Ciné-histoire - 27 février 2026

Episode 179 March 06, 2026 01:53:30
Ciné-histoire - 27 février 2026
Ciné-Histoire
Ciné-histoire - 27 février 2026

Mar 06 2026 | 01:53:30

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Show Notes

Cette semaine, c'est notre grand dossier sur la franchise Scream! Maxence Gagné nous parle de Duet for Cannibals de Susan Sontag, et on vous présente les nouveautés In Cold Light et Les légendaires.

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[00:00:17] Speaker A: Il sera très très bon Il y aura quelques scènes Tournées dans mon salon, [00:00:26] Speaker B: sans prétention Bon vendredi à tous et à toutes. Bienvenue à l'émission Ciné-Histoire qui a fait relâche la semaine dernière. On avait un peu moins de choses à dire, de nouveautés à regarder, donc on s'est pris une petite semaine de break. [00:00:44] Speaker A: C'est la semaine prochaine, la semaine de relâche. [00:00:46] Speaker B: Ouais, ben là, celle-là, on verra si on en fera relâche ou pas, parce qu'effectivement, la plupart des films, y'a pas une tonne de films qui sont prévus. Pour vrai, c'est quand même assez... libre comme calendrier pour les prochaines semaines. Même aujourd'hui, il y a une grosse sortie qui va guider une grosse partie de l'émission, c'est Scream 7. [00:01:06] Speaker A: Je m'en allais faire des petits jeux avec. [00:01:08] Speaker B: Mais sinon, il y a un film d'animation pour enfants, les Légendaires, qu'on a vu, qui prend l'affiche, mais on s'entend que c'est en prévision un peu de la semaine de relâche. Puis, il y a Afrois, ou In Cold Light, un film d'un Québécois, mais anglophone, qui prend l'affiche, mais c'est à peu près tout. La semaine prochaine, il y a un Pixar qui sort, ça va monopoliser quand même. pas mal de stock, mais même la semaine dernière, il n'y avait pas une tonne de nouveautés. Bref, on verra où ça nous mène. Aujourd'hui à l'émission, on l'a dit, Scream 7, et on en a profité dans les dernières semaines pour regarder tous les autres Scream. Je pense que je t'ai cuissé parce [00:01:47] Speaker A: que tu ne voulais pas faire ça. [00:01:49] Speaker B: Non, c'est pas vrai que j'aime pas Scream, mais ultimement, on en parlera tantôt, mais j'aime pas plus ça qu'il faut. C'est-à-dire, même le premier, j'aime pas plus ça qu'il faut. Mais c'est ça, ça manquait quand même à notre culture générale. On avait vu le premier la première fois l'année passée, dans notre marathon de films d'horreur? C'est cette année qu'on a fait un marathon. Mais on l'a vu, je pense, l'année passée. [00:02:20] Speaker A: Mais ça fait pas si longtemps. Puis on l'a revu au cinéma à l'Halloween. C'était un programme double 1 et 2. [00:02:25] Speaker B: Fait qu'on avait vu le 2 pour la première fois. Toi, oui. Ah, tu l'avais vu? [00:02:28] Speaker A: J'avais déjà vu, oui. [00:02:29] Speaker B: OK. Puis, ben c'est ça, on n'avait pas vu le 3 à 6 et à 7. Et donc, hier soir, t'es allée voir le 7e opus. [00:02:37] Speaker A: Et je ne me suis pas fait poignarder pendant le visionnement. [00:02:40] Speaker B: Non, mais tu t'es fait spoiler avant parce que t'aimes ça lire sur des choses avant d'aller au cinéma. [00:02:44] Speaker A: J'aurais pas dû faire ça, mais je me suis fait spoiler, ce qui m'a permis de regarder le film dans une différente lumière. Mais bon, on en rejase. [00:02:52] Speaker B: On vous a préparé un dossier qui va prendre peut-être une heure, on ne sait pas trop, mais sur la franchise Scream en général. Il y a Maxence Gagné également qui va venir nous parler de Duet for Cannibals, un des seuls longs-métrages de l'essayiste et théoricienne de l'art, Suzanne Sontag. Il voulait explorer surtout ses écrits, mais à travers un de ses films. Vous allez voir, c'est assez particulier comme proposition. C'est une autrice américaine qui a écrit beaucoup sur comment est-ce qu'on peut critiquer l'art et qui prône un peu un retour à il ne faut pas essayer d'analyser les films, il faut juste s'en tenir à ce qui nous fait vivre. Ce qui est une bonne façon d'approcher les films en général. Mais elle a un parcours un peu particulier. Elle n'a jamais fait de films aux États-Unis, elle en a fait en Suède. Pourquoi pas? Elle n'était pas suédoise, elle ne comprenait pas ce que les acteurs disaient. Mais c'est ça, donc on a regardé son premier long-métrage, Do It For Cannibals, on vous en parle un peu plus tard à l'émission. Puis, ben c'est ça, on va vous glisser un mot sur In Cold Light et les légendaires en toute fin d'émission. Je veux commencer l'émission avant qu'on rentre dans le dossier Scream avec la cérémonie des Césars qui s'est déroulée hier, un jeudi, pourquoi pas. Donc, cérémonie commence à faire parler un peu d'elle sur les réseaux sociaux, je pense notamment pour ce prix honorifique qu'on a remis à Jim Carrey. qui a fait un discours de 6 minutes en français, je pense, quand même, ben tu sais, il disait un prompter, on s'entend, mais il mentionnait justement ses origines francophones de Saint-Malo, qui date de quand même loin, mais c'est un acteur canadien né à Toronto, si je ne m'abuse, donc... C'est ça, des racines européennes, comme tout le monde, évidemment. Puis sinon, en rediffusion, vous ne l'avez pas entendu, mais si vous nous écoutez en direct, vous avez entendu le petit bulletin de nouvelles qui annonçait la victoire de Théodore Pellerin, qui a gagné meilleur espoir masculin, César, pour son rôle dans Nino, qu'on a vu il n'y a pas si longtemps. Je veux faire un petit tour d'horizon sur qui a gagné meilleur acteur. C'est Laura Lafitte pour La Femme la plus riche du monde. Tu l'avais quasiment calé en regardant le film aussi. Il va bien gagner quelque chose. [00:05:04] Speaker A: Je trouvais que sa performance méritait quelque chose. Je ne l'ai jamais vu vraiment dans autre chose, mais c'est lui qu'on remarque le plus. C'est lui dont on se souvient. C'est lui qui a le plus gros rôle dans ce film-là, évidemment. [00:05:14] Speaker B: Ouais, ben il avait gagné un César si je ne me souviens plus pour quel rôle, mais il me semble que c'était en 2016, mais en tout cas je ne me souviens plus pour quel rôle, mais c'est l'animateur aussi à Cannes, donc c'est ça, il fait des films mais il n'en fait plus autant qu'avant parce qu'il y a plus d'autres types de gigs, moi je le compare souvent à Charles Lafortune là. [00:05:32] Speaker A: Mais tu en as fait plusieurs! [00:05:33] Speaker B: Il y a comme son casting, un homme imposant, grosse mâchoire, charismatique. C'est comme un bon maître de cérémonie. Effectivement, moi non plus, je ne l'ai pas vu dans beaucoup de films. Je l'ai vu récemment parce que j'ai regardé Les petits mouchoirs. Je l'ai vu récemment là-dedans. Mais c'est ça, moi non plus je l'ai pas vu dans grand chose. Meilleure actrice c'est Léa Drucker pour Dossier 137 qui va prendre l'affiche en mars là, je sais pas exactement quand. Pas l'art français, ça a l'air quand même assez bien. Il y a un meilleur film qui a été remporté par l'attachement, voilà c'est parce que... Tout est en anglais sur mon sel, fait que c'était «The ties that bind us ». Mais l'attachement, qui n'est pas sorti encore au Québec, ça ne saurait tarder. Théodore Pellerin l'a mentionné, Nadia Meliti qui l'a gagnée pour... Voyons, on l'a vu ce film-là. C'est la jeune lesbienne arabe. La petite dernière, c'est ça. Donc voilà. Film international, c'est One Battle After Another qui est sur sa lancée pour gagner l'Oscar dans deux semaines. Sinon, actrice de soutien, Vimala Pons pour encore une fois l'attachement. C'est là le upset que les gens décrivent un peu en ce moment. Jafar Panayi a perdu le prix du scénario original. et c'est allé en fait à Franck Dubosc et Sarah, je sais pas exactement qui là, mais qui ont écrit Un ours dans le Jura. Tu te souviens-tu de ce film-là? On l'avait vu en janvier [00:07:08] Speaker A: passé. Le titre me dit vraiment quelque chose, mais je me souviens pas de [00:07:13] Speaker B: ça. C'était comme une comédie à la frère Coen dans le Jura, donc un crime dans une petite communauté dans les montagnes françaises l'hiver, puis tout ça. Fait que c'est quand même une grosse surprise parce que ultimement, c'est pas un si bon film que ça. C'était meilleur que la moyenne de Franck Dubosc, on va dire, parce qu'il joue également dans le film. Mais c'est ça, donc c'est peut-être la surprise. Sinon, Pierre Letin l'a emporté pour meilleur acteur de soutien pour L'étranger. qu'on a vu il n'y a pas si longtemps. Xavier Dolan était en nomination dans cette catégorie-là pour l'Inconnu de la Grande Arche, qui va prendre aussi l'affiche bientôt. Donc voilà, meilleur premier film aussi, Nino, donc Pauline Loques, puis meilleur film d'animation, Arko. Je rentrerai pas là-dedans, mais la plupart des prix techniques ont été remportés par Nouvelle Vague, avec raison, je pense, niveau décors, montage, direction photo, bref. Même réalisation, Richard Linklater a gagné un César, donc pourquoi pas. Et puis voilà, une cérémonie somme toute bien appréciée. Brigitte Bardot s'est fait tuer à son hommage, puis... Il y a le numéro d'ouverture qui a duré 30 minutes qui était un hommage aussi à Jim Carrey. C'est ça, une belle cérémonie. Vous irez voir des extraits en [00:08:25] Speaker A: ligne. Est-ce que Charlotte Cardin a chanté sa [00:08:27] Speaker B: chanson? Je sais pas, je sais pas. Ça m'intéresse pas, c'est drôle. Non, je sais pas pour vrai. Donc, ben voilà. C'était Petite cérémonie des Césars. Il y a eu les BAFTA il y a pas si longtemps aussi, qu'il y a eu d'autres types de controverses. Il y avait un film qui s'appelle I Swear que j'ai vraiment envie de voir, mais qui est pas sorti je crois au Québec, qui est sur un homme qui a la tourette. En fait, c'est un biopic sur quelqu'un qui a la tourette. Et puis là, Sinners a gagné beaucoup de nominations et a gagné prix scénario original aussi au BAFTA. Puis ils ont décidé d'asseoir celui qui a la tourette première rangée. Puis ça a donné ce que ça devait donner. C'est-à-dire qu'on allait Michael B. Jordan puis Delroy Lindo, je pense, du N-Word. Puis on l'entendait quand même bien à la télé. Mais il a la tourette. Fait qu'en tout cas, c'est [00:09:16] Speaker A: ça. Ça [00:09:17] Speaker B: excuse. Alan Cumming, qui aime ça, il a tourné ça en joke un petit peu, mais c'est ça, c'est un petit malaise au BAFTA. Sinon, Timothée Chalamet n'a pas remporté le BAFTA du meilleur acteur, parce que c'est cet acteur-là, j'oublie son nom, c'est un acteur ultra-British, il a une face de British, il a eu le pire accent possible, mais c'est ça qui a personnifié ce personnage-là avec la tourette, donc qui a gagné meilleur acteur. Puis je pense que c'est mérité, Reste que c'est un prix britannique, ça fait que c'est sûr qu'il y a peut-être un peu de chauvinisme à l'occasion, mais c'est ça. Sinon, sans trop de surprises, le One Battle After Another gagne pas mal de tous les prix principaux. Ça augure bien pour eux, aux Oscars, pis c'est ça, je continue à dire que c'est le prix excuse à Paul Thomas Anderson, parce qu'on lui a pas donné avant, donc il va tout ramasser pour cette cérémonie-là, sans grande surprise. Mais voilà, donc on va commencer après la pause ce dossier sur Scream, cette franchise d'horreur, méta-horreur, méta-comédie, tout ça, tout de suite après ce bloc [00:10:23] Speaker A: publicitaire. Un jour je vais faire un film Je ferai la prise de son La réalisation Le montage et la direction [00:10:37] Speaker B: faux Vous êtes de retour à Ciné-Histoire pour ce dossier spécial, Scream. Cette franchise qu'on a découvert sur le tard et qui semble beaucoup te plaire, Jade. D'ailleurs, c'est toi qui voulais mener ça, mais qui m'a poussé un peu à regarder ces films-là dans les derniers [00:10:56] Speaker A: jours. Oui, parce que je savais que le 7e s'en venait. On avait déjà vu le premier que j'avais trouvé vraiment excellent. J'avais regardé le 2 avant parce que je voulais continuer ça vu que tous les autres existaient déjà. Après ça, il y a eu le programme double à la Maison du cinéma. Puis écoute, le 7 sort officiellement aujourd'hui. Il est sorti hier dans une petite salle. Aujourd'hui, dans la grande salle du cinéma, ce qui a beaucoup plus de [00:11:19] Speaker B: sens. Je ne sais pas s'il va rallier les foules ou pas, parce qu'il y a eu quand même beaucoup de controverses autour du [00:11:24] Speaker A: film. Oui, effectivement, puis c'est vraiment dommage, parce que je vais pouvoir en parler plus tard, mais le renouveau à partir du 5, je l'aimais beaucoup, puis je trouve ça plate qu'on ne puisse plus aller là-dedans. Dans le fond, l'actrice principale s'est fait cancel après avoir fait des tweets sur la situation Israël-Palestine. Voilà, fait qu'ils ont dû réagir rapidement pour réécrire un scénario. Williamson est venu diriger le film, réaliser le film, puis Neve Campbell était de retour parce qu'elle n'était pas dans le 6 pour des conflits de [00:11:56] Speaker B: billing. Ouais, c'est ça. Puis elle a demandé beaucoup d'argent, je pense, pour revenir. Puis ils ont payé. Ça a coûté cher aussi les fameux rewrites du [00:12:05] Speaker A: scénario. Ben c'est sûr, c'est parce que là t'as Mélissa Berrara, ou Barrera en tout cas, qui justement a été cancelled. Il y avait, mon dieu je ne me rappelle même plus de son nom, [00:12:15] Speaker B: Wednesday. Jenna [00:12:18] Speaker A: Ortega. Jenna Ortega qui a fait ben moi aussi, je m'en vais. Puis le directeur qui est parti aussi, ils ont ramené Williamson qui était le scénariste original, il n'en avait jamais réalisé. Ça donne ce que ça donne, c'est le dernier, je vais en parler à la toute fin, mais je vous propose de regarder un peu la franchise en elle-même, mais chacun des films, faire des résumés rapides de ces films-là, parce que je veux pas qu'on fasse que les décrire, mais voir un peu leur place dans le cinéma, dans la franchise, chacun aussi faire un petit classement, puis qu'on essaye de pousser la réflexion sur qu'est-ce qui manque peut-être, qu'est-ce qui... mériterait d'exister dans cette franchise qui s'essouffle, pour [00:13:01] Speaker B: vrai. J'ai toujours trouvé que c'est comme des films qui sont meilleurs sur papier que quand tu les regardes. Même s'ils réussissent quand même toujours à me surprendre d'une certaine façon, mais il y a des... des trademarks un peu, des espèces de marques de commerce de la série qu'on s'entête à vouloir répéter de film en film, ce qui fait que maintenant t'as l'impression de regarder toujours la même affaire. Moi c'est ça surtout, je te l'ai dit deux fois, je pense pendant qu'on les regardait, je pense pas qu'ils sont faits pour être regardés back-to-back les films. C'est pour ça qu'il y a au moins trois pauses de plus de dix ans dans la franchise. Entre 2000 puis 2011, entre 2011 puis [00:13:38] Speaker A: 2022. Oui, mais il y a des raisons à [00:13:40] Speaker B: ça. Il y a des raisons, mais j'en voudrais pas [00:13:42] Speaker A: plus. Non, mais je comprends. Oui, j'aime beaucoup la franchise, mais pour plein de raisons que j'essaie d'explorer un peu dans le dossier. Mais il y a des raisons pour les écarts quand même, parce que les trois premiers, 96, 97, 2000, étaient supposés être une trilogie, puis s'arrêter là. Après, Sydney, c'était terminé. D'ailleurs, elle passe vraiment proche d'y rester, dans le 3. C'était supposé terminer là. Après ça, ils ont fait bon, on a besoin d'argent, j'imagine. Ils ont ramené ça en 2011 avec Emma Roberts, qui est pas mal la nouvelle Sydney [00:14:17] Speaker B: là-dedans. Le troisième moins connu des [00:14:20] Speaker A: Colkins. Oui, Rory, je pense. C'est ça. Ils ont ramené ça, Sydney est de retour dans le 4, mais c'est encore réalisé par Wes Craven, le [00:14:31] Speaker B: 4. C'est son dernier film, d'ailleurs. Ça finit sur... Ben, il y en a qui aiment plus le 4 que d'autres films de la franchise. Moi, je trouve que c'est un [00:14:38] Speaker A: DP. J'ai compris pourquoi. Moi non plus, je l'aime pas particulièrement. Mais après, une source m'a ramené ça dans le contexte de l'époque aussi. Puis, je peux comprendre. Je vais pouvoir en parler un petit peu plus tantôt. Mais donc, à partir du 4, je trouve qu'il y a vraiment une... Ben, après le 3, en fait, il y a vraiment une cassure dans le rythme, dans les thèmes, dans... Je vais pouvoir y revenir, là, j'arrête [00:15:01] Speaker B: pas. Ouais, on peut y aller [00:15:02] Speaker A: aussi. Postponde, mais c'est ça. Donc, 4 réalisés par Wes Craven aussi. Après ça, 5-6. Là, ça sort en 2022 puis 2023, je [00:15:10] Speaker B: pense. 2024, je [00:15:11] Speaker A: crois. Mais là, avec justement le duo Sam et Tara Carpenter, qui crée vraiment quelque chose de super le fun, que j'aurais vraiment beaucoup aimé qu'on exploite, puis que finalement ça n'arrivera pas, puis ça me fâche quand [00:15:24] Speaker B: même. On sent qu'ils veulent faire une autre trilogie. Oui, tout à fait. Il y a une continuité entre ces deux films-là, puis il est à se poser Claude, cette [00:15:33] Speaker A: trilogie. C'est ça, il est à se poser de faire le set avec eux autres, finalement ça n'aura pas lieu. Mais donc, c'est quoi [00:15:37] Speaker B: Scream? Ben oui, c'est [00:15:38] Speaker A: quoi? Écoute, on dit souvent que Scream a ramené le genre du slasher, du film d'horreur, tout ça, parce que dans les années où ça s'est passé, en 1996, le premier Scream, Il y avait un essoufflement du genre. C'était des films très cheap, vraiment pas super intéressants et tout ça. Puis Wes Craven, qui avait déjà fait plusieurs films rendus là, s'allie avec Kevin Williamson, qui est le scénariste. Williamson a écrit le script en trois jours, parce qu'il était un peu inspiré par les Gainesville Murders, cinq étudiants en Floride tués en 1990 par quelqu'un qui voulait être le nouveau Ted Bundy. donc quelqu'un de très médiatisé, tout ça, avec comme, je sais pas, un M.O. particulier, puis tout ça. Williamson, à un moment donné, je pense que j'avais lu, il était en train de garder quelque part, puis à un moment donné, il constate qu'il y a eu une des fenêtres qu'il n'avait pas vue qui était ouverte, puis ça l'a vraiment fait capoter, puis là, il s'est mis à appeler son meilleur ami, puis là, il était comme «Ah, mais là, il faut que tu fermes la fenêtre, parce que sinon le killer va rentrer dans la maison », puis t'es comme «De quoi tu parles?» Puis là, ils ont comme imaginé la scène d'ouverture ensemble. Ça l'a inspiré, puis trois jours plus tard, il y avait le script de Scream 1 qui était là. Ça révolutionne le genre parce que c'est justement cette approche méta au genre où on va expliquer les codes de ce qu'est un film d'horreur qu'on connaît habituellement. Il y a beaucoup d'humour dans Scream 1. Puis justement, c'est le premier film d'horreur, en fait, qui est comme conscient qu'il est un film d'horreur. Les personnages savent qu'ils sont dans un film d'horreur. Tu sais, Neve Campbell dit... Les filles ont toujours des gros seins et courent jusqu'à l'étage le plus haut de la maison sans barrer. Elle fait exactement ça dans le film. Il y a beaucoup de choses là-dedans. Il y a des jumpscares. On est entre les deux. Ça reste un film d'horreur slasher quand même. mais qui fait peur un petit peu et joue avec ses codes, avec l'humour, avec le méta, tout ça. Beaucoup de références aux films d'horreur, au cinéma tout court. Tu sais, le jeu de Ghostface, mais là, tout le monde connaît à peu près la franchise, mais t'as toujours Ghostface, la scène d'ouverture, il appelle quelqu'un, puis avec une voix transformée au téléphone, va les faire participer à un quiz cinématographique, puis s'ils ont une mauvaise réponse, ben ils meurent. Tu sais, c'est [00:18:03] Speaker B: un peu... On s'inspire un peu des James Bond et de ces affaires-là, de partir un film sur une scène par rapport, puis après ça, ça lance un peu [00:18:11] Speaker A: le film. C'est un bon parallèle, puis je pense qu'avec les films, c'est devenu une attente qu'on a. Puis là, on les a, Binge Watch, tu l'as dit, Plus on avançait dans la franchise, plus je me disais «ça va être quoi? La scène d'ouverture?» Ça devient comme un élément de la franchise qui est super le fun à découvrir. Puis ils n'ont jamais rapport. Des fois c'est des personnages qu'on connaît, la plupart du temps non. Juste pour cet été, le film, ça repart, on recommence un screen. C'était la même [00:18:40] Speaker B: chose hier. Ça explique un peu pourquoi il y a un nouveau Ghostface qui [00:18:44] Speaker A: arrive, essentiellement. Oui, oui, tout à fait. Fait que t'as le premier film qui avait fait sa grosse promotion autour du fait que Drew Barrymore était l'actrice principale. Elle est sur la pochette dans le milieu, je pense. Crim 5 minutes après, Drew, en 96, elle avait quand même une [00:19:01] Speaker B: carrière impressionnante. Elle venait juste de faire Batman Returns. Non, en tout cas, le troisième. Je ne sais pas trop, mais elle jouait un des sidekicks de double face de Jim Carrey qui jouait le Sphinx. Mais tu sais, elle venait de sortir un peu de tous ses problèmes d'alcool et de drogue et de tout ça. Fait qu'elle revenait un peu dans l'opinion, [00:19:22] Speaker A: l'œil public. Mais c'est ça, ils nous ont fait un Janet Leigh avec Drew Barrymore. Puis tu sais, c'est ça. Fait que les gens étaient vraiment choqués qu'elle meure au début. Puis c'est une scène d'ouverture iconique du cinéma en général aussi, je pense. Fait que c'est ça, très dans le jeu. C'est drôle, puis ça fait peur en même temps quand même. Le premier, c'est ça, a eu cet effet-là de réinventer le cinéma d'horreur, de proposer autre chose, puis ça a vraiment beaucoup fonctionné. Je pense que le budget était quand même modeste, puis que les recettes ont [00:19:52] Speaker B: été astronomiques. Je pense que c'était un bon move aussi d'avoir choisi Wes Craven. En tout cas, je ne sais pas qui s'est choisi quand, mais Wes Craven, tu l'as mentionné vite, mais c'est pas mal quasiment le père du cinéma d'horreur hollywoodien. Ouais, on pourrait dire ça que t'sais, j'inclue pas Hitchcock là-dedans parce que c'est pas tant de l'horreur là, c'est plus du thriller là, mais t'sais... Wes Craven, c'est The Hill Have Eyes, c'est Last House on [00:20:18] Speaker A: the Left. C'est tous ceux que [00:20:19] Speaker B: j'avais écrits. Nightmare on Elm Street qui est pas mal. Il a juste fait le premier et The Return. Il en a fait deux aussi. Il en a [00:20:28] Speaker A: fait trois. Un et deux je pense. J'ai lu le wiki rapidement. Il en avait fait quand même une couple à partir de 1972. Il est bien établi. C'était un bon choix quand même pour faire ça. avec cette franchise-là. Puis jusqu'à Halloween de 2018, Scream de 1996 est le slasher le [00:20:47] Speaker B: plus lucratif. Ça a été un phénomène quand même. Même Histoire de peur, puis je reviendrai tantôt si on parle de nos appréciations du film. Histoire de peur, Scary Movie, Ça existe en partie à cause de Scream. C'est pareil, mais en même temps c'est des gens, c'est les Abrams qui font ça, puis Zooker, c'est ceux qui ont fait Airplane, ceux qui ont fait Naked Gun. Ils font souvent des parodies de genre dans leurs films. Ils ont fait la même affaire avec Scary Movie. Mais en même temps, Scream est quasiment un Scary Movie. Je trouve qu'ils se ressemblent quand même beaucoup en moins cons, on s'entend. mais ils se ressemblent quand même beaucoup. Mais ouais, ouais, c'est ça. Ça a vraiment... Ghostface s'est rendu au même titre que Freddy, qui est aussi fait par lui, par Craven, puis au même titre qu'Halloween. C'est comme les... c'est ça, les... les figures [00:21:36] Speaker A: de l'horreur. C'est des figures fortes quand même. Puis, tu sais, ce qui est intéressant, c'est que t'en nommes d'autres qui sont, tu sais, à la différence de Ghostface, qui sont toujours la même personne. Puis Ghostface, c'est ça qui est particulier, c'est que ça devient comme... un élément du film et pas un personnage, parce que c'est n'importe qui [00:21:55] Speaker B: pourrait l'être. C'est comme une personne morale. Tout le monde peut mettre [00:21:59] Speaker A: le masque et tuer du monde. Exactement. C'est des humains avec des failles, avec des faiblesses, mais on ne les entend jamais avoir mal ou faire des prises. Ça me gosse un peu, mais bon. Dans le set, il s'en fait manger tout une de temps en temps, mais bon. Les thématiques de Scream, c'est quoi? À peu près, on a toujours une espèce de murder mystery parce que ça devient... C'est des jeux, les Scream, pour vrai. Ça devient vraiment... Le but étant de trouver qui se cache derrière ce masque-là. Le premier Scream avait fait de quoi d'extraordinaire avec son reveal, parce que c'est quelque chose à quoi on s'attend pas. tout au long du film, puis a mis un ton, il y avait deux Tueurs dans le premier, puis c'est quand même quelque chose qui revient beaucoup dans la franchise, il y a juste le film Scream 3 qui fait pas ça, dans le fond, mais tout le reste, il y a au moins deux Tueurs, une autre exception, ou il y en a trois. Fait que t'sais, on est dans trouver c'est qui, c'est vraiment le fun. Fait qu'il y a ça, il y a des thématiques aussi, on parle beaucoup de famille. Vraiment, vraiment beaucoup de familles. Un moment donné, c'est [00:23:00] Speaker B: trop irrégulièrement. C'est quasiment le même reproche que je donnerais à Star Wars. C'est comme lâcher les Skywalker puis aller regarder ailleurs. Mais là, c'est lâcher Sidney, puis Gale. Mais [00:23:08] Speaker A: c'est ça. 1, 2, 3, c'est vraiment Sidney, sa mère, Maureen Prescott, parce que Scream 1 s'ouvre sur ça fait un an que la mère de Sidney est décédée. Puis là, elle, elle pense que c'est Liev Schreiber qui l'aurait violée, tuée. Puis finalement, Liev Schreiber est libérée de prison. Puis là, elle a bien peur de ce qui se passe, mais c'est peut-être pas lui finalement. Puis il y a un, deux gosses fesses qui rôdent, puis qui veulent donc lui dire des affaires sur sa mère. Fait que 1, 2, 3, ça suit ça beaucoup. Après 4, on est avec Sydney encore, mais dans autre chose. C'est [00:23:45] Speaker B: sa cousine. Oui, je pense que c'est [00:23:48] Speaker A: sa cousine. C'est sa cousine, puis après ça, 5-6, on quitte complètement. 6, Sydney est pas là, mais [00:23:55] Speaker B: on suit... C'est dans la même ville, mais on suit plus les [00:23:59] Speaker A: mêmes gens. C'est dans la même ville, mais on suit pas la même gang. C'est vraiment un renouveau, le 5, que j'ai beaucoup aimé. Le 6 se passe à New York, puis le 7, on est dans une autre ville complètement, mais on revient à Sydney probablement à cause de tous les problèmes de production. et on est dans une petite ville pas rapport. Ça a changé de setup, ce qui est quand même le fun aussi. Mais donc, la famille, les secrets de famille, le passé, on revient beaucoup à Sydney. À un moment donné, je me disais, mais qu'est-ce qu'on peut rajouter sur sa mère? Ils l'ont laissé de côté après le 3, ce qui fait du bien. Mais c'est ça, Sydney, c'est un élément clé de tout ça. Fait qu'on avait ça, donc je l'avais nommé tantôt, c'est le premier slasher conscient d'être un film d'horreur qui s'auto-référence, qui propose souvent dans la série des règles de survie, des règles de film aussi. Puis c'est quand même particulier parce qu'on propose des règles sur le film qu'on est en train de regarder. Dans le premier, on a le personnage de Randy qui est le film geek, puis qui est un rôle qui va revenir beaucoup dans la suite après. qui propose des règles qui disent, pour survivre à un film d'horreur, il ne faut jamais faire l'amour, il ne faut pas boire, il ne faut pas prendre de drogue, il faut, bon, ce qu'on connaît quand même. Mais tout ça, ça s'applique au film aussi, puis ça, c'est dans le 1. Après, ils vont juste [00:25:19] Speaker B: refaire ça. C'est les règles du deuxième film d'une franchise, du dernier d'une [00:25:23] Speaker A: trilogie. Exactement. Le premier, c'est pas tant des règles de film d'horreur, mais après, on est plus dans les règles de sequel, les règles de remake, les règles de «on est dans une franchise maintenant ». À chaque fois, tu te dis… Mais qu'est-ce qu'ils vont faire avec ça? C'est le fun, mais ça «get old» rapidement aussi. Surtout quand les binge-watch, je pense, ça ne nous a probablement pas aidé à ce niveau-là. Ce n'est pas quelque chose qu'ils font dans le set. Il y a les personnages de Chad et Mindy qui reviennent, que j'avais beaucoup aimé, 5, 6 et 7, qui ne servent à rien dans le set. Non, mais ils sont le fun comme personnage, mais là, ils sont juste là pour le fun. Il se passe rien avec eux autres, ça n'a pas rapport. Puis, un moment donné, Mindy qui est devenue notre film geek à partir du 5, qui va faire le rassemblement suspect dans un huis clos, puis qui le nomme à chaque fois. Mindy essaie de dire «Hey, on est dans les cas d'une franchise qui veut revenir à ses bases, on mise sur le memorabilia» pis son frère est comme «Arrête.» Pis ça dure 30 secondes pis j'étais comme «Ah, ok, cool, on va casser ça un petit peu.» Pis ça fait du [00:26:34] Speaker B: bien pour vrai. Dans le [00:26:35] Speaker A: 7e, tu dis. Dans le 7e, ouais. Parce qu'aussi, à partir du 2, il y a dans Scream, le film Stab, qui s'inspire des Woodsboro Murder de Scream 1. Il y a un personnage qui est joué par Courtney Cox dans la série, qui est Gail Weathers, une journaliste, autrice, animatrice météo, animatrice de nouvelles, médiatique, qui va écrire un livre sur Maureen Prescott. qui va écrire un livre sur les Woodsboro Murders. Puis c'est comme tout le temps ces livres qui inspirent un peu ce qui se passe. Puis à partir du 2, il y a les films Stab qui sont des films sur les livres de Gayle. Fait que là, on est comme un peu dans le [00:27:17] Speaker B: méta qui prend... C'est comme l'adaptation d'un film sur Ted Bundy. On adapte une histoire vraie, mais là, l'histoire vraie, c'est la fiction de Scream [00:27:25] Speaker A: qui devient vraie. Puis «Stab» c'est quand même quelque chose qu'on va «milk» pendant cinq films. C'est ça, c'est le côté qui me plaît le moins de la franchise parce qu'à partir du film 3, à partir du film 3, il y a vraiment comme les motifs des «Ghostface» qui sont beaucoup reliés au film stab, puis comme, t'sais, de... faut construire la franchise, faut faire d'autres meurtres pour que ça inspire d'autres livres, faut... faut pousser plus loin le scénario, ah, mon ami a jamais réussi à finir son livre, je vais faire des meurtres pour l'inspirer, t'sais, je... comme... Ça devient plus grand que Nature, en fait, puis il y en a peut-être à qui ça plaît beaucoup. Moi, Stab, c'est pas quelque chose que j'aime dans Scream, puis dans le set, j'étais quand même contente qu'on s'en détache un petit peu. Il y a un gros côté méta où la maison du film numéro 1 et 4 devient un Airbnb avec expérience, là, pour la personne qui va y rester. Fait qu'ils se font appeler, ils font un jeu, mais bon, ils savent pas que c'est le vrai Ghostface qui est derrière. Puis il y a des éléments partout. Il y a des tapes à terre de corps qui sont morts dans des positions. Puis là, tu as le couple, la scène d'ouverture, c'est ça. Ils sont dans le Airbnb. Fait qu'on est, encore une fois, dans de l'autoréférence et tout ça, mais plus... Puis je vais faire la distinction, plus sur la vraie vie dans Scream et pas sur les films Stab, comme on est... Il y a des posters de Stab dans la maison, mais on est plus dans... On est dans les vrais lieux où se sont [00:29:07] Speaker B: passés des meurtres. Ça reste une critique quand même présente dans la franchise, c'est-à-dire de nous faire réfléchir un peu à notre rapport un peu morbide qu'on entretient sur des vrais meurtres, c'est-à-dire on va tourner en divertissement des vraies histoires d'horreur. Amityville avec Ted Bundy et tout ça, c'est qu'on questionne un peu notre rapport, puis là c'est ultra parodique, c'est-à-dire que On trouve ça complètement ridicule qu'ils fassent un Airbnb de ce style-là, mais on se doute que ça... Je sais pas si la maison d'Amityville est sur Airbnb et que tu peux la louer. Tu étais peut-être pas avec moi, mais je suis allé la voir cette maison-là à New York. Mais t'sais, on va dire la maison de Home Alone pis que là tu lourais sur Airbnb pis qu'il y a plein de traps partout. On dirait que c'est quelque chose qui est possible [00:29:59] Speaker A: dans notre monde. C'est quelque chose qui est possible [00:30:00] Speaker B: en escape game. Ce qui est un peu désolant parce que Home Alone, c'est [00:30:04] Speaker A: de la fiction. C'est tout à fait possible. Je verrais un escape [00:30:07] Speaker B: game de Home Alone ou [00:30:08] Speaker A: de Scream d'ailleurs. Mais oui, c'est tout [00:30:10] Speaker B: à fait possible. Notre rapport au true crime, notre rapport à cette morbidité-là qu'on veut voir mais qu'on veut pas voir dans [00:30:17] Speaker A: la vraie vie. C'est ça qu'on veut voir avec une distance. Je n'irais pas dans un Airbnb thématique immersive de Scream ou Stable. Qui fait ça dans la vie? Eux, clairement. Ça n'a pas bien fini, je vous le dis [00:30:30] Speaker B: tout de suite. Tu avais peur d'aller [00:30:33] Speaker A: au cinéma aussi? Oui. Je l'ai dit en joke au début, mais honnêtement, c'était une peur qui était vraiment présente dans mon cerveau. On a regardé les films en série, on les a vraiment regardés rapidement, puis 4, 5, 6, ça devient vraiment intense sur Stab, puis des gens qui veulent recréer, comme je viens de le mentionner. Je me disais, je ne veux pas que ça se passe à un autre niveau, je n'ai pas le goût qu'on vive ça dans la vraie vie. On dirait que j'attends juste l'article, qu'en France il s'est passé de quoi. Parce que ça pourrait arriver et puis là, [00:31:09] Speaker B: on sortirait d'un... Il y a du monde qui va le voir déguisé. Probablement qu'hier, il n'y avait pas de gens, mais peut-être que [00:31:15] Speaker A: ce soir, oui. Hier, on était comme une dizaine dans la salle. C'était une petite salle. Puis là, je me disais, les bancs sont beaucoup padés, c'est parfait. Il est venu une espèce de paranoïa injustifiée. Pas injustifiée, mais irrationnelle. On va dire ça comme ça. Pas injustifiée, irrationnelle, que j'avais vraiment peur qu'il m'arrive quelque chose. Puis j'aurais préféré le regarder à la maison, ce qui n'était pas possible. Parce que les gens vont le voir déguisé, en effet. Puis je me dis, mon Dieu, il n'y a aucun détecteur de métal dans un cinéma. Ce n'est pas quelque chose que... T'sais pis c'est ça, j'étais rendue là parce que le monde est fou pis aussi parce que la série se prête à ça pis je pense pas que les gens seraient contents que ça arrive mais comme ça aurait du sens. Fait [00:32:02] Speaker B: que j'avais peur. C'est peut-être juste ça que les producteurs attendent pour arrêter de faire des films là, [00:32:06] Speaker A: c'est pas vrai. Mais là ils seraient durs, ça leur ferait du bien. Fait que t'sais, c'est ça. Fait que donc les films qui sont des comédies de films d'horreur, mais j'ai dit pas aussi parodiés que Scary Movie qui s'en inspire vraiment vraiment beaucoup quand même. Fait que c'est ça. J'avais noté, j'adore cette franchise, mais qu'en rafale c'est peut-être pas une bonne idée effectivement parce que le côté méta devient un peu trop important, puis un moment donné, c'est ça. On se tanne, je pense, mais si on les regarde quand ils sortent, je pense que ça a plus de sens, mais j'apprécie quand même cette franchise-là. Mais là... C'est ça. Il y a comme un, ben pas un relâchement, mais c'est plus ce que ça avait déjà été. Fait qu'on pourrait, je sais pas si tu me [00:32:54] Speaker B: faisais des signes? Non, non, non, je sais [00:32:56] Speaker A: pas du [00:32:56] Speaker B: tout. Ok, d'accord. Encore une autre cinq minutes avant le bloc [00:32:59] Speaker A: qui est pub. Ok, c'est bon. Fait que... J'essaie de me suivre parce que là, je suis allée un peu partout dans mes notes. Mais tu sais, le 1, 2, 3, c'est ça. T'as séné avec sa mère et tout ça. Gail Weathers, qu'on rencontre pour la première fois, qui avait écrit un livre là-dessus, va devenir l'art à la part. la plus fidèle de Sydney, parce qu'après ça, ils vont devenir quasiment amis, reliés par tout ça. Il y a le grand frère de la meilleure amie de Sydney, Dewey, qui est David Arquette. D'ailleurs, ça a donné lieu à le mariage entre Courtney Cox et David Arquette, qui se sont rentrés là, dans [00:33:38] Speaker B: la vraie vie. Nous ne le [00:33:39] Speaker A: sommes plus ensemble. mais non, qui est policier et qui va enquêter avec elle. Tu sais, le 1, ce qui était le fun, c'est ça. Son humour, ses références, les conversations au téléphone, le jeu, le méta, le punch était super intéressant, la twist à la fin justement, il y était 2. Je ne sais pas si on avait vu ça [00:33:57] Speaker B: avant, mais c'était... Sûrement, mais c'était moins commun, surtout quand tu as une figure aussi prédominante, tu ne t'attends pas à ce qu'il y soit plusieurs. Il n'y a pas 2 Freddy, il n'y a [00:34:06] Speaker A: pas 2 Jason. J'ai pas enregistré la conversation téléphonique dans mon esprit, mais après on a regardé Friday the 13. Puis après, on a revu Scream, puis là, j'ai revu la question qui demandait qui est le meurtrier dans Friday the 13th, puis là, elle dit «Mais c'est Jason!» Puis elle était comme «Non, si t'es vraiment une fan, tu devrais savoir que c'est sa mère!» Puis là, ça m'avait fait rire parce qu'on venait de le regarder, mais ouais, c'est ça. Ensuite de ça, dans le 2, c'est né à l'université. Il y a Randy qui est encore là, qui est le spécialiste de film d'horreur, qui suit des cours de cinéma. Il y a un nouveau Ghostface sur le campus, puis il y a des attaques. Puis là, dans le 2, c'est l'idée de... Des gens qui veulent... En fait, l'idée du deux est les séquels sont meilleurs que les originaux. Il y a plus de sang, il y a plus de body count, il y a des nouvelles affaires. Puis dans le film, c'est quelqu'un qui veut reproduire l'authenticité des premiers Woodsboro Murder, donc qui va prendre des victimes qui ont les mêmes prénoms. C'est ça. qui veut se faire vraiment un copier-coller de ce qui est déjà arrivé, mais mieux. Ça fait qu'il est exactement ce que les sequels font. Tu sais, c'est plus un secret, les sequels, c'est quand même quelque chose que j'apprécie en général. J'ai aimé le 2. Je sais que t'as pas embarqué plus que ça dans [00:35:39] Speaker B: le 2, toi. Non, ben on va en reparler tantôt, tu veux qu'on les classe éventuellement, mais c'est ça moi, habituellement je suis pas un grand fan des suites, à moins que c'est pas en cent trilogies, ce qui était le cas ici quand même, on voulait en faire une trilogie, mais c'est très rare que le 2, le 2 c'est toujours comme celui dans le milieu, c'est-à-dire le 3 conclut toutes les affaires, le 1er établit toutes les affaires, pis le 2 c'est comme quasiment le filler, c'est rare qu'il se passe de quoi dans le 2 qui fait tant avancer l'histoire. Sauf exception, il y en a quand [00:36:10] Speaker A: même quelques exceptions. Mais c'est vrai, mais le 2 il est drôle encore, il [00:36:14] Speaker B: est le fun. Oui, dans ce cas-ci de Scream, il était plus drôle, mais il était plus con, j'ai trouvé. Oui, mais le 3 aussi. Oui, le 3 aussi, mais il [00:36:25] Speaker A: était con différent. Bon, ok. L'humour est toujours là, le punch un peu tiré par les cheveux. Il y a deux tueurs encore, une identité diverse comme dans le premier, puis quelqu'un qui a plus de sens. Mais c'est là que, la première fois, on a été surpris par ce qu'on nous amenait à la fin. À partir du 2, je trouve que là, ça devient difficile et ça devient le moins bon élément de chacun des films par la suite. L'identité de la personne qui fait ces crimes-là et la raison pourquoi. Moi, je trouve que c'est le point faible de cette franchise-là aussi. Je ne suis pas la seule à penser ça non plus. Et donc, pour la première fois, ça nous arrive là-dedans. Le 2 introduit les films stables aussi, qui vont être super importants par la suite. Puis j'avais noté, je sens une certaine paresse dans le traitement du thème pour la partie whodunit du 2. Tu sais, parce que ça n'a pas rapport. Puis après, ça ne va pas aller en [00:37:27] Speaker B: s'améliorant, pour vrai. Il m'avait laissé sur ma faim, le 2, vraiment. C'est peut-être parce que le 3, je m'attendais à ce qu'il soit si mauvais que finalement, je l'ai trouvé correct. Mais c'est ça, le 2 m'avait vraiment laissé sous ma faim parce que ça devenait les mauvais films d'horreur que j'aime pas. Alors que le 1er riait un peu des films d'horreur. Mais le 2, il le devenait. Fait que c'était... Bon, en tout cas, [00:37:51] Speaker A: c'est mon attelage. C'est parfait, c'est parfait. Après ça, il y avait des règles de suite, l'autoréférencement qui était encore super fort. Après ça, j'avais marqué pour sa place dans la franchise, c'est ça, on stable, on a le film stable pour la première fois, qui annonce un début de ce point récurrent de la série par la suite, que je suis vraiment contente qu'elle ait abandonné pour le set. Et après ça, j'avais écrit la scène d'ouverture. La scène d'ouverture, je trouve que, j'ai écrit, nous fait prendre conscience de l'ampleur du phénomène Scream et Stab, qui deviennent des cult-movies, parce que la scène d'ouverture, on a vécu, à toutes choses près, la même affaire quand on est allé à l'Halloween. Dans la scène d'ouverture, t'as Jada Pinkett Smith et son chum, qui sont des étudiants d'université, j'imagine, qui vont voir Stab au cinéma. et qui se font stab aux toilettes puis devant les gens qui regardent le film, mais les gens regardent le film en disant les répliques, en lançant du popcorn, en faisant plein de choses, comme justement ces expériences de visionnement-là qui existent dans la vraie vie. Puis, elle a se fait tuer devant tout le monde, puis tout le monde pense que c'est un coup marketing, puis personne réagit jusqu'à temps... Je me rappelle même plus comment la scène termine, mais... Quand on est allé voir le programme double à l'Halloween, on était tous dans ce mood-là aussi. On disait les répliques, on riait, et c'est exactement la même chose qu'il y a dans le deux. C'est ça, ils sont très conscients de ce qu'ils sont en train de faire. Il y en a qui s'appelaient, puis il y a les autres. Ensuite de ça, on arrive au Scream 3, qui devait justement conclure cette trilogie-là. Les gens, en général, n'ont pas full aimé le Scream 3. Toi et moi, je pense qu'on a une opinion différente par [00:39:36] Speaker B: rapport à ça. Ça se passe à [00:39:37] Speaker A: Hollywood, j'aime ça. Là, on est sur le plateau de Stab Tree, puis Sydney se fait rappeler, évidemment, par Ghostface, se fait ramener là-bas, ça a toujours rapport avec sa mère, c'est un peu shady, tout ce qui se passe. mais très actuelle aussi, sa mère qui avait une petite carrière, puis ça s'est pas full bien passé. Fait qu'on rentre là-dedans. Le film est produit par Harvey Weinstein. Voyez-en ce que vous voulez voir là-dedans. Ce qui est le fun de ce film-là, c'est qu'on est sur le plateau de tournage. Fait que là, on est dans le méta bien assumé parce que les décors sont les maisons des Woodsboro Murder, qui sont probablement les vrais décors qu'ils ont utilisés dans Scream 1. Pis là, on a des scènes sur des plateaux où c'est la nuit alors que dehors, c'est le jour. Pis c'est vraiment hot. Moi, j'ai beaucoup aimé ça. Fait que c'est ça. Mais les gens ont pas [00:40:29] Speaker B: full embarqué là-dedans. Le motif est un [00:40:31] Speaker A: peu… c'est ça. Mais c'est ça, ça revient à le point faible, c'est le reveal, la twist, le motif. Puis dans le 3, la personne qui fait ça le fait toute seule. C'est la seule fois que ça va arriver dans la franchise. Les personnages secondaires, il y a Parker, Posey, puis mon dieu, je ne me rappelle [00:40:49] Speaker B: pas les autres. C'est la seule [00:40:51] Speaker A: que je connaissais. mais qui est à son image très caricaturale. Ça fait vraiment rire. Les bouts d'humour sont quand même bons dans le 3. Il y a une belle scène où Ghostface envoie un fax avec le scénario du film Stab 3, et ils sont comme... pis là t'as trois lignes en même temps pis là ils lisent ce qui va leur arriver pis là ils retournent dans la maison pour recevoir un fax pis là ils sont comme «ah mon dieu, c'est ça qui va se passer» mais t'sais c'est ça, c'est très... On est dans le méta bien assumé encore une fois. Il y a des gens qui ont moins aimé cet humour-là, moi j'ai eu plus. Tu trouvais ça quand même le fun. Mais là c'est ça, après ça on arrive avec le punch final qui a aucun sens, puis moins ma vibe à ce niveau-là. Puis ça concluait comme [00:41:41] Speaker B: cette première trilogie-là. Parle-nous du 4, après ça on ira en pause, parce qu'il y a quand même, même si oui il y a une trilogie, mais le 4 est quand même très lié avec les autres, puis après ça [00:41:54] Speaker A: on part ailleurs. Oui, oui, ben là je m'étais notée, tu sais, à partir de là, il y a une cassure. Moi, je trouve les films font plus peur après le 3. Il y a quand même des jumpscares 1, 2, 3, tu sais, il y a quand même de quoi. Mais là, je ne sais pas si c'est parce qu'on les a regardés rapprochés ou parce que je me suis juste habituée à la formule, mais il y a quelque chose, je trouve, après le 3, On est ailleurs, puis c'est plus des films que tu regardes pour l'horreur de la chose, mais tu les regardes pour la réflexion cinématographique qu'il y a à l'intérieur. Puis, tu sais, c'est ça, la scène d'ouverture devient un rituel attendu, le reveal devient un rituel aussi, les films deviennent comme plus des houdonnêtes que des... tu sais, c'est plus des enquêtes et tout ça, avec plusieurs meurtres... On attend aussi les coups de téléphone avec la voix. Scream 3, ce qu'ils ont fait avec la voix par contre, ce n'est pas quelque chose que j'aime et ça ne s'est jamais refait dans la franchise. C'est que là, ils ont commencé à faire les voix de tout le monde et plus juste la voix du gars qui parle à [00:42:54] Speaker B: tout le monde. Puis ils n'expliquent jamais comment ils sont capables de [00:42:56] Speaker A: voler les voix. C'est quand même un concept qui est relativement récent aujourd'hui, qu'on peut enregistrer avoir les voix fake des gens. Puis là, on est en 2000. Non, ils ne l'expliquent jamais. C'est le même appareil qu'ils prennent pour modifier la voix, mais là, ils ont enregistré les voix de tous les personnages, puis ils prennent celui qu'ils veulent à chaque fois. C'est ça, c'est ça. Fait qu'on est prêts pour le 4. J'ai l'impression que je [00:43:21] Speaker B: te shoot ça. Non, [00:43:24] Speaker A: non, c'est correct. Parfait. Le 4 qui arrive en 2011, donc ça fait 25 ans des meurtres de Woodsboro. Il y a un nouveau Ghostface qui fait irruption dans la vie de Sydney, qui elle, est en visite dans sa ville natale parce qu'elle sort un livre. qui est, je ne sais plus c'est quoi son livre, mais probablement sur tout ce qu'elle a vécu. Elle est là avec son agente, éditrice, peu importe. Puis, il y a sa cousine Jill, qui est Emma Roberts, qui se fait attaquer par Ghostface, toute sa bande d'amis aussi. On est comme dans... Sydney a vieilli, elle est adulte maintenant, puis là t'as une nouvelle génération d'ados justement qui vont se faire coincer là-dedans. Et les gens aiment beaucoup le 4, ce qui n'a pas été notre cas nécessairement, mais là comme je disais tantôt, j'ai eu une autre perspective qui peut expliquer un petit peu. On s'inspire toujours un peu quand même de ce que le film est dans la franchise, ça c'est une chose, avec des règles, tout ça, mais aussi de ce qui se passe dans la vraie vie. En 96, justement, le côté rafraîchissant de rire du film d'horreur a instauré quelque chose, puis après ça, on suit un peu les tendances, mettons. En 2011, on était comme dans la montée de popularité d'Instagram, puis le début comme du fast fame. Je vais dire influenceurs, non, on n'était pas là encore, mais ça commençait. Puis le fame sur Internet de devenir quelqu'un d'important parce que whatever. Puis le motif du tueur dans le cat est un peu ça aussi, la célébrité. le fait d'avoir survécu à des attaques parce que la personne qui est derrière tout ça voulait apparaître comme la personne qui survit, dans le fond, puis a décidé de tuer tout le monde pour aucune raison. Puis c'est ça qui différencie, c'est qu'on n'est plus dans les motifs familiaux par rapport à Maureen ou quelque chose. on est plus dans il n'y en a pas de raison en réalité puis on va juste tuer tout le monde pour que moi je reste la dernière personne vivante puis que j'aille une popularité de fou après puis c'était un peu ça que l'autre opinion m'a amené ce qui fonctionne probablement plus en 2011 qu'aujourd'hui mais en même temps c'est que Ça se pourrait, quelqu'un qui décide de faire peu importe ce qu'il ferait, pour du fame, on le voit avec les challenges, les gens sont caves aujourd'hui, on va se le dire. Ce n'est pas si far-fetched de penser que ça pourrait exister quand même, c'est juste que... T'as une scène, mon dieu, incroyable qu'on a détestée où la personne justement qui fait tout ça se bat, se pitche sur des tables de vitre, se poignarde les épaules pour dire que, mon dieu, elle a traversé plein d'affaires. Aujourd'hui, on rit de ça, mais je pense que ça avait un peu surpris. Puis l'identité aussi avait surpris parce que là, on avait usé de la même stratégie marketing que dans Scream 1, où on mettait la nouvelle génération full à l'avant-scène, puis après ça, ce qu'on a fait avec ça, c'est quand même... C'était bien intéressant. Ça reste quand même quelque chose qu'on a moins accroché, toi et moi. Tout ce que je m'étais écrit dans mes notes, je suis bonne quand même. Après ça, j'avais quand même écrit aussi, t'sais, on a un nouveau cast, ça nous permet d'explorer autre chose, mais on revient aux éléments qu'on connaît, puis les nouveaux personnages sont, de façon très très assumée, des copiés-collés des originaux. C'est dit dans le film aussi, le «je suis le nouveau Randy », «je suis la nouvelle Sydney », nanana. On aurait pu se détacher un peu. On n'est pas encore totalement dans le fanbase de ce table dans le 4, malgré que la scène d'ouverture nous présente trois faux films. Puis c'était essoufflant. C'est du rêve dans du rêve. Bon, c'est pas la meilleure, à mon avis, cette scène d'ouverture-là. Puis, t'sais, j'ai quand même noté aussi, on sent une motivation à se réinventer, mais ça fonctionne un petit peu moins. Comme, on a essayé quelque chose, peut-être qu'ils auraient pu faire une trilogie avec eux autres, mais là, visiblement, l'autre d'après, il est sorti dix ans plus tard. Fait que je pense qu'on a [00:47:51] Speaker B: peut-être laissé ça de côté. Ouais, mais Wes Craven est mort aussi, puis ça a [00:47:55] Speaker A: pas aidé pour la suite. Mais voilà, c'était le film [00:48:00] Speaker B: 4. Après ça, c'est ça. Bon, on va aller dans le [00:48:05] Speaker A: film 5 après la pause. Je lis en même temps mes [00:48:08] Speaker B: points, mais j'ai tout dit. On va parler du 5, du 6 et du 7. Puis après ça, on va vous faire nos classements des films. Restez là, tout [00:48:17] Speaker A: de suite après la pause. Un jour, je vais [00:48:19] Speaker B: faire un film J'ai déjà Vous êtes de retour à Ciné-Histoire et on est en plein coeur de notre dossier sur Scream. Jade, là, tu vas nous présenter un peu la dernière... Ben, je sais même pas si on peut appeler ça une trilogie parce que finalement le troisième, c'est... Ben, trilogie avortée. Ouais, c'est ça. Donc, Stab 5, 6 et le 7 qui prend [00:48:49] Speaker A: l'affiche en fin de [00:48:49] Speaker B: semaine. Stab 5, 6, [00:48:50] Speaker A: 7. Scream, ouais, c'est [00:48:51] Speaker B: ça. Ben, c'était tout [00:48:52] Speaker A: court. Ça a [00:48:53] Speaker B: même affaire. Ben oui, effectivement. Ben, dans la franchie, je pense qu'ils sont rendus à Stab 8. Fait que peut-être [00:48:57] Speaker A: qu'on aura un Scream 8. Ça se peut, parce que dans le 4, il me semble que 7 est déjà sorti, puis après ça, il y a un 8. Il n'y en a [00:49:05] Speaker B: pas d'autres, après, je pense. Je pense [00:49:08] Speaker A: qu'il y a un 8. Peu importe. Mais là, on est rendu à Scream 7. Et donc, je suis rendue, moi, à Scream 5. Scream 5 2022, qui s'appelle Scream, tout simplement. Donc, ce [00:49:19] Speaker B: n'est pas un détail anodin. On a allongé le M, l'intérieur du M pour en faire un 5 en romain. D'ailleurs, même chose pour le 6, on va utiliser V et 1, en tout cas pour faire 6. Puis le 7, bien, j'ai mis 7 à la [00:49:34] Speaker C: fin, parce que c'est [00:49:35] Speaker A: plus de faire un 7. À un moment donné, je commençais à me demander, puis c'était comme un running gag avec toi aussi, je me disais, mais qu'est-ce qu'ils vont faire à chaque fois? Parce que le 3, c'est le E, tu sais, puis bon. Puis le 4, c'est le A. Mais c'est ça, il y a des possibilités infinies. Scream 5 2022, qui s'appelle Scream tout simplement, qui n'est pas un détail anodin à mon avis, parce que je sens vraiment avec le [00:50:01] Speaker B: 5 qu'on veut [00:50:02] Speaker A: arrêter le... Le soft reboot. Les règles du soft reboot. Je sens vraiment avec le sang qu'une espèce de motivation à vouloir se détacher un peu de Sydney, de tout ce qui était Scream avant, de proposer quelque chose de différent avec des nouveaux personnages principaux, donc Sam et Tara Carpenter. On garde quand même des racines aux films originaux. C'est dit rapidement dans le film, mais le personnage de Sam qui serait la fille de [00:50:35] Speaker B: quelqu'un dans les premiers [00:50:37] Speaker A: films. [00:50:38] Speaker B: L'un des deux tueurs. Ouais. Parce que tu veux pas les spoiler, mais spoiler le premier film, c'est moins payé. [00:50:43] Speaker A: Non, je sais, mais bon. Qui serait la fille d'un des deux tueurs du premier. Et là, on joue beaucoup avec ça, puis on a quasiment du Dexter. Ce gars-là est présent dans le film en hallucination. Puis là, il a vieilli, c'est quand même drôle aussi. Mais on le voit être dans sa tête, et C'est vraiment, je vais le dire plusieurs fois, mais c'est vraiment dommage parce que Sam Carpenter était un personnage avec des ressources quand même grandes pour faire plein d'affaires, puis là, ça n'arrivera pas. Mais moi, j'aurais vu, j'aurais vu un peu se tasser de ce que ça avait été pour proposer quelque chose où Sam ne serait pas une victime, dans le fond. à Pourquoi ne pas la faire, elle, comme, je dis Dexter, mais la suivre, elle, tuer des gens? Parce que finalement, on la prochaine. voit que Elle retient un petit peu de son père aussi. Elle [00:51:35] Speaker B: aime ça, tuer des gens. On sent que pour ces trois, en tout cas les deux volets que j'ai vus parce que je n'ai pas vu le sept, mais on est aussi dans un renouveau du cinéma d'horreur en ce moment, ce qu'on appelle du «elevated horror », donc des films d'horreur qui sont moins jumpscare et moins gore et plus psychologiques et travaillent sur les personnages et tout ça. Pensez à Hereditary, Midsommar, tout ça, ce que Harry Astor a fait, The Witch. En tout cas, on est comme dans quelque chose de... de différents en ce moment dans l'horreur, puis ça miroite ça d'une certaine façon, tu sais, c'est ça, avec des backstories un peu plus travaillées, puis plus de gore aussi là, [00:52:19] Speaker A: aussi du gore plus réaliste plutôt. J'avais quand même noté, 5-6 sont quand même vraiment violents, beaucoup plus que d'habitude. On se table un peu partout, on voit plein d'affaires, on voit des intestins, [00:52:33] Speaker B: on se fait poignarder les mains. [00:52:36] Speaker A: La face, les joues, les yeux. Oui, c'est ça. Il y a un personnage, je pense que c'était peut-être dans le 4, mais qui se fait vraiment poignarder dans la bouche. On est dans le front, les oreilles. C'est plus les places traditionnelles. Il y a vraiment quelque chose qui se passe au niveau du graphisme dans ces films-là. Là, on a justement Jenna Ortega et Melissa Berrara qui sont des très bonnes héroïnes. Ça va, j'imagine, avec l'ère du temps aussi. à mon avis, beaucoup plus forte, beaucoup plus indépendante et... comme présente. Je sais pas que Sydney l'était dans le art, tout au moins, parce que, bon, Sydney est quand même rendue super habituée de vivre ça, ce qui est triste, mais, tu sais, c'est ça, il y a une force qui se dégage de ces filles-là qui étaient pas là avant, puis c'est pour ça que moi, ça m'amenait comme plein d'espoir qu'on reparte de quoi, puis ça aura pas lieu, finalement. Mais donc, dans le Scream 5, la scène d'ouverture est avec Jenna Ortega, justement. Puis là, je savais qu'elle était la tête d'affiche, mais en même temps, il ne faut pas se fier à ça non plus. Fait que là, je t'ai dit, pendant qu'on la regardait, ils ne vont pas nous faire un Drew Barrymore. Puis, ben non, finalement, elle survit à l'attaque, ce qui est la première fois que ça arrive, dans le fond. Sa sœur n'était pas là, elle est dans une autre ville, elle a un appel que sa petite sœur s'est faite attaquer, va retourner avec son chum dans cette ville-là, Woodsboro, évidemment. Puis, il y a plein de nouvelles attaques, il y a une nouvelle génération, il y a des amis du secondaire qui sont tous le groupe de suspects et tout ça, ça fait qu'on essaye de trouver là-dedans qui est responsable. Il y a Sydney qui va venir aider les filles pour leur donner les clés de ce qui s'en vient, Gail et Dewey qui sont encore là aussi. Dans «Point fort, point faible », vous le savez, vous le sentez aussi, j'aime beaucoup ce film-là, le nouveau départ qu'on entreprend avec ça, avec des personnages plus forts, comme je dis, plus actuels avec notre époque. Les personnages originaux ont des enfants. Les liens familiaux sont donc très présents. Encore, justement, avec le personnage principal qui est la fille d'un des tueurs, mais il y a la policière qui est tripée sur Dewey aussi, qui est de retour avec son fils. Il y a de quoi qui se passe. Il y a les neveux et nièces de Randy qui sont Chad et Mindy, qui vont être 4, 5... 5, 6, 7, pardon. C'est ça, fait qu'on se détache pas totalement de la base, de tout ça, mais on essaie de faire des petits liens, puis de se détacher un petit peu, fait que c'est quand même vraiment le fun. Moins humoristique, plus violent, plus intense, puis il y a un personnage qui nous quitte dans le 5, ce qui est un choc quand même, mais après avoir vécu ça 5 fois, il quitte. Donc, c'est ça. Pour sa place dans la franchise, bon, nouveau départ, après ça, Il y a des petits éléments farfelus. Je l'ai dit là qu'elle hallucine son père. Sur papier, quand tu lis le résumé sur Wiki, ce n'est pas quelque chose qui... Je voyais pas ça d'un bon augure, mais quand t'es dedans, ça marche pour ce que Scream est. Quand tu lis la proposition, je pense que ça a l'air un peu étrange, mais quand t'es dedans, ça se tient. Ça m'a pas fait sourciller plus que ça. On dirait que je perds... Je perds ma voix. J'avais pas grand chose à dire sur le centre, c'était à peu près ça. Puis il y avait les films stab qui commencent à prendre une bonne ampleur. Ça devient comme des motifs de meurtre super important. Puis c'est là où ça déraille. Mais pour moi, ça déraille depuis le 2. Ça n'a jamais rapport, puis encore moins. Il était bon, mais j'ai pas trippé. Scream 6. Ça, tu te rappelles probablement pas de tout ce que je nomme à chaque fois, mais la... Ben oui. [00:56:43] Speaker B: Ben non, mais... Parce que oui, je [00:56:45] Speaker A: l'ai regardé il y a quatre jours. Parce qu'il y a [00:56:48] Speaker B: la scène d'ouverture de Scream [00:56:49] Speaker A: 6, OK? Ça, je m'en souviens pas. Ben c'est ça. Rendu... Rendu, t'en as vu cinq, là tu commences le six, surtout quand on les regarde rapprochés. Moi, je commençais à espérer qu'il se passe autre chose, là, au niveau du traitement de Ghostface, au niveau de... Ça serait-tu possible, misère, d'y enlever son fucking masque au début du film? Qu'on suive lui comme tueur. J'aurais aimé que ça soit Sam, mais ça n'arrivera pas. Qu'on suive lui comme tueur, qu'il y en ait deux en compétition dans une ville qui ne sachent pas que l'autre existe. Qu'on sait dès le départ c'est qui, que le spectateur devienne comme... En fait, qu'on ait, nous, un point de vue supérieur aux acteurs qui vont être dans le film, qui vont l'acter. J'aurais aimé ça qu'on change la formule, qu'on fasse de quoi. Il y a tellement... une fanbase importante pour cette franchise-là. Il y a des théories de fans, évidemment, il y a des Reddit qui existent sur plein d'affaires. Colleen, pourquoi, pourquoi toujours la même maudite formule qui revient, pis là? La scène d'ouverture du 6 me donnait vraiment plein d'espoir parce qu'on démasque le tueur au début. Je le voyais, c'était super long, la personne tue quelqu'un. On restait vraiment longtemps sur le visage masqué. Je me disais «mon Dieu, c'est-tu là que ça va se passer?» J'avais vraiment des émotions. Et oui, on unmasque ce tueur-là pour, après ça, le suivre, voir comment il interagit avec les soeurs et tout ça. Puis là, je me disais, OK, mais ça va être spécial, mais ça va être le fun. J'ai hâte de voir comment ils vont gérer ça pendant le film. Pour finalement me faire ramener en pleine face que non, ça ne sera pas ça finalement, parce que la scène d'ouverture, que je dirais, se passe dans un bar puis dans une ruelle. finalement va s'étirer jusqu'à cette personne-là qui retourne dans son appart et se fait tuer par Ghostface. Puis là, j'étais vraiment fâchée. Mais en même temps, c'est différent. Ça a fait du bien. Puis j'avais le goût que ça amène de quoi. Puis finalement, ils n'ont pas exploité ça. Puis je trouve ça vraiment dommage parce que là, ça commence à être... Trop pareil. Ça c'est 6, mais 7 aussi. Faites autre chose. Vous avez les ressources, vous êtes capables de penser à une façon différente de l'amener, mais ils ne le [00:59:09] Speaker B: font pas. Ça commence [00:59:11] Speaker A: à me fâcher. Arrête de les encourager. Je venais pour le show. Les points forts et faibles de ce film-là, bien la scène d'ouverture, c'est ça, parce qu'elle est vraiment différente, puis je voulais qu'on fasse autre chose, puis on était vraiment pas loin que ça se passe. Après ça, il y a le nouveau groupe de quatre, justement, Sam, Tara, Mindy et Chad, qui sont le fun à suivre, qui sont très actuels dans leurs propositions de personnages. qui s'affitent avec l'époque, puis qui sont intéressants à suivre, plus développés aussi, ça va un peu dans ce que tu disais, puis c'est ça. Punch prévisible, je trouve, puis ce qui est le cas dans beaucoup de screams, mais Il y a de quoi dans la scène finale, la dernière confrontation de ce film-là, il y a des personnages qui reviennent, il y a des fausses identités, on pense que c'est quelqu'un, on est trop loin de la fin du film pour que ce soit vraiment cette personne-là, on le sait comment ça marche, mais les personnages se retrouvent dans un cinéma abandonné où il y a une espèce de collection d'objets, puis de masques, de costumes, de tous les objets qui ont appartenu aux gens, puis tout ça, et qui ont décidé de faire leur lair, là, dans le fond. Puis j'ai trouvé ça vraiment intéressant, l'idée de l'espèce de musée, là. Je trouvais que c'était comme super le fun, mais c'est venu avec un... avec encore l'espèce de fanatisme sur... Les Woodsboro Murders, sur les filmstabs, puis qui, moi, me fait décrocher, mais en même temps, c'est ça, la série. Fait que, justement, le punch est risible. C'est prévisible, c'est risible, puis ça n'a pas de sens, puis il n'y a personne qui ferait ça dans la vraie vie. Fait que c'est ça, mais... Je pense que là, à un moment donné, ça fait tellement de fois que ça arrive, qu'on le sait d'avance ou qu'on est déçu ou que c'est pas à la hauteur, que je pense qu'il faut arrêter de les regarder pour le punch, mais plus pour les meurtres, dans le fond, puis voir qu'est-ce qui va se passer, puis les jumpscares qu'il y a plus de temps non plus. Fait que plus pour cette nouvelle ambiance-là, puis le nouveau cast, que la révélation, parce que c'est toujours, à mon avis, décevant, ce point-là, ce qui est dommage, mais... C'est ça. À moins qu'ils décident de vraiment casser la formule puis de faire autre chose, mais j'ai pas l'impression qu'ils vont le faire. Ils aiment ça jouer safe, puis dans le set aussi. Fait que c'est ça. C'est mon petit take là-dessus, mais j'ai beaucoup aimé quand même le 5. Le 6, pardon. Donc punch prévisible, identité des tueurs traitées différemment. Je me suis écrit des notes très cryptiques. Trop d'importance accordée à ce table, puis encore... On dit adieu à un autre personnage majeur, mais finalement, non. J'avais mal compris, j'avais mal interprété ce qui se passait avec quelqu'un dans ce film-là, parce que, de retour, dans le set. Et c'est ça. Donc, j'aurais aimé qu'on reparte quelque chose avec les soeurs. Je trouve ça plate qu'on retourne à Sydney, mais en même temps, c'est une réaction... Là, on est plus au niveau de la production, ça fait que c'est une réaction à ce qui s'est passé dans la vraie vie. Puis il y a des gens qui disent que ça paraît, dans le script et tout ça, Oui, un peu, parce qu'on parle beaucoup de New York. Le 6 se passe à New York, je sais pas si je l'avais nommé. On parle beaucoup de New York dans le film. Gayle et Sydney vont se dire «Pourquoi t'étais pas là à New York?» «T'as bien fait de manquer New York, c'était un shit show.» Puis à chaque fois, «J'aurais vraiment aimé ça être là à New York.» Puis là… Cesse. On a compris, on le sait. Il y a une petite craque aussi sur le personnage de Samantha Carpenter que j'ai trouvé totalement gratuite, où tu as Mindy qui dit «c'est ça, on sait, à New York, c'était la fille de telle personne, c'est sûr que t'es pas toute saine d'esprit quand t'es la fille d'un tueur ». totalement gratuit, c'était ton héroïne, genre là ça c'est juste la prod qui est fâchée pis qui veut juste faire de quoi pis j'ai trouvé ça vraiment cheap pour vrai comme c'est un low blow, c'était ton amie dans [01:03:19] Speaker B: le film, tu peux pas comme du jour au lendemain... Ben [01:03:21] Speaker A: c'était elle de pas faire des hot takes. Mais non, on peut plus rien dire. Le Seth que je suis allée voir hier, sa façon de se réinventer, c'est que Sydney a déménagé. C'est une mère maintenant, elle est mère depuis un bout, mais sa fille a 17 ans, ce qui est l'âge que Sydney avait dans le premier film. Donc là, nouveau tueur, Sydney se fait appeler, puis... Sa fille est en danger, tous ses amis aussi au secondaire et tout. Mais là, on a ramené un des tueurs du premier film, Stu, qui apparaît comme en deep fake. Dans le fond, c'est vraiment des vidéos, mais c'est vraiment Matthew Lillard qui est là. Sydney se fait appeler et la scène où son téléphone sonne, il n'y a plus comme... il y avait toujours une espèce de petite musique de tension ou de quoi, puis un espèce de plan sur le visage de Sydney quand elle recevait l'appel. On n'est pas là, dans le set, puis j'ai trouvé ça drôle quand même, parce que Sydney répond au téléphone, met ça sur son speaker, enregistre l'appel, puis les gosses-fesses lui parlent, puis c'est comme «Salut Sydney, ça va?» «Hey, salut, ça fait longtemps qu'on s'est parlé!» Puis là, un homme plein d'affaires, ah mais c'est drôle que tu me connaisses à ce point-là. Puis tu sais, complètement détaché, elle fait des recherches sur son ordinateur en même temps, elle est à sa job. Puis il n'y a eu comme plus d'émotions, elle est tellement habituée, elle est tellement préparée aussi. Sa maison est comme toute réimaginée pour qu'elle puisse survivre, tu sais. Il y a de quoi d'être très «home alone» là-dedans. J'ai trouvé la scène qu'on voit dans le trailer qui se passe dans les murs, qui est un bunker, tu sais, tunnel d'échappement, qu'elle peut sortir de sa maison. Tu sais, Sydney est rendue là. Elle est rendue dans l'« over» préparation, puis il n'y a plus d'enjeu, il n'y a plus de tension. On le sait, là, qu'elle ne veut pas que sa fille meure, of course, mais ça a pu l'air d'être difficile pour elle. Comme bon, OK, on repart. OK, c'est beau, là, t'es où? Il y a comme... Comment tu veux que nous, on se sente vraiment investi encore s'il n'y a pas l'air d'avoir de tension dans ton personnage principal qui est supposé d'avoir peur, qui est supposé de... Sydney, elle est comme étonnée, là. Étonnée, mais habituée. Tu sais, c'est comme les deux en même temps, avec très blasé dans sa réception d'appels puis tout ça. Sydney est maintenant mariée avec un policier, Mark. Je me suis dit, bon, ils vont-tu vraiment nous dire que c'est Mark? Ben non, eux, ils n'auront pas. Mark est un excellent partner qui est joué par Joel McHale. Très bon partner. Il y a Gail qui revient, évidemment. Donc, les filles vont faire ça ensemble, of course. Puis, on commence à comprendre comment Scream fonctionne, comment les films d'horreur fonctionnent aussi. On sait que... c'est quelqu'un de proche, c'est quelqu'un qui a accès, puis tout ça, fait que t'sais, c'est pas de grosse surprise. Je m'étais fait spoiler, ce qui m'a permis de le voir différemment, mais c'est pas surprenant. Puis je pense que je me suis demandé, puis je le saurais jamais, si je l'avais pas su, j'aurais-tu été capable? Parce qu'il y a quand même des plans sur les visages, il y a quand même des affaires, t'étais pas là puis t'apparaît, t'sais. Puis je pense que c'est facile de le savoir, même quand tu le sais pas. J'ai hâte que tu le vois pour me confirmer ça. Mais c'est ça, fait qu'on est là-dedans, puis là, il y a le chum de sa fille qui va être un excellent suspect, il y a comme plein d'affaires, Sydney revit plein de choses. Puis, tu sais, l'essentiel de cette proposition-là, c'est qu'elle aurait dû parler de ça avec sa fille pour la préparer, mais là, vu qu'ils n'en ont jamais parlé parce qu'elle ne veut pas revivre ses traumas, sa fille n'est pas prête. Puis là, tu sens que Tatum, elle l'a appelée comme son amie d'enfance, Tatum, tu sens qu'elle veut faire sa place là-dedans, elle veut aider à trouver ses kis et tout ça, mais en même temps, elle ne respecte pas le couvre-feu, elle se met en danger vraiment inutilement. Mais là, c'est à elle de shiner un petit peu. beaucoup moins de méta, je trouve, dans ce film-là. Il n'y a pas tant d'humour dans le film non plus, plus autant de cracks comme avant. Il y a le Airbnb au début, il y a tous les personnages. On a ramené tous les tueurs, ça n'a pas rapport. Ils ont tous fait une vidéo. Ils sont tous là pour rien, pour dire une ligne et demie, sauf Matthew Lillard qui est plus présent. Puis il y a vraiment, dans le film, un point où on se demande pour de vrai s'il est mort au premier ou pas. On est à ce point dans le doute. J'ai aimé comment ils ont traité ça plus que toutes les autres qui sont juste là pour une ligne. Mais c'est ça. À part ça, mettons, il y a des gens qui lui reprochent beaucoup de justement les autoréférencements. Ça ne m'a pas choquée plus que ça. On n'est plus dans le méta. Il n'y a pas de règle. J'ai l'impression qu'on est plus dans un film d'horreur, malgré que j'ai plus d'émotions quand je les regarde, parce que je les ai trop vues, je connais la formule, puis j'ai sursauté au jumpscare, mais je ne me suis pas cachée les yeux, je n'ai pas eu une véritable peur et une tension. «Reveal» aucun sens, «Identité» ça n'a pas rapport, le motif dégueulasse. C'est ça, c'est encore une faiblesse, encore une fois, mais... Puis en même temps, je me demandais, tu sais, les films d'horreur, c'est pas faux le mon genre, je vais pas voir ça au cinéma. Puis j'étais là, qu'est-ce que je fais là? Puis j'avais peur aussi, on se l'est dit, mais c'est pas pareil. Tu vas voir ça, tu vas pas voir un film d'horreur, tu vas voir Scream, c'est pas un film d'horreur, c'est comme... Mais il est moins drôle. Le gosse-fesse en mange toute une, pour vrai. Les gens lui donnent des coups de pelle. C'est pas facile. On l'entend pas encore avoir mal, par exemple, ce qui me fatigue un petit peu. Mais somme toute, je l'ai quand même bien aimé. Mais il y a des affaires qui passent. un peu moins bien, mais je pense que ça va dépendre. Il y a tous les gens qui vont être fâchés à cause des tweets, il y a tout le reste. Il y a ça qui se passe en arrière aussi. Est-ce que ça paraît qu'ils ont réagi rapidement pour rectifier le scénario, tout ça? Oui, à certains moments, ils n'ont pas pris de risques. On aurait pu explorer quelque chose de cool avec les soeurs, ce qui n'arrivera pas. Puis là, on retombe dans une formule de redites et tout ça. Là, ce serait le temps de se réinventer et de casser ça. Ils ont quand même abandonné certains éléments avec parcimonie. Ils sont capables d'en abandonner plus, mais en même temps, c'est qu'on perdrait l'essence de la franchise aussi. Il y a tout ça, mais je serais prête. À la question, mettons, est-ce que c'est de la violence ou des meurtres ou des jumpscares, pas tant, mais quelque chose d'intelligent que je cherche, quelque chose qui surprend, qui est retourné aux racines de ce qu'on a fait. C'est ce que Scream 1 a fait aux films d'horreur en général. On peut-tu le faire à la franchise aussi, la mettre à terre et vraiment faire de quoi? En même temps, on n'a pas regardé la série télé. Je ne sais pas ce qu'on a fait dans cette série-là. Mais c'est une franchise que j'aime beaucoup, mais qui commence à avoir de la misère. Je ne pense pas que le set va être full apprécié non plus. Bon, c'est pas mon cas, j'ai [01:10:30] Speaker B: quand même aimé mon expérience, mais c'est ça. On verra, ils vont peut-être sortir un stab, on sait jamais. On va très très brièvement juste faire nos tops des films. Évidemment, moi j'ai pas vu le set, ça fait qu'il sera pas inclus là-dedans. Je vais y aller avec mon top, après ça tu pourras y aller avec le tien. De la dernière position à la première, celui que j'ai le moins aimé, moi, c'est le 4. J'ai vraiment pas embarqué dans la proposition. Visuellement, il était pas très intéressant non plus. Je trouvais qu'il était lettre. Il était mal filmé, je sais pas trop, mais vraiment pas autant impressionné par la proposition. En 5e place, c'est Scream 5. Moi, j'ai aimé le changement de direction, mais je suis resté sur ma faim à plusieurs égards. Puis c'est ça qui est bizarre avec cette franchise-là, tu sais, si on veut parler d'étoiles, à part le 4, qui est vraiment celui que j'ai moins apprécié, tu sais, Scream, le premier Scream, j'y mettrais, on va dire, 7 sur 10. Puis tous les autres, je les mettrais 6 sur 10. Ils sont vraiment pour différentes raisons, puis je suis capable de les classer, mais c'est comme un 1. C'est comme tous des bons films, mais pour des raisons différentes. Donc en 5e place, j'avais Scream 5. En 4e place, j'ai Scream 2, que j'ai moi pas tant aimé, alors que c'est souvent un des plus appréciés. Je trouvais qu'il était trop con. Puis il devenait le film qu'ils critiquaient avant. En troisième place, j'ai Scream 3, que j'ai beaucoup aimé, parce que univers du cinéma et tout ça. Scream 6 en deuxième place. Vraiment, ce changement de ton, changement de setting aussi très intéressant. Puis bien, en première position, Scream. Je pense que c'est souvent la première position [01:12:16] Speaker A: de tous ceux qui ont regardé la franchise. Probablement, effectivement. Ça se ressemble de mon bord. Le 4 en dernière position, j'ai vraiment pas aimé ce qu'ils ont fait avec le reveal. Après ça, le 2, que j'avais quand même trouvé le fun, mais que les autres sont plus le fun. Le 3 aussi, à Hollywood, j'ai bien aimé. Après ça, le 7, que je mettrais comme juste derrière le 5, mais là, c'est pas clair. Derrière ou devant, je sais pas trop. Fait que 7, 5, 6, que je l'ai dit assez, je pense, vous le savez. Puis le premier, évidemment, pour [01:12:47] Speaker B: tout ce qu'il a créé par la [01:12:48] Speaker A: suite. Ça se ressemble quand même pas mal. Je pourrais vous laisser sur des petites pistes de réflexion. Est-ce que la franchise est comme prise dans juste vouloir trop plaire aux fans ou trop s'adapter? Est-ce que ce serait dangereux de tuer Sidney ou de s'écarter complètement? Parce que je pense que les fans seraient là quand même. On va nous perdre dans pas long. Ou suivre Ghostface comme j'avais déjà mentionné. Puis il y avait une théorie que j'avais bien aimée, qui est de moins en moins faisable, mais un espèce de méta-ghostface Gale Weathers, qui serait celle-là derrière tout ça, ce qui fonctionnait beaucoup plus au début parce qu'elle voulait de l'inspiration, mais que là, après avoir perdu son chum, je pense pas que c'est pertinent. Mais c'est ça. Puis on enlève quelques règles. Est-ce qu'on pourrait encore enlever [01:13:35] Speaker B: d'autres affaires ou [01:13:37] Speaker A: tout simplement [01:13:37] Speaker B: arrêter d'en faire? On n'arrêtera jamais. Ben non. Donc merci beaucoup Jade pour avoir préparé ce dossier de fond. Allez voir Scream 7 qui est présentement à l'affiche dans tous vos cinémas. Faites-vous post-tab. Non mais c'est ça. On s'en va pour ce publicitaire. Au retour, Maxence Gagné nous parle de Duet for Cannibals puis on revient très rapidement en fin d'émission pour parler de deux autres nouveautés. Restez là. C'est maintenant l'heure de rejoindre Maxence Gagné pour [01:14:23] Speaker C: sa chronique bimensuelle. Salut Maxence, [01:14:26] Speaker B: ça va bien? Ça va bien et toi? Oui, ça va bien, merci. Aujourd'hui, tu voulais faire peut-être, bien, pas nécessairement les choses différentes, là, parce qu'on va quand même parler d'un film, mais tu parles d'un film surtout pour parler de la personne qui a fait le film, donc une certaine Suzanne Sontag, qui est bien connue, évidemment, je pense, du milieu de la critique d'art, mais qui a un vaste bagage quand même. Qu'est-ce [01:14:51] Speaker C: qui t'a donné envie de parler d'elle aujourd'hui? Je pense que j'avais déjà entendu son nom dans le passé, peut-être mentionné comme ça en l'air. Tout d'un coup, en regardant la pochette, dans le fond d'un DVD, je suis retombé sur son nom et sur une de ses critiques. C'était un DVD d'un film allemand, un peu expérimental, d'un réalisateur qui s'appelle Hans Sieberberg. Des fois, des gens veulent googler Hans Sieberberg. Je suis allé voir sa page Wikipédia et je trouvais ses idées sur l'art intéressant. On en parlera peut-être un peu plus en détail après que j'ai mis en contexte le film. Ouais, parce qu'avant tout c'est une critique d'art, c'est pas une réalisatrice, mais j'ai découvert qu'elle a fait des films, pis moi ça m'intéresse tout le temps un peu, cette espèce d'alliage-là entre l'art et la théorie. On avait parlé de Peter Watkins il y a peut-être quelques mois, On avait parlé aussi, en toute moindre mesure, mais il y avait Robert Bresson qui aussi avait quand même... Il était avant tout un réalisateur, mais il avait codifié son art, [01:16:08] Speaker B: il avait écrit une note sur le cinématographe. Oui, on pourrait même exporter ça à [01:16:14] Speaker C: les cahiers du cinéma et la Nouvelle Vague. Oui, on a parlé, je pense, de Truffaut, qui était aussi un critique. On n'a pas parlé de Godard, mais on a parlé d'Alain Resnais, mais qui n'était pas non plus un critique, mais qui faisait partie de la Nouvelle Vague. En tout cas, j'ai tout le temps un peu tourné autour de ça. J'aime quand les gens appliquent leur théorie, à la pratique. Puis bon, ça m'intriguait parce que Suzanne Sontag, c'est vraiment le plus parfait exemple de ça. C'est même pas quelqu'un, c'est pas une réalisatrice qui fait un peu de théorie comme Bresson ou comme Sergei Eisenstein. C'est une critique qui a fait trois films de cinéma. Juste comme ça, un peu par expérimentation, j'imagine. Elle est allée les faire en... Donc, mettons un peu de contexte, c'est bon. Elle est allée les faire en Suède. C'est deux premiers films, en tout cas. Ce qui est assez particulier. En 1900, pour une réalisatrice américaine, je dirais, habituellement, on voit l'inverse. On voit des réalisateurs qui cherchent un peu le rêve américain. On pense à Miloš Forman, des choses comme ça. On pense aussi à des fois à des acteurs. Il y en a des Suédois d'ailleurs qui ont fait ce trajet-là. Ingrid Bergman, je veux dire, ou Greta Garbo. Je parle du côté des actrices. Mais bon, on voit plus le trajet inverse, mais Susan Sontag, elle s'est faite invitée en 1968 par une compagnie que je ne connaissais pas, qui s'appelle Sandrus. Je pense que c'est une compagnie suédoise qui n'est pas reconnue, ça doit être le Svenk Film Institute, à cause des films d'Ingmar Bergman. Donc, elle se fait inviter en 1968 pour faire des films là-bas, puis elle l'accepte, parce que pour elle, c'est un peu... est vraiment amatrice, elle connaît rien, elle a une... c'est une critique d'art, donc elle a une... si les gens regardent leur son top 100 de ses films préférés, elle a quand même une grosse culture cinéphilique, mais aucune expérience en termes de technique ou de réalisation. Elle trouve que c'est un milieu plus propice, l'Europe, pour les amateurs, puis aussi moins contraignant par des enjeux commerciaux. Fait qu'elle accepte leurs propositions. Elle fait le premier film dont on va parler aujourd'hui, Duet for Cannibals. Un autre qui s'appelle Brother Carl. Puis après ça, elle a fait un documentaire sur Israël, que j'ai pas vu, qui est une coproduction franco-polonaise, qui s'appelle Promise Lands. Donc, c'est ça, je pense aussi que son choix de l'Europe est un peu inspiré par le cinéma qui va la rejoindre, les films d'art et de décès de Robert Bresson, Jean-Luc Godard, Truffaut. Elle aimait aussi Bergman, qu'elle trouvait peut-être un peu trop intellectuel. Ironiquement, parce que c'est une intellectuelle, Suzanne Sontag, mais c'est une intellectuelle qui n'aime pas les films intellectuels, dans le fond. on en reparlera plus loin, mais qu'elle admirait Bergman [01:19:32] Speaker B: aussi pour ses images. Donc... On peut décrire... C'est quoi ça [01:19:38] Speaker C: parle? Ouais, c'est [01:19:39] Speaker B: ça, c'est Duet for Cannibal. Duet for Cannibal. Ça m'a surpris un peu parce qu'effectivement, moi je m'attendais à un film un peu plus intellectuel, puis c'est pas... je ne vais pas dire que c'est pas ça du tout, mais c'est pas vraiment l'objectif, puis ça m'a un peu pris de court, puis ça m'a agréablement surpris, on dirait. Je ne sais pas, moi c'est ça, mon expérience de gens qui appliquent leur théorie en pratique, ça donne souvent des films très... pas dire hermétiques, mais des films très... on sent qu'on veut nous pousser. quelque chose, que ce soit une idée, que ce soit un concept, une forme, une nouvelle forme, des trucs comme ça. Puis ici, je sentais moins ça. Puis en tout cas, ça [01:20:23] Speaker C: m'a agréablement surpris, mais je te laisse parler. Je pense que c'est parce que les théories de Susan Sontag, contrairement à d'autres, ils ne te disent pas quoi. Ils ne lui disent pas exactement quoi faire. C'est plus une théorie sur... c'est plus une théorie comme quoi elle veut éviter que son film soit trop facilement interprétable, mais ça lui dit pas, mettons comme Bresson, il faut pas que le son et l'image soient à double emploi ou des affaires de même. C'est même elle qui avait, disons, inventé le terme camp pour les films campy. Donc, oui, c'est ce qui est assez comique parce que, tu sais, J'ai pas vu de critique qu'elle ait fait sur le genre de Rocky Horror Picture Show ou des affaires de même, mais bon, elle aimait les films un peu aussi extravagants, aussi, disons, maximalistes, un peu outranciers, qui respectent pas des règles. Donc je pense que ça explique pourquoi son film... Je pense que sa théorie... Son film, c'est plus une... C'est pas tant une façon de suivre une certaine ligne de... de liste de consignes que juste de vérifier si sa théorie est applicable en pratique, dans le fond. C'est plus un test que... C'est plus un test qu'une espèce de liste de 10 commandements à suivre. C'est ça qui est intéressant un peu avec le film. Mais là, je vais... Je vais aborder tout de suite parce que dans ce dont ça parle, avec Duet for Cannibals, il n'y a pas de cannibale dans le film. C'est un peu décevant. Il n'y a même pas de musique non plus. Il n'y a pas de duet. Donc, c'est un film où il y a deux couples. L'un qui est plus jeune, Thomas et Ingrid. Puis l'autre est plus vieux. C'est Francisca et Bauer. Bauer, lui, c'est comme un ancien révolutionnaire politique. Je me souviens plus, peut-être communiste, je me souviens plus si c'est dit clairement dans le film. Mais bon, Thomas se fait engager comme secrétaire par Bauer, qui est plus riche, plus âgé que lui. En même temps, il reçoit comme consigne un peu de divertir la femme de Bauer, si on veut. Très vite, on s'imagine qu'ils se développent aussi quelque chose de, je dirais pas amoureux, mais sexuel entre les deux. À ce trouble-là, ce mélange après ça, la femme de Thomas, qui est une grippe, Ça se mélange un peu, mais au début, elle lui vole surtout sa place. Après ça, ça fait du yo-yo un peu. Puis bon, c'est ça. C'est... C'est... C'est pas grand-chose à dire, dans [01:23:28] Speaker B: le fond, sur l'histoire de ce film-là, mais... Effectivement, c'est très simple. Ça ressemblait quasiment à... Puis t'sais, on est en 69 aussi, on est un peu... Dans le début d'une nouvelle Hollywood, même si on est à l'extérieur d'Hollywood, mais il se ressent quand même un certain, je sais pas, un laissé-aller. On est comme à cheval un peu entre les... Ouais, je pense que je serais même prêt à parler de screwball comedy ou en tout cas de... des comédies de chambre, on va dire ça, ou des drames de chambre. En tout cas, c'est pas trop clair si c'est une comédie ou un drame. Ultimement, je pense plus vers le côté comique, mais c'est comme... c'est comme à la fois moderne comme approche, puis un peu... c'est ça, film d'or. En tout cas, c'est ça. C'est un drôle de mélange qui fonctionne pas tout le temps, je [01:24:23] Speaker C: pense, mais qui est quand même assez intéressant. Mais je pense qu'elle a dû... Dans les années 60, quand même, peut-être que... Moi, quand j'ai vu le film, j'ai pensé que c'était peut-être un... J'ai lu des critiques dans ce sens-là, un peu une parodie de... de films... de films d'art et de décès européens, je dirais. Le plot fait un peu penser à Hour of the Wolf de Ingmar Bergman. J'sais pas si t'as vu, mais c'est un couple, ils se rendent sur une île, pis d'un coup les voisins, c'est des vampires, c'est «Hour of the wolf, duet for cannibals ». Juste dans le titre, il y a quelque chose, je dirais qu'il fait un peu écho. Ça faisait un peu penser aussi à «Le Servant» de... C'est pas le servant. Je vais le dire en anglais. The servant. C'est quoi la tradition de Joseph Losey. C'est pas mal similaire en fait l'histoire. C'est un homme qui se fait engager comme majordome. par un aristocrate, je pense. Pis là, je sais pas, il trouve un peu des manières de l'exploiter, si on veut, de se faire un peu d'argent. C'est quelqu'un de conditions pauvres, mais ça fait penser à Parasite, au final, ce film-là aussi. Mais il fait venir sa sœur en la faisant passer pour sa femme. C'est vraiment la même histoire que Parasite, finalement. C'est la même histoire que Duvette Fuck Anibase. Mais bon, c'est ça. En tout cas, je pense que c'est ces deux films-là, Hour of the Wolf, puis The Servant, c'est sorti, je pense, Hour of the Wolf, peut-être 68. Je sais pas, peut-être. Ça fit quand même dans les dates. Susan Sontag est arrivée en 68, je pense, en Suède. Puis The Servant, je pense que c'est 1962 ou 63. Parce que je n'ai pas vu de confirmation, genre textuelle, que Susan Sontag disait que ça t'a inspiré de ça. Mais je pense que c'était quand même considérant qu'elle voyait pas mal de films, surtout des films d'art et dessin européens, puis elle connaissait Ingmar Bergman. Je pense que c'est quand même plausible comme explication. Mais c'est un film où les enjeux ne sont pas... Contrairement à ces deux films-là que j'ai nommés comme des possibles inspirations, Ça se prend pas forcément au sérieux, là. Ça revient à l'idée que Susan Sontag aimait le camp, elle aimait les films qui voulaient rien dire. Puis peut-être aussi, elle aimait les premiers films de Jean-Luc Godard. Après ça, elle dit, quand il a viré plus expérimental ou plus communiste, Elle était moins femme, plus intellectuelle, mais elle est à bout de souffle, peut-être moins vivre sa vie. Il se passe quand même quelque chose dans vivre sa vie, mais à bout de souffle, il y a une bonne partie. C'est juste le personnage de Jean-Paul Belmondo et de Gene Seberg qui sont dans leur chambre, qui ne font pas grand-chose. Il y a un peu d'action, parce que Godard aimait faire référence au film hollywoodien gangster. Il y a un peu d'action à la fin. à la fin du film. Je pense que c'est un peu ça. C'est un peu l'hommage de la satire de Suzanne Sontag à ce qu'elle a vu, ce qu'elle a constaté durant les [01:27:48] Speaker B: années 60 dans le cinéma d'or et de ciel. Puis si on s'intéresse un peu à ses théories, à sa vision peut-être de l'art et de la critique, est-ce que tu trouves que «Duet for Cannibals» est représentatif de sa vision? Tu sais, ça reste un premier film aussi, elle devait expérimenter un peu avec le médium, mais est-ce que tu... toi qui es, je sais, que t'as lu certains de ses essais, est-ce que tu dirais que [01:28:15] Speaker C: ça abonde dans le même sens que ses théories? Ben disons, je pense que c'est un peu... C'est un peu un succès... Par rapport à ses théories, c'est un peu un succès ambigu. Elle dit dans ses théories... Disons... Elle avoue, pour faire très vite, qu'on arrête d'interpréter les œuvres d'art. Pour elle, il faut avant tout, c'est pas une position très très rare, je l'ai entendu d'autres personnes, mais c'est de les ressentir en premier, de dire ce que l'œuvre d'art fait pour nous, donc parler, mettons, du rythme d'un film, de parler, mettons, d'un contraste entre les images. Tu sais, je pense que [01:29:04] Speaker B: c'est une position, tu sais, Bresson pouvait l'avoir, ou même... [01:29:08] Speaker C: Ben récemment, Coppola, je pense qu'il a fait ça. Même Karl Theodor Dreyer avait un peu, genre, des fois, la même idée. Dans le sens que, tu sais, pour elle, la forme et le contenu, c'est... c'est un peu la même chose. C'est dans... elle s'identifie avec des réalisateurs comme... ben elle s'identifie en tout cas. Elle n'a pas des films identiques au leur, mais un peu dans la continuité de Ozu, qui était le même aussi, des films simples qui vont chercher, ou Bresson, des films simples qui vont chercher nos émotions. Puis des fois, les personnages, leurs motifs sont difficiles à interpréter. Ensuite de ça, elle veut éviter de... elle disait... Faire un film qui résiste complètement aux interprétations, ce qui était son but. C'était assez facile, mettons, dans le cinéma d'avant-garde. Ou dans les oeuvres d'art d'avant-garde en général, parce que c'est une critique d'art, pas juste une critique de cinéma. Si on pense aux films de Stan Breakage, ce serait difficile à interpréter ça. Mais elle, ce que je pense que vous voulez tester avec ce film-là, c'est de savoir est-ce qu'on peut faire un film qui résiste à l'interprétation, pas parce que c'est comme... C'est aléatoire, c'est abstrait, mais parce que c'est un film tellement simple, tellement, je sais pas, rapide, puis tout de pointe, [01:30:37] Speaker B: que le monde, ils peuvent pas come up avec... Il n'y a pas de glace à... C'est [01:30:41] Speaker C: ça. On ressent pas le besoin de vouloir l'interpréter. Ouais, mais c'est un peu ça. Je pense que si on parle... Si on retourne à son film, «Duet for Cannibals», c'est sûr que essayer de l'interpréter, ça a l'air un peu inutile. Ça peut être un film qui... Surtout quand on sait que ça signifie probablement pas grand-chose pour elle parce qu'elle a pas voulu qu'il soit interprété. C'est un film qui... Ça serait difficile de sortir dans un cours d'anglais avec un SFR sur la symbolique dans ce film-là. Mais d'un autre côté, on dirait que son film invalide aussi son postulat comme quoi il y aurait peut-être des films trop simples, trop rapides qu'on ne pourrait pas interpréter, dans le sens que j'ai l'impression que dès qu'il y a un... Dès qu'il y a des personnages dans un film, même si les motivations psychologiques ne sont pas, mettons, intentionnelles, on dirait qu'on est... En tout cas, moi, dans le fond, je ne me suis pas prêté à l'exercice, mais j'ai tout le temps l'impression qu'il y a tout le temps quelque chose par rapport à... parce qu'on est humain, qu'on veut tout le temps aller des intentions dans les actions des personnages. Un peu comme Freud, je pense qu'on pourrait parler, je sais pas, se faire des amalgames, je sais pas, entre le fait que le Bauer, un moment donné, il veut tuer... tuer sa femme, mais en même temps, il lui prête pas, il lui porte pas trop attention. Je sais pas, il fait venir du monde plus jeune dans sa vie, incluant une autre femme. En tout cas, je suis sûr qu'on pourrait réussir à psychanalyser le personnage de Bauer, entre autres, dans ce film-là. Je ne sais pas à quel point. Je pense que ce que je veux dire, c'est que fondamentalement, vu qu'on est humain, quand on voit d'autres humains à l'écran, on est tout le temps capable de leur prêter un peu d'intention. Puis ça, je pense [01:33:00] Speaker B: que ça revient un peu à interpréter le film. Ça, c'est peut-être plus cette théorie-là, finalement, à d'autres formes d'art qu'au cinéma qui foncièrement C'est une façon de raconter quelque chose. Bien, tu sais, toutes les formes d'art racontent un peu quelque chose, mais peut-être pas aussi... Tu sais, quand tu as une heure quarante pour mettre des [01:33:22] Speaker C: choses en image, c'est comme dur de rien dire. Ouais, je pense que peut-être quelque chose comme... La peinture réussirait... C'est peut-être l'exemple le plus facile. Quand on pense à Jason Pollock, le dripping, bon... Faudrait interpréter ça, ce serait difficile, mais même... Ou sinon la musique, là. Des fois, particulièrement la musique classique sans paroles. Même ça, c'est comme... Je pense que Susan Sontag a un point... un point valide concernant comment on doit faire de la critique en parlant d'abord de nos sentiments. Mais ensuite, après ça, tu peux pas demander à l'artiste de faire en sorte que toute interprétation, d'avoir un tel contrôle sur son oeuvre, que toute interprétation soit impossible. En psychiatrie, je sais pas s'il l'utilise encore, mais je pense, jadis, ou en tout cas, on le voit dans les films, ils utilisent des tests de Rorschach et ils disent Qu'est-ce que vous voyez sur une tâche noire un peu symétrique qu'on a mis sur une feuille? C'est pas mal de l'art abstrait. Ça, on le voit d'un point de vue de l'art abstrait. La tâche de Rorschach, c'est pas figuratif du tout. Puis, le monde russe, bon, peut-être pas tout le monde. Il y a une bonne partie de la population qui voit absolument rien, mais en utilisant son imagination, il y a du monde qui réussit quand même à donner leurs interprétations aux psychiatres. Je pense que les idées de Susan Sontag, ce que son film montre, c'est qu'on peut pas tellement... C'est une posture avec laquelle on doit essayer de voir le film, mais c'est pas une contrainte qu'on peut mettre sur un réalisateur puis lui dire «bon là ton film est trop interprétable» ou «il l'est pas assez» ou bien «pas assez» mais je pense que ça c'est infaisable. Je pense que c'est ça que je suis arrivé comme conclusion en regardant son film. Puis j'ai aussi pensé, là si on retourne sur le fait de la critique d'art, Ce qu'elle nous [01:35:52] Speaker B: dit, [01:35:52] Speaker C: c'est de parler avant tout de la forme, pas du contenu du film, pas de ce que le film voulait dire, mais de comment ça nous touche. Des fois, je retourne... Pour faire un résumé rapide à ce que Peter Watkins disait, c'est sur la monoforme, sur le fait que tous les œuvres d'art, surtout à Hollywood, se ressemblent un peu par leur montage, par leur manière de… leur montage rapide, disons, puis leur manière de présenter les événements. Dans un film, il dit que tout ce que Hollywood fait, bon, c'est sur le même moule. C'est assez conventionnel. J'ai l'impression... En tout cas, les théories de Suzanne Sontag sont un peu limitées dans un cas de figure de même. Si tout le monde commence à faire la même chose, bien, qu'est-ce que tu dis sur la forme? C'est sûr que tu peux parler encore de la forme, mais ta critique va tout le temps être la même. C'est ça. Ces idées sont intéressantes, disons, j'ai l'impression, dans un monde idéal. Dans un monde où les artistes sont vraiment intéressés à expérimenter la forme. Je pense que ça fonctionne. Mais je pense qu'elle-même le reconnaît. Elle dit dans un de ses textes que peut-être que c'est plus difficile de critiquer, entre autres, des romans. Parce que le roman, ça fait partie de la littérature, c'est comme une forme codifiée en tant que telle. Elle voyait plus d'expérimentation dans la musique, dans la poésie. Et étrangement, dans le cinéma... Dans le cinéma, peut-être pas plus d'expérimentation, mais moins de... que les gens étaient moins pronds, mettons, à interpréter le cinéma, parce qu'il y avait une moins grande, tu sais, la tradition critique du cinéma, c'est pas non plus des millénaires que ça existe, là. Tu sais, puis souvent ça a été considéré comme un peu, en tout cas, peut-être un peu moins vrai maintenant, mais à l'époque où elle écrivait, c'était peut-être considéré comme un moindre art que la littérature, donc il y avait moins... Il y avait plus de simplicité là-dedans. Je pense que c'est peut-être une raison pourquoi elle a fait des films. Elle a aussi écrit des romans, mais elle a fait des films plutôt, mettons, que d'autres choses. [01:38:28] Speaker B: Parce qu'elle voyait une manière peut-être d'être moins interprétée. C'est des idées que je trouve quand même assez intéressantes. Moi, je ne connaissais pas vraiment sa théorie avant que tu m'en parles ou qu'on s'en parle avant le podcast, mais moi aussi, j'essaie, on dirait, Je pars toujours avec de bonne foi quand je vais voir un film. Je ne me fie pas à ce que les gens en disent. Je vais me fier à mon ressenti. Surtout des films, des propositions qui sont un peu plus champ gauche. On peut parler du «Métropolis» de Coppola, mettons. C'est tellement différent de ce à quoi on est habitué. C'est sûr que le premier réflexe, c'est un peu de se braquer ou en tout cas d'être en opposition par rapport à ce qu'on voit. Mais j'aimerais ça, tu dis, elle écrit beaucoup dans un monde idéal, j'aimerais ça être capable de me détacher justement d'interpréter le film, puis de me laisser aller à qu'est-ce que je suis en train de vivre, puis d'expérimenter. Il y a certains films qui réussissent à le faire, mais ils sont quand même rares. C'est souvent des films un peu plus, c'est comme Terrence Malick un peu, des films qui se veulent un peu plus méditatifs, mettons. Mais on dirait que, je sais pas, c'est peut-être l'effet qu'on... Le cinéma américain, ou en tout cas le cinéma contemporain, nous a habitués trop à une formule que dès qu'on en sort, c'est comme... Moi, j'ai beaucoup de misère. J'ai de la misère avec le cinéma de Robert Bresson, alors que toi, t'es un grand fan. J'ai beaucoup de difficultés quand on sort du moule. Je m'efforce à me confronter à ces types d'œuvres-là parce qu'il faut que je me casse, il faut que je casse le moule à un certain moment, mais c'est difficile. Puis après ça, c'est ça, c'est qu'il faut revenir à nos propres émotions. Puis c'est ça, je ne suis pas non plus l'être le plus sensible qui existe non plus, puis qui vit des émotions intenses. Ça fait que c'est sûr que ça... Ça me confronte en tant que quelqu'un qui est très cartésien, mettons. Mais j'aime ça quand même. Pis là, je dis pas en tout que le film était comme ça parce qu'ultimement, je le trouvais pas si... On va dire, ben c'est ça, qui résiste à l'interprétation, comme tu mentionnais, pour les raisons que tu mentionnes. Mais j'aime cette vision-là de l'art. C'est vrai que mon rapport est différent à une peinture ou à une sculpture qu'au cinéma. On dirait que je me laisse plus aller dans les émotions ou dans l'appréciation d'autres formes d'art que le cinéma. C'est ça, je m'attends à [01:41:17] Speaker C: me faire raconter une histoire. Je ne sais pas. Je pense aussi que ce qui est difficile, c'est même si on se dit, bon, il ne faut pas interpréter le film, il faut y aller avec nos émotions. La notion qu'un film doit être interprétable, ce n'est pas juste les critiques qu'ils ont. Des fois, c'est aussi les gens qui font le film, c'est aussi ce qui est enseigné dans les cours de littérature, ou j'imagine dans les cours d'écriture de scénarios. Puis Susan Senter, ce qu'elle a dit, c'est que même si le réalisateur, supposons Ingmar Bergman, a voulu faire un propos sur la foi ou la solitude, le silence de Dieu. Il faut regarder son film, se détacher de ce qu'Ingmar Bergman a voulu dire, puis le regarder simplement juste pour la beauté des images. C'est difficile quand même à demander. On se dit qu'on est très conditionnés à travers... Moi, je me souviens, mes cours de littérature, c'était pas mal tout le temps. J'ai retrouvé un thème dans le film ou dans le livre, puis expliquer comment ce thème-là est abordé par le réalisateur en utilisant, mettons, je sais pas, le développement des personnages, puis la symbolique. C'est comme, bon, c'est ce qui est... Vous mettons, je vais prendre un exemple très concret, plus récent. Présentement, ma sœur, pour le cégep, devait lire Kafka. Puis Suzanne Sontag, elle cite spécifiquement Kafka et comme ça lui tape sur les nerfs que le monde interprète Kafka. Mais tu sais, présentement, ce qui va au Cégep, c'est bon, Kafka, il y a sept interprétations. Puis le personnage, il s'appelle Joseph K. Là, on parle du procès de Kafka. Joseph K, puis K, c'est pour Kafka. Puis après ça, ça parle à la fois, mettons, je sais pas, des systèmes bureaucratiques, mais aussi la relation complexe que Kafka avait avec son père. Bref, c'est difficile quand même. C'est ce qui est enseigné, mais je comprends ce qu'elle veut dire dans le sens... Au final, le but premier d'une oeuvre d'art, ça devrait pas être... Parce qu'elle s'inscrit un peu à l'encontre de ce que disait... Platon et Aristote. Ça ne devrait pas être quelque chose qui nous enseigne une morale, ou peut-être maintenant c'est moins des morales, mais un thème, une idée sur le monde. On ne devrait pas nécessairement devoir rapporter le film sur un propos dans la réalité. On devrait pouvoir apprécier l'œuvre d'art juste pour ce qu'elle est, juste pour ce qu'elle nous fait. Mais c'est difficile quand même de retourner... de retourner à ses émotions quand à la fois l'artiste et le critique ont été conditionnés un peu par le système d'éducation ou par juste le fait qu'on s'attend à ce que Surtout en littérature, que ce soit un récit figuratif, même en peinture, c'est peut-être moins vrai maintenant, mais très longtemps, la peinture était juste figurative. Avant, mettons qu'au XXe [01:44:40] Speaker B: siècle, le monde joue un peu avec les normes. Oui, mais c'est très intéressant. Le temps nous manque un peu, mais as-tu [01:44:48] Speaker C: un essai de Sontag à nous conseiller en terminant? Je pense que son essai le plus fondamental, surtout par rapport à ce qu'on a parlé aujourd'hui, c'est celui qui s'appelle Against Interpretation. Mais pour préparer la chronique, j'avais aussi vu celui qui est un peu plus long par contre, qui s'appelle On Style, Sur le style. Donc je recommanderais ces deux-là. Puis c'est ça. Mais en tout cas, je pense que sur sa page Wikipédia, il y en a plein d'autres qui peuvent être intéressants. Elle a fait toute sa carrière là-dessus, [01:45:23] Speaker B: donc si le monde d'après ça sont intéressés, ouais. Donc si vous voulez voir Duet for Cannibals, c'est disponible sur le Criterion Channel et sur Canopy également. Merci beaucoup Maxence de nous avoir présenté ce film-là et un peu la théorie de Suzanne Sontag. [01:45:42] Speaker C: On se [01:45:42] Speaker A: dit à bientôt. Merci à toi. Merci. Bonne journée. Un jour je vais faire [01:45:48] Speaker B: un film Je ferai la prise de son La réalisation Direction l'eau Merci Maxence. Le temps nous manque un peu pour parler d'autres, des deux nouveautés qu'on a vues. On va les faire, on va les couvrir un peu brièvement. Je veux préparer un peu la relâche en parlant de les légendaires films d'animation de Guillaume Hivernel basés sur une série de BD que je ne connaissais pas. Je pense qu'il est plus connu aux États-Unis. Pardon, en France. Pas aux États-Unis. Mais de Patrick Sobral. Donc ça suit l'histoire de d'un groupe d'adultes qui ont été, par une malédiction malencontreuse, transformés en enfants de 10 ans. Puis là, on comprend que c'est un personnage qui a lancé un peu cette malédiction-là. Et puis, il y avait le groupe Les Légendaires, qui étaient cinq héros, on va dire, combattait les vilains et tout ça, bien ils sont transformés en enfants puis ils sont disséminés dans différents univers. Puis ils vont se [01:47:00] Speaker A: réunir à nouveau pour aller combattre un nouveau vilain. C'est ça, parce qu'il y a une princesse, il y a une elfe, il y a le personnage principal qui est comme un sireur de chaussures, mais il fait probablement d'autres choses aussi. Puis on [01:47:14] Speaker B: dirait qu'ils n'ont pas bonne presse les légendaires aussi. Non, effectivement. Donc on les suit à travers tout ça, à travers leur réunion et après ça, leur combat [01:47:23] Speaker A: contre le vilain. Fume, toi t'as bien aimé l'animation. J'ai trouvé ça tellement beau, c'était vraiment bien fait, c'est super beau, on est comme dans une époque médiévale. Tout est bien rendu, pis c'est pas un gros studio comme d'habitude. Pis je trouve que visuellement il était [01:47:41] Speaker B: super intéressant, pis la musique était excellente aussi, vraiment. C'est un bon petit film pour enfants, mais on essaie de trouver le public cible, c'est peut-être un 6-10, un 6-12, quelque chose comme ça, ou ceux qui ont grandi avec les BD, quoique avoir les échos, peut-être que ce n'est pas aussi fidèle ou aussi représentatif des BD, on verra bien. C'est ça, j'imagine des enfants avoir quand même du fun. Il n'y a pas tant de jokes d'adultes non plus ou de jokes vraiment d'enfants. C'est un film d'aventure, ce n'est pas comme juste une comédie. C'est vraiment un film d'aventure d'animation. On a bien aimé, même si ultimement on n'est pas tant le public cible. Mais allez voir ça. Notre fils, il est trop jeune, mais en même temps, je pense que c'est pour le programme général. Ça marcherait. Il ne comprendrait pas tout ce que ça implique, mais il pourrait avoir du fun quand même. Puis sinon, on a vu le nouveau film de Maxime Giroux qu'il vient de réaliser, notamment Norbourg, Félix et Mayra, donc Joe pour Jonathan. Un film anglophone cette fois, In Cold Light, ou À Froid en français. C'est avec Michael Monroe, qu'on a vu notamment dans Long Legs récemment. Troy Cotsur, qui a gagné un Oscar pour CODA il y a quelques années. Puis Ellen Hunt, qui joue pas tant que ça dedans, mais qui est quand même là. Noah Parker du côté québécois également. Donc c'est un film... Qui nous a laissé un peu sur notre faim, malheureusement. Mais pas pour les raisons auxquelles je m'attendais. Tu sais, c'est pas parce que c'est un film générique. Parce qu'ultimement, je trouve qu'il y a beaucoup de propositions très créatives. Il y a une approche différente. C'est un thriller, là. Il y a une approche quand même assez différente. Ceux qui s'en vont deux ans en prison, puis qui ressortent, puis qui essaient de réintégrer un peu. son réseau criminel qu'elle a avec sa famille, puis ça se passe pas comme ça, ils vont se faire acheter je pense, parce qu'il y a quelqu'un qui veut acheter la business criminel, puis il essaie de leur empêcher, mais là évidemment ils vont leur courir après, puis ça devient un peu un jeu de chat et de souris, la nuit dans une grande ville qui est [01:49:50] Speaker A: pas nommée, qui pourrait être Toronto ou [01:49:52] Speaker B: Montréal, j'imagine. Tu vois, il y a du stampede. Ouais c'est ça, c'est peut-être un peu plus dans l'ouest finalement. Mais c'est ça, c'est vraiment pas à cause que c'est générique. Je trouve que le rythme est vraiment différent d'un thriller, mais c'est aussi peut-être son défaut. Il se passe pas grand-chose dans ce film-là, pis quand il commence [01:50:07] Speaker A: à se passer quelque chose, on est rendu tard. Mais c'est parce qu'il faudrait le dire aussi, le père de la fille et son frère est sourd-muet. Ça crée plusieurs scènes où il n'y a pas de son, il n'y a pas de dialogue, parce qu'eux autres non plus ne parlent pas, donc c'est tout sous-titré. Ça fait un bon vide sonore. J'ai trouvé aussi qu'il manquait peut-être d'explications à tout ça. Je pense que je comprends la vibe générale de ce que tu es en train de me montrer. mais, c'est quoi les [01:50:38] Speaker B: gros enjeux? Il y a comme de quoi que je n'ai pas réussi à capter. Dans le rythme, c'est ça, c'est assez particulier, puis ça s'accélère vraiment vers la fin, mais c'est ça, c'est comme, il y a beaucoup d'introspection, il y a peu de dialogue, il y a plus d'explications, puis à un moment donné, c'est juste qu'on n'a plus envie de chercher des réponses à nos questions. On fait juste comme écouter le film et attendre qu'à un moment donné, on a la réponse ou pas. Donc, c'est vraiment pas parfait. Mais par contre, niveau direction artistique, visuel, l'éclairage, ça me fait beaucoup penser à Last Night in Soho, mettons. Beaucoup d'éclairages bleus, mauves, néons, du rouge. C'est très artificiel, mais c'est très stylé. Je vois rarement un travail aussi intense fait sur un film. Mais c'est ça. Après, au-delà de la technique, c'est peut-être un peu décevant. Ceux qui s'attendent à un gros trailer plein d'action ne vont pas nécessairement y trouver leur compte. Puis l'étude de personnages est peut-être un peu trop... légère, on va dire, ou pas assez approfondie pour qu'on s'investisse vraiment. Mais je vois des échos qui ont été positifs sur la performance de My Common Room. Moi, personnellement, je l'ai trouvé peut-être un peu trop... ben, pas assez joué, tu sais, un peu trop sobre. J'aurais aimé quelque chose d'un peu plus, tu sais, parce que là, ça fait que tous les personnages jouent presque qu'ils sont sobres, parce que Troy Cotter, ben évidemment. En tant que souris muet, tu ne peux pas nécessairement avoir une performance tant over-the-top que ça. Puis ça, tous les personnages sont un peu trop sobres, ce qui fait que ça ne se fait pas un bon équilibre entre tout ça. Mais ultimement, c'est ça, il n'est pas générique. Il y a vraiment des choix artistiques, vraiment. une construction différente d'un thriller. Mais est-ce que c'est une bonne chose? À vous de le décider. Vous irez voir au cinéma. Donc voilà, c'est ce qui fait le tour des nouveautés cette semaine. La semaine prochaine, je ne sais pas trop s'il va y avoir un Pixar, mais on ne l'aura probablement pas vu. Souvent les Pixar sortent le mercredi. Mais il y a peu de nouveautés de ce temps-ci. Il va y avoir The [01:52:47] Speaker A: Bride, je crois. Un nouveau film [01:52:49] Speaker B: de Maggie Gyllenhaal. Je l'ai vu en trailer hier. Avec Christian Bale. Il y a Youngblood qui sort, [01:52:56] Speaker A: le film remake. Anglophone aussi, mais sur le hockey. Il y [01:53:01] Speaker B: a sûrement Ready or Not qui s'en vient bientôt. Pas tout de suite, mais c'est ça, puis il y a Hopper, donc c'est les trois propositions, puis après ça, au retour de la relâche, on va rembarquer sur d'autres films français, donc des lauréats au César qui s'en viennent finalement au Québec. Donc voilà, on devrait quand même être à notre poste la semaine prochaine, donc manquez pas ça. Merci Jade de [01:53:19] Speaker A: nous avoir préparé [01:53:20] Speaker B: un dossier aussi exhaustif sur Scream. Toujours un plaisir. Donc on se revoit la semaine prochaine pour une autre émission de

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