00:25:30] Speaker A: On va se retrouver au chômage. » Mais c'est ça. Mais bref. Mais fais-le ton mot de bac. Ça y tente pas. C'est des études. Mais c'est ça.
J'ai beaucoup de misère à l'apprécier à son plein potentiel, mais je salue quand même, comme dans tous ses films, la direction artistique qui est quand même stylée, soignée, le rythme aussi.
C'est très thriller. On ressent du thriller dans des situations où.
[00:26:00] Speaker B: Il n'y en a pas tant.
Puis vers la deuxième moitié, oui, mais même dans la première moitié. Même au début, je trouve la scène d'introduction justement introduit cette espèce d'événement, une noeud narratique qu'il va.
[00:26:13] Speaker A: Y avoir dans le film. Puis ça le fait bien. Tu le sais que ça va mal aller. Oui, c'est ça. On sent que Gosland, c'est un bon réalisateur, il sait ce qu'il fait, mais c'est que soit son cinéma ne vient pas me chercher ou soit Soit, je sais ça, j'aimerais ça une prise de position plutôt qu'un constat, parce que genre, on le connaît le constat.
En tout cas, on a toutes des idées préconçues peut-être de... En tout cas, on sait tous dans quel camp on se situe. C'est souvent pour et contre. C'est rare ceux qui sont neutres par rapport à ça.
Pis là, quand il y a quelqu'un qui est neutre, on est comme, mais là, voyons. Réfléchis. Pensez deux secondes et dites-moi si ça fait du sens ou pas. Je sais pas qui va aller voir ce film-là. Est-ce que c'est justement ces coachs de vie-là et influenceurs ou c'est à l'inverse les gens, une communauté un peu plus cinéphile que j'imagine être moins pronts à adhérer à ces idées-là? Je sais pas. Puis j'ai l'impression que ça va laisser tout le monde un peu dans le flou.
Puis c'est ça. Je sais pas si t'as un bon sentiment à avoir quand on.
[00:27:17] Speaker B: Quitte le cinéma nécessairement.
Mais tu sais, j'ai apprécié toi aussi. Je pense que t'as somme toute apprécié. Oui, mais tu sais, on le dit depuis tantôt. C'est difficile de savoir qu'est-ce qu'on essaie de nous dire.
je trouve que c'est long avant que ça s'installe, on se le disait plusieurs fois dans le film, mais quand ça part à la deuxième moitié, je trouve que ça va vite, la spirale est dangereuse, puis c'est ultra dramatique, mais pas dramatique comme un drame français, c'est thriller, c'est des meurtres, puis c'est plein d'affaires, puis finalement, il y a un petit twist le fun.
[00:27:52] Speaker A: Dans le film aussi, mais ça se termine avec, tu sais, Rien qui.
[00:27:57] Speaker B: A changé, c'est vraiment spécial.
Rien qui a changé, mais on sent que l'avenir n'est peut-être pas radieux.
Non, mais non.
Je ne sais pas.
On dirait que j'ai le goût de le revoir, donc je dois avoir plus apprécié que ce que je me souviens.
C'est tout le personnage, c'est la construction de ce gourou-là, justement, qui à un moment donné, je pense qu'il se compare à Jésus avec son frère, qui dit qu'il n'est pas loin ou de quoi. Puis là, t'es comme, ok.
Mais.
[00:28:31] Speaker A: Je pense que c'est un peu comme un accident de char. C'est malsain. Tu regardes ça, nous, mettons.
C'est qu'on arrive tellement avec une position déjà faite dans notre tête que ce film-là ne changera pas rien ou va nous conforter, j'imagine, d'un côté ou de l'autre.
Mais encore là, c'est ça, je sais pas.
Je sais pas c'est qui le public cible. C'est ça le problème. Je sais pas.
Je sais pas. C'est pas un visage très radieux des codes de vie. Mais en même temps, il est juste assez nuancé pour.
[00:29:02] Speaker B: Qu'On veuille croire qu'il fait ça pour les bonnes raisons. Fait que moi, j'ai beaucoup de risques d'accord. J'apprécie quand même l'effort qu'il met dans la préparation de ses conférences.
Non, mais c'est vrai, il regarde toutes les... C'est ma job. Il regarde toutes les fiches des gens qui se sont inscrits, puis il se rappelle. Son équipe travaille super fort aussi. Il met qui est assis où dans la salle, puis leur prénom, leur situation, puis tout. Parce qu'il va toujours voir 2-3 personnes dans ses shows pour faire comme « Ça va Alex? Comment ça se passe au taf? » Mais c'est ça, comme tout le temps. Il fait quand même l'effort de connecter avec son monde, mais en même temps, après, dans son char qui se fait conduire partout, il regarde ses statistiques de performances médias sociaux, puis qu'est-ce qu'il ne faudrait pas qu'il fasse.
[00:29:50] Speaker A: On n'est pas là dans le film, mais presque, de demander sa blonde en mariage sur scène pour favoriser l'engagement. C'est ça. Puis on sait que c'est un mouvement qui a pris beaucoup de dérives aux États-Unis, qui n'est pas nécessairement nouveau en France, mais qui n'est peut-être.
[00:30:06] Speaker B: Pas de l'ampleur américaine aussi. Les évangélistes et toutes ces affaires-là, ils sont partis plein d'affaires dans les dernières années. Mais c'est un autre point que je voulais dire, ça me faisait aussi penser à The Righteous Gemstones, qu'on a juste regardé la saison 1. Mais ça aussi, on n'a pas la réponse.
[00:30:20] Speaker A: À.
[00:30:20] Speaker B: Savoir s'ils.
[00:30:20] Speaker A: Pensent qu'ils font ça pour des bonnes raisons ou s'ils savent très bien que c'est pas net.
Ouais. Mais bon. Ils le savent, c'est sûr qu'ils le savent. Ils remplissent leurs papiers d'impôts pis ils voient bien que ça a pas de bon sens. Ils ont des jets privés pis des affaires de merde. Mais bon.
Bref, c'est ça.
Somme toute, plus de positifs que de négatifs, mais il y a ce petit bémol-là de comme, est-ce qu'on croit à ces idées-là du côté de qui a pensé le film, que ce soit Pierre Niné, que ce soit Ian Gosland. On dirait que s'il s'avérait qu'il penche plus pour eux. adhérer à ces pratiques-là, ben, ça serait plus choquant. Puis j'aurais pas le goût de recommander le film. Mais si on reste dans le doute, et c'est ça, les zones grises, ben, pourquoi pas, allez vous faire votre propre opinion. Ça sort aujourd'hui à la Maison du cinéma. Gourou de Yann Gosselin. Quelques mots sur Follichonnerie avant de partir en entrevue avec l'équipe du film. Je l'ai vu lundi en visionnement de presse.
Et si on avait fait le top 2025 là, au moment où on se parle, parce que moi je suis très piqué et puis j'aime ça mettre dans la bonne année les films qui sont sortis la bonne année, même si en théorie ils sortent au Québec en 2026 là. Mais il y aurait été, je pense, dans mon top 5 de fin d'année. Il y a...
quelque chose dans ce film-là, pis là j'ai pas le goût de tirer des grosses conclusions genre rire de tout ça. Tu sais que j'avais quand même bien aimé Deux femmes en or, moins que toi peut-être, pis le propos est relativement similaire dans Follichonnerie avec quand même plus de... on va plus loin dans certains aspects de cette...
exploration sexuelle de ce couple, mais je sais pas si c'est le fait que, mettons, ça a été écrit par des gars, ce film-là, tandis que Deux femmes en or a été écrit plus par des filles, qui fait que toi, tu l'as plus aimé. T'as pas vu Follitionnerie, fait qu'on peut pas avoir le comparatif, voir si t'as moins aimé que moi, mais j'ai vraiment aimé le traitement qui est fait de ce couple-là, justement, qui semble un peu en panne de désir, qui... veut ouvrir son couple pour essayer de retrouver une quelconque forme de passion, peu importe, puis ça va les amener vers des explorations, que ce soit nature sexuelle ou de nature même relationnelle.
C'est un projet que Érika Bouliane porte depuis un bon moment, même depuis « Faire un enfant », qui a été un de ses courts-métrages qu'il a fait il y a quelques années, je crois. Et puis, un traitement très hommage aux films des années 70, les soft-porn québécois, « La pomme, la queue, les pépins », tout ça, tout ce qu'on a vu, même « Deux femmes en or » rentre dans cette catégorie-là. Fait qu'au niveau de la direction artistique aussi, ça transparaît. Pellicules, très granuleux, choix musicaux aussi, très années 70, pas que, mais c'est ça. Il y a de l'inspiration, clairement, mais le propos, ou en tout cas le traitement de la sexualité qui est fait ici est complètement différent. Ici, on est plus dans la normalisation, la banalisation, puis même son aspect un peu plus ludique. On n'est pas dans de l'érotisation, je sais pas moi, Heated Rivalry ou 50 Shades of Grey ou des affaires de même, on n'est pas là-dedans, on est vraiment comme dans l'aspect banal et anodin de la sexualité. Ce que j'ai quand même bien aimé comme traitement aussi. Puis, je pense que Tout le monde était dans la bonne chaise dans ce projet-là. Catherine Chabot et Éric Kaboulian étaient amis dans la vraie vie. La chimie transparaît à l'écran aussi, leur couple est crédible.
Je trouve qu'il est surtout connu comme scénariste, Éric Kaboulian, donc je pense qu'il y a quelque chose au niveau du scénario qui est...
Tu sais, il s'est écrit un bon rôle, dans le sens où il connaît son casting, puis il sait le delivery qu'il est capable de donner. Ça fait que ça rehausse peut-être sa performance. Il a été co-écrit par Alexandre Auger, qui a écrit pas mal des films. Ses trois derniers films, c'est trois films que j'ai beaucoup aimés. C'était « Gagne ton ciel », qui vient de sortir. Celui-là, et « Bungalow ». Donc, c'est ça. Vous voyez le ton un peu, des fois, décalé.
Puis... C'est ça. Moi, j'ai vraiment aimé cette comédie-là. Oui, il y a...
Des fois, on y va peut-être à fond, en tout cas, il y a peut-être des raccourcis scénaristiques, mais ultimement, je trouve que ça dénature pas le message qui est comme d'essayer de se retrouver ou d'essayer de trouver une formule qui fonctionne. Je sais pas trop, mais il y a de quoi être quand même beau dans ce film-là, même dans sa conclusion qui est un peu... limite fantaisiste, mais il y a de quoi de quand même beau, puis il y a des beaux choix artistiques aussi, là, vous verrez, allez voir le film, mais c'est ça, il y a des bonnes décisions artistiques, ce qui fait que ces défauts que, oui, je suis capable de constater, on dirait que je les oublie plus facilement parce que, ultimement, j'ai passé un bon moment, Je me suis retrouvé dans le film, c'est un peu notre génération, les trentenaires, début 49. J'ai beaucoup aimé, mais je crois que, mettons, un public plus jeune ou même un public un peu plus âgé, je ne pense pas qu'ils vont... vraiment triper. J'ai l'impression que Publix c'est comme 25 à 45 ans, mettons, on va dire ça comme ça. Parce que je pense qu'il faut avoir vécu la vie de parent peut-être pour comprendre ou peut-être plus pour se retrouver dans cette histoire-là.
Mais c'est ça, il y a vraiment quelque chose dans le traitement puis dans le... Le peu de jugement aussi, on est encore dans l'observation, c'est juste comme, ben oui, on va essayer de te la faire. Je trouve que ça coulait bien, puis c'est un message très...
Je sais pas à quel point ce film-là va bien vieillir, mais au moment où il sort, je trouve qu'il est très pertinent puis très... C'est ça. Très compétent pour un film à petit budget comme ça, porté à bout de bras par peu de gens. Fait que allez voir ça, «Folichonnerie», ça prend l'affiche aujourd'hui. On s'en va écouter l'entrevue que j'ai faite, donc, avec les deux scénaristes et Catherine Chabotte. Donc, tout de suite après ce bloc publicitaire. Puis après ça, on va revenir pour parler d'autres nouveautés. Restez là. Un jour, je vais faire un film Je ferai la prise de son La réalisation Le montage et la direction photo Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, et puis maintenant, j'ai la chance, l'honneur même, de.
[00:36:53] Speaker F: M'Entretenir avec l'équipe.
[00:36:54] Speaker A: Du film Follichonnerie, en l'honneur de la sortie du film. Donc, j'ai avec moi Éric Kaboulian, Catherine Chabot et Alexandre Auger. Bonjour à vous, vous allez bien? Salut, merci d'invitation. D'abord, félicitations pour ce film-là. J'en entends parler depuis je ne sais pas combien de mois, il s'est promené un peu partout.
Faut que ça sorte ce film-là, c'est assez.
Ouais, ben c'est ça, ça fait un petit moment que justement t'es en tournée un peu partout au Canada, dans des festivals et tout ça. Moi c'est mon algorithme de cinéma qui fait qu'il me le propulse partout, mais le film donc explore un peu les, ben pas un peu, mais explore quand même pas mal les complexités des relations amoureuses et sexuelles, donc d'un couple qui a perdu peut-être un peu la notion de désir. Éric, tu assumes la co-scénarisation avec Alexandre. La production, la co-production, la réalisation est l'un des rôles principaux. C'est ton premier long-métrage également.
[00:37:52] Speaker C: En tant que réalisateur. Évidemment, tu es bien connu en tant que scénariste. Parlons un peu de la genèse et j'imagine des enjeux qu'a comporté la production de ce film-là. Ben oui, absolument. La genèse, la genèse. Écoute, j'ai fait un court-métrage financé. C'était la première fois que je faisais ça il y a trois ans. Oui, ça commence à faire trois ans.
Ça s'appelait « Faire un enfant ». Puis, c'était comme la première fois que je... Depuis un bout que je me faisais assez confiance pour m'embarquer dans l'expérience de réaliser. Parce qu'on dirait que sur un plateau, il faut comme... c'est beaucoup de pression réalisée, c'est beaucoup de yeux qui sont sur toi, puis ça me génère beaucoup d'anxiété.
Puis là j'ai décidé de le faire, le film a bien fonctionné, puis on dirait que ça m'a donné envie de poursuivre l'expérience, puis déjà avec les thématiques puis l'approche esthétique que j'avais eue dans le court-métrage, j'avais envie de développer ça sur.
[00:38:49] Speaker A: Un long. Mais je savais que si j'entrais dans un système.
[00:38:52] Speaker C: Où j'attendais la SEDEC, j'attendais les téléfilms, ça.
[00:38:55] Speaker A: Allait me prendre.
[00:38:55] Speaker C: 4 ans, 3-4 ans, puis j'allais probablement perdre cette confiance.
Malgré ton CV, tu penses que ça aurait pris aussi longtemps? Ah, mais c'est juste par rapport à moi. C'est moi, moi-même. Je savais qu'une année, j'avais fait « OK, c'est bon, laisse faire, je vais continuer de scénariser, puis ça va être tout. » Fait que c'est pour ça que je voulais faire un film rapidement. Rapidement, sur des enjeux similaires, mais évidemment une autre histoire, différente. Puis c'est ça, j'ai observé, j'avais envie de parler d'intimité, j'avais envie de parler de désir, j'avais envie de parler de ce nouveau modèle que je voyais de plus en plus autour de moi. Puis après ça, j'ai contacté Alexandre, qui a co-écrit le film avec moi. Puis après ça, on a approché la co-vidéo.
Puis on.
[00:39:36] Speaker A: Est parti dans cette aventure-là qui s'est faite en un an et demi.
Ça a été super rapide et voilà, on est encore là-dedans, sans trop de recul. C'est un projet un peu fou. Le film se veut un peu un hommage au cinéma québécois des années 70, un cinéma qui était très libre, décomplexé, on va dire ça comme ça. Pas que, mais il y avait beaucoup de ce qu'on appelle les fameux soft porn. Mais ici peut-être que le traitement est plus près peut-être d'un regard un peu plus ludique, un peu plus banal, banalisant peut-être qu'à l'époque.
Je serais curieux de vous entendre donc justement sur cette vision-là que vous vouliez amener.
[00:40:17] Speaker E: À la sexualité dans le film. Sexualité qui est quand même assez présente, mais justement qui n'est pas traitée de la même façon que d'autres productions, mais la plupart des productions de nos jours.
Au niveau du scénario, rapidement, Éric, moi j'avais vu son court-métrage, puis la sexualité dans le court-métrage était aussi assez frontale, sans être, disons, érotisante, surtout dans les conditions de ce court-métrage.
Puis quand on a parlé rapidement du scénario, on savait qu'il y aurait de la sexualité, mais on ne voulait pas qu'elle soit gratuite, on s'était dit, Il faut que chaque scène de sexualité ait un enjeu dramatique, puis que ça fasse progresser nos personnages. Puis ça, rapidement, on a réalisé en fait que c'était pas accessoire, que ça allait être un moteur.
[00:41:02] Speaker A: Narratif. À partir de ce moment-là, en.
[00:41:04] Speaker E: Ayant vu le court-métrage, on savait que ça serait assez...
banalisant, c'est pas un mot banalisant, as-tu le droit de dire ça? Oui, on va dire banalisant. Je l'ai dit, il est trop tard. On l'a dit, mais souvent au cinéma, on a tendance aussi à magnifier le sexe comme si c'est quelque chose d'extraordinaire, où tout est très sensuel, où généralement, on s'était dit, dans le quotidien, la sexualité, ça reste banal, c'est quelque chose de... Des fois, c'est extraordinaire. Des fois, c'est maladroit. Des fois, c'est beau. Des fois, c'est pas nécessairement le fun. Puis, je pense que c'était dans les discussions, rapidement, on avait eu ça. Puis, après ça, effectivement, il y a eu plein de films qui nous ont inspirés par rapport à ça.
Je dirais même que Catherine, dans son théâtre, a été.
[00:41:46] Speaker C: Une influence dans la.
[00:41:49] Speaker E: Manière qu'on allait traiter la sexualité dans le film aussi. Puis, on savait que Catherine allait être dans le.
[00:41:54] Speaker F: Film.
[00:41:55] Speaker A: C'était comme une question qu'on avait rapidement réglée en partant. C'est fait de nature.
Fait qu'on savait que ça allait être traité quand même d'une manière de la quotidienneté, que je pourrais dire. Banalisant.
Comment t'as réagi justement, parce que là.
[00:42:12] Speaker F: Je sais pas si t'es arrivé dans le projet avant même la fin de l'écriture du scénario, mais comment t'as réagi à la lecture du scénario, puis qu'est-ce qui t'intéressait justement dans ce rôle-là?
Ben moi je me suis reconnue en fait. C'est ça, c'est un couple avec enfant. Moi j'ai une petite fille de 5 ans, ça fait 7 ans que je suis avec mon chum.
Il y a vraiment comme, je pense que tout le monde qui expérimente des courtes nuits et devoir faire des repas à tous les soirs et l'épicerie, je veux dire on n'en a pas de temps. On n'en a pas de temps de couple. Fait que c'est ça qui arrive à Julie.
[00:42:47] Speaker B: Et François, c'est que.
[00:42:48] Speaker F: Ben ils sont un petit peu étouffés par cette charge mentale. Ce qui fait que le quotidien devient monotone.
Je trouvais ça formidable, la trajectoire qu'ils prennent dans ce scénario.
Au départ, c'est ça.
Ils sortent la grisaille et deviennent deux êtres de désir. Désirant, désiré, banalisant. Je l'ai redit une dernière fois.
Ce qui est vraiment beau, c'est qu'ils deviennent plein de vie.
La sexualité, c'est la vie aussi.
On le sent dans leur relation.
dans le rapport à eux-mêmes. Le fait d'apprendre.
[00:43:28] Speaker A: À mieux se comprendre, la sexualité aide à ça, aide à approfondir certains pans de notre identité. Fait qu'il y a quelque chose de vraiment, vraiment super galvanisant dans ce scénario-là, pour ces raisons-là.
Je pense que c'est, on va dire, un enjeu des trentenaires, ou en tout cas de notre génération.
Moi aussi, j'ai deux enfants, et même avec la sortie du remake de « Deux femmes en or », on voit que c'est peut-être des thématiques qui reviennent un peu, essayer de se retrouver à travers cette vie. assez effrénée.
Est-ce que je serais curieux, Éric, de t'entendre sur, encore une fois, ton rapport à l'écriture parce que là, c'était la première fois que tu te réalisais d'une certaine façon.
Puis, est-ce que ça a modifié d'une quelconque façon la façon dont.
[00:44:16] Speaker C: T'As écrit certaines scènes ou t'as écrit certains passages?
Est-ce que tu t'es auto-censuré? Est-ce qu'il y a des... Bref, je serais curieux de voir si ça a modifié peut-être ton rapport à l'écriture du scénario.
Ben, censurer, non. Après ça, il y a tout le temps une question de ce qui modifie mon écriture.
Dans ce cas-ci, c'était aussi surtout ce que j'avais l'impression que j'étais capable de jouer aussi, parce que je savais que j'allais jouer aussi dès le départ, c'était un peu décidé.
C'est sûr qu'il y a quelque chose là-dedans, quand t'écris quelque chose ou quand Alexandre écrivait quelque chose, Rapidement, j'entrais aussi en mode futur comédien qui va interpréter la patente.
Puis c'est sûr qu'il y avait une petite part en moi de genre, est-ce que je vais être capable de trouver cette affaire-là?
Puis souvent la réponse était oui. Mais pour être 100% honnête, c'est pas un scénario qu'on a réfléchi de tous les bords.
On a écrit ça très rapidement, d'un geste bien honnête et juste comme on se pitch là-dedans pis on a déjà travaillé ensemble souvent pis Alexandre au point que des fois c'est quasiment un cerveau qui... On sait pas qui a écrit quoi, tout se mêle un peu pis t'sais on se connait super bien fait qu'il y a quelque chose moi c'était pas un geste réfléchi pis même au niveau de la mise en scène j'étais pas tout le temps non plus en train de penser comme Des fois, souvent, même, je faisais mon découpage quand j'arrivais la journée même. J'y pensais un petit peu, mais c'était vraiment un film que je voulais un peu libre, pas trop intellectualisé, pas trop viré de tour et bord. On peut tellement tomber dans un piège quand on écrit des scénarios. Le système, en tant que tel, nous demande de faire des versions, puis des versions, puis des versions, puis corriger, puis passer à travers. Ça devient un petit peu... Des fois, on a l'impression de perdre une espèce de flamme au départ.
du premier jet qui peut être somme toute intéressant. C'est pas ce qui est le plus tight, mais des fois c'est ce qui est le plus proche de ce qu'on veut faire vraiment. Pis qu'on se permet pas de tourner rapidement des fois à cause du médium, à cause de plein des.
[00:46:24] Speaker E: Affaires. Fait qu'il y a quelque chose de bien libérateur de juste faire « Hey, on va faire ça pis on va le tourner pas longtemps après pis on va pas trop y repenser à ce scénario-là. C'est » drôle parce que moi c'était la première fois que je travaillais avec Eric comme réalisateur pis c'est comme si ça avait absolument rien changé dans l'écriture en fait.
On a écrit ça et pour moi il n'y avait pas de réflexion de c'est le réalisateur maintenant alors que je suis habitué de collaborer avec des réalisateurs.
On écrivait ça et je me disais bonne chance probablement parce que ce n'est pas facile parce qu'on est en train d'écrire autant comme acteur que comme réalisateur.
Effectivement, c'est sorti d'un jet, pis c'est comme.
[00:47:06] Speaker C: Si t'avais pas été réalisateur, dans le sens où tu donnais des trucs de réalisateur, de réalisation. On parlait de réalisation des fois, mais j'avais pas l'impression que t'écrivais.
[00:47:17] Speaker A: Comme un scénariste qui, éventuellement, allait réaliser le film. J'étais comme un réalisateur engagé par après. J'ai fait ma job de scénariste, c'est pour ça que je me suis engagé comme réalisateur.
J'ai passé à travers ce scénario-là. Vous avez un peu répondu à la question, mais je vais la dire quand même, parce que je veux lancer certaines fleurs à Alexandre, parce que tu as co-scénarisé trois de mes coups de.
[00:47:40] Speaker E: Cœur québécois.
[00:47:41] Speaker A: Des derniers temps avec Bon Gallo, et le prochain, il est déjà sorti, le « Me gagne ton ciel », d'ailleurs, tu vas être de passage à Nouveau-Écherbeau la semaine prochaine, je pense, avec Mathieu Denis.
D'abord, bravo. Merci beaucoup. Mais ma question était vraiment, tu sais, comment se passe justement cette dynamique d'écriture-là? Vous avez un.
[00:47:59] Speaker C: Petit peu répondu, mais.
[00:48:00] Speaker E: Donc c'est vraiment, il n'y a pas comme quelqu'un qui arrive avec le brouillon puis l'autre l'espèce de script doctor. C'est plus comme on lance des idées puis on se divise les scènes. Comment ça fonctionne? Ça dépend des projets. Oui, ça dépend des projets parce que ça dépend des réalisateurs aussi. Dans mon cas, ça dépend du réalisateur que je travaille. Mais avec Éric, comme il disait tantôt, ça fait tellement longtemps qu'on travaille ensemble. Il y a comme un... Puis on vient d'un même, je sais pas comment dire, d'un même milieu.
[00:48:26] Speaker C: Avec le même genre de cinéphilie, avec les mêmes influences, avec la même vision du monde, avec les mêmes intérêts, où c'est comme naturel. Peut-être qu'on se confronte pas assez aussi, peut-être que ça, je sais pas, on va savoir.
Mais il y a quelque chose de, ben tu sais, souvent en fait, comment qu'on fonctionne pour ben, ben, pour ce film-là en fait, ce qu'on a fait, c'est, On a commencé par faire une espèce de scène à scène, mais très, très, très brouillon, là. On parle plus d'un bullet point de qu'est-ce qui pourrait se passer, en gros, dans le film, une espèce de beat sheet, comme on l'appelle. Après ça, on s'est juste séparés des scènes. On a comme écrit un peu notre.
[00:49:02] Speaker E: Base, chacune des scènes. Moi, évidemment, après ça, je reprenais ça pour faire une espèce de draft plus... bien, plus homogène, I guess, mais c'était déjà assez homogène. Fait que je faisais pas grand-chose, dans le fond, je faisais juste... Il n'y avait pas de... Tu sais, la première idée des fois, tu te dis « Ouais, poche, mais nous autres, on.
[00:49:23] Speaker A: Dirait qu'on a.
[00:49:23] Speaker C: Juste gardé tout ça ». On était comme « Ouais, ouais, Ice White Shot, puis Nicole Kidman, puis on le disait aux enfants, puis ouais, ouais, oui, on va dealer avec ça en demandant des noms, puis finalement, c'est juste... » « C'est tout bon.
» Non, c'est pas tout bon. Il y a des plot points qu'on a regardés récemment, puis on se disait « Ouais, ça, c'était.
[00:49:43] Speaker A: Pas fort, on aurait pu le retravailler un petit peu ». Non, mais je suis honnête. Il y a quelque chose. Non, mais c'est vrai. Mais ça faisait partie du projet, je trouve. C'est pas de la paresse. C'est juste que je demandais l'imperfection.
J'avais besoin de ça. Je reviens vers toi, Catherine, peut-être parce que le film, vous vous promenez un peu partout au Québec avec les avant-premières, il y a eu les festivals et tout ça.
En tout cas, il n'y a aucun film qui fait de consensus, mais clairement, les impressions sont quand même très positives, tant critiques que du public. Est-ce qu'il y a des réactions qui... D'abord, est-ce que ça te surprend? Puis après ça, est-ce qu'il y a des réactions qui t'ont surprise, soit du public ou des critiques.
[00:50:32] Speaker F: Si t'en lis? Puis, justement, est-ce que t'avais peur un peu de ces réactions-là à cause, justement, de... Je sais pas, du sujet très... Je sais pas si on peut dire tabou, mais on parle tous un peu de sexualité avec un sourire en coin et à demi-mot.
Par rapport à la réception, en ce qui a trait au sujet, pas du tout. Moi j'ai écrit là-dessus sur Le Coup L'Ouvert, puis c'était des spectacles de théâtre dans lesquels je jouais, puis il y avait comme tout cet aspect nudité-là que j'allais déjà confronter au théâtre beaucoup devant ma famille aussi. Fait que ça, il n'y avait pas de surprise. On dirait que ce projet-là s'inscrit vraiment naturellement dans mon parcours. Mes amis sont venus voir le film, t'es comme « ah mon dieu ». Là, on dirait que t'es arrivé à faire un... On dirait que t'es tellement arrivé à la bonne place en fait. T'es à la bonne place. Là, on te sent dans ton élément.
C'était très positif des gens autour de moi. Ce que j'ai trouvé encore plus merveilleux, c'est l'ouverture des gens dans les Q&A. Tu as des gens qui ont expérimenté le couple ouvert, des thérapeutes de couple qui nous ont parlé de comment ça se passe en séance. des sexologues, vraiment des confessions, des gens qui se sont ouverts sur leur dynamique, sur à quel point ils se sentaient vus aussi dans le film, c'est-à-dire qu'ils se reconnaissaient.
[00:51:58] Speaker A: Aussi, autant des gens en couple ouvert en polyamour que des parents en boute.
Il y avait vraiment une belle ouverture, une belle générosité de leur part. J'espère que ça va continuer de faire jaser et de soulever des discussions à l'intérieur.
[00:52:13] Speaker C: Des petites cellules qui viennent voir le spectacle.
C'est un beau spectacle.
Puis j'imagine que l'amitié que vous aviez déjà avant le film a aidé peut-être à construire ce couple fictif entre vous.
Est-ce que vous avez travaillé de quelconque façon le rôle ou vous êtes juste plongé là-dedans, Aziz?
de travailler le rôle, non, mais des fois aussi, t'as une idée en tête, puis t'as une idée de casting, puis t'as une idée de match, puis c'est juste un instinct, c'est juste un feeling que je pense qu'on va.
[00:52:52] Speaker F: Y croire. Évidemment, on est des amis, on se côtoyait, je connais son humour, je connais son talent.
Il y avait quelque chose des fois, j'avais cet instinct-là de faire « je pense que le match va être bon puis qu'on va.
[00:53:06] Speaker C: Y croire de par une chimie qu'il y.
[00:53:09] Speaker F: A.
[00:53:09] Speaker A: » Oui, puis on avait décidé à un moment donné d'écrire un scénario avec Alex d'ailleurs, dans lequel Éric et moi on jouait un couple. Ça n'a pas abouti, mais on avait comme cette petite promesse-là qu'on s'était.
[00:53:21] Speaker C: Faite implicitement de jouer ensemble. Un jour on va sortir ensemble au cinéma. Exact!
Trouvez-vous que le cinéma est peut-être rendu un peu trop puritain?
Ou est-ce que l'utilisation de la sexualité qu'on en fait aujourd'hui est peut-être mal utilisé ou trop romantisé ou tout ça. Comment est-ce que vous voyez ça? C'est dur à dire. Puritain, je ne sais pas.
Il y a quelque chose en fait, même dans les dernières années, on dirait que ça revient un peu.
Déjà, même dans le cinéma québécois, tu parlais de deux femmes en or. J'ai vu un film récemment qui s'appelait Pellion, que j'ai complètement adoré, qui traitait de BDSM de façon tellement tendre.
Il y avait quand même un feeling de mon bord qu'au niveau de la sexualité, les pratiques dites un petit peu marginales, je trouvais que des fois c'était dépeint de façon un peu sombre. Je trouvais qu'il y avait quelque chose là-dedans, ou est-ce qu'il n'y avait peut-être pas du jugement, mais du moins il y avait un regard là-dessus qui était un peu dark, puis je me disais, c'est pas obligé d'être ça aussi.
Puis des fois, les films sur le couple ouvert, les films sur la sexualité, il y a comme cette espèce d'impression qu'on ne va pas au bout du sujet, où est-ce qu'on s'arrête, puis on revient au bon modèle classique parce que les personnages, je crois qu'ils reviennent ensemble. Je pense à Baby Girl, par exemple, où est-ce que je m'incrime, c'est dommage, parce qu'il y a une audace là-dedans.
Puis j'ai quand même aimé des trucs dans le film. Mais ouais, un sentiment que Mané, la bonne vieille monogamie, le bon vieux couple ordinaire, c'est comme s'il.
[00:55:11] Speaker A: Fallait tout le temps y revenir. Puis Mané, on a fait « Ben, pourquoi on y va pas à fond? » Puis on propose quelque chose où ça va peut-être déranger. mais au moins on aurait l'impression d'avoir été au bout de quelque chose dans le sujet, puis d'au moins avoir essayé de quoi.
Je sais pas si j'ose poser cette question-là, mais ce serait ma dernière peut-être en terminant, puis je referais une autre intro, une autre conclusion au pire si jamais on la coupe au montage, mais je serais curieux de vous entendre sur... Est-ce que.
[00:55:38] Speaker F: Vous avez une scène... parce que c'est un film sur la sexualité. Est-ce que vous avez une scène sexuelle qui vous vit en tête dans un film? Une scène qui vous a marquée, pas que vous avez joué nécessairement, mais dans un film que vous avez vu.
Est-ce qu'il y en a eu un qui vous... Moi, c'est le film Short Boss. Ça.
[00:55:54] Speaker A: M'A complètement happée. Je l'ai vu, je pense que j'avais 19 ans. Je pense que je ne l'ai pas revu depuis, mais je le porte encore.
J'ai adoré.
[00:56:05] Speaker C: La façon dont la sexualité était dépeinte là-dedans, les corps justement, très.
[00:56:08] Speaker A: Quotidien, très banal, montré dans tout ce qui sont de plus parfaits.
[00:56:13] Speaker F: Et imparfaits.
Je pense qu'il y avait quelques non-acteurs aussi. Il me semble.
[00:56:17] Speaker C: Qu'Il y avait une journaliste de.
[00:56:18] Speaker E: CBC ou je ne sais pas quoi. Oui, tout à fait. Elle a eu de la mort et elle a perdu sa vie. Oui, c'est ça.
C'est un film marquant, on ne peut pas l'oublier. Ça s'imprègne et c'est magnifique ce film et je le recommande à tous. Toi, t'as-tu quelque chose qui t'enterre? Moi, une scène que je trouve extrêmement... C'est dans Eyes Wide Shut, quand Nicole Kidman raconte son rêve et son fantasme et Tom Cruise l'écoute. C'est à la fois extrêmement... C'est pas une scène de sexe en soi, mais il y a quelque chose dans ce moment-là qui est...
qui est comme la femme qui parle de son désir, puis lui qui reçoit ça, puis qui se sent dans sa masculinité, puis dans son pouvoir.
[00:56:59] Speaker A: D'Attraction, complètement démoli par un rêve ou.
[00:57:02] Speaker E: Un fantasme de sa copine. Puis là, pour moi, ça.
[00:57:04] Speaker C: C'Est quand même, je trouve que c'est un moment de sensualité où la femme reprend le pouvoir dans une scène, sur ce que j'ai trouvé fort au cinéma, ça me laisse encore un impact quand même assez... Assez pour la... Oui, mais assez pour en faire référence dans «Folies cheloues». Oui, tout à fait.
Moi, il y a un film que je ne parle pas beaucoup pendant la promo, mais qui a quand même eu une grosse, grosse, grosse influence sur le film, c'est «The feeling at the time for doing something has passed», qui est un film extraordinaire, mais qui a cette approche-là, c'est sur une relation, sur un personnage qui vit des dérelations BDSM, de domination sur une longue période avec plusieurs partenaires. C'est traité avec un ton assez léger, humoristique. Il y a une vulnérabilité de la réalisatrice et actrice du film qui est assez désarmante et impressionnante, va dans des zones qui, moi, je trouvais tellement brave, tu sais, et ça m'a beaucoup, beaucoup.
[00:58:07] Speaker A: Beaucoup inspiré. Puis encore là, c'est pas traité... Ça devrait être très glauque, tu sais, la façon que... les sujets dont elle parle, mais au final, il y a quelque chose d'assez... bien, encore là, banal et drôle et on... Oui, c'est un film que je conseille énormément.
Moi, ça m'a beaucoup, beaucoup inspiré. Donc Follichonnerie, ça prend l'affiche aujourd'hui à la Maison du cinéma. Un film qui va vous faire réfléchir, mais surtout.
[00:58:37] Speaker F: Qui va vous faire rire, je crois.
On espère. Oui, c'est ça. J'ai vraiment été, pas impressionné, mais subjugué. J'ai vraiment apprécié ça. Puis vraiment, je vous.
[00:58:49] Speaker A: Félicite encore une fois. Donc.
[00:58:51] Speaker E: Merci.
[00:58:51] Speaker A: Beaucoup Alexandre, Éric et Catherine d'avoir pris le temps de me parler aussi. Puis bon succès pour sa sortie en salle. Merci à toi. On entend dire qu'il y avait un bon bassin de Follichons à Sherbrooke. On vous invite à y aller, voir le film en salle. L'invitation est lancée, merci beaucoup. Merci.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire, donc merci beaucoup encore une fois à Éric Kaboulian, Catherine Chabot et Alexandre Auger, puis allez voir Follie Chenerie. Je veux parler maintenant d'un nouveau film de Rebecca Zlotowski. On avait parlé de son précédent long-métrage, Les enfants des autres, avec notamment Virginie Effira et Rushdie Zem.
Là, elle revient avec... c'est pas une grosse surprise, je pense que c'est maintenant assez connu que Jodie Foster parle en français, mais c'est quand même son premier rôle en français depuis une vingtaine d'années. Donc, Jodie Foster qui joue... Lillian Steiner, une psychologue, qui voit l'une de ses patientes mourir.
On comprend que c'est un suicide, mais peut-être pas non plus.
Et donc, ce décès, ce décès précipité, va la préoccuper et elle va se décider d'enquêter sur.
[01:00:18] Speaker B: Le cas. Donc, il y a sa patiente qui.
[01:00:20] Speaker A: Est jouée par, encore une fois, Virginie Effira. Pour enquêter, elle va un peu renouer avec son ex-mari qui est joué par Daniel Auteuil. Et puis, ils vont passer.
[01:00:33] Speaker B: À travers plein de chemins différents.
[01:00:35] Speaker A: Ils vont aller.
[01:00:35] Speaker B: Voir même une hypnotiseuse et tout ça. Mais.
[01:00:39] Speaker A: C'Était pas nécessairement pour ça qu'elle y allait. Non, non, non, c'est ça. Mais bref, c'est qu'on comprend que ce cas relativement isolé dans sa...
Je sais pas, on sent qu'elle est à un point peut-être où... Faudrait qu'elle arrête d'être psy, là. Ouais, c'est ça. Ses patients, ils l'aiment plus, sont tous fâchés. Elle est comme un peu blasée de tout ça. Et puis là, elle se rend compte peut-être que son subconscient, je sais pas trop, en tout cas, il y a des choses qui se remouent en elle puis qui donnent le goût d'enquêter, plus pour elle quasiment que pour...
trouver le fin mot de l'histoire. Donc voilà. Elle va rencontrer plein de personnages en cours de route, notamment Mathieu Amalric qui joue là-dedans. Il y a Vincent Lacoste aussi.
Je ne trouve plus le nom, malheureusement, de la fille de la personne qui est décédée. Mais bref, c'est ça. C'est...
On dirait que ça m'a quand même fait penser un peu à mon crime, même si c'est relativement différent.
Sur papier, j'avais l'impression que ça allait être un film qui.
[01:01:47] Speaker B: Est plus un drame, une vraie enquête. Puis ultimement, le résultat final ressort plus de la comédie qu'autre chose.
Puis ça nous a...
Probablement un peu pris par surprise, j'ai l'impression. Je sais pas si toi aussi t'avais ce sentiment-là que ça allait être un film un peu plus dramatique que ça l'était finalement.
Ben, je sais pas trop. Peut-être avec les premières minutes, j'étais comme... Je voyais quand même des petits tons de comédie avec tous ces patients qui l'abandonnent rapidement.
Mais en fait, je m'attendais pas à.
[01:02:19] Speaker A: La partie enquête un peu métaphysique, la chose. Parce que là, ça devient toute une enquête. Mais j'avais comme pas d'attente définie pour ce film-là. Mais je sais que c'était rien de ce que je pensais que ça allait être.
Il.
[01:02:35] Speaker B: Y a trop de choses que je ne pensais pas... C'était beaucoup, vraiment. Oui, c'est ça. Il se passe beaucoup de choses. Peut-être qu'on a de la misère un peu à.
[01:02:44] Speaker A: Cerner ce dont ça veut parler ultimement.
Parlons du positif. Je pense que Jodie Foster est très crédible dans son rôle en français.
Elle joue quand même une Américaine dans le film.
Elle l'a dit plusieurs fois. Elle est Américaine et elle s'appelle un nom allemand. Mais elle le fait super bien en français. Oui, c'est ça. Puis je trouve que la chimie avec Daniel Auteuil aussi fonctionne assez bien.
Tu sais, c'est ça. C'est peut-être dans... C'est ça, il y a comme des bons choix artistiques qui sont faits, mais il y a une certaine peut-être confusion au niveau peut-être du rythme, du récit ou des péripéties ou peu importe.
C'est ça. Je pense, c'est pour ce film-là que je disais ça, que chaque scène se suit sans lien logique, on dirait. Il y en a un quand même, mais je comprends... Je ne suis pas capable de prévoir où ça.
[01:03:39] Speaker B: S'En va. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Je ne veux pas que les films soient prévisibles nécessairement, mais j'ai l'impression que les scènes se déroulent, mais elles ne collent pas bien ensemble.
Ce n'est pas une opinion très partagée, donc c'est peut-être juste le mood dans lequel je le regardais. Tu vois, j'avais lu plusieurs reviews Letterboxd après notre visionnement.
Au contraire, les gens avaient l'air d'être dans le même sens que nous.
C'est un film qui est très confus, en fait, qui fait beaucoup de choses et qui ne va pas au bout de chacune des choses. C'est juste que ça n'a pas de lien entre elles, toutes ces affaires-là qu'on essaie. Puis je trouve que j'ai de la misère. Mettons, je lis beaucoup de Pollard, vous le savez, mais Benjamin Stevenson, dans son écriture qui est très brisé le quatrième mur, nous parle énormément, puis dit, dans les règles d'écriture, des enquêtes et tout ça, t'sais, t'es pas supposé d'avoir comme une épiphanie, puis t'sais, faut que tout soit là. Puis tu peux pas juste comme avoir un rêve qui répond à des questions, puis tout. Puis le film cause comme tout ça, genre. Puis moi, ça m'a fâchée, parce qu'il y a rien de ce qui se passe qui est... qui est vrai, comme on dirait. On s'appuie sur rien de tangible pour tout ce.
[01:04:58] Speaker A: Qu'On fait dans le film. Puis aussi, c'est que... À la fin, on n'a pas nécessairement la réponse. L'enquête n'est pas résolue.
C'est ça. Ça m'a fâché que ce soit... J'ai trouvé que c'était facile comme mécanisme pour mener une enquête.
Tout ça se passe en hypnose. Non, en hypnose dans une autre vie. En fait, il y a une scène d'hypnose, mais qui va la marquer pour... le reste de l'enquête, si on veut. Elle descend au plus profond d'elle-même, elle prend les escaliers, peu importe où ça le mène, parce que plus ça descend, plus ça monte. Mais bref, elle prend ces fameux escaliers, puis là, elle se ramasse dans un orchestre avec sa patiente, puis là, elle essaie de se souvenir de ce qu'elle veut lui dire.
Puis, elle va refouiller un peu partout, puis là, c'est ça, ça va l'amener dans une enquête un peu plus grande, mais qui la dépasse. Est-ce que c'est son mari qui l'a tuée, peut-être? Est-ce que c'est... Peut-être sa fille, est-ce que c'est un vrai suicide? Qu'est-ce qui s'est passé? Bref, à travers tout ça. Je pense que maintenant que je sais que le ton se veut un peu plus comique, si j'avais à le re-regarder, probablement que je serais plus capable de me laisser aller. Là, j'étais trop occupé à essayer de décortiquer ce qui est en train de se passer pour vraiment en profiter à sa juste valeur. J'ai vu beaucoup de critiques positives. J'ai quand même vu des gens qui ont apprécié ces changements de ton, d'où l'espèce de...
de parallèle que je dresse avec mon crime, qui lui est clairement plus comique, encore plus qu'une vie privée, mais qui... qui ne laissait pas présager ça, ou qui est juste comme assez décalé, que t'es pas sûr si ça se veut sérieux ou si ça se veut comique.
Là, on n'est pas vraiment dans décalé, mais c'est plus on est dans le changement de ton assez fréquent. Il n'est pas si radical que ça, ce changement de ton-là, mais il est fréquent. Rapidement, on est dans des scènes sérieuses, la scène d'après est plus comique, pas sûr sérieux, comique.
C'est ça.
[01:07:12] Speaker B: C'Est un peu déstabilisant, un peu confus.
J'ai tendance à laisser le bénéfice du doute parce qu'il y a tellement de talent qui est impliqué dans ce film-là que probablement que ça fait du sens ou en tout cas qu'ils ont réfléchi.
[01:07:25] Speaker E: À.
[01:07:25] Speaker B: Ces changements de ton-là. Mais c'est un peu déroutant au début. Mais tu sais, toi tu dis mon crime, moi ça me fait penser à Parfum Vert quand même, qu'on avait vu aussi, qui était surprenant dans ses tons. Je me rappelle, mes souvenirs sont confus, ça fait quand même plusieurs années, 2022.
Mais, parce que son fils dans le film joue dans le Parfum Vert, puis là j'ai fait, oui oui c'est vrai, ça existe. Ce film-là. Puis il me semble que j'avais trouvé à peu près le même genre de constat.
Parce que ça avait l'air de se présenter sous une enquête d'époque, très classique. Puis finalement, ce n'était pas ça du tout. Mais je ne me rappelle pas exactement. Mais bref, c'est ça. Je pense que ça m'a.
[01:08:02] Speaker A: Fait un petit peu décrocher quand on est rentré un peu plus dans.
[01:08:05] Speaker B: Des affaires qui... Ça nous arrive d'avoir des flashs dans nos rêves, mais pas de là à résoudre des enquêtes de meurtre.
[01:08:15] Speaker A: J'ai eu de la misère avec ça. D'habitude, c'est toi qui chiales des affaires qui ne se peuvent pas. J'étais trop confus avec tout ce qui se passait, c'est peut-être pour ça. Mais la distribution fait la job et c'est correct. C'est juste que c'était un peu trop, je pense, à mon goût finalement. La distribution finit peut-être par nous faire oublier certains de ses défauts, mais c'est ça, reste qu'on est un peu embêtés à la fin du visionnement à savoir qu'est-ce que je viens de regarder et pourquoi.
Mais c'est ça, ça reste quand même, encore une fois, un peu plus de positif qu'un négatif, alors allez-vous faire votre propre opinion.
Vive privée, ça prend l'affiche aujourd'hui. Là, on a d'autres... on a le champ libre, là, Jad. Je sais pas si j'embarque sur Send Help, où on aurait The Voice of Hind Rajab, qui prend pas l'affiche aujourd'hui, malheureusement, mais faudrait bien en parler un moment donné, parce que j'ai l'impression qu'il jouera peut-être pas.
Je vais commencer avec Send Help, ça va vous donner une petite pause, peut-être, mais c'est le nouveau long-métrage de Sam Raimi. Sam Raimi, évidemment, bien connu pour la trilogie originale de Spider-Man, mais aussi pour Evil Dead et tout ce que ça implique. Puis là, bien, il revient justement à ce ton-là de Evil Dead, la comédie d'horreur, pour présenter donc ce Send Help-là, qui se décrirait selon moi comme une...
Un survivor d'horreur.
Je dis d'horreur, ça resterait comédie, mais ça met en vedette Rachel McAdams et Dylan O'Brien.
Ça suit l'histoire essentiellement d'une femme qui travaille dans une grande firme d'affaires qu'on ne sait pas ce qu'ils font, mais ils sont dans des tours de bureau. Puis, elle est comme... elle tente... c'est peut-être une overachiever, je sais pas si c'est le bon terme, mais t'sais, elle est très bonne dans ce qu'elle fait, mais elle réussit jamais à avoir les promotions qu'elle voulait. Ça doit pas être une overachiever, mais bref, vous comprenez. Puis là, il y a un nouveau boss qui arrive, qui est Dylan O'Brien, et qui... est pas vraiment satisf... ben, pas qu'il est pas satisfait, mais en tout cas, il la trouve un peu high-management, puis il est comme, ah non, on va finir par la mettre à pied, mais avant, on va faire un... un voyage d'affaires en Thaïlande avec d'autres personnes, whatever. C'est ça, c'est des grosses firmes qui brassent des grosses affaires, mais qu'on sait pas pourquoi.
Puis en s'y rendant en avion, l'avion s'écrase et ils se ramassent tous les deux, tout le monde meurt, puis ils se ramassent tous les deux sur une île déserte. Et puis là, on nous établit quand même assez tôt dans le film que c'est une grande fan de Survivor et une grande fan de survivalisme en général. Donc, il se ramasse là, pis là, ben, un peu comme dans Triangle of Sadness, que je pense pas que t'avais vu, finalement. Ouais, j'ai vu, ouais. Ben, c'est ça, c'est que là, la dynamique de pouvoir change un peu, parce que lui, c'est le fils de riche qui sait pas rien.
[01:11:13] Speaker B: Faire, pis elle est capable de.
[01:11:15] Speaker A: Partir un feu, se faire une maison, pis tout, pis il est aussi blessé au terme de cet écrasement-là. Donc.
[01:11:22] Speaker B: Il se retrouve sur cette île-là.
[01:11:24] Speaker A: Pis, ben, c'est ça, ils vont...
Ils vont comme... C'est pas tant Lil qui est la menace, plus que eux-mêmes, entre eux. Oui, mais c'est toujours ça aussi. Ils vont un peu tenter de... pas nécessairement de s'éliminer, mais de... Ben lui, il va essayer, en tout cas. Mais ils sont juste deux, eux. Oui, c'est ça. Ben, c'est parce qu'il veut se sauver. Ben, c'est parce qu'elle a apprécié d'autres histoires, de comment c'est peut-être un peu louche que son mari soit mort, finalement, à elle. Pis, c'est ça. Elle est peut-être pas la personne qu'on pensait qu'elle était. Mais, c'est ça. Pis le film, je trouve qu'il réussit à...
à prendre des virages un peu insoupçonnés. Ça reste une comédie d'horreur, là, fait que, tu sais, objectivement, non, c'est pas un grand film, mais pour le style que ça essaie d'être, bien, je pense que ça réussit très, très bien.
Rachel McAdams est vraiment excellente dans ce film-là. Tu sais, je pense pas qu'elle va se ramasser aux Oscars, là, mais elle est vraiment investie, puis elle a le look... En tout cas, c'est le hair and make-up qui font le travail ici, là, mais elle a le look de...
d'une fille quarantenaire qui est un peu freak, je sais pas trop, un petit peu, tu sais comme dans Arrested Development, Kitty, je sais pas trop quoi, Kitty Green, la stagiaire, la secrétaire, non, Judy Greer, l'actrice, mais c'est ça, un peu freak de même, mais là, sur une île déserte. Puis c'est un film d'horreur, ça fait qu'elle va devenir un freak d'horreur. Mais c'est ça, puis il y a... C'est ça, des bons moments, puis ça ressemble beaucoup à Triangle of Sandness, même si le film est entré en... Ben, je veux pas dire en production, Le film a été écrit avant la sortie de Triangle of Sadness, mais finalement, il est sorti après. mais... Peut-être que les parallèles sont un peu inévitables, malheureusement, mais le troisième acte de Triangle of Sadness ressemble beaucoup à ça. Ces dynamiques de pouvoir changeantes, les retournements de situations, quand même assez intéressant, des histoires de vengeance aussi, puis, c'est ça, de la manipulation, ça reste très drôle aussi, t'sais, c'est pas, comme je dis, c'est eux qui créent l'horreur, y'a pas comme de... des cannibales sur l'île, ou t'sais, des affaires d'eux-mêmes, là, t'sais, les menaces ne viennent pas vraiment de l'île, elles viennent vraiment juste d'eux, qui... s'ensemblent pas très bien, et puis... C'est ça. Vraiment, au niveau positif, c'est les quelques éléments de surprise et la performance de Rachel McAdams.
Mais c'est ça.
Faut se rappeler que c'est un film de ce style-là aussi. Fait que si vous aimez pas les comédies d'horreur, je pense pas que ça va être nécessairement votre tasse de thé. Mais c'est quand même rafraîchissant de voir Sam Raimi revenir à ce type de film-là. Je pense son plus récent...
Film d'horreur, ça devait être Drag Me to Hell en 2009, quelque chose comme ça. Tu sais, il a été dans des films de super-héros, il a fait Doctor Strange 2, il avait fait Oz aussi, pas super-héros, mais c'est des films un peu plus grand déploiement.
Fait que c'est ça là, de le revenir. Je pense que les fans qui aiment Sam Raimi pour Evil Dead vont beaucoup plus aimer ça que ceux qui aimaient Spider-Man, mettons. Mais c'est ça, c'est vraiment rafraîchissant. Le film a des bonnes critiques aussi. C'est un 3 à Mediafilm. Je sais pas si j'irais jusqu'à y donner un 3, là. Mais je pense 72 Metascores, c'est ça, je lui donnerais... Dans ces eaux-là aussi. Très, très... surprenant en ce début d'année. C'est pour un film qui a à peu près aucun buzz. J'ai commencé à voir la promo du film cette semaine.
des affaires sponsorisées de sport et des affaires normales. Mais c'est ça, j'ai pas vu grand chose d'autre. J'avais pas vu la bande-annonce avant de... Je sais même pas si je l'ai vue, en fait, la bande-annonce.
C'est pour un film qui, quand même, Sam Raimi, est quand même facile à brander en tant que réalisateur.
C'est ça. J'ai pas vu beaucoup de promos, mais il vaut vraiment le détour. Allez voir ça si vous voulez voir une petite comédie. Ben, comédie d'horreur, parce qu'il y a des films un peu plus d'horreur qui s'en viennent. La semaine prochaine, il y a The Stranger, Chapter 3. Je me souviens à peine du Chapter 2. Je me souviens quand le 1 est sorti, mais c'est ça. Ils ont fait 3 films en 2 ans, là, je pense. Fait que c'est ça. Même chose pour Tony Haight, Years Later, qui est l'autre option, on va dire, de films d'horreur en ce moment. Fait que...
Je pense que le film pourrait rejoindre son public, mettons, pour la Saint-Valentin, qui arrive dans deux semaines. Il va être encore à l'affiche. Je pense que ça peut être une bonne option, même si ce n'est pas une histoire.
[01:15:49] Speaker B: De couple. Ça reste un.
[01:15:51] Speaker A: Film relativement léger, même s'il y a beaucoup de sang et un petit peu de torture.
Un petit peu de torture!
Mais.
[01:15:58] Speaker B: C'Était cool, tu sais, nous.
[01:15:59] Speaker A: On aime Survivor aussi, ça fait que c'était cool de la voir faire un feu. Elle est contente de faire un feu.
Elle a-tu trouvé une immunité? Elle n'a pas trouvé d'immunité, mais elle trouve d'autres affaires. Pour le savoir, il faut avoir vu le film.
Mais voilà, allez-y. Tu lui donnes le goût? Send help. Donc, ça prend à l'affiche aujourd'hui. En fait, ça a pris de l'affiche hier, à la Maison du cinéma.
On peut parler... bon, parle-tu de Voice of Hind Rajab? Ça va être fait, tant qu'à faire. Le film n'est pas.
[01:16:27] Speaker B: À l'affiche, malheureusement, à Sherbrooke, mais il est encore dans certaines salles à Montréal. On va en parler là, parce que c'est... il est aussi en nomination aux Oscars Meilleur film.
[01:16:36] Speaker A: International.
Et puis, ça a été une belle découverte, je pense, autant pour toi que pour moi, donc, de ce nouveau film de... Mais c'est sûr qu'on n'en a pas déjà parlé.
J'ai l'impression qu'on a fait déjà un segment parce que ça fait quand même plus qu'une semaine ou deux qu'on l'a vu. Oui, mais non, on n'avait rien fait avec ça parce qu'il n'était pas sorti finalement. Donc j'attendais de voir s'il sortait cette semaine, puis finalement non. On n'en a pas parlé, donc on va le faire, en bonne et due forme. Tu me fais douter là, mais on va le faire quand même.
C'est.
[01:17:09] Speaker B: Un.
[01:17:09] Speaker A: Film de Carter Ben-Ania, qui avait fait Four Daughters, je ne sais pas si tu.
[01:17:15] Speaker B: L'Avais vu, Les filles d'Olfa.
[01:17:17] Speaker A: Il était en nomination l'an dernier, si je ne me trompe pas, aux Oscars. Il avait été présenté aussi à... Excusez, j'ai une nouvelle de dernière heure qui va peut-être te rendre triste. Moi? Qui qui est mort? Catherine O'Hara.
C'est de Schitt's Creek fame et de plusieurs autres. Et de Home Alone aussi.
71 ans. On est en direct, c'est ça qui arrive en direct. Donc je ferais pas sa bio ici parce que je suis pas préparé. Mais voilà.
Donc si on retourne à The Voice of In Rajab, ça suit l'histoire, donc la vraie histoire d'une petite fille en Palestine qui est In Rajab, qui est prise... ben en fait qui appelle les services d'aide, l'espèce de 9-1-1. Ça s'appelle le Red Crescent, je crois, le croissant rouge. Et qui... demande de l'aide essentiellement, donc elle est prise dans une voiture en plein milieu d'une fusillade et puis elle demande à ce qu'on vienne la chercher. Et puis le film reprend, pas en temps réel parce que ça a duré une dizaine d'heures ou je sais plus trop combien de temps, mais le film reprend donc le vrai appel de la petite fille, mais après ça fait appel à des acteurs pour les... les secouristes téléphonistes qui vont prendre en charge le dossier. Un film très court, 85 minutes, 89 minutes, quelque chose comme ça. Donc, qui est pas en temps réel, comme je l'ai dit, mais qui montre un.
[01:18:49] Speaker B: Peu, évidemment, la tension qui peut sévir dans ce type de centre d'appel-là, ou même dans le 9-1-1, ou même récemment dans House of Dynamite, tu sais, tout ce qui est crise difficile.
C'est un genre que t'aimes quand même assez, habituellement. une espèce de, c'est ça, de la grosse tension, puis peu d'action.
[01:19:07] Speaker A: J'ai le goût de dire des huis clos, mais en fait qui se passent à plusieurs lieux. Dans ce cas-ci, non. C'est un vrai huis clos. C'est des films de crise, dans le fond, t'sais, que t'as des gens... De gestion de crise. Oui, des gens dans des bureaux avec des images satellites, là. Pis là, ils veulent donc aller l'aider, mais qu'ils n'ont pas les autorisations requises, pis tout ça. Le film, je pense que, t'sais, Je pense que ces défauts, qui sont principalement au niveau du rythme, puis peut-être de la répétition aussi des scènes, sont excusables, sachant que c'est une histoire vraie, puis sachant la démarche aussi. C'est un film qui a été fait très rapidement. La réalisatrice travaillait sur autre chose, puis quand elle a entendu cette histoire-là, tout de suite, elle s'est mise à écrire le film. Tu sais, je pense qu'en moins d'un an, le film est sorti, quelque chose comme ça. Donc, ça a été une histoire assez médiatisée aussi. Je l'ai vue dans un autre documentaire les campements pro-palestiniens sur les campus, puis à Columbia, ça avait brassé pas mal à l'université, puis il avait même renommé un pavillon Hind Rajab en l'honneur de l'histoire qui avait été popularisée. Bref, c'est ça donc, c'est quelques problèmes de rythme où ces répétitions s'excusent par la démarche quasi-documentaire qu'on veut faire au film. Le film finit fort aussi avec la conclusion. On ne le dira pas, mais si vous Googlez son nom, vous allez trouver la conclusion. Mais c'est ça, il finit quand même avec force avec des images, bien, documentaires en fait, des vraies images tirées de... des secouristes qui sont allés. Des vrais témoignages aussi. Puis c'est ça, un autre film sur la bureaucratie un peu compliquée et tout ça, tu.
[01:20:49] Speaker B: Sais, il y a deux agendas, deux choses. je ne sais pas comment dire en français ce terme-là. Si on veut. Il y a évidemment les téléphonistes qui veulent prêter main-forte à la.
[01:20:59] Speaker A: Petite fille, mais il y a aussi l'espèce de dispatcher. Je ne sais pas le terme en français encore une fois. C'est comme le coordonnateur du transport. Lui, il faut qu'il attende l'autorisation, il faut que la route soit délimitée, il faut que les ambulanciers soient prêts, il faut que l'armée soit au courant. Il s'occupe des secouristes, mais lui, son agenda, c'est qu'il ne veut pas perdre un autre secouriste dans sa gang. parce qu'il en a perdu, je sais pas, une quinzaine ou quelque chose comme ça. Puis là, il s'est promis qu'il.
[01:21:23] Speaker B: N'Allait plus en faire. Ça fait que c'est lui, ben c'est ces dynamiques-là de comme aller la sauver rapidement, être menacé. Puis lui qui dit, ben, on ne peut pas faire ça parce que si on perd nos secouristes, on n'est pas mieux, on n'est pas plus avancé. Ça fait que c'est ces dynamiques-là.
la secourir, prendrait comme 8 minutes entre l'ambulance et où est-ce qu'elle est. Ils savent où est-ce qu'elle est à cause des satellites, j'imagine. Je pense.
[01:21:49] Speaker A: Qu'Ils passaient ça comme une dizaine d'heures au téléphone avec elle, entrecoupées.
[01:21:52] Speaker B: Dans la journée. Le cellulaire n'a pas 10 heures de batterie. Pendant qu'elle se fait tirer dessus sur l'auto et toute sa famille est morte à côté d'elle, C'est ça, on aurait pu aller la sauver, puis eux sont à 160 kilomètres.
C'est ça, eux, ils ne peuvent pas prendre leur chance d'y aller. Ils ne se mettraient pas en danger non plus pour le faire, mais c'est quand même vraiment triste comme film. J'ai pleuré un petit peu à quelques reprises.
On les voit essayer de la rassurer, mais comprendre des affaires qu'elle ne comprend peut-être pas. Elle n'a pas accès à regarder dehors parce que sinon, ils vont la voir.
À un moment donné, on sous-entend qu'il y a peut-être des caméras thermiques qui sont clairement déjà au courant qu'elle est encore vivante dans le char.
C'est rough quand même à regarder, d'autant plus que c'est justement des vrais appels, dans le fond, du côté de la voix de la petite fille.
eux autres, ils essayent de la divertir, de chanter des.
[01:22:49] Speaker A: Chansons, faire des prières, lui parler de sa vie et tout. C'est crève-cœur, mais c'est l'objectif aussi.
[01:22:56] Speaker B: Mais je pense que tu le disais bien, il y a quand même des répétitions dans le film.
Quatre, cinq fois, on revit la même loupe. Pas comme dans Vintage Point, mais c'est qu'on n'avance pas tant.
Parce qu'ils sont juste à essayer de l'occuper en attendant que quelque chose se passe.
C'est ça. Jusqu'à temps qu'il y a un secourisme qui est.
[01:23:18] Speaker A: Organisé.
On suit ça et on est full stressé. Il arrive plein d'affaires pendant ces 8 minutes de déplacement.
Je pensais que le film n'allait pas répondre à la question. Finalement, ça y répond. Mais bon, c'est pas compliqué à trouver si on le cherche. Mais c'est triste. C'est pas un film facile, mettons. Non, c'est ça. Donc, il est encore à l'affiche à Montréal. Il va probablement être au Festival de cinéma du monde en avril prochain. Si tel est le cas, on vous le suggérera. Mais c'est ça, il est en nomination pour l'Oscar du meilleur film international, que je pense pas qu'il va gagner malheureusement.
soit The Secret Agent ou Un Simple Accident. On trouve le vent dans les voiles pour ne pas l'emporter, mais c'est un très bon film, honnêtement. D'ailleurs, je voyais que c'était le film de fiction, le mieux noté sur Letterboxd pour l'année 2025. Donc, il y a 4.4, ce qui est exceptionnel. Il est numéro 83 dans le top 250 de Letterboxd, donc c'est pas rien. Et puis, ben, c'est...
Un des... parce que c'est une femme, Carter Benanya, donc c'est un des... dans le top, justement, des femmes réalisatrices. Allez voir ça, pour vrai, si vous êtes de passage à Montréal, puis sinon, c'est ça. Il va bien finir par sortir en quelque part ici, c'est certain. On va aller en pause publicitaire, puis au retour je veux terminer en vous présentant certains coups de cœur du Festival de plein écran.
Je me suis claqué plus de 30 courts-métrages pour vous tout au long de la semaine, et puis je vous... tout ça. Je vous dresse un peu mes coups de cœur, puis les prix malheureusement vont être connus demain, donc je peux pas vous dire qui gagnera des prix. Mais c'est ça, il reste encore une journée pour bénéficier de quelques courts-métrages gratuits. Bref, je vous parle de tout ça au retour de la pause.
Vous êtes de retour à Ciné-Histoire pour ce dernier segment de l'émission.
Je voulais parler, donc c'est la première fois que je m'investis à ce point dans le festival plein écran pour regarder les quatre courts-métrages disponibles pour une période de 24 heures, donc à chaque jour. Ça termine demain, je crois que ce soir, ou c'est peut-être demain la soirée de clôture, mais c'est assurément demain la cérémonie de remise de prix. Puis, j'ai regardé une trentaine de courts-métrages au total. La plupart québécois, mais pas que. Puis, je voulais...
En mettre sur votre radar un petit peu, puis peut-être... La plupart des courts-métrages, une fois qu'ils ont fini leur vie en festival, finissent par se retrouver à un endroit qu'on peut les regarder, surtout YouTube, mais... C'est ça. Fait que si jamais ça vous aide à faire votre choix, si vous êtes consommateur de court-métrage, je vous le conseille parce que notre court-métrage québécois est très très bon. Donc je vais commencer avec un film qui est encore disponible en ce moment parce que c'est le film, un des quatre films d'aujourd'hui, c'est Le Punk de Natash Kwan qui sera également présenté dans la soirée de clôture. Un documentaire très très cool sur une personne random qui est arrivée à Natashkwan dans les années 80.
Qu'on comprend qu'il venait de la ville, il avait son côte de cuir, puis sa moto, sa motoneige, puis il est comme devenu l'attraction publique de Natashkwan pendant quelques temps, puis il est disparu mystérieusement dans la forêt. Peut-être qu'il serait mort, assassiné, peut-être qu'il serait tombé dans l'eau, on sait pas trop. Donc le film est un peu... les témoignages des gens qui l'ont côtoyé dans les années 80.
Mais des gens... C'est fait aujourd'hui. Il y a des reconstitutions également de l'époque.
Donc, un film... Un bon petit documentaire, tu sais, sur les... Tu sais, mettons...
Ça me fait penser à quand on était allé en Chine, mettons, où là, on était comme à certaines villes, on était comme les seuls blancs, puis les gens nous regardaient, puis ils étaient curieux de nous. C'est ça, tu sais. C'est un peu la même affaire, tu sais. C'est quelqu'un que personne connaît, qui débarque, qui fait des affaires et patentait des motoneiges. il vendait de la drogue, il faisait des affaires, mais il était comme un peu l'attraction publique. Puis quand il est disparu du jour au lendemain, tout le monde est devenu triste, mais personne sait où il est rendu. Fait que c'est ça, il est probablement mort. Mais c'est ça. Donc j'ai bien aimé ce documentaire, court documentaire de Nicolas Lachapelle. Sinon, un film qui s'appelle « Les faux sapins », ça m'a fait penser, je sais pas si tu l'avais regardé, Jade, c'était le film « Les grandes claques ». C'était...
un film de fiction qui se passe dans le temps des fêtes, avec des parents séparés, puis là c'est le père qui s'en vient chercher sa fille dans la famille de l'autre. En tout cas, je pense pas que ça s'était ramassé aux Oscars, mais c'était pas assez proche, c'était sur la courte liste.
La même qui a fait le plein potentiel, justement, qui avait fait ce court-métrage-là. Puis, ça m'a fait beaucoup penser à ça, là. Cette fois, c'est « Les faux sapins » de Justine Martin, qui avait fait « Oasis ». Lui aussi s'était ramassé dans la courte liste pour les Oscars. Je crois pas qu'il y avait été en nomination, finalement. mais c'était ramassé en courte liste. Puis, ça suit deux petites filles, encore une fois, dans le temps des fêtes.
Il y a un party de Noël, c'est deux filles dans un sous-sol qui décident de sortir de la maison puis d'aller explorer la ville à Noël. Elles se ramassent dans un marché de Noël, puis explorent justement la faune urbaine de ce petit coin de pays-là, rencontrent un père de Noël, puis... C'est ça. Puis le Père Noël meurt.
Mais il y en a juste une des deux filles, la plus vieille, qui le voit. Fait qu'instantanément, elle cesse de croire au Père Noël. Mais elle essaie de cacher un peu ce qui est en train de se passer à sa plus petite soeur.
Donc, film très, très court, très touchant. Direction artistique aussi vraiment très soignée.
Donc, vous irez voir ça. Les faux sapins de Justine Martin.
Sinon...
un documentaire un peu plus expérimental qui s'appelle People Live Here qui est un espèce de collage, c'est un film étudiant je pense, un espèce de collage de...
du tissu urbain qui commence à s'effriter un peu, des maisons qu'on déconstruit, de la gentrification qu'on effectue, puis peut-être du côté un peu inhumain de tout ce qui se passe dans ces coins-là. C'était très... Je veux pas faire de parallèle avec... Je sais pas... Je me souviens plus du courant, là. C'est pas le brutalisme, là, mais en tout cas, il y a un courant artistique soviétique qui était un peu ça, mais bref, c'est vraiment une esthétique très collage avec plein... Il y a comme...
au moins 6-7, on va dire, plans différents dans chaque image, mais toujours dans des formes un peu bizarres de buildings. Fait qu'en tout cas, c'est vraiment particulier. Je saurais pas vraiment comment le décrire, mais visuellement, c'est très intéressant, puis très ambitieux, j'ai trouvé, pour un film étudiant. Donc, des gens vivent ici. C'est Gabriel Lecôte qui réalise ça. Allez voir ça. C'est vraiment très, très ambitieux. Sinon, Dying Tree. Un peu plus champ gauche, là. C'est moins mes propositions de d'habitude, mais c'est... Vincent-René Lortie, qui réalise ça. Il avait été aux Oscars, lui, l'an dernier, pour son documentaire Invincible. Et cette fois, c'est une métaphore un peu sur le capitalisme et la... Ouais, ce soit le capitalisme violent, peut-être. C'est un danseur qui... Ben, c'est un danseur, en fait.
L'acteur, c'est un danseur, mais c'est un homme.
[01:31:14] Speaker B: Qui travaille.
[01:31:15] Speaker A: Dans une tour à bureau, puis un moment donné, il voit un gorille sur son étage. Puis là, ça le chamboule. Puis il se met à vaquer, à déambuler. Il se ramasse dans une station de métro qui ressemble à une station, genre, à New York. Puis il se met à muer, puis devenir une espèce de...
Limas singe bizarre.
Limas singe? Oui, bien c'est très dégoûtant en fait. Je recommanderais, j'espère que c'est un décor et que c'était pas une vraie station de métro parce qu'il est nu la plupart du temps. Il fait juste se frotter partout et il est 100% gluant tout le temps.
Puis c'est ça, on sent qu'il est comme mal dans sa peau. Il se transforme en quelque chose d'autre.
Puis c'est ça.
Faire ce film-là, ça a pas dû être agréable pour la personne qui dansait. Mais c'est ça, il y a vraiment des images très marquantes dans ce film-là.
Puis... Tu sais, je dégage peut-être pas tous les symboles, mais c'est une drôle d'expérience. Fait que je vous conseille A Dying Tree, donc de Vincent-René Lortie. Un documentaire de deux minutes qui s'appelle... Pas documentaire, pardon. Ben, moi... C'est essentiellement quelqu'un qui...
qui parle aux Oscars, on comprend que c'est les Oscars, mais qui explique un peu pourquoi elle ne peut pas faire des films.
Ça fait que, tu sais, c'est un peu particulier, mais elle raconte « Chers Oscars, aujourd'hui, je n'ai pas pu travailler sur mon film parce qu'il a fallu que je nourrisse mes plantes. Chers Oscars, aujourd'hui, mes plantes sont toutes mortes. » Puis là, ça dure juste deux minutes, mais le rythme s'accélère vraiment rapidement, puis je trouvais que c'était une belle réflexion sur ce qui m'habite au quotidien, c'est-à-dire comme... vouloir faire quelque chose mais pas avoir la volonté nécessaire pour l'accomplir jusqu'à la fin.
Je ne me trouve pas nécessairement des excuses. J'ai assez d'excuses. Je me suis beaucoup retrouvé parce que c'est comme C'est comme l'inévitable, on remet ça à plus tard tout le temps.
Puis, ultimement, elle n'a pas autant remis à plus tard parce qu'elle a.
[01:33:35] Speaker B: Fait un film avec ça. Mais c'est ça. Je trouvais ça dur deux minutes. Tu n'as pas le temps.
[01:33:41] Speaker A: De raconter grand-chose.
On le comprend assez rapidement et c'est très ludique aussi.
Je ne me souviens plus si c'est juste des photos ou des bouts de vidéos, mais le rythme est très assuré et probablement que tu aimerais ça, si jamais tu le trouves. Je trouve que le sujet a l'air drôle et la forme me fait penser à plein d'autres affaires aussi. Ouais.
Fait que... Un documentaire noir et blanc. Bref, c'était vraiment très très cool. Sinon, aujourd'hui aussi, il y a un autre film d'horreur, cette fois-là, que j'ai trouvé vraiment très réussi, de Rémi Sem... Merde. J'ai pas son nom. Rémi Saint-Martin, je crois. Je veux pas me tromper. C'est celui qui avait réalisé «Avant qu'on explose». Mais là, on est vraiment dans de l'horreur, puis c'est une espèce de figure un peu «exorcist style», une petite fille un peu possédée. Il y a pas de dialogue vraiment dans le film. C'est vraiment beaucoup d'ambiance, beaucoup de travail sur le son et tout ça. Puis on la voit...
Semi se faire soigner, mais en même temps attaquer d'autres gens. C'est un peu bizarre, mais c'est vraiment au niveau de l'ambiance que c'est très réussi. Ça s'appelle Zoé.
Regardez ça, il est disponible aujourd'hui sur le site de plein écran. Il m'en reste deux. Il y a Perfectly a Strangeness qui a été sélectionné aux Oscars. On en avait parlé la semaine dernière avec Ariane Roy Poirier. C'est... On suit trois... Je veux pas les... C'est pas des andes, mais en tout cas, c'est comme des yaks, des montagnes, si on veut, qui se promènent. On est au Chili, proche d'une station qui explore les étoiles.
C'est un peu comme Megantic, mais en plein milieu du désert chilien. Puis on suit juste ces trois andes-là qui marchent dans tout ça. C'est une réflexion un peu sur... La réalisatrice disait que... les yeux de ces animaux-là, je vais les appeler les Andes pour le bien de la cause, les yeux, quand ils regardent de proche, ils ressemblent à des constellations, puis elle a comme tiré un peu le parallèle sur, on va dire, l'immensité du monde et l'espèce d'absurdité que des Andes côtoient, l'espèce de satellite perdu en plein milieu de nulle part, C'est ça, l'appropriation du territoire qu'on fait.
C'est très métaphysique, très philosophique comme court-métrage, mais visuellement, c'est vraiment magnifique.
Je ne sais pas c'est quoi ses chances aux Oscars, bien honnêtement, mais c'est ça, c'est vraiment très intéressant comme film. Donc, Perfectly Estrangeness. Habituellement, pour les Oscars, ils rendent tous les courts-métrages disponibles gratuitement. en amont, donc Restez à l'affût, film d'Allison McAlpine. Et le dernier, c'est le premier film que j'ai regardé de toute la programmation. On en avait parlé un petit peu avec Ariane Roy-Poirier, c'est Mes murs mémoires.
C'est une femme, Mme Lévesque, qui reste à Longueuil et puis qui, elle, depuis 30 ou 40 ou même plus que ça, a transformé un peu sa maison en œuvre d'art vivant.
Fait qu'elle aimait ça peindre des des paysages. Puis elle a décidé, au lieu d'acheter des toiles, de juste peindre tous les murs de sa maison de paysages. Ça fait que c'est des grosses fresques partout, puis tu sais, un demi-mur qui sépare le salon et la cuisine. Il y a une fresque en dessous de tout ça. Puis en fait, je sais que ça ne te plairait pas, mais l'esthétique est vraiment cool. C'est vraiment très talentueuse. Oui, mais même... Non, mais je pense que ça te plairait quand même. Je sais, je sais. Mais je pense que ça te plairait. Puis ce qui est particulier, c'est qu'à tous les week-ends, elle ouvre sa maison gratuitement pour que les gens viennent voir ses œuvres d'art partout dans toutes les pièces de sa maison. C'est une poétesse aussi.
Elle vend des toiles, elle vend plein d'affaires. Elle a comme une espèce de magasin dans son sous-sol, puis elle fait ça. Puis depuis que son mari est mort il y a peut-être cinq ou dix ans, maintenant elle fait dans l'abstrait.
Elle a changé complètement de style, puis elle fait plus de fresques, plus de paysages, plus rien.
Mais c'est ça, elle a changé de style.
Mais c'est vraiment une madame fascinante.
[01:37:47] Speaker B: Mais visuellement c'est vraiment cool à voir.
Puis c'est impressionnant le nombre de détails qu'elle fait.
[01:37:55] Speaker A: Sur le nombre de temps, je sais pas si elle a eu... à faire des touch-ups au fil des années, j'imagine, pour entretenir tout ça. Mais c'est vraiment fou. C'est ça, un mur de 12 pieds par 10 pieds, des fresques, un seigneur. Je te montrerai des images. Oui, mais c'est ça, parce que là, c'est plus disponible, donc je ne peux pas voir. Il doit être en quelque part, je ne peux pas croire, mais c'est ça.
Sinon, on peut aller au musée, n'importe quand, c'est gratuit. Donc voilà.
Mais bon, ce sont mes petits coups de coeur du festival.
Très bon festival dans l'ensemble. Il y a très peu de films que je n'ai pas vraiment apprécié. La plupart étaient vraiment très solides. Ça sera partie remise pour vous, chers auditeurs, peut-être. Mais intéressez-vous à ce festival.
[01:38:41] Speaker B: Plein écran qui se déroule toujours en janvier. Un.
[01:38:44] Speaker A: Festival de court-métrage gratuit sur le site web. Donc voilà.
C'est ce qui conclut cette émission. Un grand merci à l'équipe de Follichonnerie d'être venue nous voir. Merci également à Henri Picard d'aller visionner la série. Ayerscliffe, disponible sur l'extra de ICI TOUT.TV. Merci beaucoup à toi, Jade.
[01:39:02] Speaker B: D'Avoir.